Galswinthe à nouveau merci, encore et toujours ^^

Flo et mistigri je vous remercie également.

Elodie Merci ^^ mais oui sache que oui, un poisson nage, c'est important d'en faire la réflexion et de s'en souvenir, enfin pour Bella XD n'empêche qu'elle dit vrai, les aquariums ça fait mal aux yeux un moment, enfin chez moi en tout cas. Papa Charlie, ne le brusque pas le pauvre, c'est un timide, sauf avec le feu visiblement, merci encore, à bientôt.Uukate Un peu de conneries ça ne fera pas de mal ^^ le chapitre est là comme tu le vois, je te souhaite une bonne lecture et merci pour ta review. May.B Merci pour tout, ton livre de chevet ? Vraiment ? Waw XD pour le livre, ce ne serait pas réalisable avec cette histoire, je devrais tout reprendre de A à Z, changer les lieux, les Quileute ? Chose impossible mais merci d'avoir posé la question:) à bientôt et encore merci, j'espère continuer à te faire « rêver ». Lizzie Je t'en prie pour la réponse, merci de laisser une trace de ton passage. Oui enfin ils se prennent du temps pour eux, pour Renée vous êtes plusieurs à regretter que ce ne soit pas elle directement dans le tonneau, pour Charlie il faut qu'il se lance mais pour moi il fait les choses dans le bon sens après avoir attendu 17 ans le retour d'une femme, il y arrivera ^^ Chrystie si tu n'as pas de retour dans la suite c'est que non elle ne ment pas, à voir. Les bébés et l'autre, ne t'en fais pas il y a toujours des solutions, ils ont tous de l'imagination, ils trouveront bien. Tu me diras si tu parviens à lui trouver un surnom qui te convienne XD, merci à nouveau, à bientôt. Ilonka Toutes mes condoléances pour ton papa, désolée d'avoir raviver certaines de tes douleurs, ça n'avait pas ce but à la base, pour Edward et Bella, ça les fera décompresser, chose dont ils ont besoin. Prends soin de toi également, biz. MarieG Si tu as fait tes câlins tout va bien ^^ oui je crois que c'est bien ça, vous avez vécu le chapitre, tant mieux si les sites t'ont plu, les traumatismes sont normaux avec BellaXD. Je sais faire dans le subtil parfois lol, Bella & Charlie avancent ensemble, il serait faux de penser que seule Bella à des choses à régler, ses problèmes sont simplement davantage mis en avant comme la fic tourne autour d'elle. La Chrystie, comme le dit Ben ils ne peuvent pas gagner à chaque fois, Stanley reste la plus sotte et la plus manipulable, une ça suffit, deux ça serait trop:) Leur week-end ne pourra que leur faire du bien, tout comme sortir comme leur impose Paul, au moins il n'est pas égoïste et à l'inverse ça ne serait pas Paul ^^ Jared il cherche, il aura trouvé papa Charlie, il avait prévenu en plus. Gros bisous, merci et à très vite. Laptitefada Qui ferait des bêtises ensuite ? Oh tu sais ils sont assez nombreux pour relever le défi mais l'envie n'y serait plus ou moins alors il est là et va bien, Peter, mon petit Peter il va revenir;) son voyage au fin fond du monde et loin de toute civilisation va prendre fin bientôt, reste à voir si Stanley ne va pas le rejeter, tu crois que c'est possible ? Les fins « sadiques », « méchantes » non ce n'est pas ce que je fais le plus juste quand c'est nécessaire, par contre, non je ne suis pas gentille XD et les compliments n'empêcheront rien lol. Frank reste un boulet et pas le perso que je préfère il est assez égoïste dans son genre et très maladroit, l'armée a du oublier de lui apprendre les sentiments ^^ un peu de rire ne fait jamais de mal, merci pour ta review et à bientôt. Celine.C Oh cette pression que tu me mets mdr « jamais déçu avec toi » bon on va souhaiter que ça continue;) J'ai également une large préférence pour la partie 2, la première sera reprise quand j'aurai terminé, je la retravaillerai pour qu'elle corresponde mieux à ma manière d'écrire désormais, je n'aime pas la relire personnellement, alors je compte bien y remédier ^^ merci et à bientôt, bisous. Twilight-et-the-vampire Merci beaucoup et à bientôt:D. Coco Tu postes ta review quand tu peux, pas de soucis pour moi. Bella & Edward reviennent et ça ne pourra que être bénéfique pour eux, tout comme pour Paul, Paul qui revient à la maison, si il doit trop s'inquiéter pour l'état de Bella & Edward ça ne l'aidera en rien. Charlie & Bella laisse Renée la mégère derrière eux, du moins commencent sérieusement à le faire. Le plongeon dans l'océan... si ça peut les aider à se détendre pourquoi pas hein ? XD Frank, Frank je le cantonne au rôle « boulet » mais le vrai boulet, il aide mais avec quel finalité ? Rien de positif à chacune de ses visites, Edward l'avait prévenu que maintenant c'était lui qui s'occupait de Bella, le fait qu'il le remette à sa place c'est dans la logique, puis il fait ça bien ^^ marquer le plâtre de Paul, qui sera assez courageux pour le faire ? XD Chrystie n'est pas Stanley et ça fera des Cullen & co de trop bons manipulateurs, ça serait dommage et moins réaliste pour le coup. Jared et l'aquarium, attendons le zoo si je le fais mais il cherche et le rôle de victime lui va bien, Paul si il n'envenime pas les choses ça ne serait pas Paul, papa Charlie gagne ^^ et oui Bella & Edward avaient vraiment besoin de se retrouver, il était temps, Paul va les forcer à sortir, j'ai déjà dit que j'aimais mon Paul ? XD Merci pour ta review et à bientôt, ici ou sur fb. Syrine Merci beaucoup, Chrystie est une curieuse mais pas une débile au final, la débile s'appelle Stanley. Le moment du « fourrer » ils ne savent plus quoi inventer ou moi en fait mdr ça vient tout seul avec eux c'est pratique ^^ merci, prends soin de toi également et à bientôt, bisous. Becullen Oui c'est un chapitre de transition, c'est complètement ça, ils restent nécessaire ses chapitres, histoire de souffler. Chaton à la maison est un bon retour à la normale. L'impression de folie n'est pas fausse du tout, ils le sont bel et bien. Eddy & Bella ça pour s'être bien trouvé lol Charlie, Bella et le feu, ils tournent une page oui c'est bien ça. Pour le « plus de légèreté dans les prochains chapitres » je ne saurai te dire, là vous allez lire le 37 on approche de la fin de ma fiction à grand pas. Pour le moment laissons les se remettre avant la prochaine galère ^^ merci pour ta review et à bientôt. Biz. Béatrice Pour Paul ne t'en fais pas, je le réconforte parfaitement lol il ne manque de rien. Pour Chrystie tu verras bien mais peut-être qu'il n'y a pas plus à en dire ou penser. Le week-end, ce n'était pas très utile d'attendre le retrait du plâtre de Paul et pas certaine qu'ils auraient tenus. Papa Charlie est un angoissé XD Paul ne se mêle pas trop des relations des autres, pour Charlie il demande ou on lui dit mais c'est pas son truc, Bella & Edward il le fait que lorsqu'il faut qu'ils pensent à eux comme pour le week-end. Paul trouvera de l'occupation, tout n'est pas raconté mais ne t'en fais pas pour lui, il a plein de nounous à disposition. Merci pour ta review et à bientôt.

Petite infos Au cas où vous vous posiez des questions, comme par exemple les lemons, je ne pourrai plus en faire comme j'ai pu en faire à une certaine époque, rating M = suggéré ; MA = détaillé, je ne l'ai su que lorsqu'ils ont commencé à parler des suppressions, en même temps vous ne suivez pas ma fic pour les lemons vu le peu qu'il y a XD.

Et enfin, merci pour les alertes, mises en favoris et toutes vos reviews, prenez soin de vous, et j'espère que pour celles qui passaient bac et autres réjouissances vous avez pu l'obtenir ^^


Saison 2 Chapitre 35

Pov Bella

J'étais assise sur les petites marches, il était encore tôt, ici ou comme à Forks mon café n'était jamais loin, je le posais près de moi, rabattant mon gilet, l'air était frais, pas non plus au point que je n'ai pas à cet instant un petit short en jean. Edward dormait encore, j'avais beau regarder partout il n'y avait vraiment que nous, une crique avec rien autour pour preuve le taxi avait eu du mal à trouver.

Je terminais mon café, me levais et avançais vers l'océan, bras croisés pour tenir mon gilet, j'eus un sourire de bécasse quand l'eau frôla mes orteils, vu la fraîcheur je n'allais pas me baigner tout de suite puis seule encore moins... j'avançais encore, assez pour que la vague suivante me recouvre les pieds, j'allais jusqu'à ce que mes chevilles soient recouvertes, regard toujours au sol, j'étais en pleine méditation sur le moment où l'eau repart, je crains qu'elle me pousse à la flotte, fin de la réflexion.

Je me baissais remontant ma manche, un coquillage, je me fis rire tellement je me blasais, je le gardais dans ma main refermant mon gilet, je marchais un peu, fis de grands détours quand je croisais la route de crabes, pour le moment j'en avais vu deux, je levais la tête en entendant une mouette, j'avais peur qu'elle me fasse dessus, faut que j'arrête les réflexions.

Je me remis pile devant la maison, m'asseyant sur le sable, menton sur les genoux, bras sous les jambes, pieds à se frotter pour redevenir sec, quand je serai grande, je m'achèterai une maison au bord de la plage, par ici, parce que c'est ce que je connais de plus apaisant, j'avais peut-être aussi les idées plus claires, plus calmes en dehors de mes diverses réflexions bien sûr. Je souriais en voyant Edward café en main ainsi que pour moi s'asseoir, il émerge, je posais un baiser sur sa joue sous son sourire. Waw il est de bonne humeur... je ne gâchais pas ça et ne dis mots.

-J'ai une surprise pour toi, me dit-il en souriant, elle arrivera dans environ une heure et demie...

-"Elle" c'est la surprise ? Il acquiesça, tu as manigancé ?

-Oui, dit-il fièrement et non je ne te dirai rien de plus.

-J'ai rien manigancé moi, chuchotai-je.

-Ça veut juste dire que je deviens plus fourbe que toi, je riais légèrement.

-Je serai fourbe moi aussi, peut-être pas ce week-end mais je le serai...

-Si ça peut te rassurer c'est Alice la fourbe, je n'avais rien prévu non plus, elle vient juste de m'envoyer un sms, elle a dit que ça serait le dernier et que personne ne nous en enverrait, Paul compris, les bébés sont restés avec lui cette nuit.

-Il a dû être content, riais-je.

-Possible, sourit-il, il posa sa tasse vide et se leva, il alla faire comme moi et tester l'eau.

Je le regardais, ça me fit sourire qu'il fasse comme j'avais fait, les orteils ensuite avancer et marcher un peu, les mains dans les poches de son bermuda, capuche de son gilet sur la tête, débardeur, je soupirais, il est beau, je soupirais à nouveau, rougis bêtement quand il me regarda, il avança vers moi avec son petit sourire en coin, ça ne calma pas mes rougissements en fait, il s'accroupit devant moi posant ses mains sur mes mollets, mon cœur s'était accéléré, soit il a une ouïe des plus fines, soit, soit je ne sais pas mais il est content d'un truc.

-Quoi ? demandai-je tout bas.

-Rien, sourit-il, c'est toi qui est toute rouge, pas moi, ça me fait me poser des questions du coup.

-Faut pas être aussi curieux, il n'arrêtait pas de sourire, il ne m'aide pas... je t'ai juste trouvé beau, marmonnai-je, il échappa un rire gêné, fallait pas être curieux.

-Merci.

-Oh la ferme, il eut un rire plus franc.

Il arrêta de rire, pas de sourire et m'embrassa, je voulus faire la gueule et ne pas répondre à ses baisers ce fut trop me demander. Il recula son menton, je ré-avançais le mien pour en avoir encore. Nous finîmes par nous lever et rentrer, nous restâmes sur le large canapé, la baie vitrée restée ouverte, nous prîmes notre temps, le sentiment d'urgence de ces derniers temps avait laissé place à la tendresse. Nous nous étions ensuite installés sur un transat de la terrasse, Edward devant moi, se sentir en paix comme ça ce n'est pas une chance que l'on a tous les jours.

Pov Paul

Nous étions samedi après-midi, je me réveillais de ma sieste d'après manger, le temps d'émerger je tournais ma tête, lit vide, ah oui c'est vrai, ils ne sont pas là. Je me redressais, il me fallait un café.

-Fiston N°2 ! je me tournais voyant Charlie, je ne t'ai pas réveillé au moins ? je secouais la tête négativement, il fit mine de fermer sa bouche me faisant rire nerveusement, il mima un « café » me montrant la cuisine.

Je me levais m'aidant de mes béquilles pour aller le rejoindre, je m'installais et le laissais me servir, avec Charlie, on ne peut pas lutter, il ouvrit la fenêtre me donnant, cigarettes, briquet, cendrier, médicaments et verre d'eau, il s'assit en face reprenant son journal.

-Ça va aller Charlie ? il baissa la première page me regardant au-dessus, j'échappais un rire, continue, je ne vais pas te perturber davantage, il haussa les épaules et remit son journal correctement.

Je regardais dehors en baillant comme un porc, Charlie avait allumé la radio, donc pas de silences, je pense qu'Eddy et Bella lui manquent. J'étais davantage réveillé, il le comprit puisqu'il baissa son journal tout en me regardant.

-Tu voudrais aller au cinéma ? me proposa-t-il.

-Tu ne travailles pas ?

-Non, je t'ai dit que la nounou c'est moi ce week-end.

-C'est vrai... avec qui tu veux y aller ?

-Juste avec toi, je prendrai ton pouf.

-Nous aurons l'air malins, riais-je, il haussa les épaules, il y a quoi d'intéressant ? il me sortit une petite feuille m'énumérant tous les films par lesquels nous pourrions être intéressés, nous nous étions décidés, c'est Alice qui t'a fait ta liste ?

-Non moi, tout seul au travail, il est fier le papa Charlie, il faut partir dans combien de temps ?

-Tout dépend, il regarda l'heure, soit d'ici trente minutes le temps d'arriver et d'avoir une bonne place, soit dans un peu plus d'une heure, selon ta fatigue.

-Trente minutes c'est bon, j'ai juste un pull à me passer, il me fit un grand sourire, j'ai le temps de manger ? il se leva rapidement ouvrant le frigo, oui il me blase mais je ne dirai rien, moins de cinq minutes après j'étais en train de manger.

Et il avait bien ramener le pouf, enfin j'avais pu le convaincre de prendre son tabouret de pêche, il se plie, plus discret, nous avions pu avoir de bonne places, entre deux, je pus allonger ma jambe, j'avais eu une ration importante de pop-corn, soda et autres conneries, il craignait que j'ai faim je crois, là aussi je laisse faire, il m'avait déjà laissé marcher seul, on peut le féliciter pour ça non ?

À la fin de la séance il alla poser le tabouret dans sa voiture, enfin celle d'Eddy, je voulais prendre l'air un peu, nous n'étions quand début de soirée.

-Tu veux aller quelque part en particulier ?

-Je dis pas non pour des dvd, je commence à avoir fait le tour, il regarda ma jambe et mes béquilles, t'en fais pas ça ira...

-Dès que tu veux t'asseoir tu me le dis.

-Je serai un gentil fiston, raillais-je, ça le fit rire bien qu'il était inquiet tout de même.

Oui je galère avec mes béquilles pour le moment je faisais d'assez grandes enjambées, le magasin concerné n'étant pas très loin ça irait, nous étions dans les rayons, cherchez pas vous ne me trouverez pas dans le rayon « romance » je m'en tape de ces merdes mais ça vous le savez déjà, j'avais trouvé la technique, poser mon plâtre sur une partie relevé, ma cuisse supportée par les béquilles, ça le fait, faut juste ne pas bouger toutes les minutes mais je reconnais que là de sortir, prendre l'air, être ailleurs que sur le canapé ça m'allait plus que parfaitement. Charlie arriva avec bien dix dvd.

-Tu viens me demander mon avis ou tu les prends ?

-Je les prends, regarde fiston, certains nous pouvons les regarder ensemble.

-Ce soir si tu veux, bière et pizza ?

-Bière pour moi, pas pour toi mais ça me plairait bien.

-Sans alcool ? il se fit pensif, j'en ai marre de tes jus de fruit Charlie, avec Bella et Eddy je crois que vous m'avez fait goûter tout ce qui peut exister, soda aussi, allez papa Charlie, sans alcool...

-Juste ce soir, je lui fis un sourire de gamin, continuons de chercher pour le moment.

Nous étions rentrés, douchés, séparément je tiens à le préciser, merde j'ai une vie de couple avec Charlie, je l'ai déjà dit mais il faut que je m'achète une vie et sérieusement, parce que là plus le temps passe plus je me mets à flipper, ils sont de plus en plus louche, pour le moment Charlie était parti s'occuper de Hikuma et jouer avec, je retrouvais mon canapé, il m'avait manqué, je pris mes médicaments, mis ma crème, j'ai une vie des plus passionnantes je le sais, on va avancer jusqu'à l'arrivée des pizzas, Charlie installé près de moi et film en cours hein... là on mange pour le moment, on s'en fout ? On s'en fout je suis bien d'accord avec vous... l'action elle se situe à la porte d'entrée, Charlie il ne se prend plus la tête.

-Entrez ! cria-t-il, je riais comme un con, Jake... fiston N°3, tu es seul ?

-Ouais je me suis dit allons voir comment ils vont... visiblement ça va.

-Vire tes pompes et viens, dis-je, te laisse pas intimider, il se mit entre nous, pizza sur les jambes.

-Vous vous mettez bien, rit-il.

-Chutt, fit Charlie, le film, souffla-t-il, je riais le plus bas possible.

-Je suis censé m'excuser ? me chuchota Jake, je secouais la tête en riant, il est souvent comme ça ?

-De plus en plus souvent.

-Chutt, nous rîmes nerveusement nous reprenant tout aussi vite.

-Pardon Charlie, dit Jake, il le regarda de travers, OK papa Charlie je la ferme, je finis de manger, me murmura-t-il, pause clope ensuite ? j'acquiesçai.

Nous étions sur les marches devant la maison, Charlie dans son film, je n'avais pas suivi grand chose de toute façon puis Charlie il aime bien lâcher qui est le coupable avant la fin, rien de plus énervant je sais.

-Charlie bosse demain ?

-Non il joue au papa avec moi.

-Vous avez prévu quoi ?

-Rien du tout, faire ce que tu nous as vu faire en rentrant, toi ?

-Rien de prévu.

-Bah reste si Leah est OK.

-Elle était chez sa mère, je vais la prévenir.

-Fais donc.

Il partit devant la maison, je terminais ma bière sans alcool, cigarette à la main, je décrétais qu'il était temps que l'on puisse se retrouver un peu avec Jake, j'avais eu la chance de pouvoir rester ici, avec eux, alors je me devais de faire en sorte d'avancer, pour que le jour où je partirai pour de bon, j'ai le moins de regrets possible, je serai parti il y a quelques semaines, ça aurait été avec bien trop de choses en suspend. J'avais encore beaucoup à réaliser, je ne voulais pas gâcher ma chance.

-Elle t'embrasse, dit-il en se mettant près de moi, il regarda mon plâtre, il l'inspecte en fait, tes côtes ?

-Je fais ce qu'il faut, crème mise bien que je pourrai m'en passer maintenant.

-Charlie ?

-Non quand même pas, moi, comme un grand.

-D'habitude c'est Bella ?

-Ouais, elle me force.

-Oh arrête, railla-t-il, y a pire que Bella pour te mettre de la crème.

-Y a Charlie, nous rîmes bêtement, Eddy il a voulu aussi, plusieurs fois, j'ai dû le cogner pour qu'il se reprenne, Bella ça me gène, je ne suis pas en couple avec, je laisserai pas ma copine tripoter un autre.

-Ce n'est pas pareil quand ça les concerne.

-Non mais merde quoi, Jake, je me fais border, tripoter pour de la crème, Eddy veut même m'aider à m'habiller, pour ça aussi j'ai dû le cogner, ça a été pire quand Bella s'est proposée, il éclata de rire, Charlie s'y est mts aussi, c'est aussi une façon de te prévenir que je te cognerai si tu fais comme eux.

-Je ne ferai rien, rit-il, il se fit plus sérieux, ils te manquent ?

-Ils ne sont partis que hier, il me fit un petit sourire, commence pas Jake, il leva ses mains.

-Je ne dirai rien, ils reviennent demain.

-Lundi, le corrigeais-je, tôt, très tôt, Emmett va les chercher à l'aéroport et ils vont en cours.

-Ils sont motivés.

-Si ça leur permet de profiter ce n'est pas une mauvaise chose, ils en avaient besoin.

-Ce n'est pas moi qui vais te contredire mais ils seront aussi heureux que toi de te retrouver, tu sais... malgré le passé et tout, c'est bien que tu aies pu t'attacher à nouveau et à plusieurs personnes en dehors de nous, Quileute. J'ai souvent eu peur que par mes erreurs tu restes comme ça.

-Comme quoi ?

-Comme tu étais plutôt, garder tes distances et avoir du mal à avoir confiance aux autres, vous quatre, famille Swan vous vous soignez ensemble, là où je ne pourrai pas forcément le faire parce que trop de temps est passé et qu'on ne peut rien y changer...

-Jake arrête là, cette discussion nous l'avons déjà eu, tu n'es pas responsable de tout et je n'ai pas eu envie d'oublier, allons juste de l'avant.

-Jusqu'à la prochaine embrouille ?

-Tu sais très bien qu'il n'y en aura pas qu'une.

-C'est vrai, sourit-il.

-Ta formation ?

-Je vais m'y remettre.

-Comment ça t'y remettre ?

-J'ai pris du retard, un peu, rien de non réparable, j'ai eu besoin de prendre du recul ces derniers temps.

-Ouais bah tu vas t'y remettre et tout rattraper, rétamer les autres aussi, sinon toi aussi je te mets des coups de béquille, je vais missionner Leah qu'elle te surveille, il échappa un rire, ne ris pas nous savons tous que tu es en flippes devant elle, il grimaça, puis méfie-toi je n'ai que ça à faire pour le moment, je vais vous traquer, vous surveiller, vous faire chier, tu veux ajouter un prénom sur ma liste ?

-Si tu t'ennuies tu peux vendre du rêve à une personne en particulier, une qui n'a pas dû avoir de nouvelles depuis un moment.

-Si tu penses à l'autre je te frappe, il tua son rire.

-Nous avons tous besoin de nous défouler, organise des plans foireux, nous attendons sa maquette et maintenant que les bébés sont avec les Cullen au lycée tu es désormais le seul lien, je ne comprenais pas, Bella les a imposé à sa table.

-Pourquoi on ne me dit plus rien ? râlai-je.

-Maintenant tu sais.

-La ferme, quoi d'autre ?

Il fit le tour de chaque personne, pour certains rien de particulier, pour d'autres j'apprenais certaines choses, j'enregistrais au maximum, je leur remettrai dans la gueule au moment opportun, j'allais traquer la plupart d'entre eux au final, ça allait m'occuper.

Pov Edward

Il était tôt ou tard dans la nuit, nous devions rentrer, nous avions profité autant que c'était possible, nous avions un peu oublié de dormir mais étions davantage reposés, je me levais préparer le café. Je retournais dans la chambre, je m'arrêtais, un sourire très con je le reconnais, ça me rappelait notre premier week-end, j'étais dans la même situation, Bella dormait, je ramenais le café et nous étions à peu de partir, je m'avançais, m'assis sur le rebord du lit après avoir posé les tasses, comme à notre premier week-end, elle dormait sur le ventre. Je poussais ses cheveux de son visage, j'embrassais sa joue, son omoplate ma main dans son dos, j'allais près de son oreille.

-Mon ange... réveille-toi, je dus le répéter avant qu'elle ne s'éveille, je lui fis un sourire, café, je lui montrais du doigt.

-Câlin, le café doit être trop chaud de toute façon, murmura-t-elle, enfin je décryptais, elle se releva sur ses avant-bras, passant ses mains sur son visage avant de se décaler, je m'assis contre les coussins, elle se mit à moitié sur moi, je caressais sa tête commençant à boire mon café, mon autre main dans ses cheveux.

-Ne te rendors pas mon ange, elle secoua la tête négativement, je reposais ma tasse à moitié vide, ou pleine comme vous voulez, je me baissais, son visage dans mon cou, je jouais avec une mèche de ses cheveux lui caressant ses côtes doucement de l'autre.

-Le taxi arrive dans longtemps ?

-Un peu plus d'une heure, nous pourrons dormir un peu dans l'avion.

-Il me tarde de partir en vacances avec toi, d'avoir plus que deux jours, d'avoir le temps de traîner sans se dire à peine arrivé « il faut rentrer ».

-Bientôt nous nous relaierons au volant de la Shelby, sac dans le coffre, sur les routes, à rencontrer des gens étranges, elle pouffa, à manger dans des restaurants de route qui nous laisseront sceptique, des chambres d'hôtel miteuses et nous serons heureux, elle eut un rire.

-Je prendrai un canif, commence pas à vouloir soupirer, on gravera nos noms dans des endroits dissimulés.

-Je prendrai le canif, elle pouffa, tu auras de quoi faire des photos, il faudra pleins de souvenirs à se créer avec personne pour me dire « Eddy je te prends ta Bella » elle rit nerveusement, là j'aurai la paix, elle se redressa m'embrassa en souriant et mit son dos contre mon torse, café froid ça te tente ? Elle manqua de s'étouffer dans sa tasse, ça peut être un souvenir mon ange, le jour où Bella a craché du café sur les draps blancs, on le prendra en photo.

-Tais-toi, rit-elle, laisse-moi me concentrer.

-Tu peux en faire d'autres si tu veux, je me tais, je le fis à l'aide de mon café, riant intérieurement.

Elle le but rapidement pour ne pas prendre de risques, au cas où elle se mette à être fourbe ma tasse fut rapidement posée près de la sienne, elle se leva s'habillant rapidement me forçant à faire la même, ma main dans la sienne elle ouvrit la baie vitrée nous fit sortir et grimpa sur mon dos.

-Il fait nuit, j'ai peur, je riais moqueur, j'allais vers la lumière la laissant allumer, c'est toujours aussi flippant amour, je serrai ses cuisses nous ramenant vers l'eau, amour ne déconne pas, l'avion ne nous attendra pas.

-Je ne vais pas te jeter à l'eau, dis au revoir à l'océan, je la reposais au sol.

-Tu es sous quelle substances ?

-Aucune, riais-je, je relevais le bas de nos jeans.

-Nous vivons près du même océan tu le sais ?

-Oui mais ce n'est pas pareil.

-Tu sais certains profiterez de ce moment pour faire des câlins, voire plus...

-Non tu m'as trop épuisé, dis-je des plus sérieux, fou rire nerveux sortit de sa bouche, bref dis au revoir, je levais ma main faisant « au revoir », je pris sa main nous avançant, elle est froide pour information, dis-le lui correctement.

Pov Bella

-Au revoir Ô toi océan et merci pour tout, je lui fis même un salut militaire, il me prendra plus au sérieux, Edward, pas l'océan, quoi que...

-Et c'est moi qui suis sous substance après ?

-Tu m'as dit de le faire, riais-je.

-Et tu ferais tout ce que je pourrai te dire.

-Je suis tout à fait disposée à le faire.

-Va dans l'eau.

-Non ça non mais je suis tout à fait disposée à te regarder le faire, tu m'as l'air motivé cette nuit-matin.

-Cette quoi ?

-C'est pour que tout le monde comprenne.

-Il n'y a que toi et moi, rit-il.

-Que tu penses, que tu penses... dis-je songeuse, et si un psychopathe c'est introduit dans la maison et qu'il nous attend nous faisons quoi ?

-Allons lui dire bonjour ! Il me mit sur son épaule nous ramenant à l'intérieur, bonjour, Edward Cullen, il me tourna pour que je puisse voir le salon, oui j'ai surveillé dehors, Bella Swan, si tu es là montre-toi, nous te promettons de crier et de flipper, il ferma la baie vitrée la fermant à clé, on va tout vérifier histoire de bien être sûr et de ne pas se laisser surprendre.

-Si c'est vrai nous aurons l'air malin, je suis oui toujours sur son épaule.

-Si c'est vrai tu nous auras porté la poisse, tu sais l'angoisse avec tes idées, les deux sont forcément liés je m'en passais bien, je riais nerveusement, salle de bains, rien, il me tourna, regarde tu as laissé ta crème, je la récupérais quand il se baissa, tout est assez propre ?

