Vendredi 8 Avril 2016
Hermione se réveilla en sueur. Elle avait chaud. Beaucoup trop chaud. Il lui fallut quelques instants pour prendre connaissance de ce qui la réchauffait à ce point. Le corps de Drago, collé contre elle, un bras et une jambe par dessus son propre corps. Elle sourit et se retourna doucement pour admirer le visage de son amant. Les draps avaient glissés et le torse du jeune homme était complètement nu. Elle admira une fois encore la perfection de sa peau d'albâtre. Son corps fin et musclé était parfaitement dessiné. Elle ne s'atarda pas longtemps sur le corps du blond, préférant admirer son visage paisiblement endormi. Ses lèvres fines étaient légèrement entrouvertes, sa peau était parfaite, sans aucun défaut. Ses cheveux blonds soyeux lui collaient au front. Elle écarta doucement les mèches humides de transpiration, dégageant son visage d'ange. Drago sourit et cligna des paupières. Elle se mordit la lèvre :
- Désolée, je ne voulais pas te réveiller.
Il l'observa quelques secondes avant de sourire de plus belle :
- Hm. C'est la plus belle façon de commencer une journée.
Elle éclata de rire et le sourire du blond s'élargit encore :
- Ce son est magnifique.
Puis il l'attira à lui et l'embrassa avec tendresse. Elle fit glisser sa main le long de son torse, il agrippa ses cheveux pour l'embrasser plus passionnément. Hermione sourit contre ses lèvres, il la fit basculer de façon à se positionner au dessus d'elle et pressa son érection naissante contre la hanche de la jeune fille. Elle rit :
- Déjà ?
- Avec toi, toujours.
XXX
Quelques temps plus tard, après s'être douché, le couple descendit prendre le petit déjeuner. En arrivant dans la cuisine, Hermione rougit violemment en remarquant le regard amusé d'Harry. Celui-ci sourit de plus belle :
- Bien dormi ?
La brune aurait voulu se métamorphoser en petite souris pour pouvoir disparaître. Drago éclata de rire :
- Comme un bébé, et toi ?
Harry éclata de rire également :
- Ça peut aller.
Hermione les dévisagea, furieuse, avant de détourner rapidement les yeux et de s'affairer à servir le café. Pas besoin d'être médium pour comprendre les sous-entendu qui planaient dans la pièce. Il savait, pour cette nuit. La brune en était vraiment mal à l'aise. Elle n'avait pas pensé à jeter un Assurdiato sur la chambre, et Drago non plus, visiblement. L'idée que son meilleur ami soit au courant de sa sexualité l'embarrassait au plus haut point.
Alors qu'elle tentait tant bien que mal de se concentrer pour se calmer et afficher une expression neutre, Hermione sentit deux bras puissant entourer sa taille. Puis Drago déposa un doux baiser sur sa tempe et murmura à son oreille :
- Il s'en fiche, tu sais. C'est naturel, hein. Tu n'as pas à te sentir gênée…
Hermione se contenta d'hocher la tête sans dire un mot avant de leur servir un café. Elle tenta tant bien que mal d'attirer l'attention sur d'autres sujets et se tourna vers Harry :
- Tu as déjà été voir Ron ?
- Oui, il venait tout juste de se réveiller et il devait encore passer sa visite avant de pouvoir sortir cet après-midi.
La brune sourit, rassurée. Le Gryffondor se tourna alors vers Drago, mal à l'aise :
- Merci, Malefoy. Pour ce que tu as fais depuis le début des vacances.
Le blond hocha la tête sans répondre, tout aussi embarrassé. Hermione sourit de plus belle mais n'ajouta rien. Elle se contenta de poser sa main sur celle de son compagnon. Il la regarda avec tendresse, dans un remerciement silencieux.
