Kisous : Ne t'en fais pas, Madara revient rapidement ! Tu crois quand meme pas que je vais le laisser de coté trop longtemps, si ? .. Aucun rapport avec Le roi Lion xD

Fuyuki417 : Je sais, j'ai eu une trop bonne idée xD Non, sérieusement, fallait que je les utilise ! Même à cette époque. Et puis, Tobi est trop chou :x Pourquoi ça empêcherait Azami d'avoir des enfants ? XD

Angel : Je savais que ça te plairait ! Que Madara donne une mission à ... Madara ? T'as buggé xD Et oui, Tobi est trop chou, et ça ne fait que commencer. Et Azami ... On verra :D


Les deux semaines que durèrent la surveillance rapprochée furent difficiles à supporter pour Azami qui se sentait observée quoiqu'elle fasse. Elle ne comprenait pas cette obsession, alors qu'elle n'avait pas la moindre possibilité de menacer la cité mais ça ne faisait aucun doute, Kumamoto recelait de certains trésors, dont les dirigeants s'occupaient à protéger au mieux.

Durant ses conversations avec Hakuba, qui ne lui avait toujours pas révélé sa réelle identité, la jeune femme avait appris que certains parchemins très précieux étaient enfermés dans la bibliothèque, dans une pièce tout à fait secrète et dont elle n'aurait sûrement jamais l'accès. Alors, elle s'était demandée si la jarre, l'objet de sa mission, était enfermé dans cette pièce, lui aussi. Si c'était le cas, sa mission risquait de durer un temps important et ça la fatiguait d'avance.

Devoir se souvenir de tous les mensonges qu'elle avait fournis pour sa fausse identité était éprouvant. Et elle se rendait compte qu'une vie de shinobi n'était sûrement pas simple à supporter, sur le plan psychologique mais elle se souvenait parfaitement de Madara, quand ils étaient enfants, de sa facilité à lui mentir, à la berner jusqu'au dernier jour alors qu'il n'avait qu'une dizaine d'années.

Cependant, et elle avait de plus en plus de mal à le nier devant Tobi, Azami s'était attachée à Hakuba. Et c'était mal, très mal étant donné que ça n'avait aucun rapport avec sa mission. Tout était tellement plus simple. Elle n'avait pas à se méfier de ses réactions, toujours très douces et amicales et presque tendres. Même quand, par gêne, elle s'écartait de lui alors qu'il semblait sur le point de l'embrasser, il n'en gardait aucune rancoeur, ne semblait même pas s'en soucier plus que ça et il prenait toutes ses réactions avec un sourire sincère.

Des fois, quand elle se couchait, elle se demandait comment elle pouvait faire ça à Madara, et elle savait parfaitement qu'il le prendrait très mal mais la vie qu'elle menait à Kumamoto était tellement apaisante et agréable que ça lui faisait oublier ses doutes. Oui, peut être allait-elle rester ici. Et oublier tout le reste. Alors, elle pourrait élever Tobi en paix, et vivre.

Comment en était-elle arrivée là, c'était encore un mystère pour elle. Mais quand elle revêtait un de ces kimonos luxueux le matin, qu'elle voyait le nombre de produits de qualité qui attendaient sagement dans la salle de bain, les huiles essentielles, les savons et autres parfums, qu'elle savourait des repas dignes de ce nom, qu'elle mangeait à sa faim … Tout lui paraissait tellement parfait, dans cette cité extraordinaire.

Peut être était-elle même en train de tomber amoureuse d'Hakuba.

Ce jour là, ça faisait près d'un mois que la jeune femme était à Kumamoto et comme tous les autres, Azami venait de se lever, avait pris son petit déjeuner avec Tobi qui partirait ensuite jouer avec les amis qu'il avait prétendu se faire et elle, allait rejoindre Hakuba, bien entendu, à leur lieu habituel de rendez vous, à savoir, les jardins.

