37.
Harry ouvrit les yeux. Il pouvait affirmer qu'il était très tôt avant même de connaître l'heure. Il s'avança jusqu'à la fenêtre et emplit ses poumons d'un air frais. La journée allait être belle, cela ne faisait aucun doute. Le soleil commençait à briller et le ciel éclatant n'abritait aucun nuage.
Il baissa les yeux sur une petite fille qui ne devait pas avoir plus de sept ans. Elle tenait dans sa main une balle de tennis. Un chiot sautait devant elle avec impatience. Elle finit par lancer la balle qui n'alla pas très loin. Cela suffit à contenter son compagnon, qui s'élança à sa poursuite et l'attrapa au vol. Sa maman l'appela et Harry regarda la petite fille et son chien s'éloigner pour finalement s'évanouir dans le coin de la rue.
Le jeune sorcier s'habilla rapidement. Il descendit ensuite dans la cuisine. Elle était encore vide. Il ouvrit les volets pour éclairer la pièce et se saisit de ses médicaments. Il allait beaucoup mieux à présent et se sentait en pleine forme. Toutefois, s'il ne voulait pas avoir deux paires d'yeux inquiets braqués sur lui, il comprenait qu'il se devait de les prendre jusqu'au bout.
Sirius le rejoignit peu de temps après. Ses cernes mesuraient au moins la taille de son bras. Il bailla longuement avant de frictionner les cheveux de son filleul. L'animagus semblait moins sur les nerfs que la veille. Néanmoins, Harry pouvait voir que son regard était éteint. Ce constat le frappa de plein fouet. Comment avait-il pu ne pas apercevoir plus tôt ce qu'il y avait entre Sirius et Remus? Il avait été surpris en apprenant la nouvelle, pourtant cela se lisait dans les yeux de Sirius, cela se ressentait dans chaque partie de son corps.
Harry était surtout animé par l'amitié et par les rencontres qu'il faisait. L'amour et tout ce qui l'entourait le dépassait un peu. Il était encore jeune. Ce n'était pas une priorité à ses yeux. Il ne cherchait rien, se contentant de penser que si cela devait arriver alors cela arriverait.
– Tu penses que Remus sera là à mon retour?
– Il devrait revenir dans l'après-midi, répondit Sirius en haussant les épaules.
Tandis qu'ils dînaient, des Aurors avaient frappé à la porte d'Andromeda. Tout le monde avait été surpris. La petite troupe avait été aperçue au Chemin de Traverse. Fudge avait pu remonter jusqu'à Remus de cette façon. Il avait envoyé des Aurors prévenir Remus qu'il était attendu à l'aube au ministère pour une entrevue avec le juge. Il avait préféré passer la nuit au Chaudron Baveur pour ne attirer l'attention sur la maison qu'il partageait avec Sirius et Harry. Harry n'avait aucune raison de s'y trouver et Sirius encore moins. S'ils avaient été découverts par une quelconque malchance, cela n'aurait donné absolument rien de bon.
– Tu devrais y aller. On ne sait pas à quelle heure exactement Fudge décidera de se pointer. Et, il vaudrait mieux que tu y sois avant lui.
– Tu as raison. De toute façon, j'allais justement partir.
La maison de Rogue était silencieuse. Une odeur de citron flottait dans l'air. Harry n'avait apporté aucune affaire, il ne s'attarda donc pas à aller dans sa chambre. Il se laissa tomber sur une chaise de la cuisine et attendit.
– Vous êtes en retard, soupira Rogue derrière son dos.
Harry était en avance. Il préféra ne pas relever la remarque de son professeur et se retourna pour lui faire face.
– On ne peut jamais compter sur vous.
Harry fronça les sourcils. Il ouvrit la bouche pour répliquer quelque chose mais quelqu'un frappa à la porte. Rogue avait donc raison. S'il était arrivé à l'heure qu'il pensait, il serait arrivé trop tard. Harry avala difficilement sa salive et suivit Rogue jusqu'à l'entrée.
