Bonjour tout le monde. Maintenant, place aux Volturi. Encore une fois, ForksVampireGirl s'est surpassée! Bonne lecture.
Merci à Mariefandetwilight – Imaginaire-de-kiki – bettypoussin – chrys63 – aude77 – Linou2701 – Mayawa – lapiaf8 – Nathalie – lia3011 – caro30 – Hellene – Miliampere – eliloulou – luna
Bettypoussin : En effet, j'ai une grosse pointe au cœur car nous arrivons à la fin. Comme toi, je voudrais que cette histoire dure à l'infini. J'aime tellement être dans la tête d'Edward…
Nathalie : Pour commencer, je te remercie de tes reviews et de t'inquiéter de ma santé. En effet, je suis presqu'entièrement rétablie. Pour répondre à tes questions, ForksVampireGirl écrira un os sur l'île d'Esmé après cette fic, mais il ne viendra pas tout de suite après car pour la prochaine année, elle souhaite se concentrer sur sa propre histoire qu'elle souhaite voir publier. Sous quel nom, ça je ne le sais pas, mais je surveille son profil et je communique avec elle, alors aussitôt que j'ai des nouvelles, je vous en faits part
Luna : Je crois que tu ne seras pas déçue de ce chapitre…
Disclamer 1 : Tous les personnages appartiennent à SM.
Disclamer 2 : Ce magnifique pov d'Edward est écrit par ForksVampireGirl.
SUITE DU CHAPITRE 23 – REFLET
J'accélérai pour compléter la distance entre nous et ma famille. Les loups étaient partis depuis un moment, et je fus surpris d'entendre qu'il y en avait un qui était revenu. Il parlait avec Carlisle, et sans moi pour traduire, il avait été forcé de prendre sa forme humaine. Il y avait au moins un autre loup avec lui.
« Tu es certain que Jake va être correct jusqu'à ton arrivée? », demanda-t-il. « Il guérit vraiment vite, mais rien n'est au bon endroit. Il est tellement amoché. »
« Je suis désolé, mais je ne peux rien faire maintenant. Je l'ai enveloppé du mieux que j'ai pu avec ce que j'avais sous la main. C'est bien qu'il guérisse, même si cela signifie que nous allons devoir re-casser quelques os plus tard. Ce ne sera pas plaisant, mais il vivra. Tu dois retourner près de lui. Dis-lui que je serai là dès que possible, mais tu dois partir d'ici maintenant. Si nous pouvons aider, nous le ferons, mais nous ne pouvons pas partir. »
J'arrivai dans prairie lorsqu'ils l'a quittèrent. Carlisle était manifestement troublé de ne pas pouvoir être plus utile, et Esmé plaça une main réconfortante sur son épaule.
Oh, pour l'amour de Dieu. Alice secoua la tête en levant les yeux au ciel tandis que je plaçai le corps inerte de Bella à l'endroit où était réunie ma famille. Je l'a déposai en douceur et m'agenouillai au sol.
« Est-ce qu'elle va bien? », demandai-je en alternant mon regard entre Carlisle et Alice.
Carlisle s'approcha de nous et tendit la main pour vérifier le pouls de Bella en le comptant mentalement. « Elle va bien, Edward. Elle est juste un peu en état de choc. Cette journée doit avoir été très éprouvante pour elle. »
Je ris, sans vraiment trouver ça drôle, à son euphémisme et mon regard se déplaça vers Alice en me demandant jusqu'à quel point ma famille en savait sur le deuxième combat qu'aucun d'entre nous n'avait prévu. « Je les ai renseigné sur les détails. Du moins, ceux que j'ai pu voir », dit-elle sur un ton d'excuse. « Je suis si désolée de ne pas avoir pu t'avertir. Elle savait vraiment ce qu'elle faisait. »
« Je sais. Ça va. Tout est fini. »
« Eh bien, pas tout à fait. » Une image des Volturi approchant remplie nos esprits.
« Bien sûr. Mais tu as vu qu'ils ne sont pas une menace. »
« Cela ne veut pas dire que ce ne sera pas difficile. Nous allons devoir faire attention à chaque mot que nous dirons. Il y a aussi une complication mineure que je n'ai pas prise en compte. »
Je ne compris pas l'irritation qui était apparue dans son ton. J'allais lui poser la question, mais j'entendis une voix que je ne reconnue pas. Elle était confuse et apeurée – enfantine d'une manière que je ne comprenais pas. Qui était avec nous? Et comment cela ce faisait-il que je ne l'avais pas entendue immédiatement?
« Qui est là? », demandai-je en regardant autour de moi, mais en ne voyant personne.
« C'est la complication. Jasper est vraiment mécontent, mais Carlisle et Esmé ont insisté. »
Déconcerté, mes yeux continuèrent à chercher jusqu'à ce qu'ils trouvent finalement Jasper. Il était debout à côté de l'un des feux et il fixait du regard une petite vampire femelle qui était accroupie près de lui. Ses yeux étaient hermétiquement fermés et la peur était écrite sur son visage. Je me sentis malade à la seule explication possible de sa présence.
« Vous avez laissés un nouveau né en vie? », criai-je, horrifié.
« Elle s'est rendue. Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas se battre et qu'elle ne voulait faire de mal à personne. Nous n'avons pas le droit de décider de la détruire si elle ne nous veut aucun mal. » La voix de Carlisle était calme, et Esmé était à ses côtés avec un sourire apaisant. Leurs expressions me disaient qu'il n'était pas question d'argumenter, peu importe à quel point leur décision était stupide. Alice soupira bruyamment.
Avec une variable incertaine assise à cinquante pieds, je tins instinctivement Bella plus près de moi. Je caressai sa joue en espérant que mon contact la ramènerait. « Ça fait déjà cinq minutes, Carlisle. »
« Elle rependra conscience quand elle sera prêt. Elle en a trop vu, aujourd'hui. Laisse son esprit se protéger. »
Je l'a regardais avec un air impuissant, mais même si une part de moi voulait la laisser récupérer comme je savais qu'elle en avait besoin, je n'arrivais pas à ignorer qui était seulement à quelques minutes d'ici. La dernière chose que je voulais, c'était que Bella soit inconsciente lors de l'arrivée des Volturi. Il était très probable qu'ils souhaiteraient l'interroger sur sa transformation à venir, quoique je la protègerais – et parlerais pour elle – tant qu'ils le permettraient
« Combien de temps nous reste-t-il, Alice? »
« Encore cinq minutes! Et Bella ouvrira les yeux dans trente-sept secondes. Je suis certaine qu'elle nous entend déjà. »
Esmé s'assit alors à côté de nous, et caressa affectueusement les cheveux de Bella. « Bella, ma chérie? Tu es en sécurité, maintenant. »
Je me penchai et murmurai les mots que je savais allaient aider son esprit, si elle m'entendait vraiment. « Il va vivre, Bella. Jacob Black guérit au moment où je te parle. Il s'en sortira. »
Quelques instants plus tard, il y eut plusieurs secousses sous ses paupières. J'aurais pu croire qu'elle rêvait si elle n'avait pas en même temps soulevé le menton. Même sans ouvrir les yeux, je sentais qu'elle me cherchait. « Oh Bella », soupirai-je en l'embrassant doucement. La chaleur de ses lèvres m'apporta un parfait moment de paix.
« Edward. »
« Je suis là. » Elle ouvrit les yeux et je poussai un autre soupir de soulagement.
« Jacob va bien? »
« Oui. »
Elle me scrutait du regard comme si elle ne me croyait pas, comme si je mentais en désespoir de cause. Je me tournai vers Carlisle, le suppliant du regard. Je n'étais pas là quant il l'avait examiné, mais je l'avais cru lorsqu'il avait dit aux loups que Jacob irait bien
« Je l'ai ausculté en personne », dit-il à Bella. « Sa vie n'est pas menacée. Il se remet à une vitesse incroyable, même si ses blessures sont assez sérieuses pour que plusieurs jours soient nécessaires avant qu'il ne se rétablisse complètement. Dès que nous aurons terminé ici, je verrai ce que je peux faire pour l'aider. Sam est en train d'essayer de le ramener à sa forme humaine, ce qui permettra un traitement plus aisé. » Il sourit en me jetant un regard durant quelques secondes. « Après tout, je ne suis pas vétérinaire. »
Bella était calme en demandant : « Que lui est-il arrivé exactement? Ses blessures sont graves? »
Carlisle me regarda à nouveau et je hochai la tête. « Un autre loup avait des difficultés… »
« Leah! »
« Oui. Il l'a sauvée mais n'a pas eu le temps de se protéger. Le nouveau né l'a comprimé dans ses bras, et la plupart des os de son flanc droit ont explosé. »
Bella tressaillit, et Carlisle accéléra ses explications. « Sam et Paul sont arrivés à la rescousse. Il allait déjà mieux quand ils l'ont ramené à La Push. »
« Retrouvera-t-il pleinement l'usage de son corps? »
« Oui. Aucun dégât permanent. »
Le soulagement traversa son visage à la promesse de Carlisle. Puis une autre image des Volturi traversa mon esprit et j'essayai de garder mes yeux sur Bella. Je voulais juste quelques minutes de plus avant que la peur ne reprenne sans aucun doute possession d'elle.
« Trois minutes », dit doucement Alice. Bella comprit immédiatement et commença aussitôt à se lever. Dès qu'elle fut sur pied, une légère brise souffla sur le terrain et j'entendis les pensées du nouveau né se mettent à crier.
C'est elle! Celle que nous chassions! Sucrée, délicieuse… Ça brûle!
Si Jasper n'avait pas été debout près d'elle; la contrôlant avec son regard menaçant, je n'aurais pas été capable de le supporter. J'entendais son besoin – son désir primaire pour le sang de Bella – et j'aurais pu défier Carlisle et en finir moi-même avec elle, mais à cause de l'assurance dans les yeux de Jasper, je me retins.
Ne t'inquiète pas. Un faux mouvement et c'est fini. Il cherchait un excuse pour en terminer avec elle et je ne compris pas tout de suite pourquoi. Puis, j'entendis ses craintes. Je me sentis stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt, lorsqu'Alice l'avait appelé une complication.
Si les Volturi pensent que nous avons créé notre propre armée, ils ne montreront aucune pitié. Tout ce que nous avons fait n'aura servi à rien.
Il refusait de détacher ses yeux du nouveau né, mais je voyais bien qu'il voulait regarder Alice. Sa plus grande crainte était de la perde, et tout ce qui constituait une menace était instantanément un ennemi. C'était probablement la raison pour laquelle il comprenait mon besoin implacable de protéger Bella. Je regardai vers le bas, vers Bella, et je vis qu'elle regardait le nouveau né frénétique, confuse.
« Elle s'est rendue », lui expliquai-je. C'est la première fois que je vois ça. Seul Carlisle a pu le lui proposer. Jasper désapprouve. »
Ses yeux se tournèrent vers lui et elle dut remarquer la manière qu'il avait de se frotter le bras.
« Il va bien? », demanda-t-elle avec inquiétude.
Ses blessures n'étaient pas si pires – elles n'étaient rien par rapport à tout ce qu'il avait vécu durant ses premières années. Honnêtement, il semblait que les souvenirs que les morsures ramenaient le dérangeaient plus que la douleur physique. Cependant, je ne voulais pas troubler Bella avec cette troublante vérité.
« Oui. Juste le venin qui brûle. »
« Il a été mordu? », haleta-t-elle.
Un autre coup de vent envoya l'odeur de Bella directement vers la nouvelle. À chaque seconde qui passait, cela devenait de plus en plus difficile pour elle de se contrôler.
« Il voulait être partout à la fois », continuai-je en essayant d'ignorer la jeune fille. « Pour épargner du travail à Alice. Qui se débrouille très bien seule. »
« Espèce d'idiot trop protecteur », marmonna Alice en fixant Jasper du regard.
Durant une fraction de seconde, il détourna son attention et j'entendis les pensées du nouveau né défiler. Elle se demandait combien de temps elle mettrait à se rendre jusqu'à Bella, et durant un instant, je crus qu'elle allait agir. Elle imaginait déjà le goût du sang de Bella – la façon qu'il aurait d'étancher sa soif indescriptible. Elle rejeta sa tête vers l'arrière en se lamentant et je lui lançai un regard qui disait clairement que Jasper était le dernier de ses soucis si elle faisait un mouvement vers Bella. Jasper lui fit une autre mise en garde en grondant et elle enfonça ses doigts dans la terre, comme si elle tentait de se clouer elle-même au sol. Jasper se rapprocha d'elle et s'accroupit, prêt à attaquer.
Carlisle vis que Jasper était à une seconde près de tuer la fille et il fut à leur côté en un instant. « As-tu changé d'avis, jeune fille? Nous ne tenons pas à te détruire, mais nous n'hésiterons pas si tu ne te maîtrises pas. »
Puis, j'entendis sa voix pour la première fois à voix haute. Chaque mot était presqu'un cri perçant tandis qu'elle se battait pour s'accrocher à chaque minuscule débris de contrôle. « Comment arrivez-vous à le supporter? », cria-t-elle. « Je la veux. » Elle me regardait moi, mais elle essayait de voir haut-delà de moi pour voir sa proie.
« Tu dois le tolérer », ordonna Carlisle. « Tu dois apprendre à exercer ton contrôle. C'est possible, c'est aussi la seule façon de sauver ta vie. »
Ses ongles s'enfoncèrent inutilement dans le sol à nouveau, et je fus surpris d'entendre qu'elle luttait intérieurement contre quelque chose qui avait peu à voir avec Bella. Elle ne voulait pas mourir, mais elle n'était pas certaine de vouloir vivre non plus. Elle avait perdu quelqu'un de très important pour elle. Quelqu'un qui s'appelait Diego. J'étais complètement stupéfait. Je ne pensais pas qu'un si jeune vampire avait la capacité d'aimer. Tandis qu'elle pleurait son amour perdu tout en combattant l'incendie insupportable de sa gorge, elle prit sa tête dans ses mains, balançant son corps d'avant en arrière.
« Ne vaudrait-il pas mieux que nous nous éloignons d'elle? », demanda Bella avec compassion. Malheureusement, entendre la voix de Bella attira plus l'attention de la jeune vampire et elle se mit presqu'à convulser juste à l'effort de rester à sa place.
« Nous sommes obligés de rester ici », expliquai-je le plus calmement possible. « Ils sont au nord de la prairie, à présent. » J'avais tellement été concentré sur le nouveau né que je n'avais pas entendu l'approche des Volturi aussi tôt que j'aurais pu. Mais maintenant que je les écoutais, je réalisais que j'entendais clairement leurs pensées. Ils étaient cinq, avec bien sûr, Jane en tête. Ils gardaient leurs pensées, sachant très bien que je les écoutais, mais j'en entendais quelques unes par-ci par-là. Ils s'attendaient à retrouver ma famille au moins partiellement détruite, et nulle part dans leurs pensées j'entendais un soupçon de remord.
Un moment plus tard, j'entendis la voix nonchalante, mais impitoyable de Jane, emplir l'air.
« Hum! », soupira-t-elle. Ils sont complètement intacts. Comme c'est intéressant.
« Bienvenue, Jane. »
Jane examina la scène devant elle – notre famille se tenant debout au milieu de la fumée laissant échapper l'armée déchue. Elle était déroutée et clairement mécontente, mais lorsqu'elle fut sur le point de lancer de fausses plaisanterie, son regard tomba sur le nouveau né.
« Je ne comprends pas », dit-elle sèchement.
« Elle s'est rendue. » En disant les mots, je savais que ça ne signifiait rien pour eux.
« Rendue? », répéta-t-elle en souriant d'un air satisfait, malgré son irritation.
« Carlisle lui a laissé le choix. »
« Ceux qui enfreignent les règles n'ont pas le choix. »
Je fus inondé par les pensées de ma famille – des supplications désespérées pour de la miséricorde venant d'Esmé, à de faible je savais que ça arriverait venant de Jasper –, mais par-dessus tout, c'était la voix de la raison de Carlisle. Il voulait sauver la fille, mais la sécurité de sa famille passait avant tout. Et il se conformerait
« La décision t'appartient. Dans la mesure où elle était prête à renoncer à nous attaquer, je n'ai pas jugé utile de la détruire. Personne ne l'a éduquée. »
« Voilà qui est hors de propos. »
« À ta guise. »
Les mots furent assez simples et j'entendis que la jeune vampire savait que son sort venait juste d'être décidé. Elle avait déjà vécu tellement de chose qu'elle fut à peine effrayée. Jane observa Carlisle, essayant de le comprendre. Elle n'avait jamais compris le mode de vie que nous avions choisi, mais voir la compassion qu'il avait pour quelqu'un pour qui elle ne jetterait même pas second coup d'œil était au-delà de sa compréhension.
