Bonjour tout le monde ? Comment vous portez vous moi je vais bien…très bien même.

J'ai lue une théorie. Le genre de théorie qui ne peut plaire qu'à ceux qui aiment James Potter (j'en fais partie :o). Selon laquelle la véritable personne à avoir écrit les notes sur le livre du prince de sang-mêlé ce serait en vérité James et que Severus le lui aurait volé pour se la péter en cours de potion devant Lily. Cette théorie se base sur le fait qu'Harry ne fait pas le lien entre l'écriture de Rogue et celle du livre (parce qu'il ne sait pas comment écrit son père). Elle se base aussi sur le fait que James à réussis à devenir un animagi et qu'il est celui qu'on a vu utiliser le sort de « levicorpus ». Mais bon c'est juste une théorie comme tant d'autre XD.

Si vous êtes teamRogue, ne me tuez pas s'il vous plait.

Voici les réponses aux reviews :

Angelyoru : Et oui…ça faisait longtemps je crois. Bon je ne te cache pas que…non en fait je vais te le cacher, tu le verras bien assez tôt. Huhu, je suis contente que mon lemon t'ais plus, ça me fais grave plaisir. Un William terriblement amoureux en effet, pauvre bestiole. Je suis ravie que ce petit chapitre soit bien passé. J'espère que la suite te plaira encore plus. Koeur sur toi.

Noah2209 : Huhu merci beaucoup. Oui Syracuse était un petit amour. Je ne vais pas l'abandonner je te rassure haha, on va sûrement lui trouver un petit truc à faire dans cette histoire. Merci beaucoup d'apprécier la façon dont je rends les persos ça me fais plaisir. Koeur sur toi et bonne lecture.

DeviousClass : XD comme ça c'est clair Hahaha. Je prends note.

JBE : Ah oui, je ne me suis pas trop mouillée pour les raisons de Peter, mais si ça t'as un peu convaincue je suis contente. Irf ce pauvre Artus qui douille sentimentalement parlant quand même. Du coup je pense que la suite te plaira, enfin j'espère. Koeur sur toi.

Luffynette : Merci beaucoup !

Guest : Oui hein…Artus il fait pitié un peu XD. Ah que va faire ce benêt de William tel est la question.

BaekJeong : Exactement, un chapitre bisounours je n'aurais pas trouvé mieux. Mh c'est vrai que j'aurais pu le faire, mais l'histoire est déjà longue et les raisons pour lesquelles tu ne verras pas Syracuse interagir plus que ça avec Remus c'est dans l'unique but de faire ressortir le coté Harry/Syracuse. Parce que tout tourne autour d'Harry. Enfin j'espère que la suite te plaira tout de même. Koeur sur toi et bonne lecture.

Ocechan : Vroui !

Sora94 : Oui c'est pour contrebalancé avec ce chapitre qui sera plein de rebondissement…je crois. Enfin tu verras haha. J'espère que tu apprécieras, bonne lecture et Koeur sur toi petite puce.

LadyAliceRiddleSnape : Chalut ! Je suis contente que tu ais commencé à lire ma fiction, j'espère que la suite te plaira. Merci de me lire, merci pour tes compliments, Koeur sur toi !

Yume resonnance : Haha son futur chéri XD. C'est ton troisième œil qui te le dit ? Tu as raison, réglons cette histoire une bonne fois pour toute. Pourquoi pas maintenant ? J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi.

A.F : Tout ce qui t'es arrivé…Ce n'est vraiment pas de bol. J'espère que ça ira vite mieux. Je pourrais te dire un truc du style « mais meuf t'es en suède ouaah » mais je sais pas si ça marche pour remonter le moral X). Harry c'est le roi du déni un peu. De toute façon qui serait capable de résister aux charmes de Draco…personne, pas même Harry ! Mhh William, Artus, Harry le trio des idiots…Je vois que tu ne perds pas de temps pour mettre Artus de coté XD. Alors hum je peux faire semblant d'être narguée, mais ça fait bien longtemps que j'ai finis l'école maintenant, désolée XD. Voilà, j'espère que la suit te plaira et te remontera le moral. Je fais au mieux, profites en. Koeur sur toi, bon courage et bonne lecture.

KrisIzzy : Malheureusement je connais, mais je n'ai pas trop de problème, vue que le Drarry est en priorité dans mon cœur alors, ça va…j'ai de quoi ronger mon os. Je te pardonne pour les théories, mais comme tu semblais viser juste un peu trop rapidement je me suis dit que le mieux c'était de te confier le reste de l'histoire XD, je suis curieuse dis moi comment tu vois la suite ? Bon j'avoue le chapitre était un peu maigre, mais celui qui suit ne l'est pas…je crois. J'espère qu'il te plaira. Koeur sur toi et bonne lecture.

Lady Many Many : Ouah…la meilleure ? Je suis vraiment flattée dis donc. Merci beaucoup, beaucoup. Tu veux qu'Harry reste coincé dans le passé pour toujours XD ? Alors Draco va apparaître dans cette époque d'une façon euh…je n'en dis pas plus et non ce n'est pas lui qui à demandé à Lucius d'approcher un peu plus Harry, c'est quelqu'un de moins blond XD. J'espère que la suite te plaira, Koeur sur toi.

Serpenta : Hey ! Je n'aurais pas pu et…ça n'aurait pas été très cohérent avec l'histoire. Dans le texte d'origine Remus est grillé par Severus mais ce dernier garde le secret et Remus finis ses études dans tout les cas. Donc Dumbledore à sûrement trouvé les mots justes. Je voulais rajouter un petit coté épique et Harry savait que Remus ne partirait pas, il a juste sauté sur l'occasion de trouver un remède plus vite. Au lieu d'attendre plus de seize ans. Je t'avoue que moi aussi je suis en train de mourir intérieurement en ce qui concerne William, en vrai je n'en parlerai pas au temps si ce n'était pas important. Mais les choses étant ce qu'elles sont…je crois que la suite va être encore plus complexe, désolée d'avance X) (Draco me manque aussi). Enfin, j'espère que la suite te plaira et je te remercie pour tes compliments et tes encouragements et ça me fais tellement plaisir. Gros Koeur sur toi et bonne lecture.

Moony's Words : Hahah un simple jeu de société ! Pas n'importe quel jeux, celui des chevaux (rien que d'y penser j'en ai la larme à l'œil, tant de bon souvenir). Pourquoi Remus partirait, il est bien là…avec ses baskets et sa bouteille d'eau badoit. WOUAT ?! Je me souviens pas avoir écrit que James lâché l'affaire pour Lily…comment peuvent-ils faire des bébés Harry si ils ne sont pas ensemble XD. Je comprends pas pourquoi tu les sens pas les trois services, si ça se trouve Lucius va juste lui demander de tailler sa haie, ou de lui apporter du jus de citrouille…J'espère que tu as eu le temps de manger. J'espère que tu réussiras tes partiels. J'espère que tu aimeras le chapitre qui suit. Gros koeur sur toi Moony !

