Quand le soleil se fut enfin levé, je fis disparaître ma robe de Bal, apparaître une robe chinoise de soie rose, finement brodée. Avant d'avoir pu l'enfiler, les mains de mon amoureux se refermèrent sur mes hanches, et ses lèvres se posèrent sur le bas de mon dos.
- Tu t'enfuies comme une voleuse, chuchota-t-il, encore ensommeillé. Comme une fille d'une nuit, ma reine, or ce n'est pas ce que tu es.
- Je rappelle tout de même à Monsieur, que nous nous trouvons dans la bibliothèque de mon Papa, et j'aimerais lui éviter une crise cardiaque, s'il nous voit, surtout toi à la réflexion, dans la tenue d'Adam, bien que tu sois magnifique.
- Merci, je dois dire que te voir nue n'est pas une vision désagréable, bien loin de là. J'ai une question, j'ai réfléchis pendant que tu dormais, ne fais pas cette moue étonnée tu vas me vexer, et je me demandais si tu voulais toujours m'épouser.
- Bien sûr, je ne suis pas le genre de fille à changer tout le temps d'avis, puis te voir avec quelqu'un d'autre que moi... Non non non ! Tu m'appartiens, ajoutai-je en riant. Tu es à moi.
Il secoua la tête, un sourire mutin accroché aux lèvres, mais je sentais qu'il se sentait heureux de ma réponse. Il n'allait pas se débarrasser de moi aussi vite. Je finis donc de m'habiller, sortis de la pièce avec mon chéri qui lui même s'était habillé, et m'inquiétai de la façons dont mon Papa allait réagir en me voyant débarquer en compagnie de son Maître. Je poussai la porte de la salle à manger du matin, alors que mon Papa réprimandait Draco de m'avoir lâcher de vue, son visage s'éclaira dans un sourire en me voyant, mais il se leva rapidement et s'inclina devant la vue de Voldemort.
- Maître, je ne vous savez pas ici. Veuillez m'excuser, je vous croyais reparti, et je m'inquiétais pour ma fille. Voyez-vous, je vous ai expliquer ce qu'il s'était passé...
- Et moi, je t'ai montré ce que j'en ai pensé.
- Qu'as-tu fait, demandai-je, glaciale.
- Ma reine, je t'ai expliqué que je m'étais énervé quand j'ai su que tu m'avais échappé, et je n'ai pas forcément contrôlé ma fureur.
- Autrement dit, insistai-je.
- Il se peut que, par un malheureux hasard, quelques sortilèges de torture soient sortit de ma baguette. Tu connais, toi tu n'as pas totalement toutes les commandes de ton pouvoir.
- Tu as jeté le Doloris à mon Père, constatai-je.
Je le vis ouvrir la bouche, mais j'esquissai un geste rapide et furieux de la main, et m'assis sans un mot à la table puis commençai à manger sans un regard à mon amoureux. Il annonça qu'il avait des choses à faire, du genre une attaque à mener sur Azkaban, il m'embrassa doucement sur les lèvres, je ne répondis pas, et me remis de suite à manger. Il soupira d'exaspération, sortit de la salle direction les cachots, son nouveau bureau, et dans la salle à manger, un long silence suivit le départ de Voldemort. Ma famille ne savait comment réagir face à mon caprice envers leur Maître, lequel de nous deux ils devaient soutenir.
- Tu sais, commença ma Mère.
- Laissez, il va falloir qu'il commence à comprendre, que jamais n'approuverait ce comportement envers ma plus proche famille, si on doit en passer par là, et bien tant pis.
Ils me regardèrent hésitants, mais personne n'osa ajouter quelque chose. J'envoyais mon Patronum à Pansy puis à Blaise qui arrivèrent à la maison. Je laissais la compagnie de Pansy à Draco, et me promenai main dans la main avec Blaise. Comme vous devez le savoir lecteur, rien que des sentiments de fraternité me liaient à Blaise, je l'aimais comme mon frère, seul Tom avait une place dans mon coeur amoureux. Je discutais avec animation avec lui de Quidditch, car sans Draco et moi les Serpentards avaient perdus presque tous leurs matchs, nous nous assîmes au bord de notre lac, et je regardai avec enchantement Blaise se transformai en aigle. Bien trop tentée de faire de même, je pris ma forme de panthère, mes sens se développèrent, et je devins plus bête que humaine, nos jeux devaient paraître puérils pour les hommes, mais très amusant pour nous. Je m'efforçai d'attraper mon aigle, bien que je sois limitée dans mes mouvements, une panthère ne vole pas, mes griffes étaient rétractées, mon but n'étant pas de le blesser, hélas, ce jeu fut un échec de toutes mes tentatives. Je me re-transformais suivie de Blaise, je soufflais comme un bœuf, essoufflée d'avoir autant couru. J'enlevai alors ma robe, au lieu de mes sous-vêtements, je fis apparaître un bikini couleur argent, et sautais avec délice dans l'eau fraîche du lac, Blaise, lui, trop frileux, préféra rester sur la berge alors que je m'amusais dans l'eau. Soudain quelque chose m'attira vers le fond par les jambes, je disparus de la surface sous le regard paniqué de Blaise, je me débattais dans l'eau et attrapai mon attaquant. Qui se trouva être Pansy.