-Oui, riais-je.

Nous fîmes bien le tour, nous en étions à la cuisine, il m'avait changé d'épaule également, il refit du café, tout était prêt et le taxi n'allait pas non plus tarder, il ouvrit le frigo me tournant dedans.

-Edward arrête ! je riais connement.

-Propre aussi ?

-Oui, riais-je, laisse-moi le fermer maintenant.

-Tu n'es pas prise d'un TOC ? je riais encore plus.

-Non.

-Waw tu m'impressionneras toujours, il me laisse le fermer m'asseyant sur le plan de travail.

-T'es con.

-Et c'est un plaisir de l'être, rit-il, ne bouge pas.

J'attendis, le café serait bientôt prêt, il revint sacs à l'entrée, nos vestes, il nous servit le café m'interdisant de descendre, il nettoya, rangea, me mit même mes chaussures, il resta face à moi, selon l'horloge encore une vingtaine de minutes.

-Je propose que au minimum une fois par mois on se fasse un week-end, dit-il, qu'on pense à nous, juste nous en attendant nos vacances, là nous allons rentrer et nous connaissant avec Paul nous allons redevenir chiants...

-Je ne peux que te dire oui pour les week-ends, pour Paul nous allons faire comme il l'a demandé prendre du temps pour nous, refaire nos sorties, dormir certains soirs dans notre chambre, je me dis que si Embry voire les trois bébés dorment avec lui au moins nous serons tranquilles et à ce moment là autant aller à la villa, passer du temps là-bas.

-Ça me va, remettons un peu d'ordre, pour nous.

-Pour nous, nous nous sourîmes nous prenant dans les bras.

J'eus une certaine haine envers le taxi qui klaxonna, d'une il était là, de deux il avait interrompu nos baisers, encore un connard de plus, ça y est le week-end est terminé cette fois c'est sûr...

J'aurai pu être triste de partir, ressentir davantage de peine on dira mais avec Edward nous étions tout de même contents de rentrer, nous aurons juste à faire attention à ne pas nous perdre.

Dans l'avion nous avions pu dormir un peu, à l'arrivée nous retrouvions Emmett tout sourire, il nous fit des câlins, nous ne sommes partis que deux jours mais comme nous sommes un peu con dans la famille nous avions trouvé le moyen de nous faire un micro-traumatisme, il mit un point d'honneur à prendre notre sac et nous emmena prendre le petit-déjeuner sur Port Angeles, les cours commenceraient dans un peu plus d'une heure.

-Bronzer ? Prendre un peu de couleur c'était non ?

-Nous n'avons pas eu du 30° Emmett, répondit Edward.

-Vous n'avez pas une trop sale gueule, nous dit-il après observation.

-Merci Emmett, dis-je, toi non plus tu n'as pas une sale gueule.

-Merci, dit-il en souriant, je fais ma vieille fille hier soir, je me suis couché à quoi... hum 22h je crois, Rose fait un peu la gueule du coup.

-Pourquoi elle n'est pas venu ? demanda Edward.

-Elle voulait mais faire la gueule une partie de la nuit et tout tenter pour me réveiller sans que ça marche ça fatigue...

-Comment tu peux savoir ? demandai-je.

-Parce que j'ai fait semblant de dormir, sourit-il, du coup je sais les insultes qu'elle a pu me sortir, y a un large choix, nous rîmes bêtement, ce matin j'ai tenté de la réveiller, elle m'a dit « Démerde-toi et ramène-les moi » complètement endormie, ça va être ambiance aujourd'hui, rit-il, je la mâterai la blonde, dit-il complètement sérieux, oh Bella me sort pas ton « c'est une femme pas un objet », des trucs de féministes à la con.

-Je n'allais rien dire en fait.

-Le stress désolé, nous nous moquâmes, mangez et fermez-là.

Nous le fîmes non parce qu'il l'avait dit mais nous avions faim ou Emmett avait faim nous ne voulions pas le déconcentrer, il y a des choses qui sont sacrées.

-Vous n'avez rien raté de particulier, je grimaçais, il avait la bouche pleine, il me fit un sourire toute bouffe sur les dents, il m'écœure, je regardais dehors sous son rire de nourriture, si ça existe...

-Avale Emmett, soupira Edward, tu commences à me dégoûter.

-Il commence seulement ? demandai-je à Edward impressionnée.

-J'ai de l'expérience avec lui, sourit-il, je l'ai vu faire pire. Tu le verras faire pire.

-Je m'en fais un devoir, ajouta Emmett, je riais blasée, tu pourrai me regarder au moins.

-Non, dis-je en regardant Edward, nous nous sourîmes, pourquoi c'est Emmett au fait qui est venu nous chercher ? Il y a du monde pourtant.

-Il les a tous contraint avec je ne sais quoi.

-Ils sont faibles.

-Je le répéterai, dit Emmett.

-Je dirai à Rose que tu as fait semblant de dormir, non je ne le regarde pas, il va être chiant c'est ça ?

-Oui, sourit Edward, Rose aussi, ça va contrarier Ali', Ali' contrariée ça va aller sur Jasper, Jasper arrivera à plomber le moral de Ben et Angie.

-Une journée normale en fait.

-Une journée des plus normales, nous appellerons Paul à la pause.

-Oui oui oui, dis-je tout sourire, demande à ton frère comment il va.

-Si pas de messages c'est qu'il va bien, dit Emmett.

-Demande lui s'il vient bien de s'adresser directement à son chef...

-Emmett tu viens de faire ça ? je regardais Edward de profil, il a un sourire de petit con.

-Oui, mais jamais ça n'a été interdit dans le protocole.

-Dis-lui qu'aujourd'hui c'est comme ça, il lui répéta.

-Vous devriez partir plus souvent en week-end.

-Nous allons le faire, dit Edward.

-Bella on peut faire une pause ? me demanda Emmett, je le regardais enfin.

-Oui ça ne te coûtera qu'un peu de fierté.

-Tout ce que tu veux, je lui fis un sourire ravie, il est moins ravi pour le coup, Bella c'est trop abrupt.

-Putain Emmett, dit Edward, « abrupt », je riais levant mon pouce discrètement à Emmett.

-Non c'est naturel.

-Abrupt ? répéta Edward.

-Abrupt mon frère, ne doutes pas autant de moi ça devient insultant, ouais bon je suis d'accord ça peut choquer mais faudra t'y faire, je ne t'ai jamais entendu le dire non plus pas pour autant que j'en serai... ouais bon toi ça serait normal, quoi que depuis quand tu n'as pas pris ta tête du mec pensif dans son bouquin ?

-Longtemps, dit Edward, je vise les résumés maintenant.

-Avant, me dit Emmett, il était souvent dans sa chambre ou dans le salon avec un livre, même au lycée, tu lisais vraiment ?

-Bah oui, rit-il.

-Oui oui Bella tu es la responsable, me dit Emmett, en fait on échange nos personnalités petit frère.

-Non quand même pas, dis-je, Emmett me regarda de travers, tiens je vais conduire ta Jeep, clé ! je tendis ma main, s'il hésita et fit la gueule, il me les donna, être chef c'est bien.

-Bella déconne pas avec ma voiture...

-Pour qui tu me prends ? C'est comme si tu conduisais ma Shelby.

-Je ne l'ai encore jamais fait.

-C'est vrai, dis-je narquoise, Edward l'a déjà fait et plusieurs fois, Edward se moque, si nous prenions tranquillement la route, il faut que j'apprenne à maîtriser l'engin, Emmett il a arrêté de respirer, sergent ?

-Sergent est inquiet.

-La confiance règne à ce que je vois.

-J'ai confiance en toi pour beaucoup de choses, pour mes jouets moins, je plissais mes yeux, je n'abîme pas tes jouets, n'abîme pas les miens, il regarda Edward.

-Edward n'est pas mon jouet !

-En fait je le supplie du regard pour qu'il te fasse changer d'avis.

-Il ne marche pas, ton regard, dit Edward, je pensais aussi que tu disais que j'étais son jouet et ça m' allait bien, mon ange, je pouffais, en voiture...

Nous avions un Emmett qui faisait la gueule mais qui tint à payer, nous l'avions remercier, et un couple un peu con qui ricane de ses malheurs, il doit regretter d'avoir autant insisté pour venir nous chercher.

Je démarrais, criant comme la première fois que je l'avais fait, c'est impressionnant et j'ai peur aussi, je m'installais confortablement, assis on est bien dedans, on s'en fout mais en fait je perds du temps en attendant que le courage revienne...

-Bella...

-Oui c'est moi et toi tu es Emmett ! Edward c'est le joli garçon à l'arrière.

-« Joli garçon » tu ne pouvais pas trouver mieux ? j'accélérais en fixant Emmett, OK, OK, c'est un bon choix, dit-il nerveux.

-Moi ça me va.

-Toi tout te va tant que c'est Bella, railla-t-il, je mis un nouveau coup d'accélérateur, il marmonna regardant par sa fenêtre.

Je m'étais lancée, je ne dirai pas que j'étais rassurée mais j'avais la sensation d'être dans un espèce de tank et que le premier sur la route à me faire chier je pourrai l'écraser, le piétiner, lui ruiner sa voiture sans rien n'avoir à craindre, je riais toute seule à chaque fois que je m'imaginais le faire, ce qui arriva régulièrement. Je me garais sur le bas côté.

-Amour tu veux conduire ? Échangeons !

-J'ai dit oui à condition que... Il s'arrêta et râla, tout ce que tu veux chef.

-Et bien voilà, souriais-je, amour échangeons, fais-nous faire un petit tour !

Il alla plus vite que moi, il stressa Emmett plus que moi, n'étant pas complètement mesquine je lui laisserai la Shelby, je sais être bonne envers mes sergents n'en doutez jamais... jamais ! Je le dis deux fois pour que être sûre que ça vous marque. Jamais. Là maintenant j'en suis certaine.

Nous avions pu atteindre le parking quand Edward décréta qu'il avait assez fait flipper Emmett et que j'avais assez ri, nous les avions tous retrouvés, en avance sur le parking, les bébés avaient pris le pli et oui Rose en veut à Emmett.

-Rose, dit Edward, tu es de mauvaises humeur, je ris, intérieurement, Emmett l'insulte, intérieurement, voyez comme nos réactions sont semblables.

-Je ne veux même pas en parler.

-Tu es sûre ? lui demanda Edward.

-Ali' merci pour ta surprise, dis-je.

-Mon jumeau seul sur un cheval ça donne quoi ? mon rire fut plus compliqué à retenir.

-Il s'en est bien sorti.

-C'est un mensonge, dit Edward, Rose ?

-Toi au moins tu es attentionné, le moche c'est toujours, souvent, le mieux à choisir.

-Il n'est pas moche, dis-je mauvaise.

-Il l'était.

-Je l'étais, je riais en regardant Edward, il se rapprocha de mon oreille, je vais être chiant mon ange.

-Tu l'es déjà si ça peut te rassurer.

-C'est le cas, il me vola un baiser, moi j'abandonnais et le laisser jouer, Rose qu'est-ce que mon frère a fait ?

-Pourquoi vous ne repartiriez pas en week-end ? nous demanda Emmett, aujourd'hui.

-Moi je suis contente de les retrouver, dit Rose froidement.

-Toi quoi que je dise tu seras en désaccord avec moi.

-Rose est caporal au fait, balança Edward comme si de rien n'était.

-Elle quoi ? demanda Emmett.

-Je suis soldat, rit Ali', je monterai en grade.

-Ali' toi je m'en fous, dit Emmett, Bella ?

-Ali' vient d'être promut sergent, dis-je, Emmett me tua d'un regard, Edward est mon chef.

-Je vais peut-être aller me coucher, soupira Emmett, Jasper tu ne dis rien ? Les bébés ?

-Nous sommes de simples soldats, dit Embry, nous on ne la ramène pas.

-Edward et Bella sont à fond, rit Jasper, Rose veut te frapper, moi je l'aime bien ce début de journée, mon Ali' félicitation !

-Merci ! elle le couvrit de bisous, puis moi ensuite, j'aime mon début de journée, sergent alors que je ne fous rien, nous rîmes tous.

-Je suis quelque chose ? demanda Ben.

-Tu es Ben, dis-je, c'est déjà quelque chose, non défini mais c'est un début, tu as souvent répété que non, tu ne seras pas sous mes ordres.

-Un vrai chef ne laisserait pas le choix.

-Un vrai chef évite de s'entourer de boulet, un vrai chef sait de qui s'entourer, un vrai chef...

-La ferme, me dit-il mauvais, ils rirent moqueur, je riais de fierté de ma répartie, faut que je me détendes.

-Dire que nous avons un Q.G est que tu seras le seul à ne pas le connaître.

-Genre tu as un Q.G, railla-t-il, faut pas t'enflammer non plus.

-Pourtant il existe bien, dit Angie, les bébés le confirmèrent.

-Question, dit Emmett, nous sommes sergent avec Jasper et nous ne l'avons jamais vu.

-Ces derniers mois tu as souvent régressé, dis-je.

-Moi non, dit Jasper, c'est quoi la raison pour moi ?

-Je n'ai pas à me justifier, silence maintenant.

-Pourtant il existe depuis des mois, dit Quil, il nous tourna le dos, il avait compris qu'il avait fait une boulette.

-Des mois ? demanda Emmett, je soupirais, dis-le si je t'emmerdes, je le regardais.

-Tu y tiens tant que ça ?

-Je remarque que en effet tu ne t'entoures que des doués, railla Ben, je riais nerveusement.

-Allons-y, dis-je, c'est l'heure !

-En fait non, dit Ali', il reste bien 10 minutes, chef, si vous voulez vous avez le droit de décider de l'heure qu'il est, alors il est l'heure ! dit-elle joyeusement.

-Je te compte deux boulets, me dit Ben, en quelques minutes, dure réalité.

-Continue et je leur demande à tous de te tomber dessus...

-Parce que tu crois qu'avec la trahison que tu viens de leur faire ils vont t'écouter ?

-S'il s'agit de te mettre à poil sur le parking, je suis sûre que oui, ils le regardèrent tous en souriant.

-Angie je te rappelle que nous sommes en couple et que tu es légèrement possessive.

-Oui mais il faut croire que ce matin je suis d'humeur partageuse... fouteuse de merde aussi, dit-elle songeuse.

-Je me ferai mon équipe, dit Ben, les Quileute je suis sûr qu'ils ne seront pas contre.

