Et voici un nouveau petit chapitre !
Mon livre est officiellement sorti hier alors je suis trop contente ^^
Lufoca : Contente que ça te plaise ^^ oui je suis assez contente de sa parenté maternelle, parce que j'avoue que ça n'a pas été évident de trouver quelque chose de plausible. Merci d'adhérer, ça fait toujours plaisir :D A bientôt ^^
D-Gray-Man-001 : MERCIIIIIIIIIII ^^ cool, je suis contente si c'est génial :D Oui on s'attend évidemment à ce que sa mère soit Frontalière, je l'ai plus que sous-entendu… mais de la famille d'Edwin, enfin, je ne pouvais pas faire autrement :p Pour ce qui est de Sayanel, attends encore un peu, il a encore des choses à trouver… mais évidemment qu'Aëlis finira par savoir qui est son père, je ne suis pas sadique à ce point. Ta patience porte ses fruits puisque maintenant voici la suite… (j'adore virament le tite chef :p)
Assez parlé maintenant, bonne lecture !
34
Il faisait gris lorsqu'ils entrèrent dans la capitale. Aëlis sentait que l'hiver était là. Avec un soupir, elle se tourna vers son maître.
- Tu vas aller voir le Conseil ce soir ?
- Oui jeune apprentie et tu vas m'accompagner.
- Ho mais j'ai pas envie, ronchonna-t-elle.
Il sourit en lui jetant un coup d'œil discret qu'elle ne perçut pas.
MM
- Tu penses que je dois me présenter sous le nom de Til'Illan maintenant ?
- Qu'en pensent Edwin et ton grand-père ?
- Je n'en sais rien, nous n'en avons pas parlé.
- Mais ils t'ont reconnue comme membre de leur famille.
- Oui.
- Alors ?
- Alors je ne sais pas si moi je suis prête à assumer ce nom.
- Tu as besoin d'un nom Aëlis.
- Oui. Mais je dois trouver celui de mon père avant de choisir celui de ma mère.
Son maître n'ajouta rien.
Sa propre enquête arrivait à son terme. Maintenant qu'il savait qui était la mère d'Aëlis et où elle avait vécu, il pourrait bientôt trouver le fin mot de cette histoire.
- Bien, maintenant, allons-y.
- Où ça ? S'étonna-t-elle en bifurquant soudain lorsqu'elle remarqua le brusque changement de direction de son maître qui disparaissait rapidement dans les ombres de la nuit.
Ce ne fut que quelques jours plus tard, tandis que le froid s'installait doucement mais sûrement dans le pays, qu'elle rencontra Salim et Ewilan. Ils l'invitèrent à dîner avec eux le soir même, ils devaient retrouver Siam, Mathieu, kamil, Dihnal et Liven.
Elle accepta avec joie surtout que Sayanel avait une réunion avec le Conseil à laquelle elle ne pouvait participer.
Ainsi se présenta-t-elle au couché du soleil chez Ewilan et Salim.
- C'est ouvert ! Lui cria la voix d'Ewilan certainement depuis la cuisine.
La jeune fille haussa les épaules et entra.
- Bonsoir, la salua Salim qui mettait la table.
- Bonsoir, je peux t'aider ? J'aurais bien amené quelque chose mais je ne savais pas quoi.
- Non, merci je me débrouille. Mais tu pourrais peut-être aller aider Ewilan, je crois qu'elle ne veut pas que je…
- Tu es une catastrophe en cuisine ! Arriva à cet instant la Sentinelle en souriant. Bonsoir Aëlis, oui je veux bien que tu viennes m'aider… sinon que je n'aurai pas terminé à temps.
- Avec plaisir !
- Et toi, menaça-t-elle avec une fausse autorité la jeune femme et une spatule en bois à la main, tu n'entres pas dans cette cuisine !
Ils entendirent le rire de clochette d'Aëlis retentir depuis la cuisine.
Les autres invités arrivèrent les uns après les autres tandis que le dîner terminait de cuire.