Alors qu'il s'attendait à voir Fudge, ce fut deux têtes blondes qui se trouvèrent devant lui. Lucius fixa sa gorge avec insistance, comme s'il était près à la sectionner immédiatement. Les points de l'homme se serrèrent et il détourna le regard d'une grimace amère.
Harry tourna enfin les yeux vers Drago. Il le regardait lui aussi. Son regard était différent de celui de son père. Il y avait une douceur et une inquiétude qui déstabilisa totalement le jeune sorcier. Drago sembla également le remarquer puisque son visage se raidit instantanément. Son expression changea et il se mit à le fixer d'une expression parfaitement neutre.
Severus Rogue et Lucius Malefoy discutèrent longuement. En retrait, Harry et Drago n'entendaient rien de ce qu'ils se disaient. Parfois, le professeur de potion haussait la voix et la tension montait dans la pièce.
La tête haute, Drago restait silencieux et immobile. Harry ne pouvait qu'en faire de même. Il avait envie de se jeter sur sa baguette et attaquer Lucius. Il ne savait pas ce qu'il ferait exactement. La lui planter dans l'œil aurait était amplement suffisant pour lui.
Drago était froid, distant et ne lui accordait que très peu d'importance. S'il avait été seul dans la pièce, cela aurait été identique. Harry avait envie de le secouer, de lui ordonner de lui parler ; qu'il lui dise n'importe quoi, qu'il lui crache quelques remarques acerbes au visage, qu'il se moque de lui. Au lieu de ça, le Serpentard était statufié à ses côtés. Ennuyé, il soupirait par moment et se balançait d'un pied à l'autre.
Harry se vit alors quelques semaines plus tôt. Un sentiment de répétition le saisit alors. Drago et lui avant que tout ne commence réellement, assis à une table pendant que Lucius, Narcissa et Severus discutaient. Il s'agissait de quelque chose de secret et Drago était énervé de ne pas faire parti de la confidence. Cette fois-ci, Drago ne semblait pas intéressé par l'échange entre les deux hommes.
Drago se saisit brutalement du bras de Harry et l'entraîna dans la pièce voisine. Le Survivant le suivit difficilement, tandis que Drago pressait le pas. Une fois dans la pièce, Drago lâcha Harry et ferma la porte.
– Je peux savoir ce qui te prend? s'étonna le jeune sorcier en dévisageant le dos du blond.
Drago se retourna et se jeta dans les bras de Harry. Il le serra si fort, qu'il en fut longtemps désarçonné et si fort qu'il se demanda s'il ne voulait pas lui broyer les os. Après de longues secondes, il agit enfin et entoura maladroitement le dos de Drago de ses bras. Le Serpentard retenait sa respiration. Lorsqu'il sentit la pression de Harry sur lui, il lâcha un long soupir.
Ils restèrent un instant silencieux. Harry était trop confus pour se détacher ou pour dire quoi que ce soit. Il était heureux également. Il n'avait pas envie de reculer.
– J'espère qu'un jour, on pourra devenir ami. J'espère que tu comprendras mes choix. Tu as parfaitement le droit de me détester. Et si tu ne me détestes pas encore, tu le feras. Je veux être ton ami. On en aura peut-être la possibilité, qu'en dis-tu? J'espère que tu me pardonneras.
– Je te pardonne, Malefoy.
Il sentit le sourire de Drago contre son oreille. Il fit un pas en arrière et l'observa avec gravité.
– J'espère que tu me pardonneras dans le futur. J'espère que tu pardonneras ce que je ferai.
– Comment est-ce que tu peux être sûr que tu feras quelque chose de mauvais dans l'avenir?
– Je le sais c'est tout.
– Tu sais déjà que c'est mal. Tu as compris par toi-même que tu allais devenir quelqu'un que tu ne souhaites pas. Ne fais pas ce que tu pourrais regretter.
– Je ne peux pas faire autrement.
– Tout à l'heure, tu m'as dit que tu voulais que je puisse comprendre tes choix. Si tu parles de choix c'est que tu peux faire autrement.