- T'as failli faire une crise cardiaque à Blaise, ris-je en revenant à la surface.
- Nan, mais tu vas pas bien ! N'importe quoi, j'étais à deux doigts de mourir de panique, cria mon ami.
- C'est bon, Blaise, elle est pas morte, enfin seulement de rire, regarde elle va bien, ajouta-t-elle en attrapant mon pied et lui montrant.
Le seul problème c'est que je ne peux rester pliée en deux, tête et jambes à la même hauteur, ayant la jambe tenue à la surface, ma tête plongea sous l'eau et j'avalai de travers. Pansy se dépêcha de me sortir de l'eau avant de se rendre compte que je ne m'étouffais pas mais que j'étais en train de rire. Pour se venger, elle me fouetta les fesses du bout des doigts, je poussai un cri de douleur aigu, et le reste de la journée je n'arrêtai pas de me frotter la fesse gauche sous les rires de Pansy et Blaise. Puis me vint l'idée que je n'avais pas vu Draco depuis longtemps, je me dirigeai alors, dégoulinante d'eau, dans le salon, Draco était là en conversation avec mon Parrain, vers lequel je m'approchai et fis la bise, qui fut suivie d'une grimace lorsqu'il remarqua que je l'avais copieusement trempé. Je pouffais avant de me changer avec Pansy, je remis ma robe chinoise, et m'asseyait près de Severus, histoire d'essorer mes cheveux sur ses genoux, le travail finit je m'enfuie en courant sous les cris du professeur de Potions.
- Tu es en forme, aujourd'hui remarqua Pansy.
- Je me sens bien, je suis contente d'être enfin dans mon temps, il faudrait d'ailleurs que je te présente ta grande-tante Tanice comme je la connais, ou ton Grand-Père, ou le mien. Tu sais pas où ils sont par hasard ?
- Je pense qu'ils sont dans le Parkinson's manor, dans une chambre, ton Grand-Père doit être chez toi, je sais pas, faudrait que tu demandes à Mr Malefoy.
- Bonne idée.
Je me dirigeai vers la bibliothèque, où mon Papa se trouvait, il lisait un livre, et je m'assis sur ses genoux, et lui demandai où se trouvait Abraxas. Il se trouvait qu'il était alité depuis qu'il était revenu de sa mission, qui l'avait presque tué, cela expliquait pourquoi je ne l'avais jamais vu. Je courais suivie de Pansy dans la chambre indiquée par mon Papa, et trouvais un vieil homme qui respirait grâce à plusieurs sorts que je ressentais dans la pièce. Je fis trois pas en arrière, Abraxas qui lui était toujours en bonne forme près à toujours lancer une remarque sarcastique. Je courus à son chevet, ses yeux étaient ouverts, quand il me vit quelques larmes perlèrent de ses yeux, vite recueillit par mes doigts.
- Abraxas ! Severus a enfin fini de préparer ta Potions, on va... Salut, ma reine, s'interrompit Voldemort. Ca fait bizarre de le voir comme ça, n'est ce pas ? Mais, ça va aller mieux maintenant, toute la réponse est la dedans, dit-il en agitant une petite bouteille avec un liquide violet.
Il versa quelques gouttes dans la bouche de mon grand-père, qui rajeunit à vue d'œil. Quelques minutes après, il fut debout à détendre tous ses muscles, c'était maintenant un homme de l'âge de mon amoureux, toujours aussi blond, une ressemblance frappante avec moi.
- Salut, Papy, m'exclamai-je. Tu es devenu bien vieux.
- Tsss ! Ne m'appelle pas comme ça, petite impertinente, j'ai le privilège de l'âge, dorénavant, mais sans les inconvénients qui vont normalement avec.
Je lui tirais sans ménagement la langue, et il fit le geste de me menacer avec une canne, puis il remarqua enfin la présence de Tom.
- Maître, jamais je ne vous remercierai assez, s'inclina-t-il humblement.
- J'en doute aussi mais bon, ce n'est pas comme si on pouvait en faire quelque chose. Tu es contente, ma reine ?
- C'est mieux que de le torturer, sans aucun doute, grinçai-je.
- Tu vas m'en vouloir longtemps, j'ai vu ce que tu as fait cet après-midi, ce serait plutôt à moi, de piquer une crise.
- Faux, j'ai l'âge de m'amuser ainsi, toi, tu étais assez vieux pour pouvoir avoir un total contrôle sur toi.
Il m'enlaça rapidement, feignant de ne pas remarquer ma tentative de fuite, il s'excusa doucement à mon oreille, aussi je me calmai et lui pardonnais. Je l'aimais beaucoup trop pour lui en vouloir longtemps. J'allais lui céder beaucoup de choses si je continuais comme ça, je vais me surveiller.
De toutes façons, je n'avais pas tellement choix.
Quelle douce torture que d'être enchaîné à lui.
