Bonjour bonjour !
Saupoudré de neige fraîche, voici notre 34ème chapitre de Wanted : Sora !
Merci beaucoup à Baka27, Natsui-Powa, A.n'onyme, et Dessillu pour leur reviews et leur soutient ! (ça a beau être la crise, on continue d'être payées ! Merci à vous !)
Bonne lecture à tous !
Le lendemain, les deux brunes se réveillèrent presque ensemble. Tatu semblait malade et à peine eut-elle sortie la tête de la couette qu'elle frissonna.
Tatu : Hun… Me sens pas bien…
Elinska : Tss…
La deuxième brune s'était relevée d'un coup, le regard vide.
Tatu : Wo… Elinska !
Elinska : Que-ce tu veux ? J'y vais.
Tatu : Hey ! Attends-moi !
Elle se leva, péniblement, étant extrêmement fatiguée et elle suivit son amie. La veille elles ne s'étaient pas changées et étaient restées avec leur manteau. Traversant les couloirs, les deux brunes allèrent à la salle principale où elles trouvèrent Saïx, Marluxia et Luxord. Le premier semblait énervé et un simple coup d'œil à l'heure les aurait aidées à en comprendre la raison.
Saïx : Vous êtes en retard…
Elinska : Que-ce qu'on en a à foutre ?... C'pas comme si t'avais un truc d'intéressant à dire…
Elle le fixa d'un air blasé avant de soupirer et de lâcher un : « On s'emmerde » en s'asseyant par terre.
Tatu : eh, ça existe, les congés maladies ?
Saïx : non.
Il ne put s'empêcher de demander.
Saïx : pourquoi ?
Tatu : j'crois que je me suis chopé un truc hier...
Elle s'assit par terre, et s'adossa contre son amie.
Tatu : j'vais re-pioncer un coup, le sommeil est un excellent remède.
Elinska : ouais, lâchez-moi les basques par la même occasion...
Saïx : …
Elinska : je hais ce mec.
Luxord : tu devrais le savoir, qu'il a la claymore facile.
Elles avaient rapidement été envoyées dans d'autres mondes, pratiquement à coups de pieds dans le cul. Le numéro X avait noté qu'elle avait une mine encore pire que la veille.
Marluxia : on va continuer l'entraînement. Et cette fois, je ne ferais aucun cadeau.
Tatu : je vois pas comment tu pourrais m'en faire, c'est pas noël ni mon anniv...
Elle avait essayé de faire de l'humour mais tirait une tête d'enterrement. Ses sourcils se froncèrent, et elle porta une main à son front comme si elle souffrait d'un mal de tête. Elle ferma ses yeux comme si elle ne voulait pas voir quelque chose. Marluxia la fixait, intrigué. En rouvrant les paupières, elle croisa son regard.
Tatu : quoi ? Juste mal au crâne, c'est bon maintenant.
Elle invoqua sa guitare, visiblement rendue de mauvais poil. Elle pensait en finir au plus vite, et être tranquille pour la suite. Elle allait miser le tout pour le tout. Quoi qu'il en soit, elle finirait par dégénérer en cours de journée. Autant que ça soit à l'abri des regards.
Luxord : Tu te sens d'attaque ?
Elinska : Ouai… Mais j'ai la flemme.
Luxord : Et alors ?
Elinska : Et alors tu m'gonfles.
Luxord n'était pas du genre à s'énerver mais il fallait qu'ils avancent.
Luxord : Allez, lève toi. Dans deux jours tu pourras aller en mission et plus d'entraînement. D'ici-là faut que tu aies fini ton entraînement et que tu saches te battre.
Elinska : Je te dis que j'en ai pas envie. 'Façon j't'ai déjà battu, ça t'suffit pas ?
Luxord : Un coup de chance.
Elinska : Je ne pousserais pas la « chance » plus loin alors.
Luxord : Pff… Tu deviens insupportable. Lève-toi.