-Toi leur chef ? rit Edward.

-Ou Paul, il lui faut de l'occupation, ils aiment les défis, mon but ultime vous ralliez tous, sauf toi, me dit-il dédaigneux, dans notre équipe.

-Nous ne lâcherons pas Bella, dit Embry, Seth et Embry le confirmèrent.

-Je ne lâche pas ma Belly ! dit Angie.

-Elle est plus tarée que les Quileute, dit Jasper, eux leurs idées seraient réfléchies, moins inquiétantes, sans vouloir te vexer Bella.

-Je te dirai ça plus tard, riais-je, Emmett ? Je me mis face à lui, lui faisant une tête de traumatisée, tu vas rester avec moi ? Câlin ? je le serrai contre moi tentant de le faire balancer de gauche à droite, Rose ? Ali' ? Elles resteraient rien que pour les filatures.

-Je ne sais pas, je suis bien tenté d'aller du côté des gagnants, j'enfonçais mes ongles autant que je pouvais, vous savez contre une veste en cuir je ne peux pas grand chose, il faudra me convaincre, je m'écartais vexée.

-Mon ange, reviens voir ton chef, j'allais dans ses bras, pense au bizutage qu'ils lui feront, Rose pourrait le faire rester, elle aura des arguments, Rose sinon pourquoi tu es contrariée ? j'entendis Emmett soupirer, nous pouvons peut-être t'apporter des réponses...

-Nous en parlerons tout à l'heure mon petit Eddy.

-Maintenant même si tu veux, il m'embrassa la joue et alla vers elle partant un peu plus loin.

-Emmett alors besoin d'être encore convaincu ? demandai-je.

-Avec Jared, Paul, Jake, Sam, Kim, Ben tu crois pouvoir me faire peur longtemps ?

-Paul vit avec nous, méfie-toi que ça ne te retombe pas dessus, il se rapprocha de moi.

-Il va balancer c'est ça ?

-C'est possible... souriais-je.

Il alla vers eux, chuchotant à l'oreille d'Edward qui fit moins le malin pour le coup, chantage en cours, merde, Edward resta avec Rose, le sourire fut pour Emmett.

-Tu reviens au point de départ, me dit-il, allons en cours maintenant que ton plan a capoté, il partit devant avec Ben.

Je pris le sac d'Edward, le mien et avançais, Edward avait abandonné son plan, Rose rejoignit Emmett.

-Il t'a menacé de quoi ?

-De balancer des dossiers.

-Si tu me les racontais tu pourrais reprendre.

-Il faut que nous gardions des petites choses pour nous.

-Ils sont si horribles ? Il regarda ailleurs, je vais prendre ça pour un « tu n'as même pas idée ».

-Je le coincerai autrement, des dossiers j'en ai aussi.

-Alors pourquoi ne pas continuer sur ta lancée ?

-Tu veux que nous appelions Paul ?

-Nous avions dit à la pause, il doit dormir, tu veux changer de sujet, ce n'est pas très subtile.

-C'est qui ton chef déjà ? je riais nerveusement mais ne la ramenais pas davantage, n'empêche je veux savoir c'est quoi le dossier.

La pause arriva rapidement, échafauder des plans avec Edward pendant les heures de cours ça permet de faire passer le temps plus rapidement. Nous nous mîmes à l'écart avec Edward, il me laissa la primeur, comme ça s'il dort encore ça sera à moi de me faire envoyer chier, c'est normal d'espérer que c'est ce qu'il fera ? Nous fûmes plus que contents de pouvoir nous parler, mon papa était là, nous attendrions malgré tout ce soir pour le retrouver, sa sieste n'était pas calée avec l'heure où nous mangeons. Il allait bien, nous aussi, mon père en était plus que heureux. Nous enchaînâmes avec Esmée et Carlisle, j'envoyais un sms à Sue, à tous en fait, j'avais le droit maintenant. Le reste de ma matinée fut occupée à répondre aux sms mais je prenais des notes aussi, j'avais développé une faculté impressionnante, être concentrée sur deux choses, non en fait, quand un décrochait du cours l'autre notait, quand c'était Edward et moi nous... là n'est pas la question, tout ça pour dire que pour comprendre un cours il fallait prendre nos notes à tous les deux, on travaille à domicile.

Pov Edward

Nous étions rentrés rapidement, Paul avait eu des câlins, il avait fait la gueule, Charlie lui avait apprécié, quand je dis câlin c'est surtout Bella qui les a donné, mes parents étaient passés nous avions pu manger ensemble, nous en étions à nous préparer pour dormir, du moins s'allonger dans notre canapé-lit.

-Paul, Paul, Paul, chantonna Bella en arrivant, tube de crème à la main, amour déshabille-le !

-« Amour » il ne va déshabiller personne, dit froidement Paul, la crème je peux le faire.

-Il n'a laissé personne le toucher, dit Charlie.

-Les filles non plus ? demandai-je.

-Non, j'ai pas envie de le montrer, bien que là ça va mais je ne sais pas c'est pas une fierté, après tu me laisses tranquille ? demanda-t-il à Bella.

-Oui, dit-elle tout sourire.

-Et toi Eddy ça ne te dérange pas ? Tu ne veux intervenir avant qu'elle me tripote, me caresse, non ? Charlie non plus ? Ça vous pose toujours aucun problèmes, nous répondîmes « non », ça aurait été étonnant... fais ça vite petite chose.

La crème était surtout nécessaire pour le dos, l'avant il le faisait, à regarder il n'y avait plus grand chose, c'était surtout notre côté psychopathe qui nous faisait continuer, j'allais préparer la serviette pour Paul, ça, ça le soulage réellement.

-Tu pourrais au moins pouffer ou rougir, voire les deux.

-Non ça serait crade dans ce genre de moment, grimaça-t-elle.

-Paul, commençai-je, continue et c'est moi qui te mets la crème.

Il la ferma, Bella put pouffer et rougir mais pas pour Paul, nous reprîmes notre routine, Charlie avec nous, bols de céréales, nous les essayons toutes, bien sûr pour Bella seules celles au chocolat comptent, film en route, j'avais bien remarqué qu'ils s'étaient lâchés pendant le week-end, j'étais plus que satisfait que Jake ait pu passer du temps avec lui, j'étais peut-être plus à même de trouver du positif dans tout ça.

Pov Paul

Nous connaissons tous des moments de solitudes, des moments où on se dit que nous aurions dû resté coucher. J'étais dans un de ces moments, milieu d'après-midi, Charlie et moi dans sa voiture.

-Notre première patrouille fiston N°2, il est content. Je le sens moyen.

-Tu vas nous faire tourner sur Forks ?

-J'en suis le shérif...

-Pour leur plus grand malheur mais plus sérieusement, ne me regarde pas de travers, riais-je, j'ai l'impression d'être avec ta fille une moustache en plus, bref, la Stanley pourrait nous repérer.

-Mais non, râla-t-il, je ne suis pas complètement idiot, il me donna un sac, je l'ouvris. Quand je dis que j'aurai dû rester couché... mets tes accessoires, j'en ai d'autres en réserve.

-Charlie, soupirais-je, j'eus un rire de blasé, soyons fous après tout.

Je baissais le pare-soleil de mon côté, je me collais ma moustache, ma perruque bouclée et mis mes lunettes de soleil, j'osais regarder Charlie, notre fou rire fut violent, davantage pour moi mais peu importait, il insista pour nous prendre en photo, nous avions tout à l'identique parce que évidement j'avais une veste de flic. Il nous fallut plusieurs minutes pour nous reprendre.

-Tu es moi en plus jeune, rit-il, oh on va passer au lycée à la sortie des cours tu veux ?

-Te dire non me ferait trop de peine, allons bosser papa Charlie.

Je pus voir papa Charlie à l'œuvre, il aime mettre des contraventions enfin ça dépend à qui, en fait il est plutôt réglo, nous allâmes nous faire une planque sur une route, ce fut long.

-Sinon parfois il y a des voitures qui passent ?

-Oui, rit-il, le peu qui passent c'est course poursuite à la clé, tu vas en avoir une obligatoirement, tu t'accrocheras, je fus plein d'espoir quand une voiture arriva et qu'il s'amusa avec son radar, il est contrarié, il a dû nous repérer.

-Ou il fait attention... il me regarda désabusé, OK Charlie, nous savons tous que souvent il y a les flics ici.

-Je vous ai pratiquement tous flashés, je riais nerveusement.

-Je n'ai rien reçu, je le fatigue, tu aurais pu.

-Non, tais-toi une voiture arrive. Ce fut un nouvel échec.

-Charlie, je veux une course poursuite alors je vais faire ma balance... comme je t'ai dit nous connaissons pratiquement tous cet endroit, même les bébés, même Sue, j'aurai toujours pas de contraventions ?

-Pas si tu parles.

Je fis ma balance, tant que la contravention ne nous concerne pas tout va bien, je lui indiquais un passage environ 20 km plus loin et le fis bien se planquer, je le prévenais qu'il allait devoir être à fond, il est prêt vu sa tête, il ne me regarde plus, son radar dans la main, l'autre sur le volant, pied près à accélérer, moi je m'accroche et je ris nerveusement.

Et ça arriva, sirène à fond, dérapage à la con de sa part, il est complètement taré, la voiture fut rapidement rattrapée, je découvrais Charlie le shérif qui a oublié de sourire, au moins ce n'était personne que je connaissais, ça aurait été bien plus amusant pourtant. J'oublierai de dire que j'ai donné l'info en espérant qu'il tombe sur Bella, sa propre fille, il fera une syncope mais ça sera bien, j'allais même la pister pour m'assurer de ne pas rater ce moment, je m'ennuie je vous l'ai déjà dit. Contravention, rappel à l'ordre et il revint tout sourire.

-Ça va tu vas bien ? me demanda-t-il.

-Ne t'en fais pas je me suis cramponné, j'étais prêt, allez retournons nous planquer, je le sens que tu en as envie, laisse-le prendre un peu plus de distance, une vraie course poursuite.

-Tu ne voudrais pas être flic ?

-Toujours non Charlie, je serai du genre gros con.

-Justement !

-Violent aussi, je serai adepte du passage des menottes dans la violence, gueule écrasée sur le capot.

-S'il est résistant... Les gardes à vues ? Je suis sûr que tu aimerais, tu es vicieux tu saurais vite voir quand quelqu'un ment.

-Ouais mais non Charlie, flic... je serai corrompu, je le regardais, plus que toi, beaucoup plus que toi.

-D'un côté je me dis que vu que des femmes te mettent la raclée tu ne devrais pas être si violent, il rit, seul.

-Ce sont des femmes Charlie, je ne vais pas te le répéter cinquante fois, tiens la prochaine fois montre comment tu fais, parce que tu te moques mais en attendant tu ne fais rien d'autre.

-Ne soit pas contrarié, rit-il.

-Tu y passeras quand même, tu ne le fais pas tu te rases la moustache.

-Non.

-Tu fais acteur porno Charlie, je fus le seul à rire, je ne suis pas le seul à le dire, la moustache c'est bien pour un déguisement... tu as déjà été sans moustache ?

-Oui, dit-il contrarié.

-Même à la naissance ? demandai-je étonné, nous nous posons tous la question, nous avons même passé une soirée dessus, Charlie, riais-je, je lui donnais un petit coup de coude, dis-moi quand tu as été sans moustache, allez en dehors de l'adolescence voire de tes jeunes années, un jour, tu as été sans ? Il regarda la route, prêt à flasher quelqu'un, l'air franchement mauvais, ah merde jamais, dis-je sur un ton impressionné, avec Jake nous savions que tu l'avais déjà à l'époque mais jamais ? Jamais ? Je me remis à rire.

-Non, jamais.

-Faut jamais dire jamais, riais-je, tu la raseras ta moustache, il me regarda de travers, il y a une voiture qui arrive, elle arrive vite... je m'accrochais et il fut reparti bien énervé, j'étais satisfait de mon truc et en plus j'ai percé un grand mystère, il m'en reste quelques uns à faire...

Pov Bella

Fin de cours, je fus étonné de voir mon papa, nous étions les premiers avec Edward à le rejoindre.

-Papa tout va bien ? je saluais rapidement son coéquipier, je m'étais redressée il avait je ne sais pas, un truc que je ne sentais pas, Edward se remit droit puis eut un fou rire mais vraiment, il était à l'arrière de la voiture, papa ?

-Je voulais voir comment ça allait, nous regardâmes Edward, il pleure de rire, fiston ? il ne se calma pas davantage. Je m'inquiète souvent pour lui vous savez.

-P'pa, mimai-je, c'est qui ? je lui fis un signe de tête pour lui désigner son collègue.

-Je ne t'ai pas présentée, je me baissais évitant de le regarder, ma fille Bella, mon collègue et bien c'est amusant il s'appelle Charlie.

-Ah, traduction « ce n'est pas si drôle », « ça ne m'arrange pas », je lui serrai la main rapidement sans trop le regarder, je fus contente de me redresser et surtout de voir Emmett arriver avec Jasper, j'allais les voir, ils sont inquiets vu leur tête, y a un mec bizarre avec mon père et Edward il... je ne sais pas.

-C'est un mec qui l'a arrêté ? demanda Emmett.

-Non un collègue mais il me mets mal à l'aise, chuchotai-je, ils allèrent voir, j'allais avec Edward, amour je crois que mon père est avec un pervers... il explosa de rire devant même se pencher pour se tenir le ventre, je m'appuyais au coffre, bras croisés, hors de question que je retourne là-bas, il me débecte. Les filles arrivèrent, je restais là où j'étais, amour lui avait ses coudes sur le coffre regardant dans la voiture, avec la grille je ne sais pas ce qu'il peut voir, on rentre ?

-Pourquoi ? il se retint de rire.

-Je veux rentrer en fait, il se redressa.

-Tu es sérieuse ?

-Tu as vu sa tête ? dis-je en me penchant vers lui,il me... j'eus un frisson de dégoût.

-Poupée ? je me penchais pour voir mon père, Charlie va venir manger ce soir, je fronçais les sourcils, lui mima mon "non" en le suppliant, il sortit de la voiture venant devant moi, poupée ?

-Ah non hein, je ne suis pas chiante papa, mais ça là, dis-je en montrant le pervers dans la voiture, ça c'est non, je ne mange pas avec toi.

-Pourquoi tu réagis comme ça ? Il est gentil.

-Non papa, il...