- Aëlis, tu es un géni ! Se récria Ewilan en revenant au salon.
- Mais non, il ne faut rien exagérer.
- Que se passe-t-il ? Demanda Mathieu qui venait d'arriver avec Siam qu'il venait d'aller chercher à la Citadelle.
- Et bien Aëlis fait très bien la cuisine !
- Mais tu n'es pas censée avoir été enfermée pendant huit ans ? Intervint Dihnal.
- Si, sourit la jeune fille alors que Liven entrait avec Kamil. Mais ma mère m'avait appris quand j'étais petite. C'était sa passion et je me souviens de deux ou trois trucs.
Il y eut un silence. Que Liven brisa, stupéfait comme les autres.
- Tu… tu as retrouvé la mémoire ?
La jeune fille eut le souffle coupé lorsqu'elle le vit puis son cœur battit à une vitesse incroyable. Reprenant ses esprits, elle acquiesça.
- Oui.
Sans un mot, ils s'installèrent tous autour de la table, la regardant. Suivant leur mouvement, elle leur résuma ce qu'Edwin lui avait dit.
Lorsqu'elle se tut, personne n'osa prendre la parole. Machinalement, Liven lui prit la main, s'étant installé à ses côtés pour la discussion. Elle ne le regarda pas mais serra ses doigts entre les siens, étrangement rassurée.
- Une Til'Illan hein ? S'amusa Mathieu. Ça ne m'étonne pas. Tu as un peu le même caractère qu'Edwin et Siam.
Siam le fusilla du regard. Elle inspira pour protester mais finalement laissa tomber.
- Je comprends mieux pourquoi tu es si douée avec les armes ! S'amusa Kamil.
Aëlis lui sourit et la discussion dériva sur d'autres sujets, le petit groupe retrouvant instantanément sa bonne humeur.
Le repas fut délicieux. L'on félicita les deux jeunes femmes qui l'avaient préparé et, alors qu'ils terminaient leur dessert, Mathieu prit la parole.
- Nous voudrions vous annoncer quelque chose.
On se tut et tout le monde regarda le jeune couple qui souriait.
- Bah vous la crachez votre pilule ! Demanda Salim avec son langage habituel.
- Nous allons nous marier ! S'écria Kamil.
La bonne humeur laissa place à l'euphorie. La soirée se prolongea longtemps et Kamil demanda à Ewilan et Aëlis d'être ses demoiselles d'honneur. Si la première accepta rapidement et avec enthousiasme, la seconde fut plus perplexe quant à l'attitude à adopter. Après tout, elle ne la connaissait même pas depuis deux ans. Mais ils parvinrent tous à la convaincre et finalement, elle accepta.
Les quittant la première, elle se retrouva seule dans les rues d'Al-Jeit. Plongée dans ses pensées, elle n'entendit pas tout de suite quelqu'un l'appeler mais elle sursauta violemment en dégainant son poignard lorsqu'une main se posa sur son épaule.
- Ho ! Recula Liven.
- Excuse-moi je ne savais pas que c'était toi.
- C'est plutôt rassurant que tu aies des réflexes. Mais j'ai dû t'appeler une vingtaine de fois !
- J'étais dans les pensées.
- Je t'accompagne ?
Elle lui sourit, amusée. Il soupira.
- Je sais que je ne devais plus t'embêter dès que tu n'aurais plus ta cicatrice mais… je ne peux pas m'en empêcher, avoua-t-il à voix basse.
Un fin sourire étira les lèvres de la jeune fille.
- Ce serait avec plaisir.
Il la raccompagna donc chez elle. Le chemin ne se fit pas en silence et ils parlèrent de tout et de rien, relatant des anecdotes ou autres histoires sans véritable intérêt. Avant de disparaître à son tour dans la nuit, sur le perron de l'immeuble où vivait Aëlis, Liven lui caressa tendrement la joue.
- J'espère te revoir bientôt.
