Désolé pour la petitesse de ce chapitre! Je promet que le porchain serait plus long et beaucoup plus interessant...;( dois-je préciser que je ne suis pas fortiche pour les scènes d'actions? ) Merci de me lire!
- C'est quoi son problème, bordel? Lança Dean d'un ton irrité alors que Bill venait de sortir de la pièce.
- Faut le comprendre, Dean...Il te voit seulement comme un gamin. Missouri, Murphy et moi, on peut voir au-delà...Lui expliqua Bobby en haussant les épaules.
- Qu'est-ce que ça a avoir?
- Ben, franchement Dean...Des gosses qui en connaissent autant sur la chasse, ça court pas les rues...C'est bizarre. Voir suspicieux...Bill n'est pas du genre crédule...
- Donc...Tu voudrais que je lui balançe tout? Il le croira ça, sans doute? Ironisa-t-il.
- J'ai pas dit ça, se défendit le plus âgé, je dis juste que la confiance aveugle n'est pas le genre de la maison...
- Mouais...Soupira Dean...J'y penserai...
- Pourquoi tu hésites? Lui demanda Bobby en fronçant les sourcils.
- En fait, reconnu Dean, je ne le connais pas. Je sais pas si je peux avoir confiance...
- Tu ne le connais pas? S'étonna Bobby.
Dean secoua la tête de droite à gauche et Bobby réalisa qu'il ne savait rien de Dean. Rien de concret. Sa mère aurait dû mourir et son père devenir chasseur. C'est un foutu bon chasseur et il désirait plus que tout protéger sa famille. A part ça...
- En fait, on ne sait rien de ta vie...Avant. Songea-t-il à haute voix.
- Peu de choses, c'est vrai. Admit Dean avant de sourire. Que veux-tu que je te dises, Bobby? Que tu as été comme un père pour moi?
- Quoi? Coassa Bobby en le regardant, les yeux écarquillés.
Dean émit un petit rire avant de reprendre un semblant de sérieux et de rassembler ses idées.
- La chasse, Bobby, j'adorais ça. Commença-t-il, un léger sourire aux lèvres. Je n'avais connu que ça et ce n'était pas parfait mais j'adorais ça...Tu sais...La vie nomade, la route, la musique et les filles...Tout ce qu'il me fallait. Peut-être qu'un jour j'aurais décroché pour m'installer dans une maison avec une cloture blanche, une femme et des enfants...Peut-être. Soupira-t-il, soudain plus las. Mais les choses ne se sont pas passées comme ça...
- Elles ne se passent jamais comme ça...Soupira à son tour Bobby.
- Et puis, il y a eu l'apocalyspe et...
- L'apocalypse? Coassa Bobby en le regardant, éberlué. Tu veux dire...La fin des temps?
- Ouais enfin...la guerre quoi... Reprit Dean avec un sourire gêné.
- Pourquoi toi, Dean? Demanda alors Bobby, en l'observant attentivement.
- Moi quoi?
- Pourquoi est-ce toi qui est revenu pour éviter cette guerre? S'expliqua-t-il.
- Revenu pour..? Bobby, voyons...S'amusa Dean d'un rire jaune. Je ne sais même pas comment je suis venu ici, comment veux-tu que je sache pourquoi?
- Evidemment...Marmonna Bobby d'un ton peu convaincu. Je vais aller chercher Bill, on ne doit plus perdre de temps...Pour le feu de joie, désolé pas de lance-flamme au programme, