Note de la traductrice : Bonjour à toutes et à tous ! Je voudrais dire un grand merci à la merveilleuse Gargouilles pour sa correction et ses remarques désopilantes. Et merci aussi à vous toutes les lectrices ! Cette histoire touche à sa fin : j'ai entamé la traduction du dernier chapitre. Sauf cas de force majeur, elle sera donc terminée à temps pour la nouvelle saison de Sherlock.
Bonne lecture !
Résumé du chapitre : Encore des roses blanches. Un peu de cul. Et puis un hypnothérapeute.
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Chapitre 37
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« Marchons. » décidai-je en prenant Maddie des bras de Mrs Hudson avant de les entraîner toutes les deux à l'extérieur du cabinet médical.
Maddie passa ses petits bras autour de mon cou. Elle blottit son visage contre mon menton dans un geste affectueux. Mrs Hudson semblait moins convaincue.
« Marcher ? répéta-t-elle. Mais c'est tellement loin, John. Maddie va bientôt avoir faim, et si Sherlock est déjà rentré…
- C'est le cas. » J'avais reçu au cours des vingt dernières minutes plusieurs messages, de plus en plus irascibles, tous signés 'SH'. Je ne les avais pas ignorés, mais je ne m'étais pas non plus montré très communicatif. « J'ai quand-même envie de marcher.
- John…
- Mrs Hudson. » la coupai-je, un peu trop brutalement, ce dont je me sentis coupable. « Désolé. J'ai besoin de me changer un peu les idées. Et puis il ne pleut plus. C'est une belle journée. Laissez-moi voir un peu Londres, nous prendrons un taxi quand Maddie commencera à fatiguer.
- D'accord. » Mrs Hudson couvrit ses cheveux avec un chapeau presque aussi laid que le mien, mais avec plus de froufrous. « Mais vous me laisserez porter Maddie si vous avez besoin de souffler.
- Ça marche. »
Je n'avais pas besoin de souffler. J'avais besoin de Maddie près de moi, besoin de sa chaleur et de son contact et de la promesse d'innocence qu'elle m'apportait. Il y avait deux cartes de visite dans la poche de mon manteau. La première était celle du neurologue recommandé par Sarah. La seconde était plus intéressante.
« C'est un hypnothérapeute avec une formation de psychanalyste, avait expliqué Sarah en extrayant la carte de ses dossiers. Si ton amnésie est psychosomatique, John, il est possible que Peter puisse t'aider. Il est bon dans beaucoup de domaines. » Elle avait rougi légèrement, et je m'étais demandé si elle connaissait personnellement 'docteur Davis'. « Je lui envoie souvent des patients, la plupart du temps pour des problèmes d'anxiété, ou pour arrêter de fumer, ce genre de choses. Mais il est tout à fait possible qu'il soit en mesure de t'aider avec… » Elle fit un geste vague en direction de mon crâne. « …ces choses dont tu ne veux pas te rappeler.
- Merci. » Nous avions tous les deux baissé les yeux vers mes avant-bras dénudés et les brûlures quasiment guéries que dévoilaient mes manches relevées. Brûlures au second degré, il m'avait semblé, et Sarah était d'accord avec moi. Concordantes avec des éclaboussures. J'avais joué avec quelque chose de chaud et liquide, et probablement en plus grande quantité qu'un simple bol de potage.
À présent, le petit rectangle de carton dans ma poche me semblait aussi lourd qu'une pierre. Je n'étais pas sûr d'appeler le docteur Peter Davis. Mais ne pas le faire serait me dégonfler.
« Papapapa ! s'exclama Maddie en s'agitant contre mon torse. « Papapapa !
- Oui ma chérie. » J'enfouis mon nez dans ses boucles. « Papa est là. Qu'est-ce que tu as vu ?
- Un lapin dans les nuages, expliqua Mrs Hudson en le pointant du doigt. « Et celui-là, Maddie, qu'est-ce que c'est ?
- Chochon ! » cria Maddie.
Je ris, parvenant simultanément à slalomer entre les passants et à examiner les nuages blancs au-dessus de nos têtes. « Et celui-là, ce ne serait pas un canard ?
- Cana' ! » approuva Maddie, ravie. Mrs Hudson rayonnait.
Londres s'agitait autour de nous, exaltante. Les rues et les bâtiments vibraient des bruits de la vie moderne tandis que les briques usées et les pavés rappelaient des fantômes partis depuis longtemps. J'avais aimé cette ville toute ma vie. Je voulais que ma fille l'aime aussi.
« Depuis deux semaines, je me cachais. » réalisai-je à voix haute.
- Oh, John. » Mrs Hudson me tapota le bras. « C'est bien normal. Vous avez subi un choc terrible. Vous ne vous reconnaissez plus vous-même, je le sais. Mais comme le disait mon mari : 'le cœur se souvient'.
- C'était un romantique.
- Oh non, vraiment pas, répondit ma logeuse. Mais il manipulait les mots avec brio. Et parfois il était moins stupide que d'habitude. »
Nous tournâmes à un coin de rue et manquâmes de percuter une jeune vendeuse de rue aux bras chargés de roses.
