Bonjour à tous. Je ralentis le rythme de publication, passant à un chapitre toutes les deux semaines, en raison de mon travail personnel me prenant beaucoup de temps.

J'espère que ce chapitre vous plaira et bonne lecture.

Disclaimer : Naruto est à Masashi Kishimoto et Le Seigneur des Anneaux est à J.R.R. Tolkien.


Chapitre 37 : Un plan parfait

La bataille de Minas Tirith continuait peut être dans les plaines, mais dans l'une des chambres, un traité de paix venait d'être signé sur l'oreiller.

Tandis que les cavaliers Rohirrim se démenaient face aux immenses oliphants de guerre, montés par les féroces et habiles archers haradrim, les orques continuaient leur progression vers le palais, étant actuellement en train d'enfoncer la porte intermédiaire vers le troisième niveau.

Mais la bataille acharnée ne semblait pas vraiment être la préoccupation majeure des deux ninjas qui étaient actuellement enfermées dans l'une des chambres des maisons de guérison, se reposant après une fantasque union.

Avec un geste sensuel et reposant, Konan caressait les doux cheveux roses de son amante qui s'était longuement excusée. Sakura était tranquillement blottie sur son amante, allongée sur ce ventre dénudé et orné de quatre piercings. Elle ronronnait de bonheur, alors que les caresses prodiguées recommençaient à l'exciter, alors qu'elle venait à peine de se réveiller.

La ninja était toujours sereine, avec cette sensation de chatouillis dans le ventre, alors que son sexe était encore humide et qu'une goutte de sueur coulait sur son bras droit.

Soudainement, elle sentit comme un inexplicable frisson la gagner, alors qu'un grand souffle agita la cité. A l'intérieur des murs et sur les plaines, un brouillard vert d'origine surnaturelle et empli de soulagement, se dissipait lentement.

Les deux femmes regardèrent par la fenêtre, pour constater que les armées ennemies avaient été totalement anéanties par les forces spectrales qui avaient été regroupées par Aragorn. Il avait été jusqu'à faire appel à des créatures d'un autre plan, ce qui était passablement effrayant. Madara était déjà assez dangereux, inutile de s'embarrasser avec des … yôkai.

Lorsque Sakura eut fini de se laver pour effacer les dernières traces de sa nuit passée, elle se rhabilla en vitesse et quitta les Maisons de Guérison. En passant dans les couloirs, elle eut la surprise de croiser Merry, Eowyn et Faramir. Le fils de l'intendant avait subi des blessures mineures dues à des flèches, lorsqu'il commandait la retraite vers les étages supérieurs, mais les deux autres avaient été victimes d'une force inhumaine. Merry et la demoiselle protectrice avaient eu l'audace de s'attaquer au capitaine des Nazgûl en personne. Ils avaient également eu une chance incroyable, presque indécente. Ils avaient réussi à vaincre le roi ténébreux, mettant un terme à sa non-vie, tout en ne perdant que l'usage d'un seul membre.

Sakura fut légèrement attristée d'apprendre la mort de Théoden. Pour elle, c'était un bon guerrier et un stratège talentueux et ouvert. C'était un noble roi, un homme bon et très poli, qui savait vivre avec honneur, se comportant de façon juste et intègre. Sans vouloir se lancer dans une élogieuse oraison funèbre, elle allait regretter cet homme. Le problème qui se posait était que le successeur tout désigné serait Eomer, un homme qu'elle n'appréciait pas vraiment. Eomer était peut-être un bon guerrier, mais en politique, Sakura le préférait lorsqu'il était en retrait et qu'il la fermait bien gentiment.

Les deux kunoichi saluèrent les patients qu'elles croisaient avant de se diriger vers la citadelle, ou les grands stratèges réfléchissaient. Sur le chemin, tous virent flotter la bannière blanche d'Elendil, hissée au sommet de la tour, alors qu'elle était en berne depuis des siècles, lorsque la lignée des rois fut brisée.

La nouvelle du retour d'un roi sur le trône fit rapidement le tour de la ville et malgré les pertes récentes, consécutives à la bataille, l'ambiance était bonne parmi les civils. Les premiers blocs de pierre étaient déblayés par les soldats désœuvrés, même si la question d'une nouvelle attaque était présente dans tous les esprits.

Dans la salle du trône, Aragorn faisait les cent pas, alors que l'intendant avait un léger sourire sincère sur le visage. Il avait accompli sa tache sans faillir et venait enfin le temps de se reposer. Il espérait juste pouvoir mettre son pouvoir entre des mains responsables. Maintenant que son rôle n'était plus indispensable, il se décida à quitter la pièce, s'excusant auprès du futur roi, pour aller se rendre sans tarder au chevet de son fils.

Eomer veillait sur le cercueil de son oncle, tout en réfléchissant distraitement aux actions à entreprendre dans l'immédiat et à long terme.

- Sauron a subi une défaite, c'est vrai, mais il n'est pas encore vaincu, déclara Gandalf en croisant ses bras dans son dos. Il sait qu'un héritier du Gondor existe, il craint la venue d'Aragorn, mais derrière les montagnes du Mordor, il regroupe ses armées.

- Eh bien, qu'il y reste ! déclara Gimli avec dédain. Qu'il y pourrisse, même ! Pourquoi s'en soucier ?

- Parce que dix mille orques se tiennent dans le plateau de Gorgoroth, répondit le mage en serrant les dents. Juste entre Frodon et la Montagne du Destin, dit-il avec inquiétude. Je … je l'ai envoyé à la mort, finit-il avec angoisse.

Sakura les informa tout de même d'une bonne nouvelle. Suite à son effondrement du à l'épuisement de chakra, elle avait pu neutralisation une partie des pouvoirs de Madara, lequel s'était infiltré sans difficultés dans la ville. Mais même s'il n'y avait pas eu d'invasion, les patrouilles n'auraient pas pu repérer Madara et son fichu Jikukan Ninjutsu.

- Il y a aussi cet homme, cracha Legolas, je l'avais presque oublié. Il est plus que tenace. Je me demande ce qu'il peut bien préparer en ce moment.

- Il est surement en Mordor, déclara Konan. Probablement en train d'épier Frodon et de regarder comment les choses vont se dérouler. Je suis sûr qu'il doit trouver toute cette situation très amusante. Voir Sauron se concentrer sur la guerre, tout en étant aveugle au fait que la source de son pouvoir est si proche, c'est le genre de choses que Madara trouve plaisantes à regarder.

Aragorn réfléchit, se tenant le menton, avant d'avoir une idée.

- Dans ce cas, nous devons tout faire pour continuer à distraire Sauron. Marchons sur la Porte Noire et rendons l'œil aveugle à toute autre chose en mouvement.

- Une diversion, murmura Legolas avec son flegme légendaire. Brillant.

- Nous n'obtiendrons pas la victoire par la force des armes, déclara Eomer, soucieux de la vie de ses cavaliers.

- Non en effet, approuva Aragorn, mais nous pouvons donner du temps à Frodon. S'il parvient à jeter l'Anneau Unique dans l'abîme flamboyant, un grand mal disparaîtra de la Terre du Milieu.

Gimli fut le premier à se lever et à s'enthousiasmer.

- Une mort certaine, de faibles chances de survie, mais qu'attendons nous ? dit-il de sa voix bourrue qui avait le don de ragaillardir tous ceux qui l'entendaient.

Alors que quelques sourires naissaient sur les visages des membres de la communauté, les capitaines de l'ouest s'étaient finalement rassemblés.

Sous les acclamations des citadins, les troupes franchissaient les portes ruinées, ayant revêtu leurs plus belles armures. Ils partaient confiants, sachant qu'ils allaient combattre pour les peuples libres, afin d'anéantir Sauron une bonne fois pour toutes. Leurs armées assemblées faisaient route vers la grande porte qui barrait l'accès nord de la terre noire ou régnait Sauron, s'étendant en de longues colonnes qui serpentaient sur d'anciennes routes.

De l'autre coté du fleuve Anduin, perché sur les contreforts des sommets des monts de l'ombre, Madara s'amusait.

Il avait bien compris quel était le plan des chefs des peuples libres, surtout depuis qu'il les avait vus dévier en direction du nord. Avec l'évasion de Frodon de la tour de Cirith Ungol, grâce à l'aide de son jardinier grassouillet, il lui avait aisé de deviner la destination des deux semi-hommes.

Il était tout de même assez impressionné de la coordination entre les deux groupes, puisque les deux hobbits n'avaient eu aucun contact avec les hommes de l'ouest. Si c'était un coup de chance, décidé sur un coup de tête, il fallait croire que le destin était de leur coté.