– Bien sûr, on a toujours le choix. Toujours. Seulement parfois, les choix qui nous sont proposés ne sont pas justes et sont difficiles. Si on te propose de te couper la jambe droite ou de te couper la jambe gauche, tu auras en effet le choix. Au final, la souffrance sera la même.
Drago était envahi par la honte. Il n'avait pas l'habitude de se dévoiler ainsi. De plus, il prenait trop facilement les autres dans ses bras ces derniers temps. Il s'en voulait tant que son sentiment de gêne était palpable. Si cela comptait autant aux yeux de Harry, il pouvait faire comme si rien ne s'était jamais passé. Il pouvait complètement oublier cet été.
Harry savait reconnaître les adieux. Cela en était un, il n'était pas stupide.
– Il ne vaut mieux pas s'adresser la parole à Poudlard. Il vaut mieux reprendre notre année là où on l'avait laissé en juin.
Le Gryffondor approuva en essayant de cacher sa tristesse et sa déception. Il l'avait toujours su, au fond, mais il y avait à présent quelque chose de définitif et de réel. Il se rendait compte qu'il avait vraiment considéré Drago comme un ami. Il le perdait à présent et ça lui faisait de la peine.
– Tu y arriveras, tu crois?
– De quoi tu parles, Potter?
– Tu parviendras à tenter de me ridiculiser, de m'humilier et de tout faire pour nuire à mon existence paisible à Poudlard?
– Ne mets pas tous tes malheurs sur moi. Tu arrives très bien à ruiner tout seul ton existence paisible à l'école.
Harry sourit et secoua la tête.
– Je veux que tu répondes à ma question.
Drago fronça les sourcils.
– Qu'est-ce que tu crois, Potter? Je vais continuer à le faire et je n'aurais pas à me forcer.
– Pourquoi?
– Parce que ce sera notre seule manière de se montrer de l'importance. Si on ne se déteste plus alors il n'y aura plus aucun lien entre nous.
Surpris par ces paroles, Harry baissa les yeux et hocha la tête. Il avait la certitude qu'un jour, Drago et lui seraient amis. Ils avaient réussi à l'être le temps d'un été.
Une fois Drago et Lucius partis, Harry resta planté devant la porte. Il la fixait comme si elle venait de se refermer en ayant emportée avec elle une partie de sa volonté.
En un été, sa vie avait complètement changé. Le regard qu'il avait sur son avenir, n'était plus du tout le même. Il avait l'impression d'avoir tout gagné et tout perdu à la fois.
Rogue posa une main sur son épaule. Il aurait pu sursauter s'il n'était pas déconnecté de la réalité. Le monde lui semblait lointain, comme s'il se trouvait dans une atmosphère décalée.
– Vous êtes bien différent de votre père.
Même s'il était irrité par ses propos, Harry ne répliqua rien. Il comprenait que de la bouche de Rogue, cela relevait d'un compliment. Maladroit, certes, mais cela en était un tout de même. Et la présence de sa main sur son épaule était rassurante.
Il se retourna vers lui et lui offrit un sourire qu'il se voulait sincère.
– Vous devrez étendre la rumeur, dans l'école, que vivre avec moi est un véritable supplice. Ou, du moins, le laisser entendre. Le dire à une ou deux personne, comme Monsieur Finnigan ou Mademoiselle Brown, devrait faire l'affaire. Ils s'occuperont de la diffuser pour vous.
– Ce ne sera sans doute pas très compliqué à croire.
Rogue le sonda un instant et renifla.
– Je vais essayer de faire des efforts.
– Des efforts? répéta Harry, en haussant les sourcils. Vous allez faire en sorte de ne plus devenir l'épouvantard de vos élèves? De ne plus les effrayer, les rendre malade ou les angoisser? Vous n'allez plus persécuter personne et..
– C'est bon, siffla Severus. Je vais essayer de ne blesser la fragilité de personne. Je vais me contenter de donner mes cours et de vous diffuser ce que je sais.
– C'est bien. C'est exactement ce qu'on attend d'un professeur.
– C'est ce que je faisais.