Voilà ! Encore un GROS MERCI à Titou Douh grâce à qui vous ne vous arrachez pas les yeux devant mes fautes moches.

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PLEURE-MOI

« Mais je l'ai vue partir sans rien dire

Il fallait seulement qu'elle respire

Merci d'avoir enchanté ma vie. »

Une dernière danse. KYO

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Harry laissa le calendrier tomber par terre et Lord glissa sous on pull comme un intrus. Le blond ne le repoussa pas. Le serpent faisait un peu plus de deux mètres, à présent, et il était toujours aussi bavard. Plus encore depuis qu'Harry ne pouvait plus l'emmener avec lui en cours. Lord se morfondait, il avait hâte que les cours se terminent pour vivre pleinement sa vie avec Harry dehors.

Harry n'était pas sûr de ce qu'il se passerait dehors mais il préférait éviter de le contrarier. Il avait aussi autre chose à penser. La pleine lune était vendredi et son match contre les Serdaigle le lendemain matin, comme si tout concordait pour l'épuiser physiquement et mentalement. Contre toute attente, c'était Hagrid qui avait réussi à obtenir la potion poussos. Il avait réussi à amadouer madame Pomfresh et celle-ci avait craqué pour ne pas l'entendre parler de ses petits protégés qui s'étaient entre-tués et qu'il fallait réparer. Harry, encore une fois, devait beaucoup au demi-géant.

Il devrait faire avec deux loups-garous. Hagrid avait proposé de garder Remus dans la cave mais celui-ci avait tenu à respecter sa parole en s'enfermant dans la cabane hurlante. Harry et Severus avaient décidé de rester auprès de Syracuse pour la nuit mais Hagrid avait refusé. Deux élèves du même dortoir découchant une nuit de pleine lune, il n'y avait rien de mieux pour éveiller les soupçons. Ils pourraient rester manger, passer une partie de la soirée s'ils le désiraient mais ils devraient rentrer avant le couvre-feu. Harry râla : il était Préfet, il pouvait faire ce qu'il voulait. Severus lui rappela qu'il devait surtout montrer l'exemple.

Mais ils étaient tous rassurés sur un point : Remus avait accepté.

Harry se redressa et récupéra Lord qui s'entortillait contre son torse.

- allons-nous ce soir ?

- On va se promener. Tu aimes ça, non ?

- J'adore, Harry…Tu me manques beaucoup, j'aimerais revenir en cours avec toi.

- Tu n'entres plus dans la poche qu'a cousue Lily, que dois-je faire ?

- Rends-moi invisible.

Harry secoua la tête en rigolant. Il laissa cependant Lord ramener sa tête contre son cou et se décida à quitter son lit.

OooooooooooOoooooooooO

James Potter avait des soupçons. Quelque chose se passait et on ne l'avait pas mis dans la confidence. Comment le savait-il ? Simple : Harry Adams, Severus Rogue et Remus Lupin étaient absents lors du dîner. Pour Remus, c'était normal, pour Harry ça passait vu qu'il état souvent absent lors des repas, mais pour Severus c'était autre chose. Ce n'était pas normal, surtout un soir de pleine lune. Il savait parfaitement que quelque chose se tramait et il avait bien l'intention de le découvrir.

Il déplia la carte du maraudeur et observa les noms qui se présentaient sous ses yeux. Au même moment, Sirius s'écroula sur le matelas à côté de lui.

- Tu cherches Remus ?

- Pas uniquement. Regarde : Rogue n'est pas dans sa chambre.

Sirius se pencha au dessus de son épaule. Dans la chambre des Serpentard se trouvaient Chester et Corgan mais pas Adams ni Rogue. Quoique pour Adams, rien ne disait s'il était vraiment sorti. Remus, quant à lui, devait sans aucun doute se trouver dans la cabane hurlante. Il avait demandé à Sirius et James de ne pas le suivre cette fois-ci, disant qu'il passerait cette nuit seul.

- On devrait quand même le rejoindre, tenta Sirius, juste pour être sûrs.

- On devrait, oui.

James referma la carte et se leva. Il fouilla dans sa valise pour récupérer la cape d'invisibilité et Sirius se leva à son tour. Peter, qui était toujours dans leur chambre, se leva à son tour.

- Où est ce que vous allez ?

- Dans un endroit qui ne te concerne pas. dit sèchement James.

Peter baissa les yeux et ne répondit rien. Sirius n'ajouta rien et ils sortirent de la chambre. Ils descendirent les marches qui menaient à la salle commune et se dirigèrent vers le tunnel du tableau de la grosse dame quand quelqu'un se mit devant eux.

Lily Evans avait les poings sur ses hanches et observait James et Sirius, le visage légèrement énervé. La seule pensée de James fut de se dire qu'elle était jolie quand elle était en colère. Sirius afficha un sourire amusé.

- Le couvre feu est dans moins d'une heure. Vous avez dîné, aucun de vous n'a l'air malade et il y a des toilettes dans le dortoir des Gryffondor donc je ne vois strictement aucune raison qui vous pousse à sortir à une heure pareille.

- Un cas de force majeure, Evans !

- Oui, une veuve et une orpheline à sauver ! La routine, quoi.

Lily sortit sa baguette et la pointa sur les deux garçons avec un sourire dur.

- Cette fois-ci, nous allons faire les choses à ma façon. Je vous propose deux solutions : soit on s'assoit tous les trois dans ce canapé jusqu'à ce que je juge que vous n'avez plus besoin d'une baby-sitter, soit je vous pétrifie tous les deux et je vous enferme dans ce placard histoire d'avoir la paix.

- Oh allez, Evans, tu ne vas p…

- Petrificus totalus !

Sirius s'écroula au sol, complètement figé. James le regarda avec horreur avant de se mettre à rire.

- Je n'en reviens pas ! Tu l'as fait !

- Et si tu ne t'assois pas sagement, tu seras le prochain.

James leva les mains en signe de renoncement et le sourire satisfait de Lily le convainquit qu'il avait fait le bon choix. La jeune fille leva le corps de Sirius d'un coup de baguette et l'enferma dans le placard à balais tout en ayant récupéré sa baguette et fermé la porte d'un collaporta. Puis elle s'assit dans un fauteuil et James s'assit en face d'elle.

- Bon, Evans, comment allons nous passer ces quelques heures ensemble ?

- Je ne sais pas, Potter. Peut-être que l'on pourrait réviser... J'ai ici un questionnaire de potions qui pourrait grandement t'aider, vu que tu n'es pas très doué.

James grimaça mais il affichait un sourire conquis et Lily se força à ne pas rougir.

- Soit. Dans ce cas, je te fais réviser la métamorphose vu que c'est ta bête noire. Marché conclu ?

James tendit la main vers Lily et elle la jaugea pour s'assurer que ce n'était pas un piège. Finalement, elle glissa ses doigts contre sa paume et James serra brièvement sa main.

-Marché conclu, souffla-t-elle.

Elle rangea sa baguette et sortit ses cours et pendant qu'il la regardait faire James oublia complètement ses amis. C'était la première fois qu'il se retrouvait en tête à tête avec Evans, il n'allait pas laisser passer ça.

OooooooooOooooooooO

- Potter ! Potter, réveillez-vous !

James cligna des yeux et décela une vive douleur au niveau de son cou. Il s'était endormi dans le fauteuil et sa position inconfortable lui avait offert un joli torticolis.

- Potter !

James frotta ses yeux et comprit qu'il avait gardé ses lunettes sur son nez. Il bailla et découvrit Lily dans le fauteuil d'en face. Cette dernière tenait encore la baguette de Sirius dans ses mains mais elle avait replié ses jambes sous ses fesses. James profita un petit moment de cette vision. S'il avait déjà le béguin pour Lily Evans, James venait de définitivement tomber amoureux d'elle.

- Potter, bon sang ! Regardez-moi !

James redressa la tête et remarqua que la grosse dame se tenait dans le portrait au dessus de lui.

- Qu'est ce que…

- Enfin ! Il y a un garçon qui vous attend dehors. Il dit que c'est urgent. Il est vraiment très embêtant…ces Serpentard n'ont aucune tenue.

- Un Serpentard ?!

- Mais oui, puisque je vous le dis. Chassez-le vite !

James se leva et gémit de douleur en faisant craquer toutes ses articulations. Il récupéra doucement la baguette de Sirius et ramassa une couverture pour la mettre sur Lily. Elle marmonna quelque chose et il se retint comme un fou d'embrasser ses cheveux. A la place, il nota un petit mot au coin de son parchemin.

Merci pour les leçons.

J.P

Il se dirigea vers le placard où Sirius avait été enfermé et leva le sort sur la porte. Il l'ouvrit et Sirius s'écroula à ses pieds, un filet de bave au coin de ses lèvres. James se pencha et le secoua.

- Debout, Pat' !

Sirius se leva d'un coup et sa tête frappa le menton de James. Chacun mit la main sur la nouvelle zone douloureuse.

- Tu m'as laissé dormir dans un placard…

- Désolé d'avoir passé une meilleure soirée que toi. Lève-toi !

- Quelle heure est-il ?

- Six heures du matin.

- Quoi !? Mais c'est beaucoup trop tôt !

James ne lui répondit pas et s'avançait déjà vers la sortie de la salle commune.

- James ?

- Viens.

En sortant, James ne fut presque pas surpris de trouver Harry Adams devant le portrait.

- Adams ?

- Bonjour Black, bonjour Potter. Vous avez un peu de temps à me consacrer ?

- Qu'est ce que tu fais ici ? Tu sais que tu as un match dans même pas deux heures ?

- Oui, et j'espère vous y voir pour admirer ma victoire.

- Abrège, Adams, dit James en rigolant.

- Je me disais qu'on pourrait retrouver Remus ensemble.

James et Sirius froncèrent les sourcils mais Harry les devança.

- C'est un peu tôt pour jouer des mauvais tours. Venez.

Ils le suivirent tout de même avec méfiance. Harry ne s'en formalisa pas et les mena jusqu'au parc. Sirius et James eurent la surprise d'y trouver Severus et Hagrid. Harry accéléra le pas et les deux Gryffondor comprirent qu'ils se trouvaient devant le saule cogneur.

- Comment va-t-il ? demanda Harry.

Hagrid tamponna le coin de ses yeux avec un mouchoir en tissu mais fit un immense sourire à Harry.

- Il va bien… Ça a fonctionné, Harry. Il a beaucoup pleuré mais… Il marchera.

Severus se tourna vers James et Sirius et leur fit un mince sourire. Sirius lui répondit de la même façon et le brun tourna vivement la tête, le rouge aux joues. James s'approcha d'Harry.

- Qu'est ce que ça veut dire, Adams ? Qu'est ce qu'on attend ?

- On attend Remus.

Au même moment, les branches du saule cogneur se regroupèrent paresseusement et les quatre élèves et le demi-géant virent Remus sortir. Dès qu'il les vit, il se dirigea vers eux presque en courant. Il posa son regard sur James et Sirius et un sourire illumina ses traits.

- Remus, tenta prudemment James, est-ce que ça va ?

Sirius jeta un regard en biais à Severus. Ce dernier était blanc comme un linge et serrait sa robe avec nervosité. Remus reporta son regard sur Rogue et Adams et, à la grande surprise de tous, il se mit à pleurer, mais ses larmes coulaient contre un immense sourire. Il s'approcha de Severus.

- Merci, merci, merci !

Bientôt, son sourire s'effaça et c'était de vrais sanglots qui agitaient son corps.

- Merci, Severus… Merci…

Il répéta ses mots, entrecoupés de hoquets.

- Alors… Ça a fonctionné ?

- Oui ! Oui, tu es un génie !

- J'ai juste suivi la recette, dit Severus, gêné.

Il regarda Harry et lui fit un sourire satisfait. Harry posa une main sur l'épaule de Remus.

- Ça veut dire que tu restes avec nous ?

Remus releva un visage baigné de larmes. Il se tourna vers James et Sirius qui comprenaient de moins en moins

- Oui… Oui, je reste.

- D'accord, Remus, mais il va vraiment falloir être plus clair.

- Je suis d'accord avec James, je ne comprends rien du tout.

- Je crois que Severus et Harry pourrons vous faire un résumé de cette histoire.

Harry se mit à rire.

- Désolé mais ça sera sans moi. J'ai un match et j'ai l'intention de dormir encore quelques minutes, il se tourna vers Hagrid, demain je viendrais vous voir. Merci pour tout ce que vous avez fait, Hagrid.

- Oh, ne t'en fais pas, mon garçon ! C'était un vrai plaisir. A quoi servent les amis si ce n'est pas à s'entraider ?

- Vous avez raison, il fit un clin d'œil à Severus, à quoi servent-ils à part ça ?

Harry salua tout le monde et laissa le brun aux griffes des Gryffondor.

- Bon, Rogue, il va falloir tout nous raconter et dans l'ordre... Et toi, Remus ! Plus jamais tu ne ressors seul !

Remus et Severus se regardèrent en souriant. Oui, ils allaient tout leur dire.

OoooooooOoooooooO

Artus Bines regarda un à un les membres de son équipe. Aucun d'eux ne souriait, tous se projetaient déjà dans le futur match le regard fier, prêts à se battre.

- Pour trois d'entre nous, c'est le dernier match que nous jouerons en tant que Serpentard. J'espère de tout mon cœur que vous saurez faire vibrer comme il se doit chaque membre de notre maison ! Pour les autres… Le meilleur reste à venir. Prenez autant de plaisir que j'en ai eu à faite partie de cette équipe, à en être le capitaine. J'ai aimé tous nos matches, tous nos entraînements, toutes nos victoires et même nos défaites. Je souhaite que vous les aimiez tout autant. Aujourd'hui, les Serpentard gagneront la coupe de Quidditch !

Tous les membres hurlèrent un « oui » enjoué et Artus sentit le plaisir et l'excitation que lui procuraient toujours ces moments. Il regarda Harry qui était déjà en train de faire une accolade joyeuse à Natiel pendant que Tant frappait amicalement son épaule. Il n'y avait aucune crainte, aucun doute dans son regard. Harry savait déjà qu'il gagnerait et Artus le lisait sur son visage. Comme il aurait aimé le serrer contre lui et l'embrasser sans se soucier de rien... Il n'aurait même pas le droit de le faire à la fin de ce match.

Ils marchèrent en direction du terrain de Quidditch et virent avec surprise que tous les gradins étaient pleins. Toutes les maisons au complet assisteraient à leur performance. Une bouffée de joie s'empara d'Artus. Il avait une équipe en or, un public survolté et la chance de vivre sa dernière année avec intensité.

Le capitaine de l'équipe de Quidditch ne le savait pas mais cette image de lui entouré de chaque élève qui faisait briller leurs couleurs resterait gravée dans son esprit à jamais, à tel point qu'après avoir vécu la vie qui l'attendait, après s'être marié, entouré de sa famille, la seule image qui viendrait à lui avant de mourir serait cette unique scène.

Pas la victoire, pas le match, pas la coupe. Non : juste lui, levant le nez vers la foule qui exultait ; lui regardant chaque membre de son équipe pour s'arrêter sur Harry Adams qui embrassait ce bracelet vert, ce porte bonheur dont il en partagerait la chance. Harry, les lèvres posées sur un cercle de jade et tenant son balai sur le terrain de Quidditch. Artus Bines se dirait alors en poussant son dernier souffle que c'était une façon parfaite de mourir.

OoooooooooooOooooooooooooO

Comme l'avait dit Rebecca, elle n'avait aucune chance face à Harry. Mais ce dernier, plus par soucis du spectacle que par réelle envie de gagner, fit durer le suspense. Il pouvait cependant compter sur son équipe pour prendre part au jeu. Ils humiliaient les Serdaigle. Natiel ne lâchait pas le souaffle et Artus avait déjà envoyé un poursuiveur à l'infirmerie. Ils étaient au sommet de leur forme mais finalement Harry décida que le massacre avait assez duré. D'un mouvement fluide, il se laissa tomber en arrière sous les exclamations de la présentatrice. Il vit Rebecca le suivre de près mais ne s'en formalisa pas. Le vif d'or était à lui, il serait toujours à lui. C'était comme s'ils étaient liés, comme si l'orbe doré ne pouvait vivre qu'entre ses doigts.

Et il l'attrapa.

Son premier regard fut pour Artus et ce dernier avait le plus lumineux des sourires. Harry s'envola un peu plus et fonça vers les tribunes où se tenaient tous les Serpentard.

- SERPENTARD ! hurla-t-il

Et tous les élèves vert et argent lui répondirent dans un même rugissement. Il voyait Cassie lever son poing en l'air. Severus avait levé ses deux bras et hurlait le nom de sa maison. William s'était mis debout sur les marches et l'applaudissait. Harry aurait voulu se jeter sur lui et l'embrasser pour partager toute sa joie. Il était rempli d'un intense bonheur. Il avait envie de le montrer à tous les Serpentard. Il voulait qu'il n'y ait pas de honte, pas de colère, pas de haine. Juste du bonheur.

Il brandit le vif d'or au-dessus de sa tête et toute son équipe se jeta sur lui.

Quand ils reposèrent le pied au sol, ils s'alignèrent tous et applaudirent les Serdaigle. Et contre toute attente, tous les élèves de Serpentard les applaudirent aussi.

OoooooooooOoooooooooO

- On s'est rencontrés ici pour la première fois.

Harry enfonça ses mains dans ses poches en s'approchant d'Artus, qui avait les yeux rivés sur les cercles qui servaient de but.

- Tu deviens nostalgique ?

- Je le serai toute ma vie. Tu as réussi à t'extirper des griffes de tes fans ?

- C'est Natiel et Tant qui sont alpagués de toute part.

- Je vais partir, Harry.

- Oui, c'est évident : c'est ta dernière année.

Artus se tourna vers Harry et ce dernier découvrit pour la toute première fois à quoi ressemblait son capitaine quand il était sérieux. Vraiment sérieux.

- Je veux dire que demain je m'en vais.

- Comment ça, tu t'en vas ?!

- Je repars en France pour un mois. Ensuite, je m'envole pour le Japon.

- Mais… Et tes ASPICs ?!

- Je t'ai dit que j'allais échouer. Je n'étais pas censé les passer. L'équipe d'Osaka m'a déjà accepté mais j'ai reculé ma venue d'un an.

Harry étira ses lèvres d'un sourire forcé.

- Donc tu pars vraiment voler avec les avions ?

Artus leva un sourcil étonné.

- Tu te souviens de ça ?

- Bien sûr. Tu penses que je ne fais pas attention à ce que tu dis ?

- Je me disais que, comme je n'étais pas la bonne personne...

Harry détourna un regard blessé et Artus glissa sa main contre sa joue pour le forcer à le regarder.

- Harry ?

- Ce n'est pas parce que je n'ai pas accepté de sortir officiellement avec toi que je ne fais pas attention à toi. Je ne suis pas aussi cruel, Artus. Tu m'es précieux.

- Je sais, Harry. Tu n'es pas cruel et c'est ça le problème. En voulant contenter tout le monde, tu oublies ton propre plaisir. Tu as accepté que je profite un peu de toi et crois-moi, j'aurais aimé en profiter plus. Mais tu fais fausse route, Harry. En essayant de ne pas être égoïste, tu l'es complètement. Tu ne vois que les choses à ta façon...

- Ce sont des reproches ?

- Non, j'essaie juste de te dire que j'ai été heureux avec toi. Ce fut court mais intense, n'est-ce pas ? dit-il en rigolant.

Harry attrapa sa main et sourit à son tour.

- Tu pars combien de temps ?

- Est-ce que c'est important ?

- Tu n'imagines pas à quel point.

Harry plongea ses grands yeux verts dans le bleu profond d'Artus qui le regarda avec un air douloureux.

- Ne le dis pas, Harry.

- Ne pas dire quoi ?

- Qu'on ne va jamais se revoir. Ne le dis pas, parce que je risquerais de rester. Je risquerais de ne pas quitter l'Angleterre juste pour m'assurer que tu existeras toujours ici. J'ai tenu le coup, je n'ai pas posé de questions. Alors ne dis rien.

Harry haussa les épaules.

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n'ai pas l'intention de quitter le pays comme toi. J'ai l'intention d'avoir une place au Ministère.

- Donc c'est juste un au revoir ?

- Juste un au revoir, Artus.

Le capitaine se pencha pour déposer ses lèvres contre celles d'Harry mais le plus jeune parla.

- Quand tu feras partie de l'équipe d'Angleterre, n'oublie pas de m'envoyer des places pour venir te voir gagner la coupe du monde !

- Ne t'en fais pas, tu es en tête de liste.

Harry entoura la taille d'Artus et ils s'embrassèrent. Ce fut leur dernière étreinte. Leur dernier baiser. Leur dernière discussion.