« Oh ! fit la fille, qui faillit en laisser tomber ses fleurs. Pardon, Monsieur. Pardon Mamie. Je ne regardais pas devant moi.
- Pas de problème. » Je souris légèrement, parce que c'était une toute petite jeune fille, pleine de taches de rousseur dans ses vêtements tout noir et ses Doc Martins éraflées. Son nez était orné de bien plus de piercings que ce qui était socialement accepté, et j'étais à peu près sûr qu'elle était plus jeune que ce qu'elle prétendait.
« On sèche l'école ? » demandai-je, amusé.
La fille rougit, prise en flagrant délit.
« Ooooooh ! s'exclama-t-elle, évitant la question. Quel joli bébé ! Comment tu t'appelles, ma choupette ? »
Maddie gloussa et tendit une main vers les fleurs. « Jo'i, jo'i !
- Ne touche pas, Maddie. » la prévint Mrs Hudson, mais la fille secoua la tête.
« Pas de souci, Mamie. Elles n'ont pas d'épine. » Elle tira une unique rose blanche du bouquet qui ne comportait autrement que des roses rouges. « Tiens, c'est pour toi. » Avant que j'aie pu protester, elle donna la fleur à Maddie. Ma fille mit le bouton contre son nez, ravie et fière comme un paon.
« Oh, fis-je, charmé malgré moi. Je suis désolé, je n'ai pas…
- Pas de souci, répéta la fille avec un grand sourire. C'est gratuit pour vous, Monsieur, et pour votre bébé. Passez une bonne soirée. » Elle fit un geste d'adieu à ma fille conquise, puis repartit en frappant le trottoir de ses lourdes bottines.
« Eh bien, dit Mrs Hudson, l'air dubitatif, c'est bien la première fois que je vois un de ces vendeurs donner une fleur gratuitement.
- Parfois, un miracle se produit, Mrs Hudson. » répondis-je, pensant à la magnificence de ce pétale blanc à côté des yeux bleus de Maddie. « Mais vous aviez raison, il est temps de ramener Maddie à la maison. On va appeler un taxi. »
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Holmes nous attendait, non pas au 221B, mais sur le perron. Il était habillé comme pour sortir, avec son écharpe et ses gants, mais semblait bloqué devant Speedy où il faisait les cent pas.
Lorsque nous émergeâmes du taxi, son visage se fit dangereusement inexpressif.
« Où étiez-vous ? demanda-t-il. Vous êtes partis depuis des heures !
- Idiot, répliquai-je affectueusement. Nous étions au cabinet médical, tu le sais. Je t'ai envoyé un message. Plusieurs, même. Et ne me dis pas que cette vendeuse de fleurs ne fait pas partie de ton réseau.
- Une vendeuse de fleurs ? » Il cligna des yeux.
- Oui. » Mrs Hudson déverrouilla la porte. « Je n'avais jamais vu d'aussi jolies roses. Maddie en a eu une. Pas vrai, Maddie ? »
Maddie brandit la rose. « She'ock ! »
A mon grand étonnement, ses yeux aux arcs-en-ciel sous-marins s'emplirent d'une véritable fureur.
« A l'intérieur, ordonna-t-il. Maintenant !
- Bon Dieu, protestai-je. C'est toi qui me harcèles depuis une semaine pour que je sorte plus ! »
Holmes nous poussa quasiment dans l'immeuble. Il claqua la porte derrière nous, et je réalisai à ma grande surprise qu'il serrait les dents, visiblement enragé. Mrs Hudson commença aussitôt à s'affairer, sachant visiblement – comme je commençais moi-aussi à le comprendre – qu'une tempête était sur le point d'éclater.
« Maddie, ma chérie. » Elle me prit gentiment ma fille de mes bras. « Allons mettre cette jolie fleur dans un vase. Quelqu'un fait un caprice.
- Cap'ice ! rit Maddie. She'ock, cap'ice !
- Oh, nom de Dieu ! » Sherlock saisit le devant de mon manteau. « Bande d'idiots ! John, monte.
- Lâche-moi. » J'attrapai ses poignets et le repoussai. Ce n'était pas évident de bouger dans le petit espace, mais s'il voulait la bagarre, je serais plus qu'heureux de faire rentrer de force un peu de bon sens dans son crâne épais. « C'est quoi ton problème, putain, mec ?
- Mec. » Il rit, un rire affreux, et enfouit ses mains gantées dans ses cheveux. « John. Je pensais que vous seriez à la maison.
- Je t'ai envoyé un message, lui rappelai-je, ma colère en partie retombée. Je t'ai dit que j'allais me faire enlever mes points de suture. » Je souris – pas un sourire très gentil – et enlevai mon chapeau. « Tu vois ? Tous ces affreux fils noirs sont partis. Maintenant il ne reste plus que l'affreuse cicatrice, mais au moins ça ne me démange plus autant. »
Holmes jeta un coup d'œil à ma tête. Il prit une grande inspiration, expira lentement. Il enleva ensuite ses gants, les rangea dans sa poche, et me tendit une de ses mains pâles.