Celui ci l'attendait avec son habituel calme, lui adressa un sourire en l'apercevant, au bout d'un bosquet et il la rejoignit rapidement en disant :

- Hana ! Tu es en avance !

Le tutoiement s'était rapidement imposé entre eux comme une évidence et la jeune femme aimait parfois le taquiner en le vouvoyant, quand Hakuba reprenait ses airs un peu supérieurs mais elle avait rapidement compris que ça avait un rapport avec sa réelle fonction dans la cité.

Accompagnant son geste d'un sourire sincère, Hakuba l'embrassa doucement sur le front, ce qui était une nouveauté mais plutôt agréable et il lui murmura :

- Tu es un peu plus belle chaque jour …
- Tu n'es pas si mal, toi non plus ..

Ils échangèrent un regard ardent, et Azami sentit ses entrailles danser joyeusement au fond de son ventre en sentant les doigts de son ami caresser doucement le bas de son dos et elle comprit que ce qu'elle pensait ressentir était sûrement présent chez l'homme qui lui faisait face.

Alors, gênée, elle se détourna en s'écartant, ce qu'Hakuba ne prit que pour de la pudeur, et non un rejet comme Madara l'aurait sûrement pensé mais avant qu'elle ne puisse s'éloigner en direction de leur banc habituel, il l'attrapa doucement par le bras et la mena avec bienveillance vers la bibliothèque, encore déserte à cette heure ci. La jeune femme y passait parfois des heures à recopier des parchemins mais cette fois, ça n'était pas pareil.

Hakuba l'entrainait vers une des parties de la bibliothèque qui lui était encore interdite et lui annonça :

- A présent, tu as accès à toute la bibliothèque.
- Vraiment ?
- Oui, vraiment.

Voyant le sourire radieux de la jeune femme, Hakuba sentit son coeur s'accélérer un peu et se retint de toutes ses forces pour se retenir d'embrasser la jeune femme. Avec douceur, il lui rendit son sourire et demanda :

- Et serais-tu prête à entendre ce que j'ai à t'avouer ?
- Peut-être devrais-je m'asseoir ?
- Si tu penses être trop émotive …
- Je crois que ça serait préférable alors.

Hakuba acquiesça d'un air malicieux, laissa la jeune femme s'installer sur une des liseuses mais resta debout devant elle en disant :

- Comme tu l'as très bien deviné, lors de tes premiers jours ici, je ne suis ni garde, ni un citoyen comme les autres mais je suis …

Gêné par la situation, Azami détourna les yeux et Hakuba avoua :

- Je suis le dirigeant de cet endroit. Et Fumikazu est mon bras droit.
- V-vraiment ?
- Oui. Est-ce que … ça te pose un problème ?
- Je ne crois pas non.
- Bien. Tu veux qu'on déjeune ensemble ? Avec Tobi ?
- Je crois que Tobi a prévu d'aller manger chez la petite Amaya. Je pense qu'il est amoureux d'elle.

C'était un mensonge, bien entendu mais ça faisait partie de la couverture de Tobi. Celle qu'il s'évertuait de maintenir tandis qu'Azami avait totalement oublié la sienne. Elle n'avait plus besoin de couverture, elle vivait cette vie pleinement.

Trouvant la proposition osée mais charmante, Azami se racla la gorge et confia :

- J-je veux bien, oui.
- Dans ce cas, rejoins moi au dernier étage de la citadelle à midi, d'accord ? Je m'occuperais de tout.
- D'accord.

Scrutant une dernière fois le sourire qu'il chérissait tant, Hakuba la gratifia d'un baiser sur la tempe avant de sortir de la bibliothèque tandis qu'Azami prenait sa place à une des tables de travail pour reprendre sa réécriture de la veille.

Malheureusement pour elle, la jeune femme était tellement angoissée par le déjeuner qui l'attendait, et elle n'avait aucune idée de comment ça allait se passer. Jamais elle n'avait eu le moindre rendez-vous amoureux et c'était plutôt difficile pour elle de l'envisager. Après tout, Madara n'avait jamais rien fait pour la séduire.