Elinska : Tss…
Elle obéit avec mauvaise grâce et il se fit la réflexion qu'il n'y avait pas que la mine qui avait empiré…
Tatu bataillait vaillamment. Elle ne se donnait pas à fond pour éviter que son état n'empire trop vite mais assez pour résister à Marluxia et lui donner un minimum de fil à retordre. On pouvait sentir qu'elle était sur les nerfs et Marluxia tentait de l'analyser tout en tenant la cadence pour la battre et voir si elle était aussi fatiguée que la veille. Elle pouvait être vicieuse en y mettant un peu d'inconscience ou de bonne volonté, et dans le cas présent, c'était de la bonne volonté. Elle profitait des failles laissées par son adversaire pendant ses attaques pour essayer de le blesser de façon gênante. Son expérience du combat faisait qu'il para et esquiva tout ce qui se présenta à lui, et que Tatu s'épuisait petit à petit. Elle craqua. Elle fut soudainement prise d'un début de crise. Elle s'effondra brusquement, tenant sa tête entre ses deux mains, dans une expression de souffrance et de lutte.
Tatu : nngh...
Son entraîneur la fixa, la curiosité l'ayant piqué au vif. Il s'approcha à pas lents, et tendit la main pour l'effleurer. Elle repoussa violemment ce geste. Leurs regards se croisèrent. Elle parlait avec colère.
Tatu : qu'est-ce que tu regardes ?
L'instant d'après, Marluxia du parer un nouveau coup de guitare.
Tatu : le combat n'est pas fini ! Je peux savoir pourquoi tu t'arrêtes ?!
Le numéro XI avait l'impression qu'elle disait plus ça pour s'auto-encourager qu'autre chose.
Elinska : ghah !
Le numéro X avait projeté la brune, dont le dos avait rencontré le sol. Elle manquait terriblement de force. Ca n'était pas dû à sa flemmardise du jour. Non. Elle était vraiment faible. Elle se redressa lamentablement sur ses avants-bras.
Elinska : Putain…
Elle semblait toujours inexpressive et son intonation était plate, comme si elle parlait du temps qu'il faisait. Rien à voir avec d'habitude. Lentement, elle se mit en position accroupi, faisant des mouvements circulaires avec ses bras.
Elinska : Tu m'gonfles sérieux le vieux… J'en ai ras l'bol de bouffer la poussière toute seule… J'vais partager…
Elle se releva d'un coup et bondit sur Luxord, abattant ses deux armes sur lui. Il esquiva facilement, et lui rendit la pareille dans le dos, la frappant sans douceur. Il n'allait pas la ménager. Elle fut jeteé en avant mais se rattrapa et put se reprendre maladroitement pour répliquer. La brune effectua un demi-tour et réapparut devant Luxord prête à le toucher avec ses armes mais elle se stoppa, figée en regardant un point invisible pour son professeur. Son bras tremblait, son expression toujours neutre mais on voyait qu'elle hésitait. Il ne réfléchit pas et l'envoya une nouvelle fois dans le décor.
Luxord : Que-ce que tu fous ?!
Toujours furieuse, Tatu se releva en titubant, les sourcils froncés. Contrairement à Elinska , elle n'avait pas son centre émotionnel défaillant en cas de manque. Non, ce qui la mettait en colère à cet instant, c'est qu'elle ait été incapable de masquer quoi que ce soit. Elle n'avait aucune confiance en ce type. Elle supportait déjà mal qu'Elins la voit dans cet état, alors devant lui...
Tatu : on peut s'en arrêter là ?
Marluxia : ça n'était pas toi qui disait que le combat poursuivait ?
Tatu : ne m'oblige pas à passer d'insupportable à invivable ; réponds simplement à ma question.
Marluxia : eh bien non, je ne t'autorise pas à rentrer avant d'avoir fini cet exercice.
Elle sut que c'était fichu. Même ce matin, elle n'aurait pas eut la force de le battre. Elle fit disparaître son arme.
Tatu : l'attente risque d'être longue alors. Je vais aller faire un petit tour en attendant.