-Elle trouve qu'il a une tête de pervers, dit Edward doucement dans mon dos.

-Puis même ce soir on mange à la villa.

-Ah bon ? ils me le demandèrent en même temps, Edward se prit un coup de coude.

-Mes parents nous attendent c'est vrai, mentit-il.

-Je ne pense pas qu'ils seraient contre que je vienne avec lui, dit papa.

-Papa... pitié.

-Charlie, je baissais ma tête regardant ailleurs, c'est le pervers, à quelle heure je dois venir ce soir ?

-Putain, soufflai-je. Il est sortit de la voiture et me regarde au-dessus du toit.

-Bella, me dit-il le pervers, tu aimes les gâteaux ? Je ne pus que le regarder, pervers et il ne s'en cache pas, connard et personne ne réagit, je l'ai inventé ou quoi ? Je l'avais assez regardé, 2 secondes, je les cuisine moi-même, je dus fermer les yeux imaginant l'aliment secret, ils sont à la crème. J'ai la gerbe.

-Poupée réponds, me dit doucement mon père.

-Je ne serai pas là, désolée, dis-je rapidement, je fis un bisou à mon père et pris la main d'Edward, il me fout les jetons, soufflai-je à mon père, je nous fis partir vers la voiture, connard, gâteau à la crème, connard, je t'en foutrais moi.

-Bella ?

-Mais qu'il me lâche le... j'arrêtais d'avancer et m'auto-blaser, c'est un connard, dis-je, je me retournais, un plâtre... bien sûr connard ça ne peut que être toi, ils éclatèrent tous de rire, j'avançais, il rentra dans la voiture et ferma sa portière à clé, mon père monta s'enfermant à son tour, Paul baissa sa fenêtre me sortant un « à ce soir ! »ils partirent aussi, tu avais compris c'est ça ?

-Mon ange, rit-il, comment tu as pu ne pas le reconnaître ?

-Moi je trouve que des boulets avec LE chef des boulets, ça le fait, railla Ben, nous allons tous venir manger ce soir chez Charlie.

-Pourquoi tu t'invites ?

-Ton père l'a fait.

-Bella, rit Emmett, tu m'as convaincu, je reste, ça me manquerait trop.

Je pris une flopée de moqueries, j'avais un stock pour dirons-nous plusieurs semaines, il fallait que je me reprennes et que je fasse de mon pire, ça les calmerait tous.

Nous allâmes dans un parc pour changer, oui bien sûr qu'ils se sont tous lâchés et moqués, je préfère quand ça tombe sur Ben, Jared, Jake. Je leur ferai payer à tous.

Le soir chez mon père j'avais traîné avant de descendre à table, Paul le connard était tellement fier de lui, je riais mais sans que personne ne voit et ne l'entende, j'avais eu envie de le frapper quand il me demande d'en bas des marches de venir chercher ses «gâteaux», remarque, Edward est en bas, je me décidais à les rejoindre, ils étaient trop pour que je puisse me défendre, je pris une grande inspiration, en arrivant je ne sus si je devais rire ou pleurer, ils avaient tous revêtu, perruque, moustache, lunette de soleil, parents inclus, Sue également. Ils les gardèrent tout le repas insistèrent pour faire des photos avec moi.

Pov Edward

Bella est contrariée, je riais nerveusement, nous étions déjà dans notre film avec Charlie, Charlie et Charlie, oui nous avons gardés nos accessoires, je le paierais cher j'en suis conscient mais comment je pourrai passer à côté de ça ? J'aurai des remords. Charlie, le vrai, était entre nous, Paul bien trop motivé pour l'énerver, notait sur papier ce que nous devions faire.

-Poupée, dit Charlie, étant avec Paul des Charlie, nous répétions tous les deux le « poupée », elle ne releva pas la tête mais échappa un rire se refaisant sérieuse en deux secondes, nous la regardions tous les trois, tu ne veux pas venir ? Le jeu répéter tout ce que dit Charlie.

-Non, je fais mes devoirs au cas où vous n'auriez pas remarqués.

-Surprenant.

-Vous allez me rendre folle à tout répéter en 3 fois.

-En fait, dit Paul, ce n'est répété que deux fois mais dit trois fois, oui oui nous sommes des chieurs avec Charlie on l'a répété, elle passa ses mains sur son visage, toujours sans nous regarder.

-Paul tu devrais prendre tes médicaments et dormir, papa tu devrais aller te coucher, Edward le complexe d'œdipe je ne l'ai pas, tu me colles juste des migraines, tous les trois vous me collez des migraines, rien d'autre, si un seul parle à nouveau, je parlerai de ma vie personnelle, vraiment personnelle avec un des concernés, Paul cherche pas à faire celui qui s'en fout, on sait que s'il y a bien quelque chose que tu ne veux pas connaître c'est ça.

Elle est folle, je continuais à la regarder les yeux ronds, je n'osais pas en fait me remettre droit, Charlie était prêt de moi, Paul ne ricanait pas, j'avais juste entendu un bruit d'écœurement de sa part, elle rangea toutes ses affaires rapidement, éteignis la lumière et prit la place de Charlie dans son fauteuil.

-Et en plus vous allez dormir ensemble, parce que pareil, si un bouge, je parle, je vous souhaite une bonne nuit ! Elle mit notre couette habituellement sur elle, je remets au début, je n'ai pas suivi, plus de la moitié était passé pourtant.

Je ne croisais pas une seule fois le regard de Charlie ou de Paul, je retirais mon déguisement, je pense qu'on peut dire qu'elle gagne et j'allais dormir avec papa Charlie et ses ronflements légendaires.

Pov Bella

Je me réveillais grâce au vibreur de mon portable, boules Quiés dans les oreilles, j'avais prévu mon coup, quand je les avais vu aller tous les 3 dans le canapé, j'avais été les chercher et les planquer sous un coussin, je les avais laissé jouer, alors le réveil pour moi n'était pas si mal, mon père était déjà parti il y a une heure, il avait le droit, il allait travailler, je me levais partant me doucher et me préparer. Je rentrais dans la chambre avec ma serviette, j'étais à me chercher des affaires quand Edward rentra, il s'étala sur le lit me regardant.

-Je te demande pardon, il a une voix de fatigué de la vie, plus jamais, je me mettrai bien à genou pour te supplier mais je n'en n'ai pas la force, je me remis face à mon armoire, me pinçant les lèvres pour ne pas rire, je me retournais et sursautais, il était à genou devant moi, j'ai la force finalement, il m'entoura de ses bras, ne me fais plus jamais dormir avec Charlie, je serai un bon chéri.

-Ou la prochaine fois assume, ça sera plus amusant, tu as bien dormi ?

-Non.

-Tu dormiras mieux ce soir, à la douche ! À la douche ! À la douche, tu vois j'ai trois personnalités moi aussi, il dévia son regard et se leva.

-Je veux sécher... dormir surtout, bébé, vient on sèche.

-J'ai bien trop envie d'aller au lycée, je le poussais jusque dans le couloir, je retournais dans la chambre et fermais la porte, je m'habillais vite, me maquillais un peu, mes cheveux rapidement attachés et j'étais fin prête. Paul, dis-je dans le salon, tu es déjà réveillé ! Café ?

-Ouais, lui aussi est endormi, je lui ramenais, Edward était planqué sous la couette.

-Je t'ai déjà raconté notre première fois avec Edward ? demandai-je soucieuse.

-Eddy dégage, va te laver et casse-toi.

-C'était tellement... Edward râla et sortit de sa planque partant ensuite à l'étage, je fis un sourire à Paul qui m'ignora, j'ouvris la fenêtre et lui mis la télé, cigarettes à disposition.

Je restais tranquille, je laissais Paul émerger, je pense qu'ils ont mal dormi, bon je reconnais que pour Paul ça me faisait culpabiliser mais il avait trop fait le malin. La loi c'est moi. Waw une bonne journée qui s'annonce pour moi... je préparais le petit-déjeuner pour Edward et Paul, pour Edward vu sa rapidité ce matin nous allions être en retard, pour Paul c'est normal je vais éviter de le laisser galérer avec son plâtre.

-Bébé, ma proposition c'est toujours non ?

-Non, non, non, vite, vite, vite, en retard, en retard, en retard... il soupira vaincu ou blasé au choix, j'eus une risette de la part de Paul, c'est que tout va bien, adieu culpabilité. Jared arriva, la nounou c'est lui aujourd'hui.

-Attends je suis con, dit Edward, je penchais ma tête sur le côté, mercredi tu as sport moi rien, je dors.

-Je te déposerai, dit Jared, pimbêche à plus tard, me sourit-il.

-Tu ne veux pas venir m'admirer en sport Edward ? Ils me fixèrent, je vais prendre ça pour un non, je leur fis un bisou avant de partir. J'avais été cherchée Angie, nous étions en route pour le lycée, niveau forme tu es comment aujourd'hui ? Elle eut un immense sourire, à toi aussi ? riais-je.

-Tu as prévu quoi ?

-Rien et toi ?

-J'ai un casier avec des jouets dedans, si certains voient la vie en rose, je la vois en bleu aujourd'hui pas toi ? j'éclatais de rire, alors c'est pour aujourd'hui ! Puis peut-être d'autres choses mais j'aime te faire des surprises.

-Surprend-moi, riais-je.

Nous refîmes nos bonnes élèves en sport, la Bête nous regardait parfois mais nous l'ignorâmes, elle devait se poser des questions pour les bébés, j'attendrai qu'elle me les pose, elle aussi pourrait me surprendre. Angie s'esquiva rapidement. À bien y regarder Stanley était toujours avec ses copines, Lauren toujours avec Tyler alors elles s'évitaient, Mary avec Newton, ça, ça n'avait pas changé, tout va visiblement, Angie revint.

-Quelqu'un fait vivre Peter? lui chuchotai-je.

-Rose peut-être, je n'ai pas demandé et c'est vrai que ça été mis de côté, le blog de l'autre il n'existe plus par contre, je l'ai traquée sur internet mais rien.

-Elle est devenue raisonnable ?

-Est-ce que j'aurai omis de te dire que je suis le corbeau de Forks ? Je glisse mes missives dans les boîtes aux lettres, écrites sur pc, avec des gants, pas de salive, rien, pas de traces, j'en ai fait qu'une, je parlais d'un blog avec l'adresse IP, j'ai omis ? elle avait son petit sourire de merdeuse.

-Tu as omis, en effet, riais-je.

-J'aime te surprendre rappelle-toi, la prochaine nous nous la ferons ensemble, j'ai pensé à plusieurs choses, oui ça je vais t'en parler, j'acquiesçai.

-Angie, dis-je plus sérieusement, je peux te poser une question ? elle approuva, Ben il dort toujours avec toi ?

-Non, nous allons chez lui après les cours ou on s'arrange au lycée mais non, il ne fait plus le mur.

-Ton père ? Je sais ça fait deux questions... ne te sens pas obligée.

-Avec Paul, l'accident, l'hôpital, ça nous a rapprochés, alors dans peu j'aborderai le sujet Ben et tout ce qu'il l'entoure. Il sait que vous n'êtes pas réellement des puceaux en puissance, je grimaçai, non, rit-elle, il n'en dit rien de particulier, mais les mensonges j'en ai assez alors s'il vient à me poser la question pour Ben et moi, je ne lui mentirai pas, à choisir je préfère que ce soit moi qui l'annonce, ensuite nous verrons bien, les bonnes sœurs c'est un peu tard, si je le déçois je me rattraperai autrement.

-Mlle Weber, Mlle Sawn... le prof qui aimerait voir nos capacités, je remerciais Angie et nous nous remîmes à fond, nous aimions bien être à fond en sport, nous avons besoin de nous défouler, nous ados.

Moment de la douche, Angie disparut de mon champ de vision, j'allais me laver restant attentive à un cri, des pleurs ou tout autre réjouissance dans ce style quand ça concernait Stanley. J'en étais à me rhabiller.

-Tu me prêterai de ton shampoing ? J'ai retrouvé Angie. J'arrêtais de bouger dans ma cabine.

-Si nous étions amis oui, j'ai retrouvé Stanley, nous ne le somme pas, démerde-toi.

-Ce n'est que du shampoing, regarde tu en verses dans ma paume et je me démerde.

-Tu vas te démerder autrement.

-Toi aussi tu aimes ce verbe ? « se démerder », garde ton shampoing, soupira-t-elle, Belly ! cria-t-elle, me laisse pas sans shampoing ! Où es-tu ? Je veux venir dans ta cabine, je riais nerveusement, je baissais mon haut et lui ouvris, Belly ! elle referma la porte, me matte pas hein ?

-Non, riai-je, je me retournais la laissant se doucher.

-Tu as vu ça la moche elle prête rien ! En attendant elle patiente comme une conne qu'une douche se libère, que personne ne sorte, cria-t-elle, il y eut plusieurs rires, elle sentira mauvais et aura le cheveu crade telle une... ah merde du shampoing dans l'œil ça fait mal, je riais davantage, je vais bien, que personne ne s'inquiète.

-Nous en sommes soulager, cria Mary, et je fais un blocus dans ma cabine.

-Nous t'en remercions, dit Angie, qui est avec nous ? Les rires ça veut dire oui ?

-Tu veux bien la fermer ? lui demanda Stanley.

-Tu me prêtes du shampoing ? Ta réponse correspondra à ma réponse, fooo. Stanley pourquoi tant de haine envers les vagins de ton espèce ? Aurais-tu plus de considération si j'avais un pénis et des testicules ? S'il y eut plusieurs rires, elle ne répondit pas, Belly serviette et non ne me mattes pas.

-Je n'allais pas le faire, riais-je.

-Dis-moi si elle est encore à attendre, me demanda Angie, j'ouvris la porte.

-Toujours, je la refermais.

-Moi je suis certaine que tu serais plus aimante tu aurais plus de retour positif, je te parle Jessica Stanley.

-Je t'emmerdes.

-Oui mais ça je le sais, pourtant je tends ma joue pour t'aider, te montrer, que non, tu n'es pas seule... enfin là tu es sûrement la seule à être crade mais je parle dans la vie, tu peux te faire des amis, peux-tu ? demanda-t-elle sérieusement, peut-elle ? me demanda-t-elle.

-Je crains que non, riais-je.

-Voilà que l'autre l'ouvre.

-Par contre personne ne t'a ouvert sa porte, railla Angie, Belly je suis habillée, je suis prête, et si nous prenions un thé, nous nous assîmes sur le petit banc, maquillons-nous tiens, pose ta tasse, je riais bêtement.

