Merci Rose-Eliade :)
Crystall ferait en sorte que personne ne sache qu'elle a tué Peter, Mathilde. Elle n'est pas assez bête pour aller le crier sur tous les toits et elle se débarrasserait efficacement du corps.
Cameron est toujours à Poudlard ! L'année scolaire ne finit officiellement que début juillet : Mary est rentrée tout de suite après ses examens pour pouvoir assister aux procès de Sirius et Peter.
Ta théorie concernant Ziphya n'est pas la bonne, désolée. Mais inutile de tenter, je ne dirais rien :p
Merci Cognards !
Bonjour Elilisa ! Je suis contente que tu apprécies mes fanfictions (et que tu préfères Dante, parce que moi aussi) :) Rien n'est encore décidé pour Sirius, Dumbledore (il trouve toujours un moyen de s'en tirer celui là!) et Voldemort. Je verrais où l'écriture me mènera.
Pour le Journal, ce qui est certain c'est que Mary est encore loin d'en arriver à en parler autours d'elle. Malgré tout, il exerce sur certaine attraction sur elle (après tout, ce sont deux Horcruxes contenant deux morceaux d'une même âme, pourquoi ne s'attireraient – ils pas l'un l'autre ?) et elle n'a pas envie de s'en séparer, tout au fond d'elle même.
Pensez à lire la note en fin de chapitre s'il vous plaît, elle contient des infos importantes pour la suite de la publication.
En attendant, bonne lecture.
Une intervention indésirable
Jeudi 24 juin 1994 : maison
Il n'est même pas sept heures du matin et j'ai déjà fait un aller-retour au Ministère avec Mary qui est immédiatement retournée se coucher quand nous sommes rentrées. Je ne suis pas certaine qu'elle ait apprécié cette petite balade aux aurores, mais moi si. Parce que enfin –enfin ! – Peter a reçu ce qu'il mérite. Une condamnation à perpétuité à Azkaban. Et avec tout ce qu'il a sur la conscience, il va en souffrir. C'est laid à dire, mais je m'en réjouie.
- Alors ? m'a demandé Sirius dès que j'ai reposé le pied au Phare.
- On a gagné, ai – je répondu avec un sourire.
Il est resté un moment immobile avant de se laisser tomber dans le fauteuil le plus proche, l'air abasourdit. C'est vrai qu'il semble presque inconcevable que cette affaire soit terminée, après si longtemps. Mais ça l'est et nous allons pouvoir continuer en le laissant définitivement derrière nous. Ça clôt enfin le chapitre de la guerre. Merlin en soit remercié.
- Je me ferais bien un verre de Whisky, a finalement commenté Sirius.
- A cette heure –ci ?
- Je crois qu'aujourd'hui n'importe quelle heure conviendrait.
Avec un sourire, je me suis levée et je nous ai servi deux verres de Whisky Pur-Feu. Nous n'avons pas trinqué et il l'a descendu d'une seule traite en grimaçant au passage. Personnellement, j'ai plutôt fait tourner mon verre pour regarder l'alcool bouger dedans.
- Et maintenant ?
J'ai continué à fixer mon verre même si je sentais son regard me brûler la peau. Oui, et maintenant ? Maintenant, je vais continuer la vie comme avant. Préparer mes potions, m'occuper des enfants, espérer que Voldemort ne revienne jamais et laisser le loup dans ma tête rythmer les mois et les années.
- Maintenant, tu dois reprendre ta vie, ai – je finalement répondu. Ta carrière, ta maison…
- Je pensais rester ici…
- Tu ne peux pas.
- Pourquoi ? On pourrait essayer de reprendre là où on s'était arrêtés.
- Parce que tu t'es arrêté là mais que moi, j'ai continué. Ma situation a évolué, j'ai évolué et les choses ne sont plus du tout les mêmes qu'à l'époque.
- Alors quoi, on se sépare et on vit chacun nos vies de notre côté ?
J'ai hésité une seconde. J'aime toujours Sirius. Mais ce qu'il me propose ne me va plus. Je ne veux pas retourner en arrière pour arriver là où on avait laissé notre vie. Entre temps, j'ai aimé quelqu'un d'autre, je me suis marié avec lui puis je l'ai perdu, j'ai élevé des enfants… Et je n'ai pas envi de faire comme si tout cela n'avait pas été réel. De même, je ne suis pas certaine qu'il puisse admettre que j'ai vécu. Il l'a assimilé, mais de là à m'en pardonner et à vivre avec les douze ans supplémentaires que j'ai au compteur ? Je ne pense pas qu'il le puisse. Pas dans l'immédiat.
- Oui, je pense que cela vaut mieux.
- Et moi, je crois que tu ne sais pas très bien ce que tu dis, a t –il répliqué sèchement.
- Tu ferais bien de ne rien croire venant de moi.
- Je sais que tu m'aimes encore et c'est pareil pour moi. Qu'est ce qui nous empêche de continuer ensemble ?
- J'aime Dante, ai – je répondu. Même s'il est mort.
J'ai vu son visage se contracter de colère à cette mention. Mais il doit le comprendre. Je n'ai jamais rayé Sirius de ma vie quand j'étais avec Dante et il a réussi à vivre avec ça. De même, je ne balayerai pas Dante de ma vie parce que Sirius est revenu et lui est incapable de le comprendre.