A peine eut-elle fini sa phrase qu'elle invoqua son arme pour stopper dans sa trajectoire la lame de la faux. Elle ploya un peu sous l'effort, et serra les dents pour ne pas gémir. Il en avait mit de la force, le bougre... Elle se dégagea, mais il revint aussitôt. Il n'allait pas la lâcher...
Luxord s'était approché de la numéro XVI, encore un peu sonnée. Quelque chose clochait, c'était de plus en plus évident au fur et à mesure de la journée. Xemnas, comme à Marluxia, ne lui avait rien dit, mais avait convoqué les "têtes" juste après son passage. Tant de grabuge pour deux petites recrues, ce n'était pas normal. Il savait que ça avait un apport avec les cœurs, mais jusqu'à où cela allait-il changer l'Organisation ?... Il la fixa qui toussait à en cracher ses poumons.
Luxord : C'est quoi cette tête ?
Elle ne put lui répondre, prise d'une nouvelle quinte de toux et il l'attrapa par le devant de son manteau pour la relever. Toujours en train de tousser, elle eut un sourire méchant et il réprima l'envie de le lui faire passer.
Luxord : Ca va être ça toute la fin de semaine ?
Elinska : T'as même pas idée… Héhé… Je suis calme là…
Luxord : Trop pour être normal…
Elinska : Ha… Hahaha ! Tu comprendras la différence demain si je résiste jusque là…
Elle ne pouvait clairement pas cacher son problème dû au manque et elle préférait prévenir Luxord : certes elle ne l'aimait pas spécialement mais elle se connaissait une fois en manque.
Luxord : C'est quoi ce brusque changement de personnalité ?
Elinska : Manque…
Luxord : C'est à cause de ça que vous foutez un bordel monstre ?
Elinska : Héhé…
Il la relâcha, la laissant retomber par terre alors qu'il se reculait et lui tournait le dos.
Elle soupira un instant, le souffle court. Elle avait dévoilé une partie du problème mais pas la totalité. Elle voulait garder le reste pour elle mais elle ne contrôlait presque rien. Demain ça serait bien pire, mais d'ici là, elle pouvait encore résister. Ses yeux fixèrent le dos de son professeur avant de regarder à côté. Un début de grimace apparu sur son visage qui restait pourtant neutre : il l'énervait. Elle murmura doucement une phrase en se relevant, faisant bien attention que le numéro X ne l'entende pas puis, elle agita les mains, faisant apparaître une seule arme. Elle en fut désolée mais ne chercha pas à faire apparaître l'autre.
Elinska : Bon… J'aimerais en finir rapidement…
Luxord se retourna et la regarda longuement.
Luxord : Et donc ?
Elinska : Je suppose que si je me mets à genoux et que je demande à rentrer, ça ne suffiras pas ?
Luxord : Non, je dois finir ton entraînement.
Elinska : C'est pas dans cet état que je pourrais te battre.
Elle fit un sourire en coin, sans aucune joie.
Luxord : Hier tu y es bien arrivée…
Elinska : Un coup de chance doublé d'un problème de personnalité… Je ne me contrôlais pas.
Luxord : Et bien, retrouve cette personnalité là, en te contrôlant, et on rentrera.
Marluxia était bien décidé à la pousser dans ses retranchements pour savoir ce qui se tramait. Il fit attaque sur attaque, augmentant progressivement la force de ses coups, ne laissant que peu de répit à son élève. Il la harcela tant et si bien qu'elle fini par être envoyée une fois de plus dans le décor. De toute façon, ça faisait longtemps qu'elle n'était plus que sur la défensive. Elle releva vers lui des yeux fatigués.
Tatu : ça te suffit, là ?
Marluxia : pas encore...
Tatu : c'est plus de la bastonnade qu'autre chose là... Si t'en veux à quelqu'un, c'est lui qu'il faut taper...
Son expression changea du tout au tout.
Tatu : hé hé hé hé... es-tu seulement sûr de ce que tu cherches ?
Dans ses yeux brillait un puissant éclat malsain. Son visage n'exprimait plus que sadisme, orgueil et folie. On eut dit une autre personne. Elle reçut comme un choc, son expression se crispa, et elle se roula en boule par terre. Tremblante, elle gémissait doucement, ses mains agrippées à son crâne.