Elle secoua finalement la tête et se ressaisie. « Aro espérait que nous irions assez à l'ouest pour te rencontrer, Carlisle. Il te salue. »
« Merci de lui retourner la politesse. »
« Naturellement. » Elle regarda autour d'elle à nouveau, observant le tas de cadavre qui brulait, et essaya de cacher sa surprise. Aro avait toujours voulu de nous pour nos talents particuliers, et durant une fraction de seconde, Jane nous voulait pour nos aptitudes de combat. « Il semble que vous ayez accompli notre tâche à notre place aujourd'hui… enfin, presque. » Elle jeta un regard froid à la jeune vampire. « Simple curiosité professionnelle de ma part, mais combien étaient-ils? Ils ont fait pas mal de dégâts à Seattle. »
« Dix-huit, celle-ci comprise », lui dit Carlisle. Aucun d'entre eux ne réussi à cacher leur surprise, et leur voix silencieuse s'éleva parmi eux. Ils avaient prévu plus de combat au sein de l'armée des nouveaux nés, et ils avaient de la difficulté à croire qu'ils avaient réussi à rester un si grand nombre. Plus inexplicable encore; nous sept avions réussi à les vaincre. Bien sûr nous n'avions pas été que sept, mais les Volturi n'avaient pas besoin de le savoir.
« Dix-huit? », demanda-t-elle.
Carlisle ressenti un petit pincement de préoccupation en se disant que quelque part, les Volturi savaient que nous n'avions pas été seuls. Même si nous essayions d'expliquer que des loups garous avaient combattu à nos côtés, ils ne nous croiraient jamais. « Des jeunes », clarifia Carlisle. « Non entraînés. »
« Tous? », demanda Jane, septique. « Qui les a créés, alors? »
C'était à mon tour de parler. Si quelqu'un devait raconter l'histoire de la disparition de Victoria, c'était moi. Victoria avait dû être la solution des Volturi, mais au lieu de cela, elle était simplement devenue une autre victime. « Elle s'appelait Victoria. »
« S'appelait? »
Je fis un signe vers la colline sur laquelle Victoria nous avait terrorisé pour la dernière fois. Jane fixa du regard la tour de fumée, la confusion écrite sur son visage. « Cette Victoria, elle est comprise dans les dix-huit? »
« Non. Et elle avait un acolyte. Pas aussi jeune que celle-ci, mais guère plus âgé que d'un an. »
« Vingt. » Et ils ont pourtant échoué. J'entendis le mot qu'elle essaya de masqué. Honte. « Qui s'est occupé du créateur? »
« Moi. » Plus le temps passait, plus je trouvais difficile de rester calme. Il était difficile de regarder quelque dans les yeux qui aurait préféré – et de loin – voir votre famille morte.
Jane se tourna vers la jeune vampire et la fixa du regard. « Toi! Ton nom? » La jeune fille lui lança un regard méprisant pour la défier et je sentis une vague de pitié pour la souffrance qui allait certainement suivre. Elle n'avait aucun moyen de savoir à quoi elle faisait face. Un instant plus tard, ses cris emplirent l'air, et je sentis Bella tressaillir côté de moi. J'essayai de ne pas entendre les pensées agonisantes de la jeune fille, mais elles étaient impossibles à ignorer. Elle se rappelait sa transformation, et je me demandais comment elle pouvait supporter une telle torture une seconde fois. Le soulagement la traversa lorsque les feux s'éteignirent.
« Ton nom », répéta Jane.
« Bree. » Dès qu'elle parla, Jane sourit, et la torture reprit. La jeune fille cria et ses pensées crièrent pour la mort.
Carlisle est gentil. Pourquoi ne m'a-t-il juste pas tué? Est-ce que le télépathe m'entend et peut arrêter ça?
C'était comme si elle me parlait directement à moi, même s'il était clair qu'elle n'avait aucune idée de qui j'étais. Ma pitié pour elle ne faisait que grandir, et je parlai par instinct, même si cela signifiait que Jane pouvait tourner son sourire douloureux vers moi.