Et puis, qu'allait-elle dire ? Maintenant qu'elle savait qui il était vraiment. Allait-il accepter qu'elle l'interroge à ce propos ? En toute innocence ..

Le temps prit d'ailleurs un malin plaisir à défiler à toute vitesse, alors qu'elle aurait préféré voir ses minutes s'allonger, durer une éternité mais c'était déjà trop tard et midi arrivait déjà.

Ne souhaitant pas être en retard, Azami se mit rapidement en route, se disant que les centaines de marches pour atteindre le sommet de la citadelle seraient un longues à escalader mais en arrivant devant une double porte renforcée de fer, la jeune femme dut prendre deux bonnes minutes pour essayer de se calmer.

C'était comme si elle redoutait ce qui allait pouvoir se passer dans cette pièce. Et si cette fois, elle acceptait qu'il l'embrasse ?

Son corps décida d'ailleurs à toquer sans qu'elle ne le veuille vraiment et Hakuba lui ouvrit rapidement, mais le sourire qu'il lui adressa dès qu'il l'aperçut ne fit que la rassurer. Sans attendre, il la fit entrer et demanda :

- Tu as faim ?
- Plutôt oui.
- Bien dans ce cas, installe toi à table, je finis de faire griller ma viande.

Avec douceur, il l'aida à se débarrasser de sa veste avant de lui montrer leur table et il retourna en direction de la cuisine tandis qu'Azami regardait autour d'elle, curieusement.

L'endroit ressemblait à un palais et jamais Azama n'avait vu un endroit aussi luxueux mais c'était tout à fait agréable.

Timidement, la jeune femme rejoignit la table, s'installa avec retenue et attendit sagement qu'Hakuba revienne, deux plats à la main. Il les déposa en face d'Azami, lui servit un verre de saké et s'installa en face d'elle en demandant :

- Tu as passé une bonne matinée ?
- Bien sûr. J'ai juste recopié des parchemins.
- Et pour ce que je t'ai dit ?

Les joues rouges, Azami se racla la gorge et sourit :

- Je crois que .. je m'en doutais, dans un sens. Tu n'avais vraiment pas la tête d'un garde ..

Le petit rire d'Hakuba la fit sourire et rougir et elle avala une gorgée de saké tandis qu'Hakuba l'invitait à se servir et ils commencèrent leur repas en silence.

Cependant, ce silence là était différent de ceux qu'elle avait partagé avec Madara. Dans un sens, il était dérangeant et elle avait l'impression que si elle ne parlait pas de suite, quelque chose n'allait pas. En relevant la tête, elle s'aperçut qu'Hakuba ne semblait pas ressentir ce malaise et quand il remarqua qu'elle l'observait, il lui sourit en demandant :

- Ca va ?
- Je .. crois oui.
- Tu peux me dire si quelque chose ne va pas …
- Non, ça va. J'ai juste encore un peu de mal à m'habituer à cette vie ..
- Je comprends. C'est un gros changement. Mais ça ira mieux.
- Je l'espère oui.

Les yeux verts du jeune homme pétillèrent avec malice et il confia :