Au même instant, deux grandes flammes vertes s'échappèrent de la cheminée et Ron entra dans la pièce en souriant. Son visage perdit toute trace de joie en remarquant la complicité du couple. Il se figea, une expression perdue sur son visage. Hermione, elle, ne releva pas son trouble et se leva précipitamment pour se jeter dans ses bras :
- Ronald !
Rassuré, le roux referma ses bras autour du corps de la jeune fille et la serra contre elle en enfouissant son visage dans ses cheveux. La brune se sentit soudain légèrement mal à l'aise et se recula en souriant :
- Harry nous a dit que tu devais sortir cet après-midi ?
Ron secoua les épaules d'un air nonchalant :
- Les médicomages ont jugé que je pouvais partir plus tôt.
Elle l'invita à s'asseoir avec eux et lui servit un café. A table, l'ambiance était plutôt tendue. Ron dévisageait le Serpentard sans comprendre la raison de sa présence, tandis que le blond détournait les yeux, fixant le dos d'Hermione qui continuait de s'activer près de la cafetière. Harry tenta de briser le silence :
- Alors, comment tu te sens, Ron ?
Le roux reporta son attention sur son ami et sourit :
- Ça va. Ma prothèse me fait un peu mal, mais les médicomages disent que c'est normal, c'est juste le temps que je m'y habitue.
Hermione venait de s'asseoir entre Ron et Drago et sourit tristement :
- Je suis désolée pour toi, Ron.
- Oh non, moi je trouve ça cool.
Il souriait comme un gosse, la Gryffondor leva les yeux au ciel :
- Il n'y a vraiment que toi pour te réjouir d'avoir perdu un membre…
- Non, George aussi a trouvé ça cool de perdre son oreille.
Le trio d'or éclata de rire, Drago baissa légèrement les yeux, gêné. Hermione s'en aperçu et à nouveau, elle posa sa main sur la sienne. Le blond lui sourit, reconnaissant. Harry se racla la gorge et se tourna vers Ron :
- Alors, tu nous racontes ?
Hermione se sentit soudain très mal à l'aise. Pourtant, elle savait que cette discussion était nécessaire, et que ça leur ferait du bien. Surtout à elle, ça lui permettrait de remplir les blancs et de mieux comprendre la distance qu'il avait installé entre eux. Elle se redressa légèrement sur sa chaise, prête à écouter les confessions de son ami :
- Vous vous souvenez, cet été, quand je suis parti en weekend pour aller chercher des fournitures pour Georges ? Et bien, je vous ai menti. J'avais besoin de prendre un peu de recul sur ma vie et ce que j'avais envie d'en faire. Je suis parti deux jours à Chelsea, dans un hôtel miteux, pour réfléchir à tout ça. Le premier jour, je suis tombée sur une famille de sorcier dans un restaurant… Ils lisaient la Gazette du Sorcier et j'ai entendu le père parler avec sa femme. Il lui expliquait qu'il se sentait rassuré à l'idée que leur fille entre en première année à Poudlard, parce qu'avec tout ces mangemorts encore en liberté, ils ne se sentaient pas encore en sécurité. J'ai réalisé à quel point j'étais d'accord avec lui.
Il dévisagea rapidement Hermione, d'un air gêné, avant de reprendre, les yeux dans le vague :
- Je me sentais moi-même rassuré de savoir que Ginny et Hermione seraient de retour au collège, en sécurité également. Mais j'ai comprit qu'une fois l'année écoulée, ce ne serait plus le cas. J'ai réfléchis longtemps, ce soir là. Et j'ai comprit que j'avais besoin de faire quelque chose. Il fallait que j'agisse. Je n'ai jamais été très porté sur les études, vous le savez. Pour moi, cette quête était plus importante que mes ASPIC. Alors j'ai envoyé un hibou à Kingsley et je lui ai demandé une entrevue urgente. Je lui ai expliqué mon besoin d'agir, il a facilement comprit. Et il m'a proposé de passer le concours d'Auror, puis de devenir espion pour le ministère.
