Titre : Une famille ?
Disclaimer : Aucun droit, aucune propriété sur les personnages
Voilà, voilà, il revient Gil!! Merci de continuer à me suivre. Biz à Chriscarter, Henirrep, Cerisier, Sidle, MissSidle, maCAdam, Pitchoungirl, TotallyGSR, Cath.Willows et Nanou et Angel. De gros bisous à mes deux tites soeurs, toutes mes pensées pour vous.
Chap 37 :
Après avoir rapidement briefé Warrick et Nick sur la suite de leur enquête, Grissom récupère sa voiture et se précipite chez Sara. Sa conduite est chaotique. Sous l'effet combiné de l'empressement et de l'inquiétude, Grissom a une conduite hachée, entre accélérations excessives et coups de freins intempestifs.
Grissom : Brenda. Pourquoi Brenda est venue me chercher au labo ? Pourquoi avoir fugué ?
Une fugue. Traverser tout Végas seule. Une enfant de huit ans. Je ne sais pas ce qui m'angoisse le plus. L'idée qu'elle ait pris un taxi seule ou qu'elle est traversée le Strip seule. Avec tout ce que je vois dans mon métier. Les taxis sont loin d'être tous sécurisés. Quand au Strip. A cette heure matinale. Où tous les gens sortent des clubs, à moitiés saouls. Où les malades cherchent de nouvelles proies pour leurs crimes. Oh mon dieu. Tout ce qui aurait pu lui arriver.
Stop Griss. Elle va bien. Elle est en sécurité avec Sara.
Bien ! C'est vite dit. Que c'est il passé dans sa famille ? Ils avaient l'air plutôt bien. Un couple sympa. Deux garçons ouverts, un peu plus âgés qu'elle. Que lui ont-ils fait ? Pourquoi…
TUUUUUUT
… : » / # « \ ? § & #
Grissom : Et merde. J'ai bien failli me faire emboutir. Griller une priorité ! Concentre toit sur ta conduite. Ok, faut plus que je pense à Brenda. J'aurais mes réponses à la maison. Ralenti. Tout va bien. Rien ne presse. Brenda va dormir un peu et après elle m'expliquera tout. Elle est en sécurité avec Sara. Elle va bien s'occuper d'elle. Elles se connaissent bien. Sara et Brenda avaient réussi à créer une certaine connivence. A chaque fois que je vois Brenda elle me demande des nouvelles de Sara.
Sara. Ma Sara. Notre rendez-vous. Notre second rendez-vous. Celui de notre première nuit. Je crois qu'il va être remis à plus tard.
C'est vraiment dommage. Depuis le temps qu'on l'attend. J'ai fait les choses en grand. J'ai tout prévu pour que cette soirée soit mémorable.
J'ai longuement hésité entre le resto et un dîner aux chandelles à la maison. Mais le dîner à la maison était trop risqué. Je ne pense pas que nous aurions été capable d'aller au-delà de l'apéritif. Dessert d'entrée de jeu. Donc, j'ai réservé dans le meilleur restaurant végétarien de Végas. Un petit bijou, un peu en dehors de la ville. Discret, charmant. Très chaleureux et intime.
Pour la suite, un club de danse. Pas une boite de nuit, avec musique assourdissante ou tout le monde se trémousse plus ou moins en rythme. Non. Un club de danse. Très chique. Avec des vrais musiciens. Qui jouent de la vraie musique, slows, tango… pas juste des « boum boum ». Un endroit où on danse vraiment. En couple. Serré l'un contre l'autre. Une prémisse à nos duos ultérieurs.
Et puis, pour finir un petit tour à la fête foraine évidemment. Pas de grand huit pour une fois. Juste la grande roue. Mon ami Fred aux commandes pour nous arrêter au point le plus haut. Le temps d'admirer la vue, les étoiles et surtout de l'embrasser longuement.
Et enfin, ma maison. J'ai acheté des pétales de rose pour paver un chemin vers la chambre. Je voulais des bougies aussi. Mais je ne peux pas les mettre à l'avance. Et je me vois mal demander à Sara d'attendre dans la voiture que j'aille les allumer…
Oui, tout doit être parfait. Tout doit nous conduire à ce moment de partage et d'extase que nous attendons depuis trop longtemps. Mais je ne suis pas sûr de tenir toute la soirée. Déjà il va falloir lui résister dès mon arrivée chez elle. Je vais avoir du mal à ne pas l'embrasser et surtout à me détacher d'elle pour la conduite au restaurant. Le plus dur risque quand même d'être au club. La serré dans mes bras, la sentir si proche, en se déhanchant de façon plus ou moins suggestive contre moi. Je vais peut être bien oublier la grande roue finalement !
En plus, ça ne rentre pas très bien dans le reste des plans de la soirée. Sa tenue ne sera pas très adaptée à la fête foraine. Je l'imagine déjà dans une magnifique robe de soirée. Quoique ? Je ne l'ai jamais vu en robe. Toujours en pantalon. Mais bon, dans notre travail c'est quand même le plus pratique. Ah, si, à plusieurs reprises je l'ai vu en tailleur jupe. A chaque fois lorsqu'elle doit aller témoigner au tribunal. Mais ce soir je la veux en robe. Une robe longue, échancrée juste ce qu'il faut pour me laisser deviner la naissance de sa poitrine, la courbe de sa cuisse. Et puis des talons hauts, pour redessiner ses longues jambes.
Oui, oublions la fête foraine. Enfin, je la garde en réserve pour une autre soirée. Une soirée observation des étoiles. D'abord sur cette grande roue. Puis dans le désert. Je vais ressortir mon vieux télescope. Remarque je n'en aurais pas besoin. C'est les étoiles dans ces yeux que je veux observer.
Mais à quoi je joue ? Préparer notre prochaine soirée alors que celle de ce soir est déjà fort compromise. Non. Peut être pas. J'ai réservé le restaurant pour 21h00. Avec un peu de chance on pourra y être. Brenda va vite retourner dans sa famille, ou dans une foyer. On pourra avoir notre soirée.
Mais je suis un monstre ! Penser à ma débarrasser de Brenda juste pour que je puisse avoir ma soirée avec Sara. Quel égoïste je fais. Même l'Ogre Gis a plus de cœur que moi. Comment je peux penser une telle chose alors que cette petite fille est venue chercher de l'aide auprès de moi. Je ne mérite vraiment pas sa confiance.
De toute façon, je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire. Je vais bien être obligé de prévenir son assistante sociale, Mme Summer. Et sa famille d'accueil. Ils doivent avoir remarqué son absence maintenant. Ils vont être morts d'inquiétudes. Et après ? Je fais quoi ?
Si elle a fugué c'est que ça ce passe vraiment mal. Elle est forte. Très forte. Elle est capable d'encaisser beaucoup, sans se plaindre. Je l'ai bien vu au foyer. Les autres enfants étaient très durs avec elle. A lui voler le peu d'affaire qu'elle possédait. Je lui avais donné un ours en peluche lors de son départ dans sa famille, pour remplacer celui qu'on lui avait pris. Quelques livres aussi. Elle adore lire. De tout. Surtout des livres sur des histoires fantastiques, et des romans d'amour. Enfin, de belles histoires avec des héros qui sont aimés, des histoires d'amitiés, des contes de fées avec des princesses... Pour les histoires fantastiques, pas de problème, je m'y connais. Mais pour les « romans d'amour » ! Faudra que je demande à Sara de lui trouver un ou deux livres.
J'ai honte. Depuis qu'elle est dans sa famille, je ne suis pas passé la voir. Elle a du se sentir abandonnée. Moi qui passait la voir une fois par semaine. L'assistante m'a conseillé de couper les ponts. De ne prendre de ses nouvelles que par son intermédiaire. Que Brenda devait se faire une place dans cette famille. Que ce serait plus simple si je ne faisais plus partie de son entourage. Je crois que c'était une erreur. Si ça ce trouve elle veut juste me voir. Tout ce passe bien, mais je lui manque. T'es ridicule Griss. Pourquoi veux-tu manquer à une petite fille de huit ans ?