- Tu m'as trouvé un remplaçant, à la bonne heure. Maintenant que je suis là, tu n'a plus besoin de…
- Un remplaçant ? ai – je sifflé. Un remplaçant ? Je ne t'ai jamais remplacé ! Et tu vas arrêter immédiatement d'insulter la place que Dante a dans ma vie parce que sinon tu ne vas pas aimer le retour de flamme.
Je me suis levée avec l'intention de m'éloigner avant que la situation ne s'envenime. Mais il n'en avait pas fini avec moi. Il m'a suivie dans la cuisine.
- Je suis censé penser quoi ? Il s'est installé ici quelques mois après que j'ai été envoyé à Azkaban et il a occupé ma place dans ta vie. Tu t'es juste trouvé un bouche trou.
Je me suis retournée et je lui ai collé mon poing dans la figure sans aucun remord. Il ne s'y attendait vraiment pas et il s'est écrasé à grands bruits contre la table, envoyant les chaises valser.
- Dante n'était pas un bouche trou, ai – je fulminé. Il était mon mari et même si tu n'avais pas été en prison tu n'aurais jamais pu être ce qu'il a été pour moi. Vous n'avez strictement rien en commun tous les deux ! Et tu auras beau essayer, tu ne pourras jamais prendre sa place ! Comme il n'a jamais pu prendre la tienne.
J'ai terminé en parlant doucement. Il est resté immobile, toujours à moitié avachi sur la table et l'air incapable de comprendre ce qu'il venait de se passer. J'ai soupiré et massé mes tempes avant de m'approcher de lui et de le saisir par le col pour le remettre sur pied. J'ai grimacé en me rendant compte que mon coup allait laisser des traces. Alors je lui ai collé une pommade entre les mains pour qu'il évite d'avoir un bleu.
- Crys…
- Tais-toi, l'ai-je coupé. Avant de continuer à t'enfoncer.
Je suis sortie de la pièce et cette fois il ne m'a pas suivie. Maintenant, je crois que je vais faire une petite sieste. J'ai quand même passé une nuit blanche à cause du loup. Si Mary s'autorise une grasse matinée, je vais l'imiter.
Vendredi 25 juin 1994 : maison
Je suis furieuse ! Mais à un point ! A chaque fois que je pense que quelque chose est finalement terminé, ça ne l'est pas ! Et le Ministère ! Quelle bande d'incompétents ! On devrait tous les virer !
Ils m'ont appelée tôt ce matin pour me demander de me rendre sur une petite plage au Nord-Est du pays. Il faisait encore nuit quand j'ai débarqué, mais l'endroit pullulait de sorciers du Ministère. Un périmètre avait été magiquement délimité. Quand je me suis approchée, je me suis immédiatement faite interpeller.
- Qu'est ce que vous faites là ? Les civils ne sont pas autorisés.
- Je viens de me faire sortir du lit par Amelia Bones pour venir ici, ai – je répondu calmement. Alors j'espère que c'est pour une bonne raison.
- Qui êtes vous ?
L'homme m'a mit sa baguette devant les yeux pour me dévisager et je l'ai écartée avec agacement : je n'aime pas être éblouie.
- Je suis Crystall Entwhistle et j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe ici.
- Pollok ! Laissez la immédiatement passer ! est intervenu quelqu'un d'autre.
- A vos ordres chef.
- Lady Entwhistle, je suis heureux de vous voir.
J'ai reconnu Rufus Scrimgeour et là, je me suis dit que cette histoire ne sentait vraiment pas bon. Pour que le patron du bureau des aurors soit là et qu'Amelia en personne m'ait passé un coup de cheminette, ça devait être sacrément la merde. Surtout que je ne voyais pas ce que je pourrais y faire, moi.
- Qu'y a t –il ?
- Nous avons eu un … incident lors du transfert de Peter Pettigrow à Azkaban.
Je me suis figée et j'ai dévisagé l'homme qui se tenait avec moi en priant pour que ce soit une très mauvaise blague. Mais non.
- Vous… ai – je commencé sur le ton le plus furieux et menaçant que j'avais en stock.
- Plus tard pour les reproches, m'a t –il coupé. Pour le moment, j'ai besoin de vous. C'est vous qui l'avez trouvé et arrêté la dernière fois. Je suppose donc que vous avez de quoi le localiser. Alors faites le maintenant.
- Vous ne perdez rien pour attendre. Ça fait combien de temps ?
- Presque une heure…
- Il vous a fallu une heure avant de m'appeler ? Mais il peut se trouver en Chine à l'heure actuelle ! Vous croyez qui va attendre bien sagement dans le coin ?
- Lady Entwhistle, s'il vous plaît.
J'ai grimacé, mais je me suis exécutée sans être très optimiste quant aux résultats que j'allais obtenir. Et mes prévisions étaient justes : Peter n'était plus dans le coin.
- Je ne vous féliciterais pas pour cela Scrimgeour, ai – je grincé. Comment a t –il réussi à échapper à vos aurors ? N'ai – je pas été assez clair sur son potentiel de fugueur ?
- Il ne s'est pas échappé seul. Quelqu'un a attaqué nos aurors.
- Vous êtes en train de me dire qu'une personne seule à réussi à défaire une escouade complète de vos aurors ? La Grande-Bretagne a du soucis à se faire.
- Chef, est intervenu quelqu'un.
Nous nous sommes tourné vers l'importun et j'avais grandement envie de lui dire d'aller voir ailleurs si on y était, histoire de continuer ma discussion avec le directeur du bureau des aurors qui est aussi incompétent que le reste de ses hommes.
- Qu'avez vous trouvé ? a demandé Scrimgeour.
- Je pense que puisqu'une Maître des Potions est déjà sur place, on pourrait lui demander son avis plutôt que d'essayer de réveiller le vieux Mac. Le temps qu'il arrive le jour sera levé et la scène ne sera plus la même.
Scrimgeour a poussé un juron et a quand même ordonné qu'on envoie chercher le "vieux Mac" avant de me faire signe de le suivre. L'homme qui avait suggéré qu'on profite de ma présence ici nous a emboîté le pas. Je n'ai pas protesté parce que j'avais vraiment envie de constater les dégâts de mes propres yeux.
Nous avons gravi la petite bute qui nous séparait de la plage et j'entendais à peine le ressac des vagues avec toute l'agitation. Une fois arrivée en haut, je me suis arrêtée et j'ai observé la scène en contrebas, médusée.
La plage était trouée de dizaines de cratères et d'immenses traces de brûlures étaient visibles. Mais le plus inquiétant, c'était les cinq grandes flaques qui fluoresçaient d'une lumière verte malsaine. Ça avait été un sacré combat à mon avis…
- Par ici, m'a indiquée Scrimgeour.
Il m'a menée jusqu'au bord d'une des flaques vertes qui dégageait une odeur à vous retourner l'estomac. Quelque chose entre de la pisse de troll et de la chaire en décomposition. Je ne suis pas particulièrement sensible, les Potions peuvent parfois sentir extrêmement mauvaises lors de leur préparation, mais là, je me suis jetée un sort d'anosmie. Sinon, je crois bien que j'aurais pu vomir.
- Dites nous quel genre de potion nous avons là.
- L'ennui, c'est que je ne connais aucune potion qui fluoresce comme ça, ai – je dit en fronçant les sourcils.
Je ne prétends pas avoir une connaissance universelle sur le sujet, mais avec une particularité pareille j'en aurais au moins eu un écho un jour, je pense. Je me suis accroupie. Ça paraissait épais et poisseux. J'ai voulu tendre une main au dessus mais on a attrapé mon poignet.
- Je ne toucherais pas à ça à votre place : l'un des nôtres l'a fait et on a dû l'amputer.
- Vous me prenez pour une incapable ou quoi ? ai – je sifflé. Je suis Maître des Potions : vous croyez vraiment que je vais mettre ma main dans une substance inconnue ? Alors de une, vous allez me lâcher et me laisser faire mon boulot, de deux vous feriez bien d'apprendre à vos aurors les principes les plus basiques de la prudence et de trois vous allez me décrire ce qui est arrivé à celui qui a touché ce truc.
L'homme m'a jetée un regard interloqué et j'ai arraché mon poignet à sa prise avec un regard noir. J'ai tendu prudemment ma main au dessus. Ce n'était pas chaud mais des vapeurs s'en échappaient, même si elles n'étaient pas corrosives. J'ai laissé la lueur jouer sur ma peau, mais elle n'y prenait aucun reflet particulier. C'était vraiment très étrange. Je me suis relevée.
- L'homme qui l'a touché à commencé à… fondre, je dirais. Sa peau et ses muscles ont fondu, ne laissant que ses os. Et c'était si rapide ! On a dû l'amputer pour le sauver. Je n'avais jamais rien vu d'aussi écœurant.
- Tant mieux pour vous. Vous avez essayé d'y plonger un bâton ?
- Oui, mais il s'est aussi dissou.
- Et quelque chose de non organique ?
- Pardon ?
J'ai soupiré. Les aurors ne sont pas connus pour leur culture et leur intelligence supérieure, ce sont justes des gros bras pour la plupart, mais quand même !
- Vu que le liquide ne s'est pas répandu et que les os n'ont pas fondu, j'en déduis que cette chose s'attaque à tout ce qui est organique vu que le sable et les os sont des éléments minéraux. Alors je réitère ma question : avez-vous essayer d'y enfoncer quelque chose de non organique ? Comme une barre de métal ?
Ils ont semblé totalement stupéfaits par mon raisonnement et j'ai fini par sortir ma baguette pour faire apparaître une longue barre métallique que j'ai plongé de quelques centimètres dans la substance verte. Quand je l'en ai ressortie, j'ai constaté qu'elle était intacte ce qui a validé ma théorie. Je me suis penchée pour ré-enfoncer la barre dans le liquide. Il y avait bien quarante centimètres de profondeur et au fond, j'ai tapé sur quelque chose de dur qui ne ressemblait pas à du sable où un cailloux quand j'en ai suivi les contours
Prudemment, j'ai essayé d'enfoncer mon bâton dedans et quand j'y suis parvenue, je l'ai ressorti. Ce que j'ai amené à la surface a généré quelques cris. Mon bâton était planté dans l'orbite vide d'un crâne humain quelque peu… grignoté, je dirais. Je l'ai posé sur le sable et tout le monde s'est écarté. Quelqu'un est allé vomir. J'ai retenté l'expérience et j'en ai ressorti un bassin, cette fois. J'aurais pu recommencer jusqu'à pêcher un squelette complet, je pense.
Je me suis levée et j'ai balayé la plage du regard, observant les autres flaques. Avant qu'une idée assez dérangeante me vienne en tête.
- Scrimgeour ? ai – je appelé.
- Oui ?
- De combien d'auror était composée l'escouade chargée d'escorter Peter Pettigrow ?
- De cinq personnes pourq- Oh Merlin !
Il a regardé avec horreur les cinq flaques vertes éparpillées sur la plage. Cinq comme les cinq aurors dont on avait pas retrouvé les corps. Je crains qu'il n'y ait aucune chance que l'un d'eux soit en vie. Je ne sais pas qui a attaqué mais il devait être sacrément préparé et sacrément dérangé. Dissoudre les gens n'est pas une stratégie d'attaque commune. Même chez les Mangemorts je n'avais jamais vu cela…
- Vous êtes sûr que celui qui a fait ça était seul ?
- Oui. Nos aurors portent des uniformes et donc des chaussures standards. Hormis leurs traces de pas, nous n'en avons trouvé qu'une seule autre dans le sable. Maintenant pouvez vous nous dire quelle potion est à l'origine d'une telle abomination ?
- Je ne suis certaine que ce soit une potion… Il faudrait questionner d'autres Maîtres, mais je n'en connais aucune, qu'elle soit autorisée ou interdite à la préparation, capable de faire cela.
- Est-il possible que ce soit une invention ?
- Oui, mais c'est difficilement envisageable. Si je le voulais, je pense que je pourrais facilement créer une potion corrosive qui dissoudrait tout sans exception. Mais une qui ne s'attaquerait qu'à la matière organique, ce serait un peu plus compliqué. Sans compter cette fluorescence bizarre.
- Votre avis sur ce que ça pourrait être alors ?
Question difficile. Je n'étais pas entièrement certaine qu'il ne s'agisse pas d'une potion même si j'en étais quand même raisonnablement convaincue. Je n'aimais pas trop l'idée qui me venait en tête, mais c'est ce qui semblait le plus vraisemblable :
- Peut –être de la magie noire. Je n'en suis pas une spécialiste, mais il doit bien exister quelque chose de semblable.
- Nous n'avons plus eu de cas d'utilisation de Magie Noire depuis…
- Douze ans et la défaite de Voldemort, ai – je complété.
- Ne prononcez pas ce nom, s'il vous plaît, m'a demandé Scrimgeour.
- Je trouve détestable l'idée que les aurors soient terrifiés par le nom d'un type vaincu il y a plus d'une décennie. C'est lui qui aurait dû vous craindre… Le temps de Maugrey Fol'Œil me manque.
Je me suis détournée. Je n'avais plus rien à faire là, beaucoup de colère à éliminer et de choses à penser.
- Où allez vous ?
- Je rentre chez moi. Je ne vais pas faire votre boulot plus que je ne l'ai déjà fait.
- N'en parlez à personne.
- Il est sûr que vous allez perdre tout crédit quand on apprendra que vous êtes incapables de garder un rat en cage, ai – je sifflé juste avant de transplaner.
Quand je suis rentrée, le Phare était encore endormi et je suis immédiatement allée courir, même s'il ne faisait même pas jour. C'était ça ou me mettre à hurler et tout casser sur mon chemin. Mon cerveau tournait à cent à l'heure. Qui avait bien pu libérer Peter ? Peut –être un Mangemort, mais pourquoi diable ? Il a beau en être un, il n'était pas le plus important, ni le plus dévoué, ni le plus puissant… Si ça avait été moi, j'aurais été chercher Bellatrix par exemple. Puissante, folle furieuse et dévouée jusqu'à la moelle. Et je reste perplexe quant à la méthode employée pour tuer les aurors. Pourquoi faire aussi spectaculaire ? Il aurait pu simplement essayer de maquiller le tout en faisant croire que Peter avait réussi à s'évader tout seul. Parce que maintenant, on sait qu'il avait un complice dans la nature. Une minuscule part de moi qui espère qu'il s'agit de quelqu'un qui souhaite se venger de ce sale rat et l'a kidnappé pour le torturer avant de le tuer… Mais je vois mal ce quelqu'un dissoudre les aurors. Il y avait d'autres moyens de parvenir à ses fins. Non. Je pense que la personne qui a fait ça avait l'intention dès le début de transformer ces hommes en pâté pour dragon. Et encore, je crois que même un dragon ne voudrait pas de leurs restes.
- La question est donc : qui est cette personne et que veut –elle ? ai – je haleté une fois au bout de ma course.
La résurrection de Voldemort ? Dans ce cas là, encore une fois, je n'arrive pas à comprendre pourquoi se donner tant de mal pour récupérer Peter…
L'angoisse prend peu à peu le pas sur la colère dans ma tête. Cette nouvelle variable dans l'équation m'inquiète. J'espère que le Ministère va réagir vite et trouver des réponses. Parce que je sens que ça peut rapidement dégénérer.