Tatu : hé hé hé hé hé hé-nggh...
Comme précédemment, le numéro XI tenta de s'approcher.
Tatu : casse-toi...
Il cru d'abord qu'elle s'adressait à lui.
Tatu : casse toi... casse toi... casse toi... casse toi... casse toi... casse toi... CASSE TOI !
Prise de spasmes, elle sembla se rouler encore plus sur elle-même, combattant on se sait quel démon intérieur. Elle gémissait, partait à droite, à gauche, se roulait à terre, revenait immobile... L'instabilité même.
Tatu : ha ha, hé hé hé... dégage de là... Je ne te laisserai pas... tu n'es rien sans moi, tu es issue de moi, tu est moi... Non ! Tu n'auras pas d'emprise sur moi... Va-t-en ! Je ne t'obéirai jamais... Tu n'es pas moi... Que pourrais-tu faire si je ne suis pas là ? Poupée ! Vulgaire pantin !... Je n'ai pas besoin de toi, je ne suis pas toi, je suis moi, je suis une autre... Pauvre créature !... J'ai vécu sans toi, tu n'auras aucune emprise sur moi... Pâle copie ! Va-t-en ! Tu n'es rien ! J'existe ! Tu es faible ! Va-t-en ! Tu n'aurais jamais du exister ! VA-T-EEEEEEEEEEEEEEN !
Silence. Immobilité. Regard perdu dans le vide. Haletante. Elle était de nouveau elle-même, mais semblait épuisée, vidée. Le souffle court, elle semblait pleine et entière, et récupérait d'un combat dont il n'avait rien vu.
Elinska : tu ne sais pas de quoi tu parles... Mais toi aussi un jour tu risques de connaître cette sensation...
Luxord : ?
Elinska : prépare-toi à me voir perdre.
Elle pointa ses flingues sur lui.
Luxord invoqua ses cartes, sérieux et il évita habilement les tirs de la brune. Elle était lente et ne semblait pas concentrée puis, elle changea d'expression, le même sourire que la veille collé aux lèvres. Elle en devenait inquiétante. Il comprenait ce qu'elle entendait par « ne pas se contrôler » : ils ne s'entraînaient plus. C'était pour de vrai. Elle le visait pour le toucher et le tuer, par pour mettre fin à l'entraînement. Le challenge devenait d'autant plus intéressant.
Il n'était néanmoins pas à fond : elle était fatiguée, ça se voyait et la fin du combat arriva rapidement. N'étant pas tout à fait concentrée, elle se fatigua en mouvements inutiles, effectuant des détours, de larges coups lors de corps à corps. Pourtant, il ne s'attendait pas à ce qu'elle s'arrête brusquement dans un mouvement, la lame prolongeant la crosse de son arme suspendue dans le vide, comme si quelqu'un l'avait mise sur pause. Son expression était figée, apeurée, terrifiée même. Son arme disparu et elle tomba en arrière, secouée de tremblements, reculant avec précipitation et nervosité. Elle s'était mise à pleurer et avant que Luxord n'ait pu dire quoique ce soit, elle se mit à hurler, les mains crispées sur sa tête, les yeux rivés sur le sol, devant elle.
Elle secouait la tête, hurlant qu'elle n'avait pas fait exprès, que ne voulait pas.
Luxord n'y comprenait rien et il voulu s'approcher d'elle mais elle se recula, encore plus effrayée, avant de se recroqueviller sur elle-même, pleurant de plus belle. Elle s'excusait, criait que ce n'était pas de sa faute, suppliait des personnes de la pardonner, qu'elle ne voulait pas. De temps à autres entre deux paroles elle relevait la tête, regardait à sa droite, puis à sa gauche, avant de se remettre à pleurer en sanglotant qu'elle n'avait pas voulu, qu'elle n'avait pas fait exprès, que sa naissance n'était qu'une erreur.