« Pourquoi t'acharner? Elle te dira tout ce que tu veux savoir, maintenant. »
Jane me sourit et je me préparai à la douleur, mais il n'y avait que de l'humour dans ses yeux. « J'en ai conscience. » Très vite, elle se retourna vers la fille et je fus heureux de voir que son interrogatoire sadique semblait avoir pris fin. « Bree, cette histoire est-elle vraie? Étiez-vous vingt? »
La jeune fille parla rapidement, effrayée de ressentir encore de la douleur. « Dix-neuf ou vingt, peut-être plus, aucune idée. Sara et un type dont je ne connaissais pas le nom se sont battus en chemin… »
« Cette Victoria t'a-t-elle créée? »
« Peut-être. » Ne me fait pas mal, s'il te plaît, pas encore. « Riley n'a jamais prononcé son nom. Cette nuit-là, je ne l'ai pas vue… il faisait sombre, et j'avais mal… » Elle essayait de bannir les souvenirs de cette nuit-là, mais ils l'a tourmentaient. « Riley ne voulait pas que nous pensions à elle, d'après lui nos esprits n'étaient pas assez sûrs. »
Jane lança un regard dans ma direction. Non. Aucune de nos pensées sont en sécurité. Je ne sais pas pourquoi Aro pense que c'est un don. Je pense que c'est une nuisance.
Elle se retourna vers Bree. « Parle-moi de Riley. Pourquoi vous a-t-il amenés ici? »
« Nous devions détruire les étranges vampires aux yeux jaunes. D'après lui, ce serait facile. Comme la ville leur appartenait, ils viendraient à notre rencontre. Quand nous en aurions fini avec eux, tout ce sang frais serait à nous. Il nous a donné leur odeur. » Elle pointa Bella et je combattis la montée de haine que j'éprouvais en pensant à cette jeune vampire, et plusieurs autres, traquant ma Bella avec le feu dans la gorge. « Il a précisé que nous serions certains d'avoir trouvé le bon clan, si celle-là était avec eux. Le premier d'entre nous qui mettait la main dessus pouvait en faire ce qu'il voulait. »
Puis, il me fut impossible de réduire au silence le faible grondement qui traversa ma gorge. J'essayais de faire taire mon instinct qui me disait d'en finir immédiatement avec la jeune fille. Logiquement, je savais que ce n'était pas sa faute, mais elle se tenait là et nous disait que Bella était la récompense du jeu malade de cette armée.
« Apparemment, Riley se trompait sur le côté facile des choses », dit Jane, sarcastique.
C'est l'histoire qu'elle veut entendre. Celle qui ne l'implique pas.
Mes yeux se posèrent un instant sur Bree lorsque je réalisai qu'elle en savait plus qu'elle ne le disait. Elle s'assit dans une posture qui montrait une confiance qui n'était pas là auparavant. J'espère que le télépathe est attentif. Dans son esprit, je la regardais se rappeler d'une rencontre entre Victoria et Jane. C'était tout ce que j'avais soupçonné et plus encore.
J'écoutai avec horreur la scène que Bree joua rapidement dans son esprit – la visite des Volturi à Victoria, pourquoi elle avait si longtemps « échappé à leur radar », et enfin Jane leur demandant de prendre une décision immédiatement. Elle avait dit à Victoria, dans des termes on ne peut plus clairs, que leur indiscrétion ne serait pas tolérée plus longtemps et qu'il était temps d'agir. Applique-toi à nous plaire, avait-elle dit. Mes poings se serrèrent lorsque je compris que les Volturi auraient été heureux que ma famille soit décimée.
À voix haute, Bree continua à raconter ce que Jane voulait entendre, mais en silence, elle me disait tout ce dont j'avais besoin de savoir. C'était son cadeau d'adieu. Tandis qu'elle pensait aux brefs moments qu'elle avait passés avec ma famille, immédiatement après le combat, je réalisai qu'elle avait entendu les hurlements des loups. Même si elle pensait que c'était une autre race d'étranges vampires, elle décida de garder leur présence secrète. Nous avions trouvé une étrange et très peu probable alliée en cette jeune enfant, résultat d'un acte de bonté de Carlisle et Esmé.