A nouveau, il dévisagea Hermione en poursuivant :
- Je me sentais mal, à l'idée de vous abandonner. J'étais tiraillé entre mon besoin d'agir et mon envie de rester auprès de vous. C'est là que j'ai commencé à boire. Je me sentais minable, égoïste et lâche. Parce que je ne voulais pas vous abandonner… Et puis je me suis décidé, il fallait que je vous protège, coûte que coûte. Même si pour ça, je devais vous mentir et vous éloigner de moi. Mais, je n'ai pas eu le courage de vous en parlez directement. Je… je n'avais pas la force de vous affronter, surtout toi, Hermione. J'étais terrorisé à l'idée que tu puisse parvenir à me faire changer d'avis et à vous accompagner à Poudlard. Alors je n'ai rien dit, et j'ai laissé Ginny vous prévenir…
Il se tut quelques instants. Hermione retenait ses larmes, elle comprenait. Elle posa sa main sur celle de son ami, pour l'encourager à poursuivre, ce qu'il fit d'une voix déterminée :
- Quelques semaines plus tard, Kingsley m'a envoyé en France sur les traces d'un mangemort. Je n'ai pas le droit de vous en dire plus sur ma mission, mais ça a été un franc succès. C'est là que j'ai rencontré Camille…
Sa voix se brisa en prononçant le nom de sa défunte amie. Il secoua la tête et reprit tristement :
- Elle était brillante, ça c'est certain. Espiègle et très intelligente. Kingsley nous a demandé de travailler ensemble à nouveau pour capturer un second mangemort. Nous avons suivi ses traces jusqu'en Allemagne. Puis il est venu ici, à Londres. Lorsque nous l'avons expliqué au ministre, il nous a demandé de protéger notre couverture tout en poursuivant notre mission. Du coup, j'ai fais passé Camille pour ma compagne et je l'ai présenté à la famille. C'était… particulier. Franchement bizarre, même. Et je me sentais coupable de mentir à maman comme ça. Je me sentais coupable aussi vis à vis de toi, Hermione. Parce que j'ai entendu Ginny et Harry se disputer à cause de moi, de ce que je t'avais fait…
Les larmes aux yeux, Hermione se contenta d'hocher la tête en souriant et de resserrer l'emprise de ses doigts autour de ceux du roux. Il reprit, les yeux dans le vague :
- Quand je suis revenu, j'en ai profité pour vérifier les mesures de sécurité chez vous. Franchement, vous n'aviez même pas jeté de sortilèges de protection sur votre maison !
Harry sursauta :
- Alors c'était toi ?
Hermione, quant à elle, soupira de soulagement :
- J'avais jeté des sorts, Ron. Seul les personnes bien intentionnées pouvaient s'approcher et entrer dans la maison… Et comme tes intentions étaient louables, tu as put entrer facilement…
Le roux sembla légèrement rassuré. Il reprit d'une voix voilée :
- Le 28 décembre, nous avons reçu un message du ministère nous informant que le mangemort que nous poursuivons venait d'être aperçu à Gringotts. Camille et moi sommes allez là bas, dans l'espoir de le coincer. Et… Camille a reçu un sort qui m'étais destiné… J'ai réussi à coincer ce salaud, mais… Camille n'a pas survécu.
Ron retint ses larmes avec peine et poursuivit, la voix gorgée d'émotion :
- Le lendemain, quand les médicomages m'ont annoncé sa mort, j'ai perdu la tête. Je me sentais coupable, elle m'avait sauvé et en était morte… J'ai… J'ai craqué. Je suis parti dans un bar et j'ai bu plus que de raison. Quand j'ai comprit que je perdais totalement le contrôle, je suis revenu ici, et tu t'es occupé de moi, Harry. Je n'ai d'ailleurs pas eu l'occasion de te remercier de ce que tu as fais pour moi ces jours là, alors merci, vraiment. Tu m'as soutenu sans même savoir ce qui m'arrivait. Je…
Harry lui sourit :
- C'est normal, Ron. Tu es mon ami, je suis là pour ça.