*Maison*
Je ne savais pas si j'allais parler à Sirius et Mary de ce que j'ai appris pendant la nuit. Mais ils ne m'ont pas vraiment laissé le choix, et je pense qu'il est mieux qu'eux au moins soient au courant. Je verrais la Gazette du Sorcier demain, mais je parierais le contenu de mon coffre à Gringotts que le Ministère va étouffer l'affaire et que tout le monde va penser que Peter est coffré pour de bon à Azkaban.
- Je me sens obligé de te dire qu'Amelia Bones m'a réveillé quand elle t'a appelée cette nuit, m'a dit Sirius une fois qu'il a été installé à table ce matin. Que te voulait –elle à cette heure-ci ?
J'ai pris une profonde inspiration avant de dire :
- Vous n'allez pas apprécier la nouvelle mais… Peter s'est échappé.
Silence. Tiens, je pensais qu'ils prendraient ça beaucoup plu violemment.
- QUOI ? a finalement explosé Sirius.
- Ils m'ont appelée pour que j'essaye de le retrouver grâce à mon sort de localisation, mais il était déjà parti depuis une heure et il n'était plus dans les environs. Pas que ça m'aie surprise.
- Mais ils pensent à quoi ? Ils n'ont pas encore compris qu'il est le meilleur quand il s'agit de se faire la malle ?
- Oh si : il avait avec lui un détachement de 5 aurors sans doute compétents pour l'emmener à Azkaban. Le truc, c'est que quelqu'un est venu le libérer. On ne sait pas qui, mais j'ai vu ce qu'il restait des corps… Et c'était moche. Très moche.
- Il a un complice ?
- Je ne pense pas que ce soit lui qui ait orchestré ça. Mais il ne fait aucun doute qu'on tenait à le récupérer.
- Dans quel but ? s'est étonné Sirius.
- C'est bien là le problème.
- Est-ce qu'il va revenir pour moi ? est soudainement intervenue Mary.
Nous nous sommes tous les deux tournés vers elle. Elle avait l'air assez inquiète. J'ai posé une main sur son épaule.
- Je ne pense pas non. Il ne s'en est jamais pris à toi quand il en avait l'occasion et qu'il était sûr qu'on ne l'accuserait pas. Alors maintenant que tout le monde est au courant de sa traîtrise, il va plutôt se cacher.
Mais peut –être que celui qui l'a sauvé d'Azkaban va vouloir s'en prendre à elle en revanche. Je ne l'ai toutefois pas dit parce qu'elle n'a vraiment pas besoin d'un sujet d'inquiétude supplémentaire.
Dimanche 3 juillet 1994 : maison
Je viens de récupérer Cameron à King's Cross et j'ai attendu quinze bonnes minutes qu'il fasses ses adieux à ses amis avant de traîner les pieds jusqu'à moi comme s'il allait au bagne. Ce qui ne m'a pas empêchée de le serrer contre moi avec enthousiasme. Je ne lui manque peut –être pas, mais lui me manque. J'ai souri quand il a protesté, l'air gêné. Ah ! enfin une réaction !
Nous sommes revenus en transplanant jusque devant le Phare. Il y est entré… Et s'est figé en tombant nez à nez avec Sirius, une tasse de thé à la main et le journal dans l'autre. Maintenant que je vois la scène avec les yeux de mon fils c'est vrai que ça pouvait prêter à confusion.
- C'est quoi ça ? s'est – il exclamé en le pointant du doigt.
- D'abord, il s'agit d'une personne, jeune homme, ai – je corrigé. Ce n'est donc pas un "quoi" et "ça" mais un "qui" et un "lui" .
- C'est qui lui ?
- Ensuite, il s'appelle Sirius Black, c'est le parrain de Mary. Il passe quelques jours ici après avoir été innocenté par le Magenmagot.
- Ça fait deux semaines qu'il est libre. Pourquoi il est toujours là ? Tu as remplacé papa, c'est ça ?
- Ça suffit Cameron, ai – je dit avant de me baisser pour être à sa hauteur et continuer : Ton père ne pourra jamais être remplacé. Jamais. Et Sirius ne va pas rester ici indéfiniment. Il va bientôt retourner chez lui. Alors sois poli et ait un peu de compassion pour ta sœur qui n'a pas vu son parrain pendant douze ans et pour Sirius qui a vécu avec des détraqueurs pendant tout ce temps.
La mention des détraqueurs a eu l'air de faire son petit effet sur mon fils, j'avais presque oublié qu'il en a vu pour de vrai à Poudlard cette année, et il a hoché la tête avant de filer dans sa chambre. J'ai soupiré : le retour de Cameron allait rendre la vie beaucoup plus agitée.
- Il a du caractère ce petit, a commenté Sirius qui sirotait toujours son thé tranquillement. Je me demande de qui il a hérité.
- Oh, la ferme !
Il est vraiment grand temps que Sirius débarrasse le plancher. J'aurais bien assez à faire avec Cameron de retour au Phare.
*Maison*
J'ai l'impression qu'en réalité Cameron est vraiment hostile à la présence de Sirius au Phare. Mon fils avait l'air extrêmement contrarié quand il a dû s'asseoir à la même table que lui ce soir. Et encore, c'était pire que ça après.
Jusque là, Sirius avait mangé sur le banc, à la place de Cameron et en face de Mary. Sauf que maintenant que Cameron a repris sa place, il ne restait qu'une chaise de libre. Celle de Dante, en face de moi. Quand Sirius a essayé de s'y asseoir, mon fils a littéralement rugi :
- Pas ici ! C'est la place de papa !