« Je ne sais pas ce qui s'est passé », continua-t-elle. « Nous nous sommes séparés, mais les autres ne nous ont jamais rejoints. Et Riley nous a laissé tomber et n'est pas venu à notre aide, contrairement à ce qu'il avait promis. Après, tout est devenu confus, nous avons été taillés en pièces. J'ai eu peur, j'ai voulu m'enfuir. »
Puis, elle se tourna vers Carlisle et j'entendis la sincérité de sa gratitude pour le salut qu'il avait tenté de lui donner. « Et celui-là m'a dit qu'ils ne m'attaqueraient pas si je me rendais. »
« Malheureusement, jeune fille, il n'était pas en position de te faire cette offre. Enfreindre les règles a des conséquences. »
Que ce soit par dignité ou pas simple ruse, Bree feignit l'ignorance. Elle savait qu'elle allait mourir, mais ses yeux ne trahissaient pas sa peur. Jane se tourna vers Carlisle; sa patience commençait à s'épuiser. Les choses n'allaient pas comme elle voulait, et elle avait hâte de rentrer.
« Vous êtes sûrs d'avoir eu les autres. Le deuxième groupe? »
Carlisle hocha la tête en conservant son calme et en remerciant silencieusement les loups une fois de plus. « Nous aussi nous nous sommes séparés. »
C'est insensé. Qu'est ce que je manque? Elle était irritée, certaine qu'il lui manquait un morceau du puzzle qu'elle était incapable de trouver. Elle essaya de se fixer un sourire sur le visage, mais il n'atteint pas la moitié de ses joues. « J'avoue que je suis impressionnée. »
« Oui », opinèrent les autres, également surpris.
« Je n'avais encore jamais vu un clan réchapper d'une agression de cette ampleur. Sais-tu quelles en étaient les raisons? Pourquoi la fille en était la clé? »
Elle lança à Bella le plus bref des coups d'œil, ne voulant pas perdre une seule seconde sur une fille qu'elle considérait complètement inutile.
« Victoria en voulait à Bella », expliquai-je.
Elle rit, ne s'attendant pas du tout à ça. « Cette personne semble décidément provoquer des réactions bizarrement puissantes chez les membres de notre espèce. »
Même si elle avait déjà prouvé une fois que son pouvoir n'avait aucun effet sur Bella, chaque muscle de mon corps se tendit lorsqu'elle tourna ses yeux vers elle. Pourquoi je ne peux pas te faire souffrir?, pensa-t-elle en souriant et en fixant Bella du regard.
« Aurais-tu l'obligeance de cesser », crachai-je.
Oh, où est ton sens de l'aventure?, rit-elle doucement. « Je vérifiais, rien de plus. Je n'ai fait aucun mal, visiblement. » Dans un geste protecteur, je serrai Bella contre moi et Jane soupira.
« Bon, nous n'avons plus guère de travail. Nous n'avons pas l'habitude d'être inutiles. Dommage que nous ayons loupé la bagarre. D'après ce que j'ai compris, il était sûrement intéressant d'y assister. »
Jane était très prudente sur toutes pensées pouvant trahir leur participation. Elle ne savait pas que j'avais appris énormément de chose de la jeune vampire qu'elle était sur le point d'assassiner.
« En effet », dis-je froidement. « Et vous l'avez manqué de peu. Une demi-heure plus tôt, et vous auriez pu accomplir vos desseins. » Je me demandais jusqu'où les Volturi se serait salis les mains s'ils avaient été ici avant le combat. S'ils avaient pu aider l'armée à détruire notre famille sans Alice ou moi en tant que témoin, auraient-ils laissés passer une telle opportunité?
Le regard de Jane lançait des éclairs et elle était terriblement proche de libérer son talent sur moi à nouveau. J'endurerais la douleur en échange d'un aveu si flagrant de culpabilité.
« Oui », dit-elle en reprenant son sang froid. « Parfois, les événements s'arrangent d'une bien triste façon. »
Ce voyage a été un gâchis. Aro sera très déçu. Ah oui, il reste un petit détail à régler.
Elle regarda une dernière fois Bree, qui savait sans aucun doute que sa vie était finie. Elle me regarda, ayant non seulement compris que j'étais le télépathe à qui elle avait parlé, mais que j'étais le responsable de la disparition de Riley et Victoria. Je n'eus qu'un aperçu, mais je savais qu'ils ne lui avaient apporté rien d'autre que de la douleur et du chagrin et qu'elle était heureuse de savoir qu'ils avaient été détruits. Silencieusement, elle pensa : merci, puis elle ferma les yeux.
« Félix », lui ordonna Jane nonchalamment.