- Je vais avoir de la visite, ce soir. J'ai pensé que tu pourrais m'accompagner.
- De la visite ?
- Deux émissaires viennent en visite diplomatique car ils ont besoin de fonds.
- De fonds ?
- Je n'ai jamais caché la richesse de Kumamoto. Et les Senju ont besoin d'argent pour construire leur armée.
- Une armée ?
- Je n'en connais pas les détails mais Hashirama m'a indiqué qu'une guerre devait absolument être évitée et que pour ça, les clans shinobis s'étaient alliés.
- Une guerre ?
- Oui. J'ai dû augmenter la sécurité de la cité et de ses points importants, comme la salle des coffres.
- Je .. ne crois pas que je serais à l'aise avec les Senju.
- Vraiment ?
- Tu dois te douter qu'Izuna m'a beaucoup parlé d'eux, non ? Il ..
- Oui, je sais, il n'était pas spécialement aimable avec Tobirama quand ils se rencontraient ici.
- Ici ?
- Bien sûr. Ils partageaient la même passion pour l'Histoire et la Littérature. Mais je faisais toujours en sorte de les placer le plus loin possible dans la citadelle.
- J'aimerais éviter de les rencontrer, s'il te plait.
- Si c'est ce que tu souhaites … Mais si tu changes d'avis, viens me chercher, d'accord ?
- D'accord. Mais ça m'étonnerait.
- On ne sait jamais. Mais tu sais, Hashirama est quelqu'un de très gentil, même si tu as pu être une amante d'Izuna, je ne suis pas sûr que ça leur poserait problème. Au contraire même.
- Non vraiment …

Hakuba adressa un sourire tendre à la jeune femme qui baissa la tête, mal à l'aise avant de se racler la gorge et dire :

- Je suis désolée.
- Ça n'est pas grave.
- Est-ce qu'il .. va vraiment y avoir la guerre ?
- Je ne sais pas, Hashirama doit m'exposer la situation quand il arrivera.
- Quand ?
- Ce soir, je pense. Nous pourrons nous voir demain soir si tu veux.
- J'en parlerais avec Tobi, voir s'il a quelque chose de prévu.
- J'adore ton fils, tu sais ? Il est tellement mignon …

En voyant Azami acquiescer, Hakuba reporta son attention vers son repas, un sourire aux lèvres tandis que la jeune femme essayait de mettre un plan en place.

Il allait falloir qu'elle évite de sortir, le lendemain. Les Senju la reconnaitraient immédiatement et elle ne pouvait se permettre de perdre sa couverture, pas quand elle vivait enfin. Bien sûr, elle savait qu'un jour, elle allait devoir affronter la réalité, surtout si Madara s'en mêlait mais c'était trop difficile pour elle d'y penser pour le moment. Et elle redoutait de devoir lui faire face. Que ferait-elle ? Que dirait-elle ?

« Salut Madara, finalement, j'ai changé d'avis, tout le plan tombe à l'eau et je compte vivre avec un homme magnifiquement beau qui sait sourire. ».

Non, la pilule ne passerait vraiment pas et connaissant Madara, il n'hésiterait pas à tuer tout le monde dans la cité, Fumikazu, Hakuba, peut être même Tobi de ne lui avoir rien dit et elle ne l'accepterait jamais. Elle allait devoir être très prudente avec lui, et le pardon qu'il cherchait tant serait sûrement inéluctable pour l'apaiser.

Mais ça n'était plus si grave. Elle ne lui en voulait plus de son abandon, au contraire, elle avait compris que toute cette histoire l'avait menée là où elle était à présent, et sans lui, elle n'aurait jamais rencontré l'homme qu'elle pensait à présent aimer.

À la fin du repas, alors qu'Azami pensait que celui ci était terminé, la jeune femme allait se lever mais Hakuba lui fit signe de rester là et lui rapporta une petite assiette où trônait un dessert aux allures délicieuse. Et jamais elle n'aurait imaginé pouvoir voir des fraises avant même le début du printemps. Gênée par l'attention, et se disant définitivement que Madara ne lui préparerait jamais quelque chose de ce genre, Azami attrapa sa petite cuillère avec timidité et l'enfonça lentement dans la crème chantilly, gouta le met avec beaucoup de délectation.

Jamais elle n'aurait imaginé gouter quelque chose d'aussi bon et agréable en bouche, et quand Hakuba lui demanda comment elle trouvait ça, le rougissement de la jeune femme suffit à lui répondre.