- Non, vraiment. Merci. Je regrette de ne pas t'avoir expliqué ce qui se passait, à ce moment là. Tu t'es défoncé à me soutenir du mieux que tu pouvais sans avoir toutes les cartes en main… Alors merci.
Le brun se contenta de lui sourire et Ron reprit :
- J'ai mit un peu de temps à m'en remettre. Kingsley a été très compréhensif. Quand je lui ai demandé pour reprendre du service, il a insisté pour me mettre sur une mission plutôt… calme. Surtout que j'avais insisté pour travailler seul, je ne voulais plus revivre un tel drame. Alors je suis parti en Alaska, à la recherche des frères Lestrange et de Dolohov. Je les ai observé pendant deux bonnes semaines sans qu'il ne se passe rien. Puis un jour, j'ai vu qu'il y avait du mouvement chez eux. Je me suis approché du chalet et j'ai vu Macnair avec eux. J'ai tout de suite comprit que quelque chose se tramait et j'ai transplanné pour retourner à mon hôtel et faire un rapport à Kingsley. Mais… Je crois que le bruit les as inquiéter. Ils me sont tombé dessus avant que je n'ai eu le temps de prévenir le ministre. Quand je me suis réveillé, j'étais dans leur salon, pendu par les pieds. Ils m'ont torturé longtemps, pour savoir si j'étais accompagné. Ils étaient persuadés que vous seriez avec moi, tous les deux. Ils ont alors envoyé Macnair à Londres, pour vérifier que vous étiez toujours à Poudlard.
Il secoua la tête et leva les yeux au ciel avant de reprendre :
- Je n'avais aucune conscience du temps qui passait. Et puis un soir, j'ai été réveillé par des hurlements. Et je t'ai vu là, Hermione. Autant te dire que j'avais une envie folle de t'incendier ! La suite, vous la connaissez mieux que moi.
Ils hochèrent la tête. Harry avait expliqué leur mission à son ami. Hermione relâcha sa respiration :
- Je suis heureuse que tout soit rentré dans l'ordre. Enfin, sauf pour ta jambe…
Le roux lui sourit :
- Arrête avec ça, Hermione. Je t'assure que j'aime bien. Il va me falloir un peu de temps pour m'y habituer, les médicomages m'ont ordonné au moins deux semaines de rééducation. Mais moi, ça me plait. Et puis, elle est en meilleur état que celle qu'avait Fol Œil, et les guérisseurs m'ont assuré qu'une fois que j'aurait prit l'habitude, je ne boiterai pas. Personnellement, je trouve que ça me donne du caractère…
Ils éclatèrent de rire et Harry lança :
- Tu n'as jamais eu besoin d'une prothèse pour avoir du caractère, Ron.
Hermione acquiesça en souriant.
XXX
Quelques minutes plus tard, Drago, qui avait écouté toute l'histoire sans intervenir, se sentit subitement de trop. Mal à l'aise, il se leva et bégaya :
- Je… je vais… Je vais vous laisser. J'aimerais aller rendre visite à ma mère, elle va avoir besoin de moi.
Hermione le regarda, inquiète :
- Ça va aller ?
- J'en sais rien…
Elle hocha la tête et se leva pour le raccompagner jusqu'à la porte. Avant de le laisser sortir, elle le retint par le bras. Il se tourna vers elle, mais n'eut pas le temps de poser de question. Hermione venait de lui capturer les lèvres dans un baiser tendre et rassurant. Drago se sentit automatiquement mieux. Il lui caressa doucement la joue en souriant :
- Appelle moi quand tu voudras que je revienne…
Elle le regarda sans comprendre, il sourit :
- Le collier.
Elle hocha la tête et l'embrassa à nouveau. Puis le Serpentard s'en alla et Hermione retourna au salon pour rejoindre ses amis. Harry venait de se lever nerveusement :
- Je vais aller prévenir les Weasley. Je suis certain que ta mère va vouloir venir te voir, Ron.