Artus ne revit jamais Harry Adams.

OooooooooooOoooooooooO

Harry n'était pas sorti de son lit de toute la matinée. William et Cassie avaient voulu le réveiller mais ce dernier avait fait semblant de dormir. Il n'avait pas l'intention de croiser Artus. Il ne voulait pas le voir s'en aller. Selon lui, cette histoire s'était terminée comme il fallait mais ça n'empêchait pas son cœur d'être écrasé par le chagrin. Il se tourna et laissa Lord se frotter contre son nez.

- Harry ? Est-ce que ça va ?

- Je suis triste, Lord.

- Moi aussi, je suis triste quand tu n'es pas là...

Harry fit un mince sourire et embrassa le serpent sur la tête.

- Ne t'en fais pas. Je ne t'abandonnerai jamais.

- Promets-le-moi, Harry.

- Je te le promets. Tu restes avec moi.

- Je reste avec toi, pour toujours.

Harry ferma les yeux et se força à se rendormir.

OooooooooOooooooooO

William, Cassie et Severus revenaient de la bibliothèque et arrivaient dans la grande salle. Ils trouvèrent un regroupement de Serpentard. Cassie avança rapidement vers le groupe pour trouver Artus entouré de l'équipe de Quidditch et d'autres élèves.

- Je n'en reviens pas que tu aies accepté ! Tu nous quittes vraiment, alors ?

- Désolé de faire ça un peu sauvagement, répondit Artus en rigolant.

- Du coup, je peux aussi quitter l'école, vu qu'on a gagné la coupe, je suis libre ! dit David sourire aux lèvres.

- Tu fais comme tu veux !

- Tu t'en vas ?!

C'était William qui venait de poser la question, poussant sans le vouloir deux élèves. Artus le regarda avec un immense sourire.

- Oui, dès que j'aurais dit au revoir à tout le monde.

- Harry le sait ?

La voix de William faillit frôler les aigus mais il tenta de garder une certaine maîtrise. Soudain, le regard d'Artus se fit triste. Alors William décela exactement ce qu'il aurait pu déceler dans son propre reflet : tout ce qu'ils éprouvaient pour Harry tous les deux.

- Bien sûr, qu'Harry le sait, répondit Natiel. Ça sera lui le prochain capitaine, après tout.

- Perdre deux batteurs et notre gardien, c'est un coup dur, souffla Ross.

Artus attrapa son épaule avec un sourire amusé mais son regard était toujours posé sur William. Le brun se détourna de lui mais Artus l'interpella.

- Chester !

- Quoi ?

Le ton agressif du brun n'effaça pas le sourire de l'ancien capitaine.

- Tu ferais mieux d'être un peu plus égoïste que moi.

William se tourna, suivi de Cassie et Severus qui saluèrent une dernière fois le capitaine. En arrivant dans leur chambre, ils constatèrent qu'Harry n'était plus là.

- Il est sûrement parti aux cuisines.

Severus s'assit à son bureau, Cassie s'écroula dans son lit et William soupira. Il se dirigea vers le lit d'Harry.

- Tu peux voir s'il n'y a pas mon manuel de botanique dans ses affaires, Will ?

- Regarde toi-même.

- Mais tu es juste à côté...

William leva les yeux au ciel et ouvrit le tiroir de la table de chevet où se trouvait tous les livres de cours d'Harry. Il les sortit un par un et finit par trouver le livre de Cassie. Puis juste en dessous, il trouva deux enveloppes. Il reconnut immédiatement celle qu'il avait envoyée à Noël et qui n'avait jamais reçu de réponse. Elle était encore fermée et William se mordit la lèvre de colère. Puis, juste à côté, il en vit une autre qui n'était pas fermée. Du bout des doigts, il pencha l'enveloppe et vit son prénom marqué dessus. William l'ouvrit un peu plus et trouva un carré de tissus fermé par un ruban sur lequel était marqué « joyeux noël ». Rongé par la curiosité, il l'ouvrit et faillit s'étouffer en voyant ce qu'il y avait à l'intérieur.

C'était un bracelet, semblable à celui qu'il avait offert à Harry, sauf qu'il était doré et que deux canines le décoraient. Il retira ses doigts, comme si il avait été brûlé. Rapidement, il remit tous les livres et ferma le tiroir. Il jeta le bouquin de botanique sur le lit de Cassie et sortit de la chambre sans un mot.

Sans grande surprise, il trouva Harry dans la tour d'astronomie. Celui-ci ne prit même pas la peine de se retourner. William s'avança mais resta à une distance raisonnable.

- Artus est parti.

- Je sais.

- Et tu ne dis rien ?

- Il est juste parti deux mois plus tôt que la fin des cours. Il serait parti tôt ou tard, que veux tu que je fasse ?

- Tu ne fais même pas semblant d'être triste…

Harry se tourna vivement vers lui et le foudroya du regard. William soutint son regard mais découvrit avec horreur que c'était la première fois que la colère d'Harry était dirigée contre lui.

- Tu devrais être satisfait, non ? Tu n'aimais pas Artus et maintenant, tu me demandes de faire quelque chose pour le retenir ?

- Mais… Vous étiez ensemble.

- Non.

- Je vous ai vus vous embrasser.

- S'embrasser ne veut pas forcément dire sortir ensemble. Tu as embrassé Lily et tu n'es pas en couple avec elle. On s'est juste arrangés, de la même façon que tu voulais qu'on s'arrange.

William encaissa sans broncher et Harry passa une main dans ses cheveux en soupirant.

- Pourquoi tu es là, William ?

- Parce que je pensais que tu étais triste, mais je suis ravi de constater que tu vas parfaitement bien, dit-il froidement.

- Oui, je vais bien. J'ai dit au revoir à Artus comme tout le monde et tout va très bien, donc tu peux disposer.

William serra les poings face à l'indifférence d'Harry.

- Donc… Il ne représentait rien pour toi ?

Harry haussa les épaules.

- C'était un très bon ami. On restera sûrement en contact... On s'est bien amusés, mais c'est tout.

Le brun plissa les yeux.

- Et moi ?

- Toi quoi ?

- J'ai représenté quelque chose pour toi ?

- Tu…

Harry s'interrompit et détourna le regard.

- Tu l'as dit toi-même, n'en faisons pas toute une histoire.

Le cœur de William s'écrasa dans sa poitrine.

- J'aimerais qu'on en parle, Harry.

- Ah oui ? En parler est une erreur que j'ai déjà faite, tu te souviens ?

- Alors dis-le-moi en face. Dis-moi que je ne suis qu'un ami. Dis-le-moi dans les yeux, Harry, et on n'en parlera plus. Dis-moi que tout va réellement bien pour toi.

- Pourquoi je me fatiguerais à dire ça alors que c'est évident ?

Le ton dédaigneux du blond tapa sur le système de William. Il annula la distance entre eux et attrapa violemment le col d'Harry qui ne fit aucun mouvement pour se défendre et qui continuait à détourner le regard.

- DIS-LE-MOI ! Dis-le-moi, Harry. Dis-le !