En silence, et se tenant debout, face à elle, il la regarda manger comme s'il pensait qu'elle allait fondre sur place et quand elle eut terminé, il lui servit un dernier verre de saké avant de la raccompagner à sa porte et demander :

- Tu ne m'en voudras pas si je ne te ramène pas dans ta chambre ? Je dois préparer l'arrivée des Senju et je ne sais pas si j'en aurais le temps.
- Pas de problème. Je …

Sans comprendre pourquoi, Azami glissa un baiser sur la joue d'Hakuba, qui en profita pour inspirer discrètement son parfum de jasmin avant de la laisser filer et Azami, une fois hors de vue, se dépêcha de rejoindre sa chambre où Tobi semblait s'apprêter à sortir.

Sans un mot, la jeune femme lui fit signe de se taire avant de verrouiller la porte, fermer les rideaux des deux grandes fenêtres dont la pièce était pourvue avant de prendre la créature contre lui en murmurant :

- Les Senju vont débarquer.
- Les Senju !?
- Hakuba me l'a dit. Ils viennent en visite diplomatique, ils voulaient que je les rencontre.
- Tobi doit protéger sa maman … Tobi va se battre !
- Non, Tobi, reste ici. J'ai dit à Hakuba que je préférais ne pas les voir à cause d'Izuna, il l'a compris. Mais ils ne doivent pas me voir.
- D'accord. Mais Tobi doit observer. Pour Madara. Tobi va garder un clone ici et se cacher.
- Tu es sûr ?
- Voui, Tobi sait.

Voyant la jeune femme acquiescer, Tobi forma un clone parfait avant de s'enfoncer dans le sol tandis qu'Azami se blottissait dans un angle de la pièce, pour être certaine qu'on ne la verrait pas tandis que le clone se plaçait dans ses bras afin de la rassurer.

De son côté, Tobi fut assez rapide pour voir l'arrivée des Senju, quelques minutes après le retour d'Azami et reconnut facilement Hashirama, Tobirama, dont l'image avait été placé dans son esprit par Madara. Les deux hommes, essoufflés d'avoir voyagé aussi rapidement que possible, adressèrent des salutations respectueuses à Hakuba et ils se dirigèrent ensemble vers le bureau principal de la citadelle. Une fois les trois hommes installés, Hashirama sourit :

- Merci de nous avoir reçus aussi rapidement, Hakuba-dono.
- Tobirama-sama était très pressant dans son message, j'ai rapidement saisi l'urgence de la situation.

Tobirama hocha doucement la tête et le seigneur demanda :

- Cependant, j'apprécierais savoir ce qui se passe.
- Il y a quelques temps, Uchiha Madara a quitté son clan. Nous ne savions pas ce qu'il cherchait à faire, au début, mais depuis quelques temps, il s'attaque aux bijus.
- Les bijus … ? Et vous croyez que .. ?
- Oui, assurément, il va vouloir prendre possession d'Hachibi. La jarre est-elle toujours à sa place ?
- Bien sûr ! Personne n'est entré dans le coffre depuis votre message. J'ai même refusé que des réfugiés entrent dans la cité. Mais pourquoi les bijus ? Que cherche-t-il à faire ?
- Nous ne savons pas exactement. Il ne lui manque qu'Hachibi et Kyubi. Nous avons Kyubi sous surveillance et vous possédez l'Hachibi.
- Le démon est en sécurité sous la citadelle, personne ne peut entrer dans le coffre. Tobirama-sama a lui même testé sa sécurité.
- Je sais oui, et j'aimerais vérifier cela par moi même, si ça ne vous dérange pas.
- Non, bien sûr. Que pensez-vous faire ?
- Les clans majeurs ont formé une alliance et nous avons un quartier général dans le Pays du Feu. Ainsi que trois mille shinobis armés et prêts à en découdre.
- Trois mille hommes ? Contre un seul ?
- Un seul mais il possède la puissance de sept bijus. Il pourrait détruire le monde si telle était son envie. Cependant, il semble s'être arrêté dans ses plans, sinon, il serait déjà là. Je ne sais pas ce qu'il attend, mais il a sûrement une bonne raison de le faire.
- Où est-il ?
- Aux dernières nouvelles, il était au Pays de l'herbe pour attraper le Shichibi. Mais suivre ses déplacements sans qu'il s'en rende compte n'est pas simple, c'est un homme intelligent.
- Je comprends.
- Mais vous ne semblez pas saisir la menace. Il viendra ici, d'une manière ou d'une autre, et il détruira la citadelle au complet s'il le faut, pour récupérer la jarre.
- Hashirama-sama, ne me sous-estimez pas, s'il vous plait. Et allons donc vérifier l'état du coffre, si vous le souhaitez mais je peux vous assurer que personne ne pourra y pénétrer. Les sceaux sont bien trop puissants.
- Allons-y.