Enfin, la maison. Tout est éteint. La porte est fermée. Sara a dû aller dormir un peu aussi. Heureusement que j'ai ma clé maintenant. En fait, depuis le début de la semaine on vit ensemble. Une vraie famille. Enfin presque. Je suis toujours installé dans la chambre d'amis, et Antoine ne se doute pas de ce qui se passe entre Sara et moi. Bon, pour le moment il ne se passe pas grand-chose à part des bisous et des câlins très chastes. Mais on partage des moments agréables tous les trois. Je ne suis pas vraiment installé ici non plus. Je passe chez moi avant ou après le service. Me changer, nourrir mes insectes, prendre mon courrier. Mais doucement j'amène des affaires. Vaut mieux. Je ne veux plus jamais avoir à argumenter face à Antoine pour ne pas être obligé de porter cette horrible robe de chambre rose. J'en ai fait des cauchemars !
Et quelques fantasmes aussi, il faut bien avouer. Elle est pas si horrible que ça cette robe de chambre. Tout dépend de qui la porte ! Quoique, dans ces rêves, elle ne faisait que des apparitions très courtes. Rapidement mes doigts dénouent la ceinture pour laisser place au corps nu de Sara. Mes mains attrapant sa taille pour remonter lentement le long de son torse. Effleurant à peine la courbe naissante de ses seins. Avant de se poser sur ses épaules et faire glisser ce bout de tissus.
Stop Griss. Ce n'est pas le moment. Peut être ce soir.
En attendant, il ne reste plus qu'à dormir un peu. Tant que Brenda dort je ne peux rien faire. Je veux connaître le fin mot de l'histoire avant d'appeler Mme Summer.
Je dors où ? Sara a dû installer Brenda dans la chambre d'amis. Aucune envie de dormir dans le canapé. La nuit va être très courte. Autant la faire dans de bonnes conditions, dans un bon lit. Avec Sara. Après tout ce ne sera pas la première fois de la semaine qu'on partage son lit. En tout bien tout honneur.
En entrant dans la chambre, seul le dos de Sara lui fait face. Il se retrouve rapidement en caleçon pour la rejoindre sous la couette.
Grissom : C'est fou comme les habitudes évoluent vite. Il y a encore quelques jours je n'arrivais pas à dormir avec une personne dans mon lit. Et aujourd'hui, c'est avec bonheur que je me colle à Sara. Mes cuisses contre les siennes, mon torse contre son dos. Je pose ma main sur sa taille. Alors que je glisse cette main pour venir emprisonner son ventre et la serrer davantage, mes doigts rencontrent un autre petit corps. On n'est pas seul dans ce lit.
Je relève ma tête et mes yeux se posent sur Brenda. Elle est complètement blottie contre Sara. La tête dans sa poitrine, les bras refermés sur Mouky. Sara la tient fermement contre elle. Joli tableau. Ne manque que mon petit bonhomme.
Finalement ma main passe dans le dos de Brenda. Emprisonnant Sara entre nous. Je veux sentir ma femme contre moi et avoir une main protectrice pour Brenda. Empêcher les cauchemars de venir la réveiller
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Brenda : Une main puissante et chaude dans mon dos. Un cauchemar qui se profile à l'horizon. Pourtant cette main me semble si réelle. Ce n'est pas un cauchemar. C'est la réalité. Je suis réveillée. Une grosse main d'homme vient de se poser sur mon dos. Elle me presse. Non. Le « Bison » est revenu. Non je ne veux pas. Je ne devais plus jamais le voir. Seulement cette fois Sara est là pour me protéger. Je la sens contre moi. C'est l'odeur de Sara. Je me serre un peu plus…
Grissom sent Brenda se tendre sous sa main. Elle doit faire un cauchemar. De son pouce il la caresse doucement. Espérant ainsi l'apaiser.
Brenda : Cette main est toujours là. Je dois ouvrir mes yeux. Je dois savoir. Mais si c'est le Bison ? Je veux pas le voir. Je veux pas qu'il me touche. Ok. Sara est là. Rien ne peut m'arriver. Elle me protègera. Mais il est très fort. Oui, et Sara aussi elle est forte ET intelligente. Ouvre les yeux. A trois. Un, deux…
Dans son sommeil Sara prend à peine conscience de l'arrivée de Grissom. Mais son corps est irrémédiablement attiré par le sien. Elle se colle à lui. Sans pour autant s'éloigner de Brenda. Sa main se glisse dans son dos et passe sous celle de Grissom pour la serrer contre elle.
Brenda : Sara est là. Elle fait rempart entre cette main et moi. Entre cet homme et moi. Je crains rien. J'ouvre mes yeux. Il fait noir. Je suis coincé contre Sara. Faut que je me recule un peu pour voir plus loin. Le visage de Sara. Serein. Souriant. Un bras sur le sien. Il est derrière elle. Mais elle n'a pas peur. Elle a l'air heureuse.
Ayant senti Brenda bouger Grissom passe sa tête au dessus de Sara. Sa joue frôlant la sienne. Il plonge immédiatement dans le regard inquiet de la fillette. Il lui fait son plus doux sourire. Ça marche. Elle parait rassuré.
Brenda : Deux yeux bleus qui me regardent au dessus de sa tête. Ce visage tout rond. Souriant. Avenant. Gil. C'est Gil. Maintenant que j'y prête attention, je sens bien que cette main est différente. Plus douce. Sans violence. Son pouce me caresse le dos comme Sara le faisait avant de s'endormir.
Grissom : Chut, il ne faut pas réveiller Sara.
Brenda : C'est toi qui parles Gil. Pas moi. Tais toi. Tu vas la réveiller.
Grissom : Rendors toi princesse.
Brenda : Princesse ? C'est la première fois qu'on m'appelle ainsi. D'habitude c'est plutôt sorcière avec mes cheveux blonds qui tirent sur le roux. Mes cheveux tout emmêler. Mes vieux vêtements rapiécés. Princesse. Alors c'est vrai ? C'est comme ça de se sentir aimée par son papa. Ce sentiment de sécurité absolu. Finalement je n'ai plus peur de cette main. Elle est chaude. Douce. Bienveillante. Dans les yeux de Gil, je me sens comme une princesse. Je veux être ta princesse Gil. Je serais sage. J'aiderais Sara. Tu seras fier de moi. Je veux toujours voir briller cette étincelle dans tes yeux quand tu me regardes.
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Brenda se réveille. Elle est toujours collée à Sara. Les bras des deux adultes sur elle. L'ancrant fermement à eux. Elle se libère doucement de cette emprise. Sans les réveiller. Elle glisse hors du lit. Avant de se rendre dans la cuisine.
Brenda : Je vais leur préparer le déjeuner pour les remercier
A peine séparée du corps de Brenda, la main de Gil rejoint la poitrine de Sara. La serrant contre elle. Sara se laisse aller dans cette étreinte, s'enfonçant un peu plus contre lui. Prenant sa main dans la sienne. Entremêlant ses doigts aux siens. Tous les sens de Gil sont en alerte. Passant doucement de son rêve érotique à la réalité. Prenant pleinement conscience du corps de Sara lové dans le sien.
Grissom : Il était temps que je me réveil. Je ne pourrais résister longtemps à une telle torture. Je pourrais vite mettre mon dernier rêve en action. Ce n'est pas le moment. Ce soir. Peut être. En attendant, Brenda.
Relevant la tête, il ne trouve qu'un lit vide face à eux.
Grissom : Où est elle ? Elle a dû se lever pour aller aux toilettes.
Grissom repose la tête sur l'oreiller. Profitant de la situation pour déposer quelques baiser légers dans le cou de Sara. Elle répond immédiatement à son attention. Caressant son bras. Essayant d'enrouler ses jambes dans les siennes.
Grissom : Apparemment on fait les mêmes rêves. Mieux vaut vite arrêter ça. D'abord je n'y survivrais pas et Brenda va revenir d'une seconde à l'autre.
Il se détache un peu de Sara. Histoire de laisser son corps récupérer. Respirer à fond pour se calmer. Faire retomber l'excitation et cette douce chaleur dans le creux de ses reins. Mais Sara n'est pas d'accord. Le bas de son dos cherchant à retrouver sa virilité.
Grissom : Je dois sortir de ce lit. Tant pis pour le réveil avec un câlin à trois. Tant mieux. Je me sentirais un peu coupable de partager ce moment avec Brenda et Sara sans mon petit ange. Je nous vois bien tous les quatre dans ce lit. Avec Toinou et Brenda. Où est Brenda ? Ca fait longtemps qu'elle est partie.
Une pointe d'angoisse vient se glisser dans son cœur.