« John. S'il te plaît. Est-ce qu'on pourrait continuer là-haut ? »
La caresse de ses doigts me calma. Je soupirai, puis hochai la tête. Je le tirai derrière moi le long des dix-sept marches de l'escalier.
« Mauvaise journée ? » demandai-je sans me retourner. « Les cendres n'étaient pas bien ?
- Les cendres étaient acceptables. » Il s'arrêta dans le hall d'entrée du premier étage et serra ma main, presque un signe d'excuse. « Ton absence ne l'était pas.
- Idiot. » Je soupirai et le laissai m'attirer à lui. « Ça fait des jours que tu me prends la tête pour que je sorte, et quand je le fais tu piques une putain de crise ? Fantastique.
- Hmmmmm. » Sa bouche était douce contre mon front, sa main libre s'enfonça sous mon pull, froide mais familière et aimée. « J'avais des projets.
- Oh ? » Je ris doucement tandis que mes propres mains se plaquaient contre la bosse dans son pantalon, le faisant gémir. « C'est bien, ça, Sherlock Holmes. Pourquoi est-ce que tu ne me montrerais pas ce que tu avais en tête ? » Je fis tomber son stupide manteau de ses épaules et m'attaquai à son écharpe.
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Nous avions parcouru la moitié du chemin qui nous séparait de la chambre quand je parvins à faire glisser son pantalon et son caleçon le long de ses hanches et à prendre en main son érection, et ses genoux cédèrent et nous basculâmes sur le tapis usé du salon, heurtant la table basse au passage. Je riais encore, contre ses lèvres maintenant, mais ses baisers se firent plus durs et sa langue me réduisit au silence.
Nous nous embrassâmes un long moment, à même le sol, et ce n'était ni doux ni conciliant. Il suça ma lèvre inférieure jusqu'à ce qu'elle me fasse mal, puis grogna quand je mordis le bout de sa langue. Il se recula, haletant, mais je mis ma main derrière sa tête pour l'obliger à croiser mon regard.
« Comme ça ? demandai-je.
- Oui, souffla-t-il, les yeux écarquillés, les lèvres gonflées et humides, son attitude quelque part entre la débauche et la férocité, mais visiblement complètement désespérée.
- Bien. » Je tirai sur ses boucles, fort, et il jura puis il vola à nouveau ma bouche tout en se débattant avec ma ceinture. Je repoussai ses mains et sa bouche et utilisai mes genoux et mes coudes pour nous faire rouler sur le côté, son dos contre mon ventre, évitant de justesse de nous emmêler dans son pantalon abandonné. Il lutta jusqu'à ce que je morde l'arrière de sa longue nuque en signe d'avertissement, puis il s'immobilisa dans un soupir, tremblant.
« John.
- Je suis là » répondis-je – à la fois une promesse et menace. « Chut, je suis là. »
De mes mains, je caressai son dos, puis, passant sous sa chemise, son torse nu. Il gémit et s'arqua. Je passai un bras autour de son torse pour le ramener contre moi, pendant que ma main libre continuait sa descente, explorait, et puis que mes doigts écartaient ses fesses et traçaient le contour de son anus. Il émit un grognement, long, bas et profond, et se tendit sous mes caresses.
« Oh… Oh, John. » Ses frissons se muèrent en tremblements désespérés. Je laissai descendre ma bouche, souriant contre sa chemise, effleurant ses omoplates avec mon nez tandis que ma main se frayait un chemin entre ses jambes et trouvait ses testicules, qu'elle les enveloppait doucement, serrant et relâchant et serrant à nouveau. La base de son sexe était déjà mouillée de pré-sperme, et cette sensation douce et glissante me fit saliver. Encore quelques caresses et ses boules se contractèrent. Ses hanches s'agitèrent malgré mes efforts pour l'empêcher de bouger.
Je déglutis, fort, et fermai les yeux sous l'effet du plaisir qui montait dans mes propres entrailles. « Bon Dieu.
- Maintenant, John, maintenant ! »
Je le serrai contre moi si fort qu'il devint difficile de respirer, le maintenant immobile alors que ma main libre s'était faufilée devant lui et caressait sa bite, doucement puis fermement puis lentement, l'effleurant à peine. Je souris quand il commença à me supplier, et criai quand il parvint à se plaquer contre moi, frottant ses fesses nues contre le devant de mon pantalon. Et simplement comme ça, de manière inexplicable, mon propre plaisir commença à grandir et se répandit dans mes veines, brûlant.
Tremblant, j'effleurai son gland du bout de mon pouce, puis caressai son membre fermement, une fois, puis deux. Au troisième aller-retour, il jouit dans un cri, convulsant désespérément contre mon entrejambe jusqu'à ce que…
« Ah. Mon Dieu. Sherlock. » Et je jouis dans mon froc, à bout de souffle et aussi embarrassé qu'un adolescent, grisé par la puissance de son odeur et la sensation de son corps contre le mien. « Mon Dieu. »
