Merci encore pour vos commentaires ça me fait plaisir de voir que ma fic est suivie.
Aalana : alors non, ma fic n'est pas encore finie, elle est toujours en cours d'écriture (j'ai trop d'idées qui viennent alors que je pense la terminer^^)
Ssssy : oui, trouver sa place n'est pas facile, tant pour Sarah que pour Jane, mais les choses vont changer. Après tout, bébé Jisbon n'étant pas encore présent il est difficile pour la future grande sœur et le futur père d'avoir leur place.
La petite folle : eh bien que de retard^^ alors oui, j'aime faire des pauses à des moments sadiques :D
Merci pour ton compliment, je ne pensais pas que quelqu'un puisse me mettre au niveau des meilleurs auteurs du site, c'est sans doute l'une des plus belles choses qu'on m'ait dite au sujet de l'écriture.
Merci encore de me lire, et ne t'inquiète pas, ce n'est pas parce que tu as du retard que je vais te taper ! :)
Voici donc la suite, et j'espère que vous aimerez ! Le chapitre prochain sera plus un chapitre de transition, mais celui qui suivra sera plus conséquent!
POV de Lisbon
« Baleine échouée », voilà l'expression qui me correspondait le mieux et que je croyais lire dans les pensées de tous ceux que je croisais tandis que je me rendais au CBI. Jane et Bertram m'avaient interdit l'accès à mon bureau, mais pas à l'open-space. Bon, c'est vrai, je cherchais une fausse excuse, j'avais besoin de bouger, de faire quelque chose. Tout était prêt pour le bébé, et, depuis des jours, je ne cessais de tourner en rond dans l'appartement. Jane se moquait de mon attitude, et ne cessait de me faire enrager en parlant des enquêtes que l'équipe et lui résolvaient. C'était ma faute aussi, j'avais tellement insisté au début de mon congé forcé pour connaître le moindre détail de ces affaires !
Depuis quelques temps, tout m'énervait, j'étais sans cesse fatiguée par le moindre effort, je devais m'interrompre au milieu des marches pour reprendre mon souffle avant d'entamer la montée de la deuxième moitié. Jane avait été patient et attentionné, comme toujours, et avait même proposé de m'aider à me rendre à l'étage. Offre que j'avais déclinée de manière assez… virulente. Un rien m'irritait, et Jane en faisait malheureusement les frais. Il n'y était pour rien, je le savais, mais c'était plus fort que moi.
Sarah, quant à elle, n'en était jamais la cible. Je faisais de mon mieux pour l'inclure dans chacun de mes projets, m'impliquant dans sa vie comme jamais. Elle était amoureuse depuis trois mois et chaque soir elle passait des heures sur son portable. Andrew. Il s'appelait Andrew. J'avais appris son existence lors d'un après-midi où une simple discussion s'était terminée en queue de poisson. Jane l'avait remarqué, et je m'en voulais d'avoir laissé échapper ce détail. Finalement, nous avions parlé de ce sms qui l'avait énervé, de ce jeune homme qui l'attirait et l'énervait parfois aussi, et tout s'était arrangé.
Un matin, elle avait tenu à rejouer à l'observation devant le lycée. Elle n'avait pas eu besoin de nous montrer de qui il s'agissait, je l'avais deviné en fixant son visage. Elle l'aimait, c'était évident, et, pour une fois, Jane en avait déduit que c'était un garçon convenable, bien qu'il n'atteindrait jamais son niveau de perfection, avait-il ajouté en bombant le torse. Nous avions eu de longues discussions au sujet de ce jeune homme, et elle nous l'avait finalement présenté lors d'un dîner qui s'était bien déroulé, entre les blagues de Jane et les piques qu'Andrew et lui se lançaient. Sarah n'avait cessé de le fixer, un sourire aux lèvres. Elle était heureuse, et c'était tout ce qui comptait.
L'open-space était vide, seule Grace était à son poste, et elle se précipita vers moi en me voyant. Elle m'aida à m'asseoir sur le canapé de mon consultant, et m'expliqua que Cho, Rigsby et Jane étaient actuellement en train d'interroger un témoin et qu'ils ne devaient pas tarder à revenir.
Elle me raconta comment s'étaient déroulées les dernières semaines, vantant la promptitude de Cho et ses choix impartiaux, ce qui me conforta dans l'idée que j'avais bien fait en le choisissant. Alors qu'elle me relatait une anecdote de fin d'enquête qui nous fit rire, Bertram entra dans la pièce commune, et, après m'avoir salué tout en reprochant ma présence ici, pria Grace de le rejoindre dans son bureau au sujet d'un dossier.
Elle n'avait quitté les lieux que depuis quelques secondes quand j'eus une drôle de sensation, un tiraillement dans le bas-ventre. Immédiatement, je posai les mains sur mon abdomen, espérant que « bébé Jisbon » comme Jane et Sarah l'avaient baptisé, avait décidé de bouger. Depuis quelques jours, il restait quasiment immobile et je n'avais osé en parler à Jane de peur de l'inquiéter, et, ces tiraillements, eux, avaient commencé sans pour autant être très fréquents.
Je guettai le moindre geste de mon enfant, mais rien. Pas de coup, ni d'un côté, ni de l'autre. Quelques minutes s'écoulèrent quand la sensation reprit, plus forte, devenant presque douloureuse cette fois. Etait-ce ce que je croyais ? Je paniquai soudain, il fallait prévenir Jane, que j'aille à l'hôpital, songeai-je en tentant de me redresser, et…Oh mon Dieu ! la douleur se manifesta de nouveau, m'obligeant à me pencher, cessant tout mouvement le temps que cela cesse. C'était trop rapide, bien trop rapide ! Ce n'était pas normal. La peur me gagna, et j'essayai malgré tout de me calmer en respirant profondément. Jane. Je me concentrai sur lui. Il allait revenir.
Une fois la contraction terminée, je me relevai lentement, m'appuyant sur l'accoudoir, me tenant le ventre. Mon portable sonna, il était dans mon sac à côté bureau de Grace, juste à quelques mètres de moi, quelques mètres qui me semblaient infranchissables. La sonnerie cessa, j'esquissai malgré tout un pas, puis deux quand la douleur me transperça de nouveau, mes jambes tremblaient, et pour atténuer la souffrance, je me laissai glisser contre le canapé, respirant comme lors des cours que Jane m'avait obligé à prendre. J'avais beau être contre l'hypnose, je crois que s'il avait été là et me l'avait proposé, j'aurais accepté, mieux encore, je lui aurais ordonné de le faire !
Une contraction se fit sentir quelques minutes plus tard, et je sentis un liquide s'écouler. Oh non ! Non non non non non ! Jane, priai-je silencieusement, viens ! Je guettai le couloir, espérant que Grace arrive, et vite, me focalisant sur les pas qui pouvaient se faire entendre. Rien. Rien du tout. Alors que d'habitude il y avait toujours quelqu'un qui passait, aujourd'hui, il n'y avait personne. Je n'allais quand même pas accoucher seule dans l'open-space !
Fermant les yeux sous l'assaut d'une nouvelle vague de douleur, j'entendis le ding de l'ascenseur, et repris espoir.