La jeune fille sentit son cœur battre beaucoup trop vite. Avec un soupir elle avoua.
- Moi aussi.
- Je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois…
Elle s'en souvenait aussi mais elle ne dit rien. Elle n'était pas certaine qu'ils parlent du même moment.
- Tu sortais de chez Thuy à la Citadelle.
Si.
Il l'avait reconnue.
Cela l'empli plus de joie qu'elle ne l'aurait cru. Elle sourit.
- Tu m'as évité je ne sais toujours pas comment…
- Où veux-tu en venir ? Murmura-t-elle.
- Nulle part. Simplement… tu m'as envoûté dès cet instant il me semble.
Elle ne sut quoi répondre.
Alors elle ferma la bouche et le regarda.
- Aëlis, j'en ai assez de faire semblant. Depuis que je te connais, je te fuis parce que tu éveilles des choses en moi qui m'échappent. Mais j'en ai assez de me mentir à moi-même. J'en ai assez de m'inquiéter chaque fois que tu pars… je ne sais pas comment Edwin et Ewilan font pour l'accepter aussi sereinement…
- Je ne comprends pas où…
- Laisse-moi terminer. Aëlis, il lui prit les mains, tu es une jeune femme extraordinaire...
A cet instant, Aëlis le poussa, le regard empli de terreur.
Elle dégaina son poignard qu'elle lança dans la nuit.
Il y eut un bruissement puis plus rien.
Sans laisser le temps à la Sentinelle de se reprendre, elle s'enfonça dans la nuit en dégainant une autre de ses armes.
- Aëlis ? Murmura-t-il quelques folles secondes plus tard.
Mais il était seul. Liven vit dans la porte une étoile de métal qu'on lui avait envoyé. Aëlis venait de lui sauver la vie, en même temps que la sienne.
- Que s'est-il passé ?
La voix calme et sereine de Sayanel s'éleva et le jeune homme sursauta violemment en regardant à sa droite. Le maître marchombre était à deux pas de lui comme s'il y avait toujours été et le fixait.
Comment diable faisaient-ils tous pour être aussi silencieux ? Il lui donna alors l'objet qui avait manqué de lui prendre la vie et lui expliqua la situation.
Tout comme Aëlis, il disparut dans la nuit lorsqu'il eut terminé son explication.
- Ce qu'ils m'agacent, marmonna-t-il.
Puis, sans trop savoir pourquoi, il éclata de rire au milieu de la rue malgré la peur qui s'emparait de lui.
MM
Le silence s'était installé depuis de très longues minutes entre l'apprenti et le maître, installés au sommet d'une des plus hautes tours de la capitale. Surprenant son apprentie, le maître marchombre brisa ce silence, d'une voix pourtant douce et aussi fluide que le vent qui la porta :
- Nous allons nous séparer quelques temps Aëlis.
- Mais… pourquoi ?
- Parce que tu arrives à un tournant de ton apprentissage. Tu as retrouvé ta famille et tes racines mais il te manque quelque chose. Je veux donc que tu partes à la recherche de ce qui te manque.
- Mais par quoi commencerai-je ?
- Ceci, toi seule peux le découvrir. Sois de retour avec le printemps.
Evidemment, Sayanel n'avait pas daigné plus s'expliquer malgré le harcèlement de la jeune fille. Quatre jours s'étaient écoulés et cela faisait quatre jours qu'elle déambulait dans les rues sans savoir quoi faire. En désespoir de cause, la jeune fille se rendit chez les parents de Liven. La nuit était tombée et elle était presque certaine qu'ils l'accueilleraient.
Presque.
Après une dizaine de minutes à cheval, la jeune fille arriva devant la somptueuse demeure des Dil'Ventin.
Hésitante, elle osa finalement à frapper à la porte. Un homme qu'elle n'avait jamais vu lui ouvrit.
- Oui ?
