Bêta : Moïra-Chan ~

Rating : T (Bon, Karkat s'est calmé...)

Résumé : Ces mots courent sur ma peau, à l'image de tes doigts, plus légers que le vent.

Note de l'auteur : Ca pue encore une fois la guimauve. Et ça risque d'être souvent le cas ces prochains temps je vous préviens, haha. Je vous aime fort. Bonne lecture ! (et bon courage à ceux qui reprennent l'école demain...)

Auto-évaluation : *****


36 - Précieux

Je t'aime.
Ces mots courent sur ma peau, à l'image de tes doigts, plus légers que le vent. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. Sombre crétin. Je t'aime plus qu'il n'y a d'étoiles dans le ciel, plus que ma vie elle-même. Je t'aime, et je ne parviens toujours pas à croire que tu es là. Que je suis là.
Que nous sommes là.

Je crois qu'on est grave en retard pour l'uni. Mais tant pis. On s'en fout. Je ne veux pas me trouver ailleurs – pour rien au monde. Le monde pourra bien s'arrêter pour quelques heures. Il nous doit bien ça. Peu importe tout ce qui peut bien se passer, que Gamzee s'étrangle avec son petit déjeuner, que Sollux fasse péter mon ordinateur, que cet abruti de Strider démontre encore une fois que ses lunettes ne lui servent qu'à cacher son absence de cerveau. Peu importe, je préfère rester là, au creux de tes bras, en sécurité, à te protéger du monde entier. Mes yeux plongés dans l'océan des tiens, à observer les remous de ton cœur, les vagues de ton âme. À sourire à chaque frémissement que je sens, à chaque frisson qui trouble ta peau sous les caresses de mes doigts dans ton dos. À goûter au plaisir de sentir les tiens parcourir mon épiderme.

Je t'aime. Ces mots m'énervent pour tout le paradoxe qu'ils représentent. Deux petits groupes de lettres, ridiculement courts et insuffisants pour transmettre toute la portée de mes sentiments, tout ce que j'aurais envie de te dire, chaque jour, chaque heure, chaque seconde de chaque minute. J'ai l'impression de n'avoir qu'eux à ma disposition, mais que te les répéter tout le temps ne suffirait pourtant pas à tout t'exprimer – et userait ces mots si précieux.
Alors j'essaye de te le dire autrement – par mes gestes, par mes sourires (oui, ça m'arrive, ta gueule), par ce que je te dis parfois. Par cet effleurement de ta joue quand tu es déjà endormi. Par l'assurance que tu ne partiras pas à tes cours sans avoir au moins de quoi manger sur toi, toi qui oublies toujours tout, crétin. Par ce baiser échangé dès qu'on se retrouve. Par ces films qu'on partage le soir, par l'effort que je fais de ne pas (trop) critiquer les tiens. Par le saveur de ta peau que je goûte, jour après jour, comme un assoiffé découvrant l'eau pour la première fois.

Je t'aime, crétin ahuri, sombre débile fleuri. Je t'aime pour tout ce que tu es, tout ce que tu pourrais être – tout ce que tu me permets de devenir, jour après jour, sourire après sourire. Je t'aime pour ce sourire crétin, pour ces yeux pétillants. Pour ton sens de l'humour déplorable, ton adoration pour Nicolas Cage. Pour l'inquiétude que tu portes à tes amis, ta loyauté sans faille. Pour ta volonté de toujours amuser les autres, d'apporter autant que faire se peut la joie, même quand c'est presque impossible.
Je t'aime – parce que j'aime ma vie pour ce qu'elle est devenue, à tes côtés. Des rires, de la joie, et du bonheur. Je t'aime parce que près de toi, je fais plus que survivre – je respire.

Un soupir s'échappe de tes lèvres.
Ta main agrippe un peu plus fermement le bas de mon dos – et je te sens t'approcher en l'utilisant comme levier. J'ai l'impression un instant que tu vas m'embrasser, mais tu te contentes de venir frotter ton front contre le mien. Une caresse appuyée mais douce, tendre, qui fait s'envoler une nuée de papillons dans mon ventre.
Tes paupières se rouvrent, et je plonge avec un délicieux frisson au sein de ton âme.
Un sourire éclaire tes yeux d'un merveilleux éclat bleu.

« Moi aussi, je t'aime, Karkat », soupires-tu doucement.

J&K


C'était court, pardon. Le prochain (Voir) devrait être un peu plus long, normalement ! En tout cas, j'espère que ça vous aura plu ! Bonne semaine à tous :)