Grissom : elle ne serait pas partie quand même. Une seconde fugue en moins de 24h00. Non. Elle doit être dans la salle de bain. Pas de bruit d'eau. Dans le salon alors. A regarder un dessin animé, ou lire. C'est quoi cette porte qui claque ? Non. Brenda. Tu ne peux pas partir d'ici. Pas sans explication. Pas sans moi pour te protéger.
Il se lève précipitamment. Cours dans le salon, jusqu'à la porte d'entrée. En moins de deux il est sur le perron à chercher Brenda du regard dans le lotissement. Mme Grumpy, la voisine d'en bas passe devant lui avec son espèce de caniche. Elle le regarde d'un œil torve.
Grissom : Manquait plus qu'elle. La commère du quartier. Un grand sourire pour la rassurer. Mais non, rien n'y fait. Tant pis. Pas de Brenda à l'horizon
Brenda : Gil
Vivement Grissom se retourne et se retrouve face à face avec une Brenda mi-surprise, mi-amusée dans l'entrée de la maison. Ouf, elle est là.
Grissom : Qu'est ce qui t'amuse ?
Brenda signant : toi
Cette fois, c'est clairement un sourire qui se dessine sur ses lèvres. A la limite d'un rire
Grissom : Je ne sais pas si je dois être content ou non d'être ainsi l'objet de son amusement. Oui, j'en suis ravi. Je donnerais n'importe quoi pour voir un petit sourire illuminer ce visage, pour entendre un rire.
Grissom : Et pourquoi je vous fais rire mademoiselle ?
Brenda signant : T'es dehors en caleçon
Grissom : oh merde. Je comprends mieux la grimace de Mme Grumpy. Tout le quartier va être au courant. Je vais passer pour le pervers du coin. Aller, un grand sourire. Un petit signe de la main, l'air de rien, comme si tout était normal. Et vite, je ferme cette porte.
Grissom : Si tu allais m'attendre dans le canapé du salon, le temps que j'enfile un tshirt et un pantalon ?
Après s'être habiller, Grissom rejoint Brenda dans le salon. Tous les deux encore très amusés par la situation.
Grissom : Je vais passer pour quoi moi maintenant. Heureusement que tu es arrivée.
Le sourire de Brenda se fait de plus en plus franc. En à peine quelques heures ici, elle a retrouvé son sourire. Encore un peu de temps et c'est le rire.
Grissom : C'est de ta faute tout ça. Je te cherchais. Un peu plus et je partais à ta recherche dans tout le quartier vêtu seulement de mon boxer.
Un nuage vient immédiatement obscurcir les yeux de Brenda
Brenda : Et voilà, ça y est. A peine réveillée et j'ai déjà fait une bêtise. Grissom est fâché après moi. T'es trop nulle Brenda. Tu le sais que tu ne dois rien faire avant qu'on t'y autorise. J'aurais dû rester sagement dans le lit.
Grissom : et princesse. Ce n'est pas grave. Je trouve ça plutôt drôle. De toute façon elle ne m'aime pas trop Mme Grumpy. Allez, vient me dire bonjour.
Brenda signant : bonjour
Grissom : je crois qu'on s'est mal compris jeune fille
Brenda : quoi ? Qu'est ce que j'ai fait de mal encore. Je croyais que tu n'étais pas fâché.
Grissom vient s'asseoir sur le canapé et se penche vers Brenda.
Grissom : ici ce n'est pas comme ça qu'on se dit bonjour. Je vais te montrer comment on fait.
Il prend Brenda dans ses bras, la pose sur ses genoux et la serre fort dans ses bras avant de lui faire un bisou sur le front.
Grissom : là, c'est mieux. Mais on peut aussi faire comme ça
Avant que Brenda ne comprenne se qui se passe, Grissom la renverse sur le canapé et lance une attaque de chatouilles. La petite essaie de se soustraire à ses mains, mais rien n'y fait. Elle gigote dans tous les sens, mais Grissom n'arrête pas.
Grissom : ça, c'est pour d'être moquée de moi. Et ça pour m'avoir fait une frayeur ce matin.