Elle continuait de supplier, se recroquevillant un peu plus sur elle-même, encore secouée de tremblements, ses doigts agrippant nerveusement des cheveux, les tirants avec force. Elle se un calma un peu, criant de temps en temps un « NON ! » désespéré avant de reprendre ses excuses sur un ton cassé et pitoyable.
Marluxia en était au même stade que Luxord : l'incompréhension totale. Il ne comprenait absolument ce qui venait de se dérouler sous ses yeux si bien qu'il n'osait rien faire. Il fallut pourtant bien se décider à un moment. La numéro XV restait recroquevillée sur elle-même, à trembler, à reprendre son souffle.
Comme la fois précédente, il essaya de la toucher, du bout des doigts. A l'instant où son doigt effleura son épaule, elle se redressa en hurlant. La terreur emplissait son regard comme un raz-de-marée balaye et inonde un village. Elle mit plusieurs secondes à le reconnaître, après quoi elle se calma. Elle était à présent assise. Elle haletait toujours, avait une main à son front, et l'autre à sa gorge, les yeux écarquillés et fixant un point invisible. Elle cherchait encore à reprendre pied.
Deux longues minutes plus tard, elle releva le visage vers le numéro XI. C'est alors qu'il remarqua les immenses cernes qui pendaient à ses yeux, et qui s'étalaient impitoyablement.
Tatu : j'aimerais rentrer. Tout de suite.
Cette fois-ci, il ne posa pas de question ni de condition. Il créa un couloir obscur. Elle mit du temps à se lever. Il ne proposa pas son aide, et elle ne l'aurait pas accepté. Tranquillement, elle prit équilibre sur ses jambes. Elle évita les mouvements brusques, et faisait des pauses pour que la tête ne lui tourne pas trop. Elle s'avança ensuite pas à pas vers la porte sombre, et y entra.
Une fois de l'autre côté elle croisa Saïx et ses sourcils froncés depuis qu'il était né. Elle lui lança un regard accusateur, qui coupait court à tout élan de discussion qui aurait pu saisir le numéro VII. Celui de Marluxia n'était pas mieux. Accusateur aussi, il reprochait de ne pas avoir été mit au courant.
La brune alla jusqu'à sa chambre. Elle balança son manteau dans un coin de sa chambre, et se mit la tête sous l'eau froide. Ça lui rendit les idées sensiblement plus claires. Elle avait épuisé toute sa réserve de chocolat, et elle ne pouvait pas aller s'en acheter. Elle prit la peine d'aller jusqu'à la chambre de son amie, sans avoir prit le temps de sécher sa chevelure dégoulinante. Une fois à l'intérieur, elle s'adossa à un mur, et se laissa glisser à son pied. Elle allait attendre là.
Luxord s'approcha d'elle et la saisit par les épaules mais il n'obtint aucune réaction. Elle gardait les yeux fixés sur un point dans son dos qu'il ne pouvait voir. Hallucination ? Elle ne criait plus mais des larmes dévalaient ses joues et elle semblait être en train de crier mais aucun son ne sortait de sa bouche. Elle tremblait comme une feuille et il entreprit de la secouer.
Luxord : Xash !
Il l'appela ainsi de nombreuses fois, puis, au bout d'un moment, elle cligna des yeux et le regarda, ne semblant pas comprendre puis ses yeux retournèrent au point qu'elle fixait depuis tout à l heure.
Elinska :... Al... Alfred...
Elle se remit à pleurer, incapable de faire autre chose, avant de se recroqueviller sur elle même. Elle secoua la tête, et les pièces du puzzle se mirent en place dans son esprit et il comprit aisément ce qui arrivait à la jeune fille. Il ne pouvait rien y faire.
Elinska : N-non... NON ! Ne dis pas ça !
Elle se tut et ses yeux s'agrandirent de nouveau.
Elinska : C est pas vrai... Non... C'est pas de ma faute... Non... Dis pas ça... Je t'en prie...