Rapidement, le souverain se leva et automatiquement, il tira sur plusieurs livres dans la bibliothèque derrière son bureau ce qui déclencha un mécanisme complexe, faisant déplacer les rayonnages sur la droite et laissant apparaître un passage secret dans la roche.

Les trois hommes suivirent le passage sombre, jusqu'à atteindre une lourde porte métallique. Automatiquement, Tobi tenta d'y pénétrer mais c'était impossible. La puissance des sceaux qui protégeaient le coffre étaient impressionnante et même Hashirama ne put les forcer, quoiqu'il y mit toutes ses connaissances. Et le Senju comprit que Madara n'avait pas le savoir pour les briser et seul Hakuba en possédait la clé.

Après plusieurs minutes à observer le coffre, Hashirama se tourna vers le gouverneur de la cité d'un air rassuré et sourit :

- Bien, je crois que ça me suffit.
- Acceptez de passer la nuit ici. Vous devez être fatigués.
- Je dois envoyer un message au QG et j'accepterais votre hospitalité.
- Je vous fais préparer une des suites de la citadelle. Tobirama-sama, faites comme à votre habitude.

Les hommes se séparèrent sur ces mots et Tobi, toujours caché dans le sol, se dit qu'aller rendre visite à Madara ne serait pas du luxe.

En arrivant sur la signature de l'Uchiha, qui semblait fatigué quoique satisfait par l'avancée de son plan, la créature reprit sa forme normale, son masque spiralé et Madara le zyeuta un instant avant de grogner :

- Tu as manqué deux semaines de rapport.
- Je suis désolé, maman était …
- Arrête cette supercherie, tu n'es pas son fils.
- Alors, Azami-chan m'interdisait de venir vous voir.

Le regard froid de Madara passa d'une certaine indifférence à l'incompréhension et il demanda :

- Pardon ?
- Mais ça n'est pas le plus important.
- Bien sûr que c'est important. Elle doit me livrer la jarre rapidement, c'est le prochain biju que je dois sceller.
- Non ! Les Senju sont à Kumamoto. Ils voulaient s'assurer de la sécurité de la jarre. Je n'ai pas réussi à entrer dans le coffre, Azami-chan n'y parviendra pas non plus.
- Tu la sous-estimes.
- Et vous ne comprenez pas qu'elle n'est pas une shinobi.
- Et alors ?
- Azami-chan .. n'est plus elle même depuis des jours. Tobi pense que tous les mensonges qu'elle a fournis pour sa couverture ont fini par la changer. Tobi pense qu'Azami-chan est réellement amoureuse d'Hakuba-sama.
- … Amoureuse .. ?

Le mot sembla brûler les cordes vocales de Madara, tandis qu'il relevait un regard brûlant de haine vers sa créature qui leva les mains, en protection avant de dire :

- Azami-chan n'est pas une shinobi ! E-et Hakuba-sama est bizarre …
- Bizarre ?
- Laissez moi vous expliquer …

Là dessus, Tobi raconta en détail tout ce qui avait pu se passer depuis l'arrivée d'Azami à Kumamoto, sa relation avec Hakuba, sa façon bizarre de se comporter et Madara n'attendit pas une seconde de plus pour se mettre en route pour la cité.

Azami allait comprendre ce que ça coutait que de le décevoir de cette façon.