– Non. Vous, vous vous contentez de tyranniser vos élèves. Vous privilégiez votre maison et méprisez les autres. Quand toute une école vous craint et vous déteste, vous ne pouvez pas vous dire que vous faites votre travail correctement. Pour enseigner, il faut un minimum aimer les autres. Comment transmettre quelque chose, si on n'a pas envie de voir ses élèves réussir et aimer sa matière?
Harry avait parlé calmement et sans animosité. Rogue le regardait d'une manière étrange, comme s'il cherchait à répliquer mais qu'il savait qu'il avait tort. A la grande surprise de Harry, il resta parfaitement muet.
– Ma mère vous remercierez de me permettre de vivre avec Sirius et Remus, reprit Harry. Elle vous en serez reconnaissante, j'en suis sûr.
– Si elle avait la possibilité de me remercier, Potter, toute cette histoire n'aurait pas lieu d'être. Elle serait là, votre père aussi, ils vous élèveraient et vous irez à l'école avec votre petit air arrogant de fils de Potter élevé par son père. Et j'aurais continué à mal tourner, tous les jours accomplissant des actes un peu plus sombres. Je n'aurais jamais été votre professeur et vous m'aurez haï de loin, comme le mangemort redoutable que j'aurais dû être. Votre mère aurait peut-être parlé de moi. Black et Potter, eux, l'auraient fait.
Harry ouvrit la bouche mais Rogue le coupa.
– Je ne peux pas être un bon professeur, Potter. Je ne peux pas l'être tout simplement parce que je ne suis pas une bonne personne. Vous avez su le souligner vous-même. Mais je vais essayer d'être convenable.
Harry l'observa un instant et ne répondit rien. Il n'y avait peut-être rien à répondre? Rogue avait fait de nombreux efforts tout au long de l'été et il n'avait pas envie de les balayer d'un geste de la main. Il lui en voudrait sans doute toujours. Une part de lui ne lui pardonnerait jamais. Toutefois, il ne voulait plus le haïr. Alors, à la grande surprise de son professeur, Harry sourit avec sincérité et une pointe de tristesse.
Quelqu'un sonna de nouveau à la porte. Harry n'avait plus de doute, il s'agissait bel et bien de Fudge. Son timbre énervant s'élevait à l'extérieur. Il n'était pas seul. La voix qui lui répondait glaça les os du jeune sorcier. La tante Marge était présente.
L'imposante femme passa la porte avec difficulté. Harry soupçonna Rogue d'avoir légèrement rétrécit l'espace entre les deux murs. Elle croisa les bras sur sa poitrine et observa Rogue et Harry à tour de rôle, comme si elle avait perdu quelque chose sur leur visage. D'une voix théâtrale, Fudge se mit à parler du temps merveilleux qui faisait dehors, mais Harry ne l'écoutait pas. Derrière sa tante se trouvait son cousin. Son apparence le frappa immédiatement. Il ne l'avait jamais vu aussi pitoyable. Son visage avait perdu ses couleurs. Son teint était maladif et blanchâtre. Ses joues étaient creuses. Ses paupières étaient gonflées et des cernes violettes tombées mollement sous ses yeux. Lorsqu'il releva la tête pour serrer la main que Rogue lui tendait, Harry remarqua également son regard vide de toute âme.
– Salut, lui souffla-t-il pourtant en lui adressant un rapide regard.
– Salut, répondit Harry en s'approchant de lui. Tu as une sale mine.
Dudley fronça les sourcils et ses lèvres se plissèrent par la même occasion. Il jugea Harry avec sévérité et passa une main sur sa nuque en soupirant.
– Figure-toi que je n'ai pas passé de très bonnes vacances. J'ai peur! Je veux savoir pourquoi on nous a demandé de venir. Est-ce que vous avez des nouvelles de mes parents?
Rogue, Fudge et la tante Marge s'étaient éloignés dans le salon. Harry fit signe à son cousin d'avancer pour les rejoindre et ils se mirent en route.
– Ils vont bien. On les a retrouvé. Ils sont à l'hôpital pour quelques examens.
– Quel hôpital? s'écria Dudley d'une voix aiguë. Où étaient-ils? Je veux les voir!
– Ils sont dans un hôpital sorcier qui s'appelle St Mangouste. Je ne pense pas que tu puisses leur rendre visite pour le moment, je suis désolé. Des personnes leur posent des questions et vérifient également que tout va bien, car ils ont manqué d'eau et de nourriture durant leur captivité. Un fois terminé, ils seront transférés dans un hôpital moldu. Cela ne devrait plus être long.
La respiration de Dudley était rapide et ses yeux s'étaient agrandis. Il laissa Harry pour rejoindre sa tante et écouter ce que les adultes avaient à lui apprendre. Lorsque les deux adolescents entrèrent dans la pièce, Rogue servait une tasse de thé à sa tante et à Fudge.
– En voulez-vous? demanda-t-il d'une voix neutre en leur désignant la théière.
Dudley et Harry désapprouvèrent d'un même geste de tête et prirent place à la table où les adultes s'étaient installés. Ils discutèrent longuement des événements récents. Fudge trouvait des explications rationnelles à tout ce qui était arrivé de magique et Marge buvait ses paroles avec intérêt. La tante poussait parfois des cris horrifiés qui ne semblaient en rien naturels et Harry se demandait si elle avait réellement été inquiète pour son frère et sa belle-sœur. Elle semblait enchantée d'apprendre que les journaux parleraient sûrement de cette disparition pendant quelque temps et que des journalistes attendraient certainement devant l'hôpital lorsqu'ils sortiraient. Lorsque le juge s'excusa parce que Dudley et elle devraient attendre avant de leur rendre visite, la tante Marge répliqua que cela lui laisserait donc le temps d'aller chez le coiffeur pour être prête pour les photographes.
Harry leva les yeux au ciel. Il détestait tant cette femme. Chaque parole qu'elle prononçait le répugnait encore davantage. Toutefois, il était heureux de voir que le cerveau de sa tante était trop occupé pour s'intéresser à sa présence où à médire sur ses parents.
– Bien, déclara Fudge. Il est temps pour moi de retourner à mes occupations. Je suis débordé en ce moment. Professeur Rogue. Madame. Monsieur Dursley.
Il semblait lui aussi extrêmement gêné par le comportement de cette femme. Il se leva brutalement, attrapa sa tasse qui résidait sur la table, la porta à ses lèvres pour la finir d'un trait et la reposa en un bruit sonore.
– Une voiture viendra vous chercher, reprit-il. Bon courage et à bientôt. Au revoir, Harry. Prenez soin de vous.
Le jeune sorcier failli demander à Fudge s'il en avait terminé avec Remus. Il se retint à temps et se contenta de le saluer d'un geste de tête et de répondre brièvement un remerciement. Une fois seul avec Rogue, Harry soupira lourdement.
– Cette histoire est bientôt terminée.
Severus jeta un regard en coin à Harry et un rictus se dessina sur ses lèvres.
– Si vous le dîtes, Potter.
Harry retrouva Sirius. Il était seul et s'afférait dans la cuisine. Une douce odeur de crêpes se diffusait dans la maison. L'animagus lui offrit un grand sourire et l'invita à venir l'aider.
Remus revint une heure après, tandis que Sirius et Harry badigeonnaient leur crêpes de chocolat fondu. Le lycanthrope s'approcha d'eux, un sourire renversant aux lèvres. Il frictionna les cheveux de l'adolescent et se pencha pour embrasser la joue de son amant.
– Ça a été? le questionna Harry en lui tendant la crêpe qu'il venait de faire.
Remus haussa les épaules.
– Il me semble que oui. Le ministère n'avait pas grand chose contre moi et je savais exactement ce que je devais répondre pour ne pas me mettre dans une position délicate. Ils avaient simplement de nombreuses questions à me poser.
Remus glissa sa main dans celle de Sirius et la serra tendrement.
– J'ai dit aux Aurors que je veillerai personnellement à retrouver Sirius Black, expliqua-t-il d'une voix amusée, que mon flair de loup-garou m'aiderait.
– Tu m'as trouvé.
– Je crois bien que oui, sourit-il.