-Essayez d'avoir un peu moins une sale gueule.

-Faut se recycler au bout d'un moment, dit Angie, toujours les mêmes remarques. Nous nous maquillâmes rapidement.

-Parce que vous avez toujours les mêmes sales gueules. Angie eut un fou rire très poussé, très faux surtout, elle s'arrêta d'un coup.

-Je souhaiterai un nuage de lait dans ma cup of tea, elle prit, je crois, l'accent britannique, nous fûmes plusieurs à rires.

-Les connasses j'ai une douche, bande de connes, Angie me fit signe de ne pas répondre faisant mine de boire sa tasse, petit doigt en l'air.

-Ignore, chuchota-t-elle, elle va se sentir seule, prête à partir ? j'acquiesçai, elle ouvrit le verrou et nous fit sortir, la plupart étaient sorties maintenant, il fut peu de temps avant d'avoir un cri strident, Jessica ? Angie se rapprocha des cabines, tu vas bien ? Elle fait bien la fille inquiète, Jessica ? Quelqu'un sait dans quelle cabine elle est ? Une fille nous la montra, nous fûmes guidés par ses nouveaux cris.

-Jess' ? Ça c'est une de ses copines, waw la voix de pouf, elle tapa à sa porte.

-Tu es tombée ? demanda Angie.

-Toi ta gueule.

-Je veux juste t'aider, arrête de faire la conne à chaque fois, elle parvint à me convaincre ma Angie, est-ce que tu as besoin qu'on appelle l'infirmière ou quelqu'un, un appel à un ami, le 50/50 ? elle éclata de rire, pardon, mais à chaque fois mon cerveau m'oblige à le penser, je me reprends, Jessica ?

-Si elle a fait une chute, dis-je, il faudrait défoncer la porte non ?

-Mêles-toi de ton cul, me cria Stanley, défonce la porte et ensuite je te défonce.

-Puis Edward te défoncera, dit Mary, elle alla sur la cabine à côté et monta sur le banc, je lui fis la courte échelle, elle murmura son merci et tourna la tête pour regarder, oh merde ! elle descendit rapidement et s'éloigna, riant nerveusement, non mais comment tu as fait ça ? La fille est elle a le front et les cheveux bleu, de ce que j'ai pu voir, merde, Jessica !

-Je vais vous frapper une par une.

-Tant que tu sors, rit Mary.

Mais elle ne le fit pas, le temps contre nous, on nous mit gentiment à la porte, nous attendions devant le gymnase, je vis Rose et Ali', je leur courais dessus.

-Les filles, vite, riais-je, j'attrapai la main d'Ali', Ali' la main de Rose et nous retournions près d'Angie, je leur expliquais mais toujours en parlant du point de vue de Mary, elles avaient compris de toute façon.

-Je serai en retard mais je m'en fous, dit Rose, je ne bougerai pas !

-Les garçons sont où ? demandai-je ?

-Ils sont là, dit Edward, je me tournais l'embrassant en souriant, j'ai raté quoi ?

-Mary dit qu'elle est bleue la Stanley, dis-je.

-Nous attendons pour voir ça, dit Angie, nous avons voulu l'aider pourtant, à part nous menacer et nous insulter mais regardez son karma la rattrape.

-J'ai faim, dit Emmett, il donna son sac à Jasper, je vais la faire sortir, nous l'encourageâmes toutes, il revint trop vite, je me suis fait virer, j'ai rien vu, tant qu'il y aura du monde elle ne sortira pas, nous soupirâmes déçus, j'avais encore perdu Angie, alors éloignons-nous, j'ai toujours faim sinon, parions que j'ai le temps d'aller nous acheter à bouffer avant qu'elle sorte.

-Je t'accompagne, dit Seth, nous irons plus vite, on vous appelle pour les commandes.

Nous étions retournés aux voitures, commande passées, nous avions fait simple, Emmett choisirait, ceux qui avaient une vie avait abandonnés. Et quand la porte s'ouvrit je pressais Seth au téléphone. De ce que nous pouvions voir... rien en fait, capuche et tête baissée, ses mains planquées également, déception quand tu nous tiens... Elle fut accompagnée à sa voiture.

-Pourquoi elle rentrerait ? demanda Rose, elle n'est pas non plus malade... je vais venir un ongle de la mauvaise couleur et aller me plaindre.

-Là c'est un niveau au-dessus, dit Jasper, si elle a les cheveux bleus...

-Et alors ? Rose elle est énervée, y en a ils ont bien les cheveux verts, roses ou autres, ils ne font pas chier pour autant.

-Ton blond te manque ? lui demandai-je.

-Un peu, rit-elle, tiens je vais me mêler de ce qui ne me regarde pas. Elle partit vers la voiture de Jessica. Ma curiosité me fit la rejoindre, pourquoi elle rentre ?

-Elle n'est pas en état de rester, dit mon prof de sport, l'année prochaine il ira dans un lycée de garçons je pense.

-Elle n'est pas malade non plus et encore une fois étrangement c'est sur elle que ça tombe et c'est quoi maintenant ta voiture qui ne démarre pas ? Je me tournais vers Angie, elle me montra son dos rapidement, oui elle me surprend, j'adore, ouvre ton capot on va regarder avec Bella, elle nous fixa étrangement, oui nous savons faire, soupira-t-elle, vas-y, après tu diras que c'est nous qui en avons après toi.

Nous allâmes à l'avant, je laissais Rose, moi si ce n'est pas ma Shelby, je ne tente rien, réflexion faite c'est celle de Stanley, je peux me permettre de tenter...

-Démarre s'il te plaît, dis-je, oui je suis polie et gentille, elle aussi elle m'écoute, arrête maintenant, elle le fit, Rose ?

-Oui ?

-La voiture... elle haussa les épaules, elle ferma le capot et alla vers sa portière.

-Je te parle en fille, ta voiture elle ne démarra pas, une vidange serait utile mais là tout de suite, tu peux rien faire... ce sont tes cheveux c'est ça ? Allez-y monsieur, nous restons avec elle, il nous remercia et partit, ils ont quoi ? J'ai entendu que ton front était bleu mais là de ce que je vois il n'y a rien. Elle nous montra ses mains, nous grimaçâmes, Rose se pencha, de l'encre ?

-Je n'en sais rien.

-Pourtant, dis-je, je n'ai vu personne te balancer quoi que ce soit.

-C'était dans la bouteille de shampoing, Edward nous rejoignit enfin, restant dans mon dos, sa main sur mon bas-ventre, bon en fait ils vinrent tous, Emmett et Seth également distribution et oui nous mangeons tous devant elle, elle sortit de sa voiture, nous étions à tenter de voir des traces bleus.

-Et dire que je voulais de ton shampoing, soupira Angie.

-D'un côté, dis-je, elle t'en aurait mis comme tu lui avais demandé dans ta main tu aurais pu voir qu'il y avait un souci...

-Pas besoin de remuer le couteau dans la plaie.

-Pas besoin de lui parler froidement, dit Edward, elle dit juste que si tu étais moins con ça ne serait pas arrivé comme les 3/4 des choses qui te tombent sur la gueule, là encore elle vient te voir, t'aider et tu lui parles comme une merde, il lui retira sa capuche, je bloquais, bouche ouverte, Edward fut le premier à rire, non mais ça fait un genre... elle remit sa capuche rapidement.

-Non mais si tu nettoies bien ton front, tes oreilles, ton cou... Ali' s'arrêta, ça peut le faire, elle ne croit pas un mot de ce qu'elle dit, t'es brune, ça aurait pu être pire... reste juste à déterminer ce que c'est.

-Un Schtroumpf qui a mal visé ? demanda Ben, nous rîmes nerveusement.

-Vous êtes toujours plusieurs à chaque fois, c'est facile.

-Non pas toujours, dit Rose, regarde parfois je te mets des claquettes alors que nous sommes seules.

-Je sais que tout ce qui m'arrive c'est vous, rien qu'avec eux, elle désigna les bébés.

-Tu ne connais même pas leur prénoms, dis-je.

-Parce que toi oui ?

-Embry, Seth, Quil... je les montrais à chaque fois, ce sont mes bébés en fait, je me demandais ce qu'il pouvait faire avec toi.

-Je te les laisse, ils ne me servaient à rien.

-Je te les ai pris en fait, comme Edward, comme les Cullen, comme Ben et Angie, je te laisse tes copines qui ne sont pas là encore une fois, je t'ai pris Mike, Mary, Lauren, Tyler, c'est vrai quand tu dis que j'ai détruit ton monde, j'ai honte, dis-je en souriant, je remordais dans mon sandwich, nous allons te laisser te débrouiller je pense, vu que tu fais tout mieux que tout le monde.

-Nous serions restés, dit Embry, si tu avais de la considération pour ceux qui t'entourent, tu nous aurais apprécié si tu avais vu plus loin que tes préjugés sur les amérindiens.

-Tu n'as servi qu'à une chose, dit Quil, tu m'as fait rencontrer Claire, maintenant qu'elle ne bosse plus pour toi ni sa mère, nous te disons merci.

-Pour moi, commença Seth, ah non rien, tu ne m'as servi à rien, la seule chose qui va me manquer c'est de ne pas savoir ce que deviendra Peter.

-Qui est Peter ? semanda Angie, faut que tu nous racontes, allons nous asseoir dans l'herbe et formons un cercle.

Nous la laissâmes, partant nous asseoir tout en finissant de manger, Emmett et Seth avaient parfaitement rempli leur mission, je la regardais de temps en temps, toujours seule avec son téléphone, en dépit de tout, bien qu'elle le cherche, que je ne l'aime pas, ça me faisait encore de la peine pour elle. Je continue de penser que c'est une fille qui n'est pas heureuse, dont les parents ne sont pas présents et qu'elle cherche à déverser sa haine sur les autres, ce n'est pas la meilleure solution mais c'est la sienne, je crois simplement que nous méritons tous mieux.

-Toi, me chuchota Edward, tu plains la Stanley, je lui fis un rapide sourire.

-Elle doit se sentir seule, dis-je en la regardant, je sais tu vas me dire tout un tas de choses mais ça m'empêchera pas de le penser.

-Elle changera si elle en a envie.

-Peut-être qu'elle ne se sent pas à sa place à Forks, comme pour moi à Phœnix, elle se dit que sa vie est ailleurs, elle attend simplement que ça change.

-C'est à elle de le faire, pas à toi, tu ne sens toujours pas si différente d'elle ?

-En dehors de ses crasses et tout ça, sur le fond, ce qu'elle peut vraiment ressentir ou vivre, non, elle regarda vers nous, nous nous regardâmes un moment puis je me remis dans mon repas et dans les conversations, Edward n'argumenta pas davantage. Quand à Jessica ses copines ne firent pas leur réapparition, personne ne vint la chercher et elle dut aller en cours.

La semaine passa, le vendredi après les cours je passais du temps avec les filles, Edward et Paul étaient partis sur La Push entre mecs, mon père travaillait, Hikuma était avec moi, dans ses croquettes pour le moment.

Comme souvent être seule ne me posait pas de problèmes, ça me faisait du bien, j'avais mangé un peu, avant de rentrer de la villa j'avais récupéré certaines choses, je voulais être seule pour une raison précise en fait, j'étais dans le canapé, plié pour une fois, une couverture, chocolat chaud sur la table, télécommande dans la main, pieds sur la table, ma tête était vidée, quand je me sentis prête je lançais le dvd, sans son, j'étais à retenter de regarder les films d'avant, avec mes grands-parents.

Je regardais sans le faire en fait, voir sans voir. Hikuma se mit sur mes cuisses, lui faire des câlins ça m'occupait davantage. Je mis le son après quelques minutes, si je sentis ma peine remonter, je l'ignorais autant que possible, il suffisait que je continue de penser que je n'étais pas en train de regarder et ça me parut si loin en même temps de regarder les films. Un baiser sur ma tête me la fit la relever, j'avais pensé à mon père rentré plus tôt, ce n'était pas lui.

-J'aurai dû t'appeler avant.

-Non, souriais-je, tu veux que je te serve quelque chose ?

-Tu veux que je reste ? j'approuvais, alors ne bouge pas je vais me servir si tu veux bien.

-Fais comme chez toi, j'avais mis pause, j'attendis qu'elle soit installée, je partageais la couverture avec elle, je remis en marche, nos chocolats en main, sans dire quoi que ce soit jusqu'à la fin du dvd, environ une demi heure après, Sue, elle me fit un sourire, tu veux que j'en mette un autre ?

-Montre-moi qui ils étaient, je me levais, ce qui m'arrangea ayant les yeux brouillés, j'étais à chercher ce que je pourrais mettre.

-J'ai de tout, dis-je, en regardant les dvd, anniversaire, fêtes diverses...

-Des moments de tous les jours ?

-Frank a réuni plusieurs passages comme ça.

-Tu as eu des nouvelles ?

-Non pas pour le moment, j'insérais le dvd et la rejoignis, ce fut à elle de mettre la couverture sur mes jambes, tu me verras à peu près à tous les âges.

-Si tu as des anecdotes, raconte-moi si tu en as envie.

C'est ce que je fis, ce fut moins pénible de cette façon, je la laissais décider du suivant puis elle décréta que d'aller faire un tour serait bien, elle m'emmena chez elle en réalité, Seth était là, il fut des plus surpris, Hikuma fut contente de le retrouver.

-Tu dors ici ? me demanda-t-il, oh dors ici, je riais nerveusement, j'ai dormi chez toi, tu dois dormir chez moi ! M'man !

-Elle fait comme chez elle, il y a des vêtements de Leah si tu veux te changer, bon j'ai envie que tu restes aussi, je riais gênée, Seth me fixait.

-OK je reste.

-Notre secret à tous les trois, rit-il, mon chef est à la maison, chez nous.

-Seth ne va pas lui faire regretter aussi vite.

-Non, riais-je, tout va bien, je pinçais doucement la joue de Seth, je vais prévenir mon père tout de même. S'il en fut étonné, vu les silences au téléphone, il n'en fut pas mécontent, je regrettais encore moins d'être ici, vu qu'il serait rentré que très tard dans la nuit.