Le roux lui sourit et le remercia :
- Je ne me sens pas encore en état de beaucoup voyager.
Hermione sourit à son tour :
- Tu peux rester ici autant de temps que tu le veux, Ronald. Tu le sais.
Le brun sourit à son ami pour le lui confirmer, puis s'en alla par la cheminée. Un silence embarrassé s'installa alors dans la pièce et Ron se racla la gorge :
- Hermione ?
Elle se retourna vers lui, interrompant la vaisselle qu'elle était entrain de faire. Le roux baissa les yeux et continua d'une voix gênée :
- Tu sais, je regrette… De t'avoir quitter comme ça.
Hermione grimaça. Elle ne tenait pas à avoir cette conversation… pas maintenant. Elle secoua les épaules sans dire un mot, il reprit :
- Je n'ai jamais cessé de t'aimer, tu sais ? Quand tu m'as envoyé cette lettre, après la rentrée, j'ai failli tout plaquer pour te rejoindre et te rassurer, te dire que tu es tout ce qui compte pour moi… Si j'ai fait tout ça, c'était pour te protéger… J'ai su tenir sous la torture parce que je me raccrochais à ton souvenir… Je… Je t'aime, Hermione. Je ne veux pas te perdre…
La jeune fille ne put se retenir de pleurer. Ron avait tellement compté pour elle, mais elle avait tellement souffert… Et il allait souffrir à son tour. Elle ne voulait pas lui faire du mal, pas après avoir apprit toute l'histoire.
Le roux tenta un pas dans sa direction, la main levée. Instinctivement, elle recula. Ron comprit et baissa la main, le visage affichant une expression de pure douleur. Hermione s'avança alors vers lui et attrapa ses deux main dans les siennes en le suppliant, toujours en larmes :
- Pardonne-moi, Ronald. Je… Je ne partage plus tes sentiments… Je suis désolée ! Tout a changé. Je t'en voulais tellement, j'étais tellement blessée… Et puis… Je me suis rapprochée de Drago…
Le jeune homme la relâcha avec dégoût et se recula :
- Malefoy ? Alors je n'avais pas rêvé ! Tu sors avec lui ? Comment as-tu put me faire ça ?
Hermione reçu ces mots comme un coup de poignard, elle s'emporta :
- Comment ça ? Comment toi tu as pu me faire ça ?! Tu m'as abandonné sans aucune explication !
- Mais je viens de t'expliquer…
Elle le coupa d'une main levée :
- Même si tu avais de bonnes raisons de partir, tu aurais au moins put m'expliquer… Me demander de t'attendre… Je l'aurais fait, tu sais ? Mais là… J'étais tellement blessée…
Ron s'énerva :
- Alors c'est ça, hein ? C'est juste pour me rendre jaloux !
Hermione s'exclama :
- Non ! Bien sûr que non ! Je l'aime vraiment…
Il la dévisagea comme s'il ne la reconnaissait pas. Hermione tenta un pas vers lui, mais il recula à son tour. Elle continua, suppliante :
- Tu compte toujours autant pour moi, Ron. Tu es mon meilleur ami, mon frère…
- Non ! Je refuse, Hermione ! Ne me demande pas de rester là à te voir heureuse avec lui…
Il fit demi-tour et s'en alla dans les escaliers, traînant difficilement sa jambe d'acier. Hermione se laissa tomber sur une chaise, le visage dans les mains, et pleura quelques instants.
XXX
Une petite heure plus tard, elle se tenait accoudée au comptoir du Chaudron Baveur, un énième verre de Whisky Pur Feu devant elle, les yeux rougis. Elle était enfin parvenu à calmer ses sanglots, mais elle se sentait vide. Elle venait de perdre l'amitié de Ronald.
Elle sursauta en entendant une voix près d'elle :
- Tu passe bien trop de temps avec Drago, tu tiens aussi bien l'alcool que lui.