Brenda a les larmes aux yeux. Je pleure. Je pleure ? Je pleure de joie. Je veux bien des bonjours comme ça tous les matins. Enfin, non. Pas comme ça. Si on pouvait s'arrêter au câlin. J'aime pas les chatouilles, je vais mourir étouffer. J'adore les chatouilles, je vais mourir de rire. Je ris. Je sais plus quand j'ai rit pour la dernière fois. Je ris ? J'émets un son. Je ris
Grissom marque un temps d'arrêt. Elle rit. Sa voix. Cette cascade est merveilleuse. Aussi douce que les envolées d'Antoine. J'adore ce son.
Grissom : tu vois princesse, ici c'est comme ça qu'on se souhaite le bonjour. Bonjour, ce n'est pas juste un mot. Un salut, lancé comme ça à la va vite. Bonjour c'est : que je vais passer une bonne journée aujourd'hui grâce à ton rire qui va résonner en moi jusqu'à ce soir ; que je veux que ta journée soit douce au souvenir de cette bataille.
Brenda : oui, aujourd'hui je vais passer une bonne journée. Je sais que ça va être dur. Je vais devoir tout t'expliquer. Je vais devoir repartir dans « ma famille » dans un foyer. Mais grâce à toi et Sara, je vais mieux. Je me sens un peu plus forte pour affronter mon destin. Je veux rester ici. Je veux écrire mon avenir avec toi, Sara. Mais je sais que c'est pas possible. Mais au moins je sais que je peux rire. Que la vie peut être douce. J'emporte ton sourire, ton rire avec moi. JE pourrais repasser ce film les jours où c'est vraiment difficile. Et surtout, je sais que Sara et toi vous serez toujours là, prêt à m'accueillir et m'aider.
Brenda se rassoie sur les genoux de Grissom, pose sa tête sur son épaule. Gil referme ses bras autour d'elle. Elle écrit « bonjour » sur son bras avant de lui faire un bisou sur la joue.
Grissom : tu apprends très vite tu sais.
Grissom : mais je t'ai menti. Je ne vais pas passer une bonne journée. Je sais que ce que tu vas m'expliquer ne va pas me plaire. Je sais que je vais devoir appeler Mme Summer. Que je vais devoir te laisser partir avec elle pour qu'elle se charge de ton avenir. Ce n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas faire tout ça. Mais au moins je te laisserai partir avec le souvenir de ce matin. Avec ton rire gravé dans mon cœur.
Grissom : Alors, comment ça ce fait que tu es déjà debout ?
Brenda signant : j'étais réveillée. Il est 10h00 déjà
Grissom : c'est tôt
Brenda signant : tôt ? Normalement je suis réveillée à 6h00
Grissom : ce n'est pas un jour normal
Le visage de Brenda se referme. Cette fois il est temps de tout lui expliquer.
Brenda signant : Je suis désolé Gil
Grissom : Désolée de quoi ?
Brenda signant : de tout les souci que je vous cause à Sara et toi
Grissom : Sara et moi on sera toujours là pour toi ma princesse. Ne l'oublie jamais.
Brenda passe ses mains autour du cou de Gil et pose sa tête sur son épaule. Grissom resserre son étreinte.
Brenda : Gil est super. Antoine a vraiment beaucoup de chance de l'avoir comme papa. Il peut tout comprendre. Il ne me grondera pas que j'ai fugué. Il est capable d'entendre mon histoire, sans m'accuser de mentir. Il me soutiendra. Il m'aidera.
Brenda signant : j'ai fugué. Je… j'ai attendu que tout le monde s'endorme pour partir. Je voulais plus rester dans ma famille. Ils sont méchants avec moi.
Grissom lui prend les mains. Il ne veut pas l'écouter. Pas maintenant. C'est trop tôt. Il n'est pas prêt à savoir ce qui lui est arrivé. Il veut profiter encore un peu de la douceur de cette matinée avec elle.
Grissom : plus tard Brenda. Tu me diras tout ça après déjeuner.
Brenda libère ses mains.
Brenda signant : Non. Maintenant. Après j'aurais plus le courage.
Grissom acquiesce de la tête. Après tout, c'est à elle de choisir le moment. C'est sa douleur. Lui n'est la que pour l'apaiser. L'aider à porter ce fardeau.
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Grissom : t'as de la confiture partout sur le museau
Brenda signant : non
Grissom : oh que si
Brenda signant : c'est pas vrai
Grissom : ah oui ? Et ça c'est quoi ?
Grissom pose le bout du doigt sur son nez.
Brenda signant : ah non ! C'est toi qui viens de me mettre la confiture sur le nez
Grissom innocent : moi ?
Sara les trouve dans la cuisine en train de se chamailler gentiment. Un fin sourire, à la fois heureux et mélancolique se dessine sur son visage. Heureuse de voir que Brenda est en parfaite confiance avec Gil. De la voir sourire, échanger avec lui. Heureuse de voir Gil si ouvert, sans peur. Un Gil qui ne fuit pas devant les souffrances de Brenda. Un Gil si tendre, si aimant. Prêt à tout faire pour rendre la vie de Brenda plus facile. Une pointe de mélancolie face au passé de Brenda, face à ce qui l'a poussée à venir chercher de l'aide auprès de Gil. Cette tristesse de savoir que dans peu de temps ils vont devoir appeler l'assistante sociale. Que Brenda va leur être arracher alors qu'elle commence juste à s'ouvrir.
Sara les rejoint. S'approche de Brenda et dépose un baiser sur sa tempe.
Sara : Bonjour ma puce. Bien dormi ?
Grissom fait un petit clin d'œil à Brenda avant de poser ses lèvres sur la joue de Sara. Brenda l'imite. Sara se retrouve prise en sandwich de ces deux bisous.
Grissom : Bonjour ma belle
Brenda signant : Bonjour Sara
Un immense sourire s'étend sur les lèvres de Sara. Ca c'est du réveil. Malgré la situation, l'humeur est joyeuse. Autant profiter de cet instant.
Sara attrape la main de Grissom et mord pleinement dans sa tartine.
Grissom : Hé. Qu'est ce que tu fais ? Ma tartine
Pour se faire pardonner, Sara lance son plus beau sourire à Grissom
Grissom : Qu'est ce que je peux faire face à ça. Ce n'est pas normal qu'elle profite ainsi de ma faiblesse face à sa beauté.
Brenda : On dirait pas deux adultes. Ils se comportent comme des enfants. La vie avec eux doit être douce. De l'amour, de la joie, des jeux…
Grissom se lève, enlace Sara avant de l'embrasser goulûment. Sara le repousse vivement.
Sara : Gissom ! A quoi tu joues ?
Brenda ne sait quoi penser. Gil et Sara sont amoureux. C'est normal pour des amoureux de s'embrasser. Alors pourquoi Sara le repousse ? Peut être que c'est comme mes parents ou encore comme mes parents adoptifs. Ils vivent ensemble mais ne s'aiment pas. Pas vraiment. Jamais de câlins, jamais de bisous.
Grissom : t'avais de la confiture sur les lèvres.
Sara : Grissom. On ne peut pas. Pas devant
Brenda : c'est juste ça. Sara ne veut pas qu'ils s'embrassent devant moi. Pourquoi ? Par pitié. Pour que je n'ai pas de regret à vivre dans un monde vide d'amour ? Non, ce n'est pas le genre de Sara. Alors quoi ? Je suis trop jeune pour voir des adultes s'embrasser ?
Grissom : Je crois que Brenda a parfaitement compris ce qui se passe entre nous. J'ai passé la nuit avec vous. En te tenant dans mes bras.
Sara : Quoi ? Comment ça il a dormi avec nous ? J'ai dormi dans ses bras sans m'en rendre compte. Moi qui suit réveillée par le moindre bruit, par le moindre mouvement dans le lit. C'est pas possible. Je suis en parfaite confiance avec lui. Nos corps son en harmonie complète.
Sara : mais… comment on va faire ?
Grissom regardant Brenda : Je suis sûre qu'elle sait garder un secret
Brenda : Oh, c'est pour ça. C'est un secret. Personne ne sait.
Brenda signant : Oui.
Grissom : tu vois, c'est réglé.
Sans plus attendre, Grissom reprend Sara dans ses bras et l'embrasse. Cette fois elle se laisse faire. Elle enroule ses bras autour de sa taille. Elle met toute fois rapidement fin à se baiser.
Sara : Ok, Brenda peut garder ce secret, mais c'est pas pour autant qu'on peut s'embrasser ainsi devant elle. Un peu de tenue.
Grissom comprend les réticences de Sara. Tant pis. J'attendrais qu'on soit un peu seul.
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Grissom : Si tu allais te préparer Brenda
Brenda : évidemment, ils veulent un peu d'intimité. Je gêne. Je gêne toujours.
Immédiatement Sara perçoit le changement d'attitude de Brenda. Elle se sent rejetée. Elle doit s'imaginer qu'on veut se débarrasser d'elle. Quelle maladresse de la part de Gil.
Sara : Et ma puce. Si tu veux, tu peux rester avec nous.
Comprenant son erreur, Grissom se rattrape.
Grissom : Faut que j'aille chercher Antoine dans peu de temps. Je pensais que tu voudrais venir avec moi. Et puis, faut que je parle à Sara. Que je lui explique la situation. Je ne veux pas que tu revives tout ça. Pas la peine de te faire répéter.
Brenda signant : Oui.
Avant de quitter la pièce, elle se retourne vers eux.
Brenda signant : Promis, je ne dirais rien. De toute façon, c'est pas comme si je pouvais. Même si je voulais je serais incapable de le dire à qui que ce soit.
Sara : J'en suis sûre ma puce. Sauf que tu dois savoir qu'Antoine signe un peu. De même que la maman de Grissom.
Brenda signant : Ok. Je dessinerais pas non plus avec la psychologue. De toute façon qu'elle interprétation elle ferait d'un dessin avec Gil et Sara main dans la main avec Antoine et moi de chaque coté. Que je rêve d'une famille idéale ? Oui, c'est ça. C'est ce que je veux. Vivre dans cette famille faite pour moi
Une fois seuls, Grissom reprend Sara dans ses bras.
Sara : Il semble si faible, si fragile. Cette petite fille l'a profondément touchée lui aussi. On va avoir du mal à la laisser repartir avec Mme Summer.
Sara passe sa main sur la nuque de Grissom. Le caresse doucement. Il se laisse aller à cette caresse. Posant son front sur son épaule.
Grissom : On ne peut pas la laisser repartir dans sa famille.
Sara : Pas besoin d'en dire plus. Le ton de ta voix, sa faiblesse son plus qu'un aveu. Mais à quoi je m'attendais ? Une petite fille de huit ans, avec son vécu, avec sa force, ne fugue pas pour rien.
Grissom : ils ne la traitent pas bien. Les parents ne la frappent certes pas, mais cette violence verbale est tout aussi forte. Les insultes. Ils la voient comme une enfant retardée. Ils ne la laissent pas toujours aller à l'école.
Sara : Et les bleus ?
Grissom : Quels bleus ?
Sara : Sur ses bras ?
Grissom : je ne sais pas. Ses « frères » sûrement. Elle m'a dit qu'ils n'étaient pas tendres avec elle. Lui faisant faire leurs corvées de ménage. C'est très possible qu'ils la battent. Je ne sais pas.
Sara : qu'est ce que tu vas faire ?
Grissom : appeler Cath d'abord.
Cath : oui, je dois vite l'appeler avant qu'elle ne contacte Mme Summer. Après, j'appellerais Mme Summer. Elle doit retirer Brenda de cette famille.
Sara : Alors elle va repartir en foyer ?
Grissom : Ce sera toujours mieux que chez ces gens.
Sara : sûrement, sûrement.
Grissom : mieux que chez eux, oui. Mais pas bien. Je dois lui trouver une famille où elle pourra être heureuse. Je la connais cette famille.
Sara : mieux ! C'est la jungle les foyers. Là deux garçons la maltraitent. En foyer, combien d'enfants ? Au moins, elle pourra aller à l'école. Ses éducateurs ne la laisseront pas rater de cours. Il faut vite lui trouver une famille. Rien n'est perdu encore. En peu de temps elle a réussi à s'ouvrir. A faire confiance. A s'abandonner à rire. Même si tout n'est pas gagné. Même si les doutes et l'incertitude tapissent son esprit et qu'à la moindre remarque ils prennent le pas. La faisant se sentir coupable de tout. Mais avec du temps, de la patience, de l'amour Brenda deviendra une magnifique jeune femme. Qui pourra lui apporter ça ?