- Te dire quoi…

- Que tu ne ressens rien ! Dis-moi pourquoi tu gardes mon bracelet !? Dis-moi pourquoi il y a exactement le même à mon nom dans tes affaires ?!

Les yeux d'Harry s'agrandirent d'horreur. William faillit reculer mais tint bon. En face de lui, ce n'était plus le Harry puissant, le Harry qui ne laissait rien au hasard. En face de lui, c'était juste un adolescent apeuré. Toute colère s'évapora et la seule chose que William voulait faire à présent était le prendre dans ses bras. Harry amena son poignet contre ses lunettes.

- Pourquoi ? dit-il d'une voix brisée. Pourquoi tu veux toujours tout savoir ? Pourquoi je n'arrive pas à arrêter de penser à toi ? Pourquoi je suis incapable de te repousser ? Pourquoi tu es là, William ? Tu me fais tellement mal ?

William lâcha le col d'Harry et se recula, la bouche tremblante.

- De quoi as-tu peur, Harry ?! Qu'est ce qui t'empêche d'être aussi insouciant que Cassie ? Qu'est ce qui t'empêche de m'accepter ?! Qu'est ce qui te pousse à me repousser encore et encore ?

Harry émit un petit rire.

- Tu me reprochais d'être trop sérieux mais regarde toi…

- Parce que j'ai envie d'être sérieux avec toi, Harry ! hurla-t-il.

- Et moi je ne veux pas que tu le sois, gémit-il piteusement.

- Donne-moi une bonne raison, Harry… Donne-moi une vraie bonne raison et je lâcherai l'affaire.

- D'accord…

William sursauta. Le ton froid d'Harry lui glaçait le sang. Le blond se tourna vers lui et cette fois-ci son regard était dur.

- Tu veux savoir pourquoi ? Je vais te donner toutes les raisons. Écoute-bien.

William regretta presque immédiatement. Harry souleva ses cheveux et lui montra sa cicatrice en forme d'éclair.

- Tu vois ça ! Tu vois ce merveilleux souvenir ?! Voilà ce qu'a laissé le type qui a tué mes parents ! Ils ne sont pas morts dans un accident de voiture ou en essayant de remplacer une ampoule. Non ! Ils ont été assassinés. Et regarde-moi ! Ça, c'est miraculeux ! Moi, je suis encore en vie ! Tu veux aussi savoir ce qu'est devenu mon parrain ?! Allons-y, alors ! Il s'est fait tué, William ! Par des gens qui bossaient pour l'assassin de mes parents. PARCE QU'IL A ESSAYE DE ME PROTEGER ! Tu veux savoir pourquoi je ne suis plus en contact avec mes amis ?! Parce que je ne peux pas ! Je ne peux pas leur parler, je ne peux pas les revoir parce que ça mettrait leurs vies en danger. Parce que je suis en danger ! Parce que ce type rôde toujours ! Pour toutes ces raisons, William ! Parce que je t'aime ! Et que tôt ou tard, je te ferai souffrir. Parce que tôt ou tard, je disparaîtrai ! Alors épargne-nous tous les deux ! Je t'en supplie. Revenons à ce qu'on était avant ou déteste moi, mais par pitié ne m'oblige pas à t'aimer plus…

Harry pleurait maintenant. Et c'était ce choix là à présent que la vie offrait à William.

Devait-il choisir cette vie paisible ? Devait-il choisir la tranquillité, le calme ? S'il choisissait cette vie, tout serait simple, et tout ce qu'il aimait dans sa vie… C'était la simplicité.

Mais s'il choisissait cette vie, il allait perdre. Il allait perdre Harry… Et perdre, il détestait ça.

Ses lèvres frappèrent violemment celles d'Harry. Il força la bouche du blond de sa langue et Harry céda trop vite. Leurs dents s'entrechoquèrent et ses mains se perdirent sans une once de douceur dans ses cheveux. A leur baiser se mélangeait le goût salé des larmes d'Harry.

Comment avait-il pu se passer de ça ? Comment aurait-il pu ? Comment choisir une vie simple quand les chemins tortueux qui menaient à Harry étaient aussi intriguant ? William jetait ça. Il avait besoin d'Harry, il avait besoin que son monde soit bousculé, il avait besoin que quelque chose le fasse vibrer et Harry le faisait. Il le poussait à bout, éveillait tous ses sens. Il le faisait bouillir de colère, frémir de désir, il lui donnait le tournis et la nausée. Harry était une tempête, le déluge, les sept plaies de l'Égypte. Et William adorait ça.

Personne n'embrassait comme Harry. Personne ne riait comme lui, ne s'emportait comme lui. Personne ne pleurait comme Harry. Le goût de ses lèvres, la saveur de ses larmes, son odeur enivrante, la douceur de sa peau, le son de sa voix...

« Sois plus égoïste »

Oh, il le serait... Il l'avait été dés le début. Dès que ses yeux s'étaient posés sur lui. Il l'avait aimé presque immédiatement.

Ses mains passèrent avidement contre la peau de son ventre. Il était fatigué de courir, il voulait l'écraser de tout son poids sur ce sol. Les mains d'Harry tentèrent de le repousser alors que sa langue s'agitait contre la sienne. A bout de souffle, William s'écarta et Harry laissa sa tête tomber contre son épaule, son corps parcouru d'un sanglot violent.

- Pourquoi ? pleura-t-il.

- Parce que je t'aime, Harry. Tant pis si tu disparais, tant pis si un jour on te prend à moi. Laisse-moi t'aimer. Aime-moi. J'ai envie que tu m'aimes !

Harry se laissa glisser et William accepta la chute. Il entoura Harry de ses bras et embrassa son crâne.

- Je ne te laisserai pas…

- C'est le pire des choix.

William rigola contre lui.

- Ce ne sont pas tes affaires, c'est mon choix… S'il le faut, jusqu'à ce que je tienne ton cadavre entre mes bras, je t'aimerais toujours.

Harry étouffa un rire contre son torse et William le berça. Au bout d'un long moment, Harry finit par se calmer. Ils retournèrent aux dortoirs et William n'eut pas la force de dormir dans son propre lit. Il s'écroula de fatigue et tint Harry contre lui toute la nuit. A son réveil, il était seul dans le lit mais quelque chose avait changé.

Sur son poignet, un cercle d'or brillait.

OoooooooooOooooooooO

La situation était bizarre. Elle mettait presque tout le monde mal à l'aise. Des regards en biais étaient jetés puis se baissaient aussitôt. Personne ne parlait, personne n'osait.

Pourtant, ça partait presque d'une bonne intention. James Potter avait demandé à Lily Evans s'ils pouvaient aller à Pré-au-lard ensemble et Lily Evans avait demandé à Harry de lui servir de chaperon. Sirius Black, en l'apprenant, avait décidé de se joindre à eux. Severus, par souci d'équité face au nombre restreint de Serpentard, s'était royalement incrusté. William, qui voyait cette histoire d'un mauvais œil, s'était greffé au groupe. Remus, qui n'avait rien à faire, avait trouvé amusant de s'y joindre. Quant à Cassie et Rebecca, ils avaient juste voulu sortir en amoureux.