Sa voix disparu dans un murmure et elle renifla misérablement, se recroquevillant encore un peu sur elle comme si elle recevait un flot d'accusations et d'injures. Elle finit par se calmer, prenant de grandes inspirations. Sa tête bascula sur l'épaule de Luxord qui la laissa faire. Elle leva les yeux sur lui et il remarqua que, même après avoir fait une crise comme celle-ci, elle pouvait avoir un regard vide. C'en était effrayant.
Elinska : Je veux rentrer... Je...
Luxord : C'est bon, je ne pense pas que tu puisses faire autre chose aujourd'hui...
Ils arrivèrent à la Citadelle et croisèrent Saïx qui parut hautement contrarié. Elle l'ignora et traça son chemin jusqu'à sa chambre. Dans le couloir, elle eut droit à une nouvelle hallucination qui finit de la déstabiliser, faisant remonter un flot de larmes qu'elle étouffa tant bien que mal en répondant furieusement à chaque accusation. Elle finit par atteindre sa chambre et y entra en hurlant une chose à son hallucination avant de s'apercevoir de la présence de son amie. Ce n était pas la première fois qu'elle criait sur quelque chose qui n'existait pas en sa présence.
Elinska : H-hey...
Elle leva les yeux vers son amie, toujours dans l'encadrement de la porte.
Tatu : on dirait bien que tu es dans un état pire au mien... Allez, viens...
Mais ce fut elle qui se leva. Elle prit son amie par l'épaule et la fit rentrer, pour refermer la porte. Après quoi, elle la serra dans ses bras.
Tatu : ne te laisse pas envahir par ces mensonges. Tu sais très bien que ce n'est pas arrivé, et que ça n'arrivera pas. Ni Alfred ni Sebastian ne sont comme ça.
Elle resserra son étreinte, pour lui prouver toute son affection, ainsi que de ceux qui n'étaient pas là.
Xemnas : on dirait bien que les effets dont elles nous ont parlé commencent à faire effet.
Saïx : oui.
Ils étaient dans la salle des caméras (Xemnas autre part que dans son fauteuil... je me choque toute seule). Bien qu'ayant la justification sur leur comportement, le numéro VII demeurait furieux à leur égard.
Xemnas : Demain, pas d'entraînement. On les laisse tranquille, tout en les surveillant. A partir d'après demain, on commence l'analyse scientifique.
Saïx : bien.
Le chef de l'Organisation continuait de regarder plusieurs vidéos à la fois, sur les différentes caméras. Il faudrait peser le pour et le contre, avant d'utiliser les cœurs de sans-cœur à leur manière.
Elinska : Ne t'inquiète pas pour moi...
Elle sourit et serra Tatu dans ses bras pour lui rendre cette affection. Elle ne voulait pas que son amie s'inquiète pour elle alors qu'elle était dans le même état qu'elle. Elle la poussa doucement jusqu'à son lit où elle la fit asseoir. Elle se forçait à sourire doucement mais ne demanda rien. La brune avait posé sa main sur celle de son amie et la serrait fort : avec un peu de chance, demain serait la dernière journée de souffrance : elle souhaitait que cette journée passe rapidement et qu'elle ne soit pas aussi dure qu'elle s'annonçait.
Sans lui parler, et bien que Tatu soit venue vers elle en première, le numéro XVI avait compris que la journée avait été dure pour elle et si elle ne savait pas exactement de quoi il ressortait, elle voulait lui apporter du réconfort. Il fallait qu'elles se soutiennent un maximum entre elles. Elle la prit donc dans ses bras, faisant passer comme elle pouvait son soutient en murmurant que quoi qu'il adviendrait elle serrait là pour l'aider et qu'il ne fallait pas qu'elle abandonne ou qu'elle baisse les bras.
Papaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa aaaaaam ! Tou bi continuède !
Les premiers effets du manque de coeur ont commencé à sérieusement se manifester ! Un valeureux super-héros viendra-t-il mettre fin à cette cruelle situation ? Une réforme des McDo empêchera-t-elle la pénurie de Royal Cheese ? Vous aurez peut-être les réponses au prochain chapitre !
Bisous à tous !