Sue sortit des photos, nous étions dans le salon, j'eus des fous rires à en pleurer, les dossiers je les ai, la pire je ne saurai dire laquelle c'était, mais voir les Quileute à l'adolescence comme un Paul aux cheveux longs ce n'est pas tous les jours que je le verrais, je ne sais pas qui de nous trois se moqua le plus, bien sûr je les pris en photo sur mon portable, j'avais des munitions désormais et tout un tas d'anecdotes également. Sue me raconta ce que La Push avait pu être, Seth termina par s'endormir dans le canapé, lui aussi je l'ai pris en photo, trop chou pour que je ne l'ai pas. Ayant mis un sacré bordel à tout éparpiller, je l'aidais à ranger, j'eus de la peine pour elle en regardant son mari, je dus fixer trop longtemps la photo, elle se mit près de moi et la regarda.

-Seth venait de naître, sourit-elle, elle en attrapa une autre, regarde, Leah, je souriais bêtement, je ne sais pas qui l'a le plus protégé de nous trois, parfois je suis tentée de dire Leah qui l'emmenait partout avec elle.

-Ça va paraître simplet mais je la trouve gentille Leah, Seth aussi, elle eut un petit rire, c'est simplet je sais.

-C'est gentil pour nous, elle travaille trop par contre.

-Elle ne veut pas être aidée, à chaque fois elle accepte sous chantage ou parce que je m'impose.

-Ne lui dis surtout pas que je te l'ai dit mais elle aime bien quand tu es là, elle regarda son fils, Seth aussi, le soir il rentre et s'est parti pour « m'man tu ne devineras jamais ce qu'il s'est passé au lycée aujourd'hui », je riais nerveusement, alors je tente de trouver mais je tombe toujours à côté, c'est bien que vous soyez tous ensemble maintenant.

-C'est mieux comme ça, souriais-je, à mon tour je fixais Seth.

-Tu te demandes si son père lui manque ?

-Non, je pense que la réponse ne peut être que oui, il n'en parle jamais.

-Il est discret, il en parle avec sa sœur ou moi, il va le voir plus souvent selon les périodes.

-Je vais être gauche mais je n'ai jamais vu d'indication pour un cimetière, je veux dire comme pour nous.

-Parce qu'ils sont cachés et soit gauche autant que tu veux, ils sont dans des endroits reculés, là où certains pourraient se dire qu'ils sont laissés à l'abandon nous y voyons simplement le fait que la nature reprend le dessus.

-Pour vous ce n'est qu'une enveloppe charnelle c'est ça ?

-Oui, ça n'enlève pas le manque et je sais qu'il est partout, pour le retrouver j'ai mes enfants et parfois quelques petits signes que je prends comme étant de lui.

-Est-ce que c'est insultant ou considéré du moins le fait que je n'ai jamais été les voir ou ne serait-ce qu'assister à la cérémonie.

-Toi ça te semble l'être ?

-Parfois oui, en plus de deux ans j'aurai pu, en juin ça fera trois ans...

-Tu as peur de quoi en y allant ? Viens allons marcher un peu, je la suivis, nous restâmes aux alentours de la maison, les lumières suffisaient, nous finîmes sur un tronc d'arbre, leur maison devant nous, tu as peur de ne pas ressentir leur présence ? J'acquiesçai, ça pourrait t'être libérateur d'un certain côté.

-Si je ne les retrouve pas là-bas ?

-Ils sont dans tous tes acquis, en toi, tu trouveras certain signes tout comme je fais, tu dois y aller avec Edward et ton père ?

-Oui mais j'ai peur de comment je pourrais réagir et je voudrais leur éviter mes mauvaises réactions.

-Il n'y a pas de mauvaises réactions ou la mauvaise réaction est de se contenir pour une tiers personne, je pense que tu as besoin d'y aller sans trop y réfléchir ou sans trop t'y préparer parce que comme pour tout, plus tu imagines moins c'est ce qu'il se passera, si tu dois craquer tu le feras, si ce n'est pas le cas alors c'est que pour toi l'endroit ne les représente pas.

-J'aurai aimé qu'ils soient à la maison, enterrés là-bas je veux dire, j'ai toujours pensé que ça serait comme ça.

-Peut-être qu'ils voulaient te laisser le libre choix.

-De ?

-De pouvoir vendre la maison et ne pas te sentir obligée de quoi que ce soit, avec l'âge la perception devient différente, ils voulaient que tu te rapproches de ton père aussi, tu te mets trop de responsabilités Bella et tu ne penses pas suffisamment à toi, à ce que tu veux, ce dont tu as besoin, réellement, tu les fuis et tant que tu le feras tu n'avanceras pas, je ne dis pas que tu n'auras plus de peine, plus de manque parce que c'est faux mais tu auras des réponses à des questions qui te reviennent toujours, « qu'est-ce que je ressentirai ?», « Est-ce que je les sentirai auprès de moi ?».

-Je ne veux pas y aller seule.

-Je peux venir, je ne suis ni Edward, ni ton père, ni un Cullen ou le Quileute que tu connais le plus.

-Il faut en trajet direct, 2 heures pour y aller.

-En partant tôt le matin c'est faisable.

-Et on peut revenir le soir.

-Toujours en direct oui et assez facilement, il faut louer une voiture, je peux le faire facilement.

-Demain c'est samedi.

-Ils penseront que tu passes la journée avec moi si tu ne veux rien en dire, pas avant d'être rentrée.

-Si je vais à la villa je peux imprimer les billets.

-Les clés sont sur le contact, je m'occupe de la voiture, ensuite tu reviens sauf si tu veux que je viennes avec toi.

-Je vais passer en coup de vent, juste le temps d'imprimer, sans me faire remarquer.

-Je t'attendrai, file.

Nous nous levâmes, je pris rapidement la route, je passais par chez mon père pour prendre mon passeport, mes papiers, j'en profitais pour prendre le minimum pour cette nuit et demain et j'étais déjà repartie. Je me garais devant la villa, les filles, Esmée et Carlisle dans le salon, je leur fis un bisou.

-Je ne fais que passer ! j'allais dans le bureau lançant le pc, l'imprimante, je regardais sur le site les vols sans escales, sinon au lieu de 2h ça pouvait aller entre 7 et 10h voire plus.

J'appelais Sue pour lui donner les horaires, la location de voiture était déjà faite de son côté, nous fûmes rapidement d'accord pour notre avion, je raccrochais ne me restant qu'à les imprimer, je vérifiais une dernière fois.

-Chérie tout va bien ?

-Oui Esmée.

-Tu as besoin d'aide ?

-J'ai fini pratiquement, elle me fit un sourire et allait ressortir, je la retins par la main et fermais la porte, nous nous fixâmes un instant.

-Bella tu n'as pas à me dire quoi que ce soit, si tu as besoin d'aide je suis là, sinon fait ce que tu as à faire sans te justifier à moi ou quiconque, la semaine prochaine on se refait un moment comme hier soir ?

-Avec plaisir oui.

-C'est tout ce que je voulais savoir, elle me prit contre elle, je la serrais contre moi.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi ma Bella.

Elle embrassa puis caressa ma joue et ressortit du bureau, je restais face à la porte, mon portable me fit sortir de mes pensées, j'imprimais regardant mon téléphone, Sue avait prévenu mon père que je serai avec elle demain, Seth s'étant réveillé serait avec mon père et Hikuma. Les billets en mains je repartais, les embrassant à nouveau et partis rejoindre Sue.

Arrivées à Kansas City nous avions droit à de la pluie, je préférais ça au soleil en réalité, ça aurait été plus proche que quand je venais passer l'été, nous étions toujours dans l'aéroport avec Sue je regardais dehors, j'étais là, là où je n'étais pas venue depuis des années, si à Forks il était 8h30 ici il était deux heures de plus.

-Bella tu veux que nous allions chercher la voiture et manger un peu aussi, j'approuvais et la suivis.

La voiture récupérée nous courûmes sur le parking pour y monter, elle me laisse lui indiquer où nous pourrions manger, assise et avec nos cartes je ne savais pas si je pourrais avaler quelque chose, j'avais des nausées. Sue se mit au plus près de moi.

-Tu étais déjà venu ici avec eux ?

-Une fois seulement, la plupart du temps je prenais le taxi jusqu'à chez eux, j'évitais qu'ils prennent le volant, j'eus une remontée, elle me frotta le dos doucement.

-Nous pouvons prendre à emporter si tu veux.

-Non restons ici pour le moment, ça va passer.

-Je te laisserai prendre le volant ensuite, tu pourras y aller à ton rythme et personne n'a dit qu'une fois sortie d'ici nous devions y aller directement, nous avons plusieurs heures devant nous, notre avion ne repart qu'à 22heures, 20 heures sur Forks et tu le sais que au besoin nous pouvons partir plus tôt, souffle ma puce je suis là.

Je me levais après avoir passé notre commande, je me lavais les mains, me rafraîchissais, depuis Seattle je pensais à Edward, le fait qu'il ne sache pas où j'étais, il savait que je passais ma journée avec Sue mais pas où nous serions, personne ne savait à part mon père, je n'avais pas pu ne rien lui dire, il demandait juste à être informé et que au besoin il aurait vite fait d'arriver, je laissais par contre Sue le tenir au courant, je n'en n'étais pas capable.

Après mon thé, oui un thé, j'étais assez sur les nerfs selon Sue et ma coupelle de fruits, nous étions sur la route, je lui expliquais que nous étions à 40 minutes de route à peu près de là où nous devions aller, endroit reculé de la ville, elle me fit parler de sujets complètement différents ou laissait parfois le silence dans la voiture, j'étais de plus en plus mal à l'aise, non par rapport à Sue mais la route empruntée autrefois qui m'amenait dans mon refuge et qui me rendait le sourire était inversé aujourd'hui, plus nous approchions, plus j'étais mal. Je dus faire plusieurs pauses sur la route, juste le temps de souffler et de tenter de fermer mon esprit comme j'y arrivais la plupart du temps, ce fut plus laborieux, beaucoup plus, chaque kilomètres ramenaient un souvenir.

-Je suis désolée Sue, dis-je en regardant devant moi, nous allons repartir.

-Nous avons le temps, je te l'ai déjà dit, tu peux faire cent pauses que ça ne me dérangera pas. Et si tu as besoin de dire ce qu'il te passe par la tête tu peux le...

-Les souvenirs remontent, dis-je rapidement, mais je sais que je ne vais pas les voir comme quand je venais, je le sais.

-Tu ressens leur présences ?

-Non, soufflai-je, c'est peut-être ça le problème, je ravalais les larmes qui voulurent sortir, et repris la route, la pluie toujours là, nous étions à moins de 15 minutes de notre destination.

Nous fûmes arrivées au cimetière plus d'une demie heure plus tard, des pauses et nous avions été prendre des fleurs, des lys, la pluie tombait en fines gouttes, j'avais ouvert ma fenêtre, Sue était partie se renseigner, parapluie en main, je ne connaissais pas l'endroit précis. Je regardais Sue revenir, elle me donna un papier plié.

-L'emplacement, tu peux y aller seule, ou avec moi, je peux te suivre de loin et je pense que ça sera bien ainsi, je prends les fleurs.

Je fermais la fenêtre et sortis, elle me proposa le parapluie mais je lui laissais, je préférais sentir la pluie, elle était fine de toute façon, du bouquet de lys j'en pris deux, je regardais sur le papier et avançais, savoir Sue pas très loin me rassurait mais quand je mis un pied dans le cimetière je me sentis seule comme jamais, j'avançais tremblante, tête baissée quand je compris que je n'étais pas loin, je relevais la tête, arrêtais d'avancer en voyant leur nom « Dwyer » en grand.

J'avais arrêté d'avancer me mettant à pleurer, mes pas furent plus lents jusqu'à arriver jusqu'à eux, « Grands-parents adorés, amis dévoués », leurs noms, prénoms, dates et c'est tout ce qu'ils me restaient d'eux, je m'agenouillais sur l'herbe trempée, posant les lys, et si je savais qu'ils étaient là, je ne ressentais pas leur présences, mes pleurs s'intensifièrent parce que je les sentais pas près de moi, j'avais beau tenter de me concentrer, de faire en sorte de faire revenir les souvenirs comme pour le trajet, je n'avais plus rien, je ne sais même pas si je pleurai d'être là ou pour le vide que je ressentais.

Le temps qui passa et que j'ignorais finit par me faire voir un parapluie posé au sol, Sue posa les lys, sa main sur la mienne sur l'herbe et elle pria en Quileute alors que je continuais à pleurer, quand elle eut fini elle laissa nos mains comme elles étaient.

-Ils ne sont pas là Sue, pleurai-je, ils ne sont pas là, elle me prit contre elle, elle est où ma famille Sue ? Elle est où ?

Pov Edward

Nous venions de rentrer avec Paul, il était 22heures passées, nous fûmes étonnés vu l'heure de voir Charlie et Sue dans le salon, la sensation de gêner, vu la tronche de Paul il pensa comme moi, ils cessèrent de parler et nous regardèrent, sourire contrit, nous les dérangeons.

-Mes fistons, ils se levèrent venant nous dire bonjour, vous allez bien ?

-Pourquoi tu chuchotes ? demanda Paul.

-Bella dort, répondit Sue, Sue que j'avais déjà vu avec un visage moins fatigué.

-Il y a un problème, dis-je, ils nous firent venir dans le salon, nous nous installâmes dans le canapé.

Je rejoignis Bella, qui dormait, je me couchais près d'elle faisant le plus doucement possible, elle se réveilla malgré tout, je me mis face à elle, mettant la couette sur moi, je caressais sa joue doucement, elle voulut dire quelque chose mais la devançait.

-Si c'est pour me dire que tu es désolée de n'avoir rien dit, je ne veux pas l'entendre, je n'en ai pas besoin, je peux comprendre et Sue nous a expliqué comment avait été prise la décision, à son expression c'est bien ce qu'elle aurait pu me sortir, je suis désolé, soufflai-je, que tu n'es pas trouvée ce que tu cherchais, elle eut un sanglot.

-Mê... Même en bas de la maison, souffla-t-elle les larmes aux yeux, j'étais sous la pluie, j'avançais et... et rien, ils ne sont plus là, elle se retint de pleurer.

-Ils sont là où tu veux qu'ils soient.

-Je les veux près de moi, sanglota-t-elle.

-Alors ils sont là, près de toi, ne te retiens pas de pleurer mon ange, je t'accorde cette nuit, d'accord ?

Nous nous blottîmes l'un contre l'autre, il ne fallut pas longtemps pour qu'elle se remette à pleurer, je serrai ses cheveux dans ma main contre sa nuque et fermais les yeux, la couette sur nous, elle s'agrippa à mon haut, je ne voulais pas qu'elle prenne encore une fois sur elle, elle avançait même si les réponses n'étaient pas celles attendues.