- Ne crie pas ! me suis – je exclamée. On t'entend très bien sans ça.
- C'est la place de papa ! Il n'a pas le droit de s'asseoir là.
- Oh bon sang, mais ce gamin a vraiment tout pris de toi, Crys ! est intervenu Sirius.
Je l'ai fusillé du regard. Je ne vois pas du tout ce qu'il veut dire. Cameron et moi n'avons pas grand-chose en commun je trouve. Je ne suis pas aussi insupportable.
- Calme toi Cameron, ai – je dit en faisant apparaître une nouvelle chaise. Mary, ma chérie, décale toi pour faire une place à ton parrain.
Sans faire d'histoire, elle m'a écoutée et le repas a pu se dérouler à peu près correctement si excepte le moment où mon fils a "malencontreusement" envoyé un coup de pied dans le tibia de Sirius qui a bondi de sa chaise en hululant de douleur et de surprise.
- J'ai pas fait exprès, Mary a pas de si grandes jambes et je la touche pas d'habitude, a expliqué Cameron avec un moue tout sauf contrite.
- Excuse toi, alors, ai – je ordonné.
- Pardon Monsieur Black.
- Tu peux l'appeler Sirius, tu sais ? ai – je dit.
- Je veux pas.
D'accord. C'était clair, net et précis. Je ne comprends pas qu'on puisse détester d'emblée quelqu'un… OK, je mens, je comprends tout à fait. Et si Cameron ne supporte pas Sirius, ce n'est pas lui qui va s'en aller, mais bel et bien Sirius. D'ailleurs, il l'a très bien compris parce que le soir, quand les enfants ont été couchés, il est venu me trouver pour qu'on en parle.
- Je crois qu'il vaut mieux que je parte d'ici avant que la situation ne dégénère avec ton fils. Je préfère ne pas vérifier s'il a hérité d'autres de tes caractéristiques les plus déplaisantes.
- Plains toi, ai – je grogné.
- Mais je ne veux pas rester seul, a t –il continué. Tu peux comprendre ça ?
- Si tu veux, j'ai deux adorable chats qui cherchent un foyer accueillant.
Lesdits chats étaient roulés en boule dans un fauteuil et m'ont jeté une œillade menaçante en m'entendant parler. Si je ne savais pas qu'ils ne nous comprennent pas, je jurerais qu'ils savent que j'ai essayé de les refiler à quelqu'un qui se transforme en chien. D'ailleurs, ils ont griffé Sirius quand celui-ci a tenté de s'approcher d'eux au début.
- Merci de la proposition, mais je crois qu'ils sont plus que confortablement installés chez toi. Par contre, je veux qu'on partage la garde de Mary. Je vais donc la prendre avec moi un mois durant ces vacances.
- Que.. Quoi ?
Je vois déjà Mary si peu dans l'année et il veut en plus me voler la moitié du temps que j'ai avec elle durant l'été ? Il tient à ce que je le dépèce ou quoi ?
- Ce n'est que justice. J'ai été privé d'elle pendant douze ans et en venant avec moi, elle va m'aider à ne pas devenir complètement fou… Ce qui risque de m'arriver si je passe seul les prochaines semaines.
- Demande à Remus de venir vivre avec toi. Il habite dans un taudis et n'aura pour une fois aucun argument à opposer à l'idée si tu la lui présentes comme ça.
- Je le ferais, mais je veux Mary quand même.
- Tu n'es pas le seul, je te signale. Je ne la vois que deux semaines à Noël et deux mois en été depuis qu'elle est à l'école !
- S'il te plaît, a t –il soupiré.
Il avait l'air lassé et pour une fois pas décidé à se disputer avec moi. Est ce que je peux lui en vouloir de demander ça ? Non, je crains que non. Techniquement, maintenant qu'il est libre, il pourrait aller voir le Ministère pour qu'on partage la garde de Mary. Ce que je ne veux absolument pas. Je n'ai pas envie qu'il se renseigne sur le sujet parce que je lui refuse le droit de garder Mary avec lui quelques temps. Mais je lui en veux quand même. Il n'a jamais participé à son éducation (d'accord, ce n'est pas vraiment de sa faute) et maintenant que j'ai fait le plus difficile, il arrive comme une fleur pour l'emmener.
- Je pose des conditions, ai – je dit.
- Annonce la sentence.
- D'une, on va d'abord remettre en état ta maison avant que je ne laisse ma fille y habiter. De deux, je veux que Remus soit également présent quand Mary sera là.
- Pourquoi ? Tu ne me penses pas capable de m'occuper d'elle ? s'est –il indigné.
- Mary sait très bien s'occuper d'elle toute seule. Mais tu sors de douze ans à Azkaban et je pense que tu as besoin que quelqu'un s'occupe de toi, ce qui n'est absolument pas le rôle d'une adolescente. Et nous nous sommes rendus compte que tu ne t'étais pas amélioré en cuisine. Mary doit manger des repas sains et équilibrés, et pas des plats moldus à emporter à tout va. Remus sait cuisiner et il fera attention qu'elle et toi mangiez vos légumes.
Il a grogné en réponse, mais il n'avait rien à opposer à cet argument. Avec une grimace, j'ai continué.
- Je ne veux pas que tu l'emmènes je ne sais ou sans me prévenir.