Madara n'allait pas dénoncer les deux hobbits. Un seigneur des ténèbres incapable de percevoir une bête diversion, ni même de comprendre que certaines personnes ne voulaient pas de son anneau, ne méritait pas de survivre. Pour lui, les faibles, les idiots et ceux qui se montrent trop surs d'eux mêmes ne méritaient pas d'être aidés. En plus, il n'était pas d'humeur généreuse et l'imbécile ne lui était plus d'aucune utilité.

Il allait se préparer tranquillement, afin de finaliser ses derniers jutsus qu'il allait utiliser contre Sakura. En avisant un rouleau, il sourit avec démence, jubilant à l'idée de voir l'expression sur le visage de la garce aux cheveux roses.

- Je n'ai plus le Rinnegan, mais ce n'est pas une grosse perte. J'ai toujours Edo Tensei et tu vas avoir quelques surprises. Il y a toujours quelques personnes que nous aimerions bien pouvoir revoir afin de leur poser quelques questions.

En regardant les noms inscrits, il grimaça d'impatience.

- Sarutobi Asuma, gloussa le brun d'une voix qui trahissait son excitation, Hyûga Neji, Haku, Momochi Zabuza et pour finir, Hanzô la Salamandre !

Madara ricana en voyant ses nouveaux corps. Malgré le fait qu'il soir incapable d'utiliser les pouvoirs de son Rinnegan devenus passifs, il pouvait toujours faire appel aux six sentiers. Il les avait connectés à lui-même et si les pouvoirs du Rinnegan étaient indisponibles, les autres corps faisaient d'excellentes armes. Ils avaient leurs talents propres et combinés à ses propres forces, c'était largement suffisant. L'œil du Rikudô Sennin n'était pas invincible, il le savait mieux que quiconque.

- Sakura, appela t-il comme si elle pouvait l'entendre, j'ai un autre cadeau pour toi. Je pense qu'une discussion avec ta mère serait des plus opportunes.

D'un geste, il se retourna vers le cercueil qui se dressait derrière lui. Il claqua des doigts et laissa le couvercle tomber, s'ouvrant sur une femme aux longs cheveux roses. Les yeux de la civile étaient clos, son fin visage était totalement calme et arborait une expression de sérénité, même dans la mort.

- Haruno Ichirin, dit-il en sortant une barre de métal de sa longue cape, tu seras ma pièce maîtresse.

D'un coup, il enfonça l'arme dans le cœur du cadavre, profanant le sein maternel qui avait nourri l'une des plus dangereuses nukenin. Après quelques secondes, la mère se mit à haleter, revenant subitement à la vie, avant d'écarquiller les yeux. Elle n'eut même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait, que sa conscience se fanait, éclipsée par la volonté inébranlable de Madara. Les yeux de la femme, qui étaient jadis d'une légère teinte noisette étaient désormais cerclés de noir. Les iris étaient devenus écarlates, brillant de la même lueur démente que ceux de l'ancêtre des Uchiha.

Maintenant qu'il disposait de réceptacles pour combattre, il devrait juste être très prudent et ne pas les gaspiller. Madara savait que si les barres de chakra étaient détruites, les corps ne lui obéiraient plus et se retrouveraient indépendants. Ceux qui ne se retourneraient pas contre lui se feraient facilement démolir par la puissante kunoichi. A l'heure actuelle, il n'avait plus de cadavres potables en réserve et il avait intérêt à ne pas les gaspiller, ce n'était pas tous les jours qu'on avait des ninjas aussi talentueux à son service.

Mais en attendant cette confrontation, Madara répétait son discours, tout en calculant ses gestes, de façon à faire la meilleure apparition possible. Il se sentait enfin prêt à revenir au combat et il avait hâte de faire face à Sakura. Il allait lui montrer le vrai pouvoir des Uchiha et lui prouver qui méritait de maîtriser Jûbi.

Son regard de sang couvrit l'étendue des plaines stériles et semées de cendres, avant de fixer Gollum qui se préparait à tendre un guet-apens aux deux hobbits. Souriant de façon machiavélique, Madara se retourna vers les portes sombres qui allaient être le théâtre de la dernière bataille entre le Mordor et les Peuples libres.

- Maintenant, Sakura, j'espères que tu me feras l'honneur de mourir dignement en combat, siffla t-il en laissant ses mots se perdre au vent.