Ils se retrouvaient à présent tous assis aux trois balais. James en face de Lily, Severus en face de Sirius, Harry en face de William, Cassie en face de Rebecca et Remus en bout de table.

- Voilà qui est particulier..., tenta Cassie.

- C'est rare de les voir aussi silencieux, souffla Remus.

- Peut-être qu'on les dérange, ajouta Rebecca.

Les trois jeunes en bout de table regardèrent les six autres qui avaient tous la tête baissée. Puis Sirius se leva.

- Bon, ça suffit ! Peut-être que venir en grand groupe d'un coup n'était pas une idée du génie ! Alors, séparons-nous !

- A la bonne heure !

Cassie et Rebecca se levèrent d'un coup et chacun d'eux prit un bras de Remus.

- J'ai entendu dire, cher Lupin, que vous portiez un certain intérêt envers les plantes lança Cassie, amusé.

- Peut-être, cher Lupin, que vous pourrez nous parler de votre faculté incroyable à supporter les Gryffondor, continua Rebecca.

Remus se fit traîner par le couple sans pouvoir faire quoi que ce soit puis ce fut au tour d'Harry de se lever et Lily le regarda avec surprise.

- Où vas-tu ?

Harry haussa un sourcil et lui fit un immense sourire.

- Je vais suivre ton conseil, voyons ! Il se tourna vers William : on peut y aller ?

Le brun se leva avec un sourire moqueur aux lèvres. Il ne se fatigua pas à regarder le reste du groupe et devança Harry vers la sortie.

- Est-ce que ce type a toujours une tête de méchant ? Harry, c'est quoi ce goût pour les regards durs et les sourires narquois ? plaisanta Sirius.

Harry ouvrit la bouche et, à la stupéfaction de tous, se mit à rougir. Lily cligna des yeux et même Severus le regarda bizarrement.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

Et il battit en retraire rapidement.

- Donc, fit James, ce n'est plus que nous quatre, comme au bon vieux temps, n'est ce pas ?

Lily croisa les bras sur sa poitrine et Severus le fusilla du regard.

- Allez les gars, de l'eau a coulé sur les flancs des montagnes !

- Sous les ponts, dirent Lily et Severus d'une même voix.

- Quoi ?

- L'expression c'est « de l'eau a coulé sous les ponts ».

- D'accord, c'est pas la rivière à boire.

- La mer… Oh, laisse tomber, fit Lily en le voyant perdu.

Mais elle ne retint pas le petit sourire qui ornait ses lèvres, ce qui n'échappa à Severus qui ne comprenait pas, ou comprenait trop bien ce qui se passait. Il observa Lily et James qui se regardaient, sourire aux lèvres, et une drôle de sensation écrasa son cœur. Il se leva d'un coup et Lily attrapa son bras.

- Que fais-tu ?

- Il faut que je parle à Harry. J'ai oublié de… Euh…. J'ai...

Il s'extirpa de la poigne de Lily et s'enfuit rapidement. Sirius le regarda partir et tourna la tête vers James qui le foudroyait du regard.

- Ce n'est pas comme si je voulais tenir la chandelle...

- Personne ne va tenir quoi que ce soit !

Mais Sirius s'échappait déjà, laissant James et Lily seul. La jeune fille soupira mais leva la main vers une serveuse.

- Qu'est ce que tu fais ? demanda James.

- Tu as ton rendez-vous alors fais ça correctement, non ? Offre-moi à boire.

Le visage de James s'éclaira immédiatement et Lily se sentit rougir. Elle secoua la tête en rigolant.

Dehors, Severus avait la main sur le cœur. Il s'était appuyé sur le coin d'un mur et essayait de comprendre ce qu'il se passait. En temps normal, avant, un an et demi plus tôt, il aurait fait des pieds et des mains pour sortir Lily d'ici. Il aurait juré, hurlé, peut-être même dit des choses vraiment insultantes. Il se serait senti dévoré par la jalousie et la colère. Mais devant cette scène, il n'avait soudainement rien ressenti du tout. Voir James faire des sourires niais ne l'horripilait pas, voir Lily lui faire les yeux doux ne l'énervait pas. Il n'était pas jaloux. Et s'il n'était plus jaloux... Ça voulait dire qu'il n'était plus amoureux. Severus gémit piteusement. Bien sûr que si, il aimait Lily ! Il n'avait jamais cessé de l'aimer, et il l'aimerait toujours. Mais cet amour n'était pas comme Harry le décrivait...

« Si tu aimes quelqu'un, tu as envie de l'embrasser en permanence, de le ou la toucher constamment. Tu as envie d'être près de cette personne tout le temps et tu as du mal à supporter son absence. Tu la cherches des yeux et tu te sens bêtement joyeux quand elle est à coté de toi. Enfin, c'est comme ça pour moi... »

Voilà ce que lui avait dit Harry. Voilà comment il ressentait les choses. Severus avait sûrement éprouvé ce genre de sentiment pour Lily fut un temps mais ça s'était étrangement estompé. Il ne se voyait pas l'embrasser, il ne se voyait pas vouloir quelque chose d'intime. Il était heureux quand Lily était avec lui, de la même façon qu'il était heureux quand Harry se trouvait avec lui. Mais c'était une autre forme d'amour. C'était devenu fraternel. Severus suffoqua légèrement. Il aurait du sentir son cœur se briser ou s'écrouler en larmes en se rendant compte qu'il avait cessé d'aimer son amour de jeunesse mais ça ne se passa pas comme ça. Il se sentait étrangement libre, n'avait plus ce poids sur le cœur. Il n'y avait plus cette incertitude qu'un jour, Lily ne serait plus à lui, parce que maintenant il savait qu'il y aurait toujours Lily dans sa vie quoi qu'il arrive. Comme une véritable amie, comme une sœur.

- Severus ?

Le brun sursauta et ses yeux s'accrochèrent à ceux de Sirius.

- Black ?

- Allez, on peut s'appeler par nos prénoms maintenant !

Severus fronça les sourcils. Il détailla le visage souriant de Sirius et soupira. Pourtant, il ne put s'empêcher de sourire.

- D'accord. Sirius.

Severus se redressa un peu et reprit sa marche et Sirius le suivit, les mains dans les poches. Pas une seule fois le Serpentard n'osa le regarder. Il avait l'impression que s'il le faisait, il allait fondre sur place. Severus était parfaitement conscient de ce qu'il était en train de penser. Son esprit fuyait vers la nuit où Harry l'avait embrassé. Il avait aimé ce baiser, il l'avait aimé parce que c'était doux et réconfortant. Parce qu'il avait compris ce que représentait ce geste intime. Il avait aimé parce que c'était Harry et qu'il savait que ça ne représenterait rien d'extraordinaire. Il l'avait aimé parce qu'il avait pu imaginer quelqu'un d'autre. Severus n'était pas dupe. Il se souvenait parfaitement de la personne qu'il avait imaginée et elle se trouvait juste derrière lui.