Pov Paul

Dimanche, on va se dire qu'il est midi.

Eddy pour se défouler était parti courir, Bella ne tarda pas à arriver, je lui fis signe de venir, elle se glissa près de moi, sa tête sur mon épaule, mon bras sur la sienne, aujourd'hui je n'aurai rien de chiant je vous le dis d'avance, il y a un temps pour tout.

-Votre journée c'était bien ? chuchota-t-elle en regardant la télé.

-Ouais c'était sympa, nous sommes restés sur La Push, ça faisait longtemps que nous ne nous étions pas fait une soirée comme ça, je change mon plâtre dans la semaine, tu pourras taguer ton « chaton connard » elle pouffa.

-Couleurs arc-en-ciel.

-Non noir ou rien.

-Je ferai des cœurs même noirs, je tenterai de dessiner un chaton.

-J'en suis davantage impatient, elle pouffa à nouveau, je cherchais une blague de merde à sortir mais je n'avais rien en réserve, je l'avais entendu pleurer cette nuit, c'est surtout ça que j'avais en tête là tout de suite.

-Tu veux un café ? Je vais m'en faire un.

Je la laissais aller faire son café, j'espérais qu'elle viserait le décaféiné mais je ne pense pas que ça serait son option, je me levais pour ouvrir la fenêtre, qui dit café pour un fumeur dit clope, elle posa nos tasses sur la table sur le côté, elle tournait sa cuillère encore et encore, j'entendais la cuillère frapper contre la tasse, Bella n'était plus vraiment là, je me rapprochais d'elle avec ma cigarette.

-Je ne les retrouve pas non plus, elle me regarda, mes grands-parents, là où ils reposent, je ne les sens pas prêts de moi, là où ils ont vécus non plus, j'ai les souvenirs seulement.

-Pourquoi tu ne les as pas ressenti ? Elle acquiesça les larmes aux yeux, peut-être qu'ils font tellement parti de toi que de les situer dans un lieu précis ne t'aide pas, ça arrivera un jour, si ce n'est encore jamais arrivé et toujours quand tu ne t'y attends pas, en attendant ce jour, profite de ceux qui t'entourent, ça n'enlèvera pas ta peine mais ça occupera ton esprit, tu ne vis plus à Phœnix, au Kansas... tu ne t'es pas sentie à ta place ?

-Non plus maintenant, je le pensais déjà, ça n'a que confirmer.

-Tu n'as pas à culpabiliser par rapport à ça Bella, regarde La Push je ne m'y sens plus à ma place et j'en suis parti, au fil du temps tu rencontres d'autres personnes parce que tu ne peux pas rester dans le souvenir des absents continuellement, il faut savoir les laisser partir, ça ne veut pas dire les oublier mais c'est qu'ils souhaitent, que l'on continue nos vies malgré tout et tout recommence à nouveau, parce que ça doit être comme ça, il le faut, pour toi, pour eux, pour ceux qui t'entourent et regarde depuis ton recommencement à Forks tu t'en sors bien.

-Ça veut dire qu'il fallait que je les perde ?

-Ça veut dire qu'il fallait malheureusement leur perte pour en arriver à toi à Forks, on ne peut pas tout avoir, on nous prend des personnes pour en avoir d'autres dans nos vies, elles ne seront jamais celles que nous avons perdues, elles seront les raisons de nos changements de vies et des personnes que nous rencontreront, nos passés font que nous nous retrouvons en certains, avoir un vécu Bella et davantage s'il est dur et rempli de souffrance ne doit pas être pris comme un handicap, fais en une force, si au Kansas tu n'as pas ressenti ce que tu pensais c'est peut-être que tu avais déjà commencé à tourner la page, à nouveau ça n'enlève pas la peine mais avec la nouvelle famille que tu as ici, cela l'amoindrit et ce n'est pas un mal... crois-moi ma Wakanda, un jour, tu les sentiras auprès de toi.

Elle me fit un bisou sur la joue et posa la sienne sur mon biceps, serrant mon bras, je me rallumais une cigarette, terminions nos cafés et nous recouchions. Charlie et Eddy arrivèrent à peu près en même temps, de voir Bella leur sourire les fit se détendre. Nous mangeâmes dans notre canapé, pizza, nous ne sommes pas pour le compliqué, journée glandage pour nous quatre, avant d'aller à la villa pour manger tous ensemble le soir.

Sur le canapé vous avez quatre cas sociaux intéressant je trouve, Charlie le père en vrac avec sa fille et ses fistons qui ont de quoi le faire baliser plus des problèmes de femmes, Edward qui découvre tous les jours un peu plus sur la peine et les douleurs diverses et variés et qui ne sait pas trop comment les encaisser, Bella qui se pose des questions existentielles, certes importantes qu'on ne vit pas forcément à tout juste 17 ans mais qui tente de s'accrocher à tout ce qu'elle peut et avec une mère qui rode pas très loin et moi, Paul, grand con qui est un handicapé des sentiments, en dehors de cette famille et qui redécouvre la vie de famille et l'attachement après avoir failli passer l'arme à gauche et n'oublions pas Hikuma en bout de canapé à nous regarder debout sur ses pattes arrières en espérant que l'un de nous aura pitié et lui filera un bout de pizza en plus de vivre avec nous, moi je dis, nous sommes bien, bientôt ça ne sera plus une maison ici mais un asile...

Pov Edward

Nous étions tous à la villa, arrivés depuis environ trente minutes, je gardais un œil sur Bella qui pour le moment riait aux blagues de Jared et de Jake, Paul et Charlie veillaient, Sue n'était pas loin, nous ferons attention, Emmett et Angie les rejoignirent au moins ils auraient de quoi la faire rire, je rejoignis Paul assis, sa jambe surélevée.

-Tu perds patience ça y est ? lui demandai-je.

-Ouais ça commence à me gonfler, ça gratte, c'est lourd, bientôt je n'en n'aurai plus, je vais être patient.

-Tu peux le dire que ça te soûle.

-Alors ça me soûle, sourit-il, mais là quand je vais à l'hôpital comme tu l'as déjà vu j'ai la rééducation, après j'en aurai encore au moins tout va dans le bon sens.

-La semaine prochaine, dit mon père, tu en auras un en résine, moins lourd.

-Tu me vends du rêve là, nous rîmes tous les trois.

-Je savais que ça te plairait, dans peu de temps tu pourras remettre deux chaussures, il rit seul, avec Paul nous essayons de comprendre la blague, riiez et je laisse Paul boire une coupe de champagne, nous forçâmes nos rires, Paul du champagne ? il nous servit et partit faire le service.

-Ne dis rien, préviens-je Paul, aucun commentaire, il leva les mains en se retenant de rire.

-Ta belle se fait la malle, me chuchota-t-il.

-Elle va voir Helyos, Emmett a parlé de la « noiraude » c'est Helyos.

-Depuis quand tu me prends mes trucs d'indiens ? Je riais nerveusement, fous le camp et quand tu reviens ne recommence plus.

-Putain vous faites de plus en plus couple, dit Ben, flippant, fais gaffe Eddy ce soir tu ne dormiras peut-être pas avec lui du coup.

-Ma grande va, je vais le détendre, assieds-toi l'amant de la fille d'église.

J'arrivais en riant à la porte, j'allais la rejoindre, elle le brossait, elle me fit un sourire, je tentais une caresse à Helyos.

-Viens, rit-elle, elle me laissa prendre la brosse, sa main sur la mienne.

-Mon ange, Helyos et moi, trouvons que tu précipites trop les choses entre nous, elle eut un rire con.

-Créez-vous un lien, elle m'aida pour prendre le geste et alla devant câliner Helyos, mon petit cœur je t'ai ramené des sucres mais papa Edward te les donnera, j'échappais mon rire, tu lui fais toujours peur, lui dit-elle mais c'est un gentil.

-« Gentil » ça fait un peu, « c'est un moche qui s'ignore », elle eut un nouveau rire.

-Tu vois il a de l'humour en plus, rit-elle, ne renifle pas sa peur, renifle les su-sucres dans ma poche et écoutes maman, fait bien son dos amour, regarde il est plein de poussières, je cherchais la poussière à cet instant mais je m'exécutais, puis papa il va te faire faire un tour ensuite, j'allais pas la fermer là, en marchant près de toi, elle me regarda moqueuse, je passais devant eux pour faire de l'autre côté, il ne bronche pas, soit il s'en tape, soit il est fourbe et prépare son coup en douce.

-Bella tu vas où ?

-Lui remettre de l'eau, je suis à côté.

Elle partit avec son seau, je frôlais la crise cardiaque quand il se mit à la suivre, j'étais un peu bloqué, je surveillais ses pattes arrière, le coup de sabot salaud mais rien, pour lui je ne dois pas exister, je ne suis pas certain d'avoir à m'en plaindre, la seule à rire c'est Bella, moi je recommence à respirer, il se mit au-dessus de son épaule buvant sa flotte, elle est coincée à son tour mais elle est contente. Je m'écartais en les voyant revenir, je préfère Hikuma niveau taille c'est plus gérable.

-Je vais finir, elle me prit la brosse et m'embrassa en souriant, je restais avec ma distance de sécurité.

-Déjà que le bronzage tu connais pas, railla Sam mais là c'est de pire en pire.

-Elle me force à avoir des contacts avec sa montagne noire, il se moqua.

-Il est gentil.

-Tu le connais ? demandai-je surpris, lui c'est son regard qui l'était, tu peux oublier cette phrase ?

-Difficilement mais on va faire comme ça, je m'en suis occupé quand Paul était à l hôpital, regarde je vais lui dire bonjour.

-Je l'ai brossé, dis-je mauvais.

-Moi aussi, sourit-il, je haussais les épaules le laissant faire ses câlins, remontre-moi s'il te plaît, il supplie ma Bella, pour ? ils me regardèrent, il faudra bien qu'il le sache un jour, je le maintiendrai.

-De quoi vous parlez ?

-Va t'asseoir sur les marches, dit Sam, et pense que tu ne peux pas intervenir, tu ferais peur à Helyos.

J'allais m'assoir craignant le pire, elle monta comme ça, rien, pas de selle, de rênes, je ne vais sûrement pas aimer, Sam lui retira ses chaussures, je ne vais pas aimer, Sam se mit près de moi.

-Regarde juste, me sourit-il, respire, si tu ne trouves pas ça beau tu pourras me frapper et je te laisserai gagner...

Nous regardions Bella, serrer le crin, elle se pencha lui parlant, elle fit ce que j'avais déjà vu, se coucher dessus, ça j'aimais bien même si j'aurai préféré qu'elle se prenne de passion pour les poissons, mais le stress m'aime alors un cheval ça va dans la logique. Elle se redressa, Helyos marcha plus lentement, elle se redressa, je tournais ma tête quand la porte s'ouvrit, nous fîmes de la place à Paul.

-Toi non plus, lui souffla Sam, tu ne bougeras pas et ne diras rien, maintenant vous respirez et vous la regardez à nouveau.

J'arrêtais de respirer, elle était debout, je vais devoir la tuer, Paul et Sam avaient des sourires, ils sont tous détraqués, je me remis sur Bella impatient qu'elle se rassoit, qu'elle descende même, je pensais à reprendre mon souffle quand elle le fit, elle s'assit à l'envers nous faisant un signe de la main, grand sourire idiot, je ne pus qu'en rire, nous lui répondîmes comme trois crétins, elle éclata de rire et se remit dans le bon sens venant vers nous.

-Tu m'engueuleras tout à l'heure, sourit-elle.

-Une fois remis de ma syncope, tu fais ça souvent ?

-Oui, chuchota-t-elle, tu vois c'est un gentil mon Helyos, elle se pencha et me lança deux sucres.

-Les pommes c'est plus gros.

-Merde Eddy soit un homme, me murmura Paul, je tendis ma main à plat absolument pas rassuré, il se rapprocha.

Je remerciais Bella de le faire s'éloigner, elle partit avec Helyos au trot faisant le tour du jardin, je commençais à me détendre, puis elle souriait.

-Un jour je monterai cet Helyos, dit Paul, elle me l'avait proposée...

-Mais tu as flippé comme moi, repris-je.

-Non chez mes parents il y en a, c'est son cheval, c'est bien pour ça que personne n'ose demander, mec tu vas avoir en animal de compagnie un cheval, va falloir t'y faire et surtout arrêter de flipper.

-Je t'offrirai un cheval, pour voir comment tu gères, ils rirent moqueurs.

-Quand nous serons chez mes parents, tu en feras, allez un défi, avant de vivre avec Bella dans votre futur cottage, savoir monter à cheval, allez ma grande tu peux le faire.

-Nous n'allons pas non plus nous précipiter, Sam les rejoignit avec ses chaussures, il lui remit l'aidant à redescendre, nous nous allumâmes nos cigarettes.

-Je vais me laver avant que ton frère ne fasse une remarque stupide à table.

-Ne lui donne pas ce plaisir, elle m'embrassa et rentra suivie de Sam, je pensais qu'elle serait moins « bien ».

-Elle a de quoi être occupée, pour ce soir ça ira, nous verrons par la suite, et il bien sûr évident que ce soir vous dormez ensemble, je ne vous veux point, de toute façon j'ai déjà prévu, les bébés viennent, demain vous les emmènerez au lycée, ils sont partis cherchez des affaires avec Emily, possible qu'ils restent lundi soir aussi, Charlie qui a proposé, je vous chasse de mon pieu, je dois toujours établir un planning ou vous vous êtes prévus des sorties ?

-Nous nous sommes prévus des sorties.

-Mais c'est que c'est monté au cerveau, rit-il, j'admire.

-Tu peux, riais-je, au fait, demain tu vas avec Charlie ?

-Non, demain, ta maman sera ma nounou, elle vient me chercher en début d'après-midi et nous allons sur Seattle.

-Tu vas à son travail ?

-Le mioche il suit la nounou sans poser de questions d'habitude, là c'est pareil, mec j'ai faim, nous nous levâmes, tu ne vas pas faire un câlin à Helyos ?

-Tu veux que je demande à ma mère de te traumatiser demain ? il regarda le ciel.

-Il fera bientôt nuit, dit-il pensif, je riais en lui ouvrant la porte, je me repris.

-Et du cheval j'en ai fait avec Bella pendant notre week-end, il m'ignora, connard je te parle.

-Je m'en tape ma grande, je m'en tape.


Passez une bonne semaine et à bientôt !