Hermione sourit tandis que Blaise s'installait à côté d'elle :
- Et comment tu sais ça ?
- Parce que je t'observe depuis tout à l'heure et que tu en es à ton cinquième verre, sans pour autant avoir l'air d'en ressentir les effets…
La Gryffondor soupira. Blaise la bouscula gentiment :
- Alors, raconte.
Elle leva les yeux au ciel :
- Ronald.
Le Serpentard éclata de rire :
- Encore lui ?
Elle l'accompagna doucement, puis elle déglutit et expliqua :
- Il m'a avoué qu'il m'aimait toujours. Qu'il n'avait jamais eu l'intention de me quitter, mais qu'il en avait été obligé, pour sa mission, pour me protéger…
Le jeune homme hocha la tête et demanda tristement :
- Il espérait que tu l'aurais attendu, c'est ça ?
Hermione acquiesça silencieusement. Il insista :
- Et alors ?
- Alors non. Il m'a fait trop de mal, même si c'était pour de bonnes raison. Et puis… J'aime vraiment Drago. Ron ne me le pardonnera jamais, d'ailleurs.
Le brun soupira :
- Il pense que tu t'es tourné vers Drago pour le faire souffrir, n'est-ce pas ?
A nouveau, elle hocha la tête sans dire un mot. Blaise commençait à comprendre ses silences. Il finit par soupirer :
- Laisse lui du temps, il s'y ferra.
- Je n'en sais rien. Je ne crois pas. Il a toujours déteste Malefoy. Il me voit comme une traîtresse.
Blaise leva les yeux au ciel :
- C'est parce qu'il n'a pas eu l'occasion de voir qu'il avait changé, lui aussi.
La jeune fille secoua les épaules. Elle ne croyait pas que Ron pourrait finir par accepter la situation. Pas lui. Le Serpentard insista :
- Hermione, tu sais parfaitement que j'ai toujours partagé ton opinion concernant Weasley. Quand Harry et Ginny te disaient de lui laisser du temps, je savais parfaitement que ça ne changerait rien, comme toi. Mais là, je suis d'avis qu'il faut le laisser digérer la nouvelle. Imagine deux minutes si la situation était inversée…
La Gryffondor éclata de rire :
- Si Ron sortait avec Drago ?
Blaise éclata de rire à son tour :
- Non. Mais avec Parkinson, par exemple.
Hermione grimaça :
- Quelle horreur !
- Tu vois ? Alors, que ressentirais-tu ?
Elle réfléchit quelques instants et finit par soupirer :
- J'aurais du mal à l'accepter, effectivement. Mais… Ron est mon ami, alors je crois que je finirais par me contenter de le savoir heureux, peu importe la personne qui l'accompagne.
Blaise sourit, victorieux :
- Exactement. Et je suis certain qu'il pense la même chose. Il faut juste lui laisser un peu de temps pour en venir à cette conclusion. S'il tient vraiment à toi, il finira par accepter. Et si ce n'est pas le cas, compte sur Ginny pour aller lui botter les fesses !
Hermione éclata de rire :
- Ça, c'est certain.
Ils levèrent leur verre et sourirent joyeusement.
NA : Et voilà Blaise qui fait encore des miracles ! Je l'aime trop ce mec ! Aha !
Alors, qu'avez-vous pensez de ce chapitre ? De l'histoire de Ron ? Crédible ? Avez-vous été émue par l'échange Ron/Hermione ? Perso, lorsque je l'ai écrit, j'avais presque les larmes aux yeux à cause de la détresse d'Hermione. La pauvre, j'aimerais vraiment pas être à sa place, je trouve ça horrible comme situation...
Enfin voilà, c'est finit pour ce soir ! Prions pour qu'il n'y ait aucun problème jusque demain et que je puisse poster la suite ! Aha !
Sur ce, j'attends vos réactions avec impatience !
Dabisous !
YumiKate
