Et voilà cette fois c'est vraiment la fin des fins...

Pour ceux qui hésitaient encore sur mon sadisme chronique, je pense qu'il n'y aura plus de doute après ce petit épilogue...

attention tout de même pour les personnes sensibles, mais bon si vous êtes arrivés jusque là, vous pouvez bien lire ces quelques lignes supplémentaires ^^

enjoy!

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Epilogue.


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Elle souffrait. Horriblement. Les premiers signes avaient commencé depuis un moment maintenant, mais plus le temps s'écoulait et plus la douleur était vive et rapprochée. Elle était allongée dans cette pièce de roche tout au fond d'un trou. Il faisait humide et il faisait froid. Tellement froid. Elle était seule, désespérément abandonnée et laissée à son propre sort. Il lui avait juste laissé des bougies qui brulaient les unes après les autres depuis un temps infini. De plus en plus de bougies au fur et à mesures que les jours puis les semaines passaient. Au début il lui emmenait des animaux morts. Elle n'arrivait pas à les faire cuire mais elle les dépouillait quand même pour pouvoir les manger. Mais elle avait faim, de plus en plus faim. Et puis, une fois, il était revenu avec un homme: c'est lui qui l'avait tué, pour elle, c'est ce qu'il lui avait dit. Il était jeune, de bon gabarit : un randonneur de toute évidence. D'après sa montre toujours en marche, c'était il y a environ un mois. Son besoin de viande fraiche grandissait furieusement au fur et à mesure que le temps passait et que son ventre s'arrondissait. Et donc malgré elle et la répugnance qu'elle pouvait éprouver à l'égard du cadavre, elle en mangea. Au début elle avait été dégoûtée. L'odeur, le sang coagulé, la chair en décomposition… mais elle avait tellement faim qu'elle aurait mangé n'importe quoi au final. Petit à petit elle cura chaque os et chaque cartilage, le moindre morceau de viande ou d'organe restant terminèrent dans son estomac. Et elle en redemanda d'autres… et il lui en ramena d'autres. Des fois juste des morceaux : un bras, des intestins… . Mais elle le soupçonnait de se servir avant de lui emmener sa nourriture quotidienne. Elle était devenue cannibale. Elle pouvait le dire ou même le crier, personne ne l'entendrait de toute manière - elle avait déjà essayé évidement - mais au fond, elle était devenue un monstre.

Comment en était-elle arrivée là ?

Les Ranger avaient recruté, et pour son plus grand plaisir, le nouveau était jeune, de son âge et vraiment très attirant. Ça lui changeait de tous ces vieux péquenots qui lui faisaient des sourires malsains. Au bout de trois jours ils finirent ensemble dans le même lit. Il était tellement gentil et attentionné. Finalement elle n'avait pas regretté sa fuite dans se trou paumé d'Alridge. Enfin jusque là. Les semaines passèrent et dés le premier mois les choses se compliquèrent. Même si elle était heureuse avec lui, leur relation restait pour le moins récente. Elle avait été si bête, elle ne pensait que ces choses arrivaient uniquement dans les livres ou les films. Il avait suffit que d'une fois. Elle l'avait évidemment caché au reste de la population, trop honteuse de son sort. Mais elle était tellement amoureuse qu'elle accepta de le garder… pour lui. Visiblement il rêvait d'avoir des enfants.

Au début, rien ne se voyait vraiment. Mais au bout de cinq mois, ses formes prirent de l'ampleur et malgré les vieux pulls larges qu'elle avait ressortis, son ventre commençait à attirer les yeux. Prétendant être souffrante, elle resta chez elle pendant un temps et puis tout se dégrada très vite. Il ne s'occupait plus vraiment d'elle, enfin si en un sens puisqu'il n'avait d'attention que pour ce qui grandissait en elle. Il lui dictait ce qu'elle devait faire dans la journée, ce qu'elle devait manger - uniquement de la viande - quand dormir, quand bouger, quand parler.

Et elle essaya de partir de nouveau mais il était trop tard. Il lui en empêcha et lui montra son vrai visage, sa vraie nature. Il l'empêcha d'hurler, de se débattre, de fuir, et la séquestra en définitive chez lui. Pas dans sa maison de nouvel adjoint au sheriff. Non, son vrai chez lui. Les mines abandonnées. Il l'avait placée dans ce trou bien plus profond que les autres. Une partie des galeries s'étaient effondrées lors du dernier tremblement de terre mais il avait trouvé un passage et l'avait laissée finir sa 'gestation' comme il lui avait dit, en bonne reproductrice qu'elle était. Elle avait essayé de s'échapper mais sa condition ne lui permettait pas de grimper. Elle avait essayé de crier mais là encore ça avait été peine perdu. Alors elle s'était résignée à mourir. Seulement la 'chose' à l'intérieur de son corps la changeait au fur et à mesure et c'est comme ça qu'elle en est arrivé à dévorer de l'humain. Il lui avait dit qu'elle en avait besoin… pour lui, pour sa descendance, les protéines, un maximum de protéines. Rien de mieux que la viande humaine selon lui.

Et maintenant ? … maintenant elle avait mal. Terriblement mal. Elle savait ce qui allait se passer. Les contractions se rapprochaient. Il n'y en aurait plus pour très longtemps. Elle se mit en position. Elle pleurait sous la douleur et poussait aussi fort qu'elle le pouvait. Et elle la sentit. Cette déchirure fulgurante qui paralysa ses membres et la fit suffoquer. Il y eu un cri. Il ne venait pas d'elle mais de son bébé - enfin plutôt de cette créature qui ne ressemblait en rien à un nouveau né humain. Et la douleur revint et s'intensifia. Un deuxième monstre sortait de son corps tremblant et transpirant. Et puis se fût la fin de l'affliction. Les larmes continuaient de couler sur ses joues blanches mais elle laissa son corps s'allongeait et se détendre. A ses côtés deux petits loups difformes et menaçants se chamaillaient. L'un d'eux grimpa sur la paroi. Il voulait sortir et n'aurait probablement aucun mal à le faire, d'autant plus que le deuxième venait de se faire pousser des ailes sur ses flancs. Et puis ses deux enfants se regardèrent un instant et tournèrent leur tête vers elle : leur maman. Un sourire terrifiant s'étira sur leur face et une langue sortit de leur bouche respective pour humidifier en cercle leurs babines noires dégoulinantes de bave. Ils avaient faim et ils avaient faim maintenant.

Elle ferma les yeux en espérant qu'ils attaqueraient la jugulaire en premier… l'agonie durerait mains longtemps. Seulement ce ne fût pas le cas.

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FIN.

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En espérant que ça vous a plu ^^

Je ne met pas les remerciements maintenant car j'ai deux trois reviews à relire avant ^^ et quelques mots à recopier ;p

Mais promis je consacrerais ma prochaine page à vous: mes adorables lecteurs...