- Tu veux nous fliquer c'est ça ?
- Exactement. Je n'ai absolument pas confiance en toi pour ce genre de chose. Elle risque de finir à Ste Mangouste avant que j'ai le temps de Quidditch sinon. Elle devra m'écrire une fois par semaine et je veux la voir pendant le week-end. Au moins une après-midi où elle verra aussi son frère. Peu importe ou c'est ou dans quel cadre.
- Ce sera tout ?
- Non, en fait, une dernière chose : il faut Mary soit d'accord et si elle a envie de rentrer plus souvent à la maison, tu n'as pas le droit de l'inciter à rester avec toi en jouant sur son grand cœur, pigé ?
- Ouais. Tu ne vas pas me faciliter la tâche, hein ?
J'ai secoué la tête négativement et j'ai croisé les bras, attendant sa réponse. Ce que j'ai demandé est parfaitement raisonnable. J'aurais clairement pu me montrer beaucoup plus intrusive que cela. Mais si Remus est dans les parages, je sais que ça ne se passera pas mal. Il a réussi à empêcher les Maraudeurs de se tuer pendant 7 ans à Poudlard, je pense qu'il pourra faire de même pour Sirius et Mary durant un mois. Et ça va aussi faire beaucoup de bien à Patmol qu'il soit dans le coin.
- D'accord. On va essayer comme ça. On lui dira demain d'accord ?
- On lui en parlera demain pour voir si ça lui convient, ai – je corrigé. Et sans Cameron. Je n'ai pas envie d'avoir une crise de jalousie sur les bras.
- Qui est son parrain ? a soudainement demandé Sirius.
- Remus, ai – je souri. Officieusement en tout cas. Il a refusé de l'être officiellement à cause de sa condition.
- Il n'a pas changé là-dessus.
- Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé.
- Et sa marraine ?
- Monroe, la sœur de Dante. Elle est insupportable.
- Ça ne m'étonne pas que tu dises ça.
On a échangé un sourire et je crois que c'est le moment le plus détendu que nous ayons vécu depuis qu'il s'est évadé d'Azkaban.
Lundi 4 juillet 1994 : maison
Aujourd'hui, grande discussion avec Mary. Nous l'avons prise à part Sirius et moi dans mon bureau quand Cameron s'est retiré après le repas. Elle semblait intriguée de voir qu'on voulait lui parler tous les deux.
- Nous en avions déjà discuté, mais Sirius ne va plus rester très longtemps au Phare avec nous, ai – je commencé.
- C'est à cause de Cameron, hein ?
Il est vrai que la réaction de mon fils à la présence de Sirius précipite un peu la décision, mais personnellement, c'était clair dès le départ qu'il ne s'installerait jamais au Phare.
- Cela nous a décidé à mettre les choses en place. Sirius possède une maison en plein centre de Londres. Nous allons sans doute avoir besoin de quelques aménagements pour qu'elle soit à nouveau habitable mais je pense qu'il pourra y retourner d'ici un ou deux jours. Il va aussi essayer de convaincre Remus de venir s'installer avec lui.
- C'est vrai ? s'est immédiatement égayé Mary.
- Oui, a souri Sirius. Et je me demandais si tu ne voudrais pas venir passer quelques semaines chez moi toi aussi. On a du temps à rattraper tous les deux.
- Oh ! Oui, bien sûr que je veux… Mais maman…
- Sirius et moi avons déjà discuté de ça, l'ai – je rassurée. Tu ne resteras pas plus d'un mois chez lui ce qui nous laissera aussi du temps ensemble. La façon dont nous allons nous organiser n'est pas encore définitive de toute façon.
J'ai ressenti un petit pincement au cœur en voyant qu'elle avait l'air si sincèrement heureuse d'aller vivre quelques temps avec Sirius. Mais je peux comprendre. Du moins, j'essaye de m'en persuader…
- Bon… Ben si c'est réglé, on peut peut –être y aller ! s'est exclamé Sirius.
- Maintenant ? me suis – je étonnée.
- Pourquoi pas ? Tu semblais pressée que je retourne chez moi il n'y a pas si longtemps.
- Je disais surtout ça parce que toi, tu ne semblais pas particulièrement pressé de quitter le Phare, ai – je rétorqué sur un ton mordant.
Il s'imagine quoi ce sale cabot pouilleux ? Que maintenant qu'il a décidé de partir je vais le retenir en le suppliant de rester ? Certainement pas ! Qu'il retourne chez lui ! Bon débarras !
*Maison*
J'avoue qu'une fois arrivée devant la maison de Sirius à Londres, je me suis un moment arrêtée pour la regarder. J'y ai tellement de souvenirs… Et je n'aurais jamais pensé pouvoir à nouveau en franchir le seuil avec le légitime propriétaire.
Ça sentait le refermé et il y faisait sombre puisque les volets étaient fermés. J'ai agité une main presque machinalement pour que les lampes s'allument, comme si je n'en avais jamais perdu l'habitude malgré douze ans à vivre au Phare qui a l'électricité. L'endroit était propre, je peux voir la patte de mes elfes de Maison ici. Je ne leur ai jamais spécifiquement donné l'ordre de garder l'endroit habitable, mais comme j'en suis actuellement propriétaire, ils ont dû faire du zèle.
- C'est ici que tu habitais avec Sirius ? m'a demandé Mary qui regardait déjà de tous les côtés, une flamme exploratrice dans le regard.
- Oui, ai – je soufflé.
- Que de nostalgie, hein ? m'a demandé Sirius en s'approchant.
Et la porte d'entrée a claqué si brutalement que j'ai eu l'impression que la maison entière en tremblait. J'ai sursauté et quand je me suis retournée, j'ai vu Cameron dans l'entrée, un air mauvais sur le visage.
- Il y avait un courant d'air, m'a t –il dit quand il a vu mon regard.
Mouais. En tout cas, ça m'a arraché à mes réflexions mélancoliques sur le passé et j'ai sorti ma baguette. Les volets se sont ouverts dans un grincement désagréable et le soleil a enfin éclairé les vieilles tapisseries. C'est vrai que ni Sirius ni moi n'avions jamais pris la peine de refaire la décoration. Et son oncle Alphard qui lui a légué l'endroit avait des goûts… Hé bien, des goûts de Sang-Pur, je suppose.
- Je propose qu'on commence par aérer l'endroit, ai – je commencé. Sirius, tu fais visiter à Mary ? Cameron, viens avec moi.
Mon fils a traîné les pieds en m'accompagnant au salon où j'ai ouvert les hautes fenêtres en me rappelant qu'un jour Andreas était entré par là pour m'attaquer… Et il s'était aussi barré par là après pour ne pas avoir à ranger le bazar qu'il avait mis.
- Tu ne veux pas cesser de bouder ? ai – je demandé à Cameron. Sirius quitte le Phare. C'est ce que tu voulais non ?
- Mary va venir habiter ici ? a t –il demandé en retour.
- Non. Elle va venir passer des vacances ici.
- Pourquoi je peux pas aller chez mon parrain aussi ?
- Tu peux, si tu veux, mais Remus va venir habiter ici.
- Alors chez ma marraine.
- Ta tante Monroe est incapable de prendre soin que quoi que ce soit de vivant, mon chéri. Je ne lui fais absolument pas confiance.
- Chez mamie et papy alors.
- Tu veux passer quelques temps chez tes grands –parents ? Alors que tu viens juste de revenir à la maison ?
- Oui.
J'ai l'impression qu'à chaque fois que je lui parle il s'est un peu plus éloigné de moi. Je me demande ce que j'ai loupé avec lui et qui a marché chez Mary. Peut –être qu'il m'en veut pour quelque chose, je ne sais pas… J'imagine qu'il n'y a pas grand-chose que je puisse faire à part attendre qu'il veuille bien en parler avec moi. En attendant, s'il veut aller chez ses grands-parents… Hé bien, il y ira. Je ne vais pas le séquestrer au Phare alors que Mary n'y sera pas.
- Il y a même encore mes vêtements, m'a fait remarquer Sirius quand je l'ai rejoint à l'étage.
Il avait ouvert les placards de ce qui avait été notre chambre un jour. Et on voit bien qu'il manque quelque chose : j'ai enlevé toutes mes affaires quand j'ai déménagé et il y a des espaces vides partout.
- Il faudra renouveler l'enchantement du frigo mais en dehors de ça… L'endroit m'a l'air habitable et sécurisé, ai – je répondu. Tu n'as plus qu'à convaincre Remus de venir s'installer.
- Facile. Demain, il posera ses valises dans la chambre d'ami.
- OK.
Nous avons encore vérifié deux ou trois bricoles avant de revenir au Phare. Quand les enfants se sont dispersés, Sirius n'a pas pu s'empêcher de me dire :
- Tu pourrais revenir à la maison avec moi aussi…
- Ma maison, c'est le Phare Sirius. Je suis désolée.
- Tu peux l'être, a t –il amèrement répondu avant de disparaître.
Il m'épuise. Il est grand temps qu'il s'en aille.
/!\ Merci de lire cette note /!\
Il va être compliqué pour moi d'écrire durant les deux prochaines semaines.
Petite explication : je suis actuellement en apprentissage en alternance pour mon master. Je fais 6 semaines en entreprise et 2 à la fac... Du coup les profs ont décidé de condenser 8 mois de cours dans 12 semaines. Vous imaginez un peu le bazar et l'emploi du temps pourri que j'ai (genre, je me demande si je vais avoir le temps de manger et de dormir quoi).
Du coup, il est fort probable que je sois totalement incapable de trouver le temps de rédiger un chapitre avant le 8 octobre. Et comme je n'ai pas d'avance sur cette fic pour les chapitres...
Il se peut qu'il n'y ait pas de publication durant deux semaines.
Comme je reprends les cours que lundi prochain, je n'ai aucune idée de comment ça va être et si je vais réussir à gérer assez bien mon temps ou pas. Bref.
Donc :
Soit il y a un chapitre (même petit) la semaine prochaine... Soit il n'y en aura pas, faute de temps pour écrire. A ce moment là soit j'arrive quand même à terminer un chapitre durant les deux prochaines semaines et je le poste dès qu'il est bouclé, soit je n'y arrive pas et la publication reprendra le 14 octobre.
D'ici là, portez vous bien et puis, si vous avez envie de reviewer n'hésitez surtout pas hein X)
A suivre... (quelque part entre le 1er et le14 octobre)