- Bonsoir, s'étonna-t-elle en pensant tomber sur la maîtresse de maison et non sur un domestique. Je voudrais voir madame Dil'Ventin.
- Madame est à table.
La jeune fille soupira, lasse.
- Allez la prévenir qu'Aëlis… elle hésita une seconde avant de respirer profondément et de soutenir le regard du domestique : Aëlis Til'Illan voudrait la voir quelques minutes.
Le domestique toujours condescendant tressaillit légèrement à l'annonce de son nom complet. Sans doute est-ce ce qui le décida à obéir.
Oui, s'étonna-t-elle. Elle était maintenant prête à porter le nom de son grand-père. Elle acceptait d'appartenir à l'une des plus grandes familles de l'empire. Peu importait qui était son père, qu'elle trouve ou non qui il était. Si elle trouvait, elle ne prendrait pas son nom. Elle ne l'avait jamais connu.
- Vous pouvez entrer.
Le retour du domestique ne l'étonna pas vraiment même si elle était dans ses pensées. Souriant, elle pénétra dans le manoir qu'elle avait quitté en catimini quelques mois auparavant. Le domestique ferma la porte et la précéda. Elle entra dans la salle à manger où les parents de Liven prenaient tranquillement leur repas.
- Aëlis ! Comment vas-tu ?
- Excusez-moi de vous déranger.
- Ce n'est pas grave, au contraire, tu as dîné ?
- Non…
- Alors installe-toi.
La maîtresse de maison tendit la main et deux domestiques amenèrent un autre couvert.
- Je vous remercie.
Lorsque la jeune fille s'installa sans réelle hésitation, Doliac reprit la parole.
- Aëlis, je te présente le père de Liven et mon époux : Marius Dil'Ventin.
- Merci de m'accueillir chez vous aussi tard, lui dit-elle pendant qu'on lui servait son repas et à boire.
Les yeux bleus du père de famille scrutèrent la jeune fille.
- Aëlis Til'Illan ?
La jeune fille posa son regard sur le sien et hocha la tête.
- Edwin est mon cousin.
- Sinon, comment vas-tu ?
- Je vais. Je dois partir pour plusieurs mois sauf que je ne sais pas par où commencer.
- Où dois-tu te rendre ?
- Je ne sais pas vraiment, c'est là justement qu'est le problème.
Ils eurent le bon goût de ne pas insister. Relevant les yeux de son assiette, elle regarda la maîtresse de maison.
- Pourrez-vous prévenir Liven que je ne reviendrai pas avant le début du printemps s'il vous plaît ?
Doliac lui sourit.
- Evidemment.
- Je vous remercie, pour tout.
- Veux-tu passer la nuit ici ?
- Non merci, j'ai déjà suffisamment abusé de votre gentillesse.
- Comptez-vous partir maintenant ? Demanda Marius.
La jeune fille sourit, énigmatique.
- Oui.
- Sans savoir où vous allez ? S'étonna-t-il.
- Bah, mes pas partent vers le nord, puis j'écouterai le vent.
Son sourire et son exclamation les laissèrent pantois. Se levant, elle s'inclina brièvement en riant.
- Ne faites pas cette tête, je vous assure que je sais me défendre. J'espère vous revoir bientôt.
- Tu es la bienvenue ici Aëlis, la rassura Doliac.
- Merci encore. Non, ne vous déplacez pas, je sais où est la sortie. Je me doute que vous me trouvez singulière mais merci. Vous m'avez beaucoup aidée.
Elle quitta rapidement la pièce, plongeant les hôtes dans un silence étonné.
- J'adore cette enfant ! S'enthousiasma Doliac.
- Etrange et curieuse, je dirais, marmonna son époux.
- Elle est parfaite ! Le contredit-elle.
Doliac souriait toujours.
- Tu me connais, je ne peux pas m'en empêcher.
Hi hi… bon je sais que ça n'est pas drôle. Mais le chapitre est terminé maintenant ^^
Laissez-moi vos impressions, à vos claviers et à bientôt.