Depuis combien de temps ? Il n'en savait rien. Il savait qu'il avait toujours regardé Sirius. Il l'avait toujours envié, quelque part : un garçon qui aurait du être à Serpentard et qui s'était retrouvé à Gryffondor et qui avait, malgré ça, réussi à se faire une place en or en abandonnant son frère, en se mettant à dos sa famille sans broncher. Sur bien des points, ils étaient semblables mais Sirius s'en sortait sans l'aide de personne alors que lui dépendait de ses amis. Sirius lui faisait penser à Harry, par moments. Ils étaient deux garçons à part qui n'en faisaient qu'à leurs têtes et qui réglaient leurs affaires eux-mêmes. La différence résidait dans le fait qu'Harry était bien trop sérieux et que Sirius, lui, prenait presque tout à la légère, même les sujets importants. Severus enviait cette facette de sa personnalité. Lui savait que s'il commençait à se laisser aller, les gens trouveraient ça bizarre.

- J'aimerais savoir…

Severus se tourna vers Sirius qui avait ouvert la bouche.

- Savoir quoi ?

- Comment vous avez fait pour trouver le remède pour Remus ?

- Ce n'est pas un remède… C'est un compromis.

- Mais Remus a dit qu'il ne s'était jamais senti aussi bien durant une nuit de pleine lune, qu'il avait même pu dormir.

- Mais ça ne l'a pas guéri.

- Tu es toujours comme ça ?

- Comme quoi ?

- A te sous-estimer ? Ce que tu as fait est miraculeux, pourquoi personne n'avait trouvé ça avant ?!

- Parce que personne n'a eu l'idée saugrenue d'enfermer un loup-garou dans une cage.

- Quoi ?!

Severus se mordit la langue, ça lui avait échappé sous l'énervement. Il laissa échapper un long soupir et la main de Sirius attrapa son bras.

- Severus, qu'est ce que tu as dit ?

Le brun leva les yeux au ciel mais finit par raconter toutes leurs péripéties à Sirius. Il n'y avait pas de raison de garder ça secret, plus maintenant. Au fur et à mesure de l'histoire, le regard de Sirius pétillait.

- Tu as pris du polynectar !

- Qu'Harry a volé à Slughorn…

- Comment il a fait ?!

- Il a envoyé Lord. Il peut avaler des objets et les recracher.

- Incroyable ! Vous avez menti à l'école et à vos amis pour courir à la recherche d'une potion que vous n'étiez pas sûrs de trouver. Te rends-tu compte que c'est typiquement le genre d'un Gryffondor ?!

- Harry dit que la maison n'a pas d'importance. Seuls nos choix comptent.

Sirius fronça les sourcils.

- Tu y tiens beaucoup, à Harry ?

- Tu tiens beaucoup à James…

- Tu en parles comme si c'était le sauveur du monde.

Severus tourna la tête, piqué au vif.

- Parce que tu ne sais pas ce qu'Harry a fait pour moi.

- Et tu ne sais pas ce que James a fait pour moi…

Ils se regardèrent longuement dans les yeux.

- Chez toi, c'est…

- L'enfer, termina Sirius, oui.

- Mais ton frère…

- Mon frère ne comprend rien ou ne veut pas me comprendre. Ou alors, c'est moi qui suis débile. Je ne suis pas leurs principes haineux et je deviens la bête noire de la famille. Asservir les moldus, contrôler le monde ? Sérieusement ?! Pourquoi s'embêter à dominer le monde quand on est incapable de se dominer nous même ?

- Je pensais comme ça.

- Bien sûr que tu pensais comme ça ! Tous les Serpentard pensent comme ça.

- Pas tous, non, rétorqua Severus. Cassie ne pense pas comme ça, William non plus et …

- … Harry non plus. C'est pour ça qu'il s'entend mieux avec le reste des maisons que la sienne...

- Beaucoup de Serpentard soutiennent Harry. Depuis les duels et la coupe de Quidditch, mais je ne crois pas qu'Harry se rende compte des vrais enjeux de cette histoire.

Sirius ouvrit la bouche et la referma aussitôt avant de baisser la tête pour réfléchir.

- Donc tu connais la fameuse rumeur de cet homme qui existe pour le salut des sangs-purs… Lord…

- Ne prononce pas son nom !

- Oh, bon sang, Severus ! Ce sont des histoires de pacotille. Comment juste un seul homme pourrait réunir tout le monde sorcier ?

- Tu ne sais pas à quel point il est puissant.

- Parce que tu le sais, toi ?

- Je…

- Si ce type reste caché, c'est soit de la pure fumisterie, soit qu'il n'est pas très net. Comment peut-on faire confiance à une personne qui ne fait que lancer des rumeurs de prise de pouvoir ?

Severus ne répondit rien. Il y avait cru, comme beaucoup de Serpentard, et pensait que d'autres y croyaient dur comme fer. Harry le disait tout aussi bien : c'était stupide et ils ne faisaient que répéter des préceptes bidons des temps anciens, comme des zombies. Aucun d'eux ne prenait le temps de réfléchir au ridicule de cette situation. Sirius y avait réfléchi, apparemment.

- Rassure-moi : tu ne penses plus comme ça, n'est-ce pas ? demanda Sirius.

- Non, bien sûr que non.

- Alors… Admettons que ce Lord dont-je-ne-dois-pas-prononcer-le-nom décide de sortir de l'ombre dans le but de prendre le pouvoir. Tu aurais l'intention de rejoindre ses bannières ?

Severus écarquilla les yeux. Il n'y avait jamais pensé. Pourtant, c'était ce qui aurait du l'attendre, c'était ce que Lucius voulait à un moment.

- Non, souffla-t-il.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il veut un monde où Lily n'a pas sa place.

Alors Sirius lui fit un sourire éblouissant et le cœur de Severus rata un battement. Il sentit le rouge lui monter aux joues et ne put s'empêcher d'ajouter :

- Et Harry me tuerait si je faisais ça.

Le sourire de Sirius s'effaça presque immédiatement et Severus découvrit avec une pointe de satisfaction l'effet que ça faisait de rendre jaloux quelqu'un. Il en aurait ri s'il n'était pas aussi troublé.

- Ma parole, Severus, j'ai l'impression que tu es totalement fou de lui.

- Si c'est le cas, j'ai raté ma chance, dit-il d'une voix blanche.

Sirius fit les yeux ronds.

- Tu es amoureux de lui ?!

- Ne sois pas idiot, tu parles comme un enfant. Harry est… Je crois, mon meilleur ami.

Sirius n'ajouta rien mais s'en trouva rassuré.

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A suivre

Voilà j'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire ce chapitre que j'en ai eu à l'écrire. Le prochain chapitre suit directement celui-ci, mais je le redirais vendredi pour que vous ne soyez pas tout perdu. N'hésitez pas à laisser une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé, ça fait toujours plaisir. Pour ceux qui suivent Two Birds je vous dis à mercredi, pour les autres on se retrouve vendredi. Koeur sur vous.