« Un instant! », protestai-je. Au fond, je savais que c'était inutile, mais quelque part, je voulais que Bree sache que j'étais reconnaissant pour tout ce qu'elle avait fait, et que j'allais me battre pour elle jusqu'à la fin. Je me tournai avec espoir vers Carlisle. « Nous pourrions expliquer les règles à cette jeune fille. Elle paraît prête à apprendre. Elle ignorait ce dans qui on l'entrainait. »
« Bien sûr. » Il hocha la tête, les yeux suppliant. « Nous sommes tout disposés à prendre Bree en charge. »
Quelle naïveté. Si ce n'était pas si absurde, ce serait presque attachant. Aro avait raison. Beaucoup trop de compassion pour son propre bien. Désastreux défaut de caractère.
Je savais qu'il n'y avait pas d'espoir de sauver Bree, mais j'avais accompli ce que je voulais. Elle était touchée, et pour un instant, elle savait que ce n'était pas tous les vampires qui désiraient tuer. Et qu'au moins cette famille estimait sa vie.
« Nous ne tolérons aucune exception », dit Jane et Bree ne broncha même pas. « Et nous ne donnons pas de deuxième chance non plus. Cela nuirait à notre réputation. À propos… » Elle se tourna et sourit angéliquement à Bella tandis que me poings se serrèrent à nouveau. « Caïus sera ravi d'apprendre que tu es toujours humaine, Bella. Cela l'amènera peut-être à te rendre une petite visite. » Jane imaginait beaucoup trop clairement à quelle vitesse Caïus agirait s'il venait et qu'il trouvait Bella humaine.
Edward, reste calme. La voix d'avertissement d'Alice m'arrêta dans mon élan et je l'entendis parler pour la première fois à Jane. « La date est déjà fixée. Si ça se trouve, nous vous rendrons une petite visite dans quelques mois. »
Si Jane considérait mes talents comme une nuisance, ceux d'Alice l'a rendait absolument furieuse. Elle aimait l'élément de surprise lorsqu'il s'agissait de l'exercice des pouvoirs des Volturi, et Alice rendait ça quasiment impossible. Elle ne lança même pas un coup d'œil à Alice, haussa nonchalamment les épaule avant de se retourner vers Carlisle.
« Contente de t'avoir revu, Carlisle. Moi qui pensais qu'Aro exagérait. À la prochaine, donc… »
Bree savait que c'était fini. Ses dernières pensées furent pour un dénommé Fred qu'elle considérait comme un ami. Il semblait posséder son propre talent – il semblait avoir la capacité de rester caché. Bree espérait silencieusement qu'un jour nous croiserions sa route. Soyer sympa avec lui s'il vous plaît, demanda-t-elle gentiment.
Je suis désolé, jeune fille, pensa misérablement Carlisle lorsque Jane donna l'ordre.
« Règle-moi ça, Félix. Je veux rentrer. »
« Ne regarde pas », chuchotai-je à Bella. Une partie de moi voulait détourner les yeux aussi, mais mes yeux restèrent fixés dans ceux de Bree. J'essayai de lui envoyer force et bravoure et j'espérais que Félix aurait la décence de faire ça vite. Elle méritait plus que ça.
Avec deux mouvements rapides et seulement un cri aigu de douleur venant de notre amie tombée, c'était fini. Je frottai les épaules de Bella et souhaitai pouvoir la prendre dans mes bras pour l'emmener loin de ce lieu de souffrance et de mort.
« Partons », dit cyniquement Jane lorsque les derniers morceaux de Bree se mirent à brûler. J'en ai assez. Mais j'ai envie de prendre un rapide repas avant de partir. La violence m'ouvre toujours l'appétit.
Je fermai les yeux et essayai de ne pas penser au groupe d'humains sans méfiance qu'Alice voyait qui ne passerait pas la nuit.
Et voilà un autre chapitre qui se termine. La fin approche. Plus que deux chapitres. Pas d'épilogue car si vous vous souvenez bien, c'est Jacob qui prend la parole. Bref, je serai triste quand se sera vraiment la fin… Pour en revenir à ce chapitre, ne trouvez-vous pas que la version d'Edward est beaucoup plus triste?
Cette semaine, je me penche sur la traduction du prochain chapitre de Bedroom Confessions.
Bisous xoxo
Miss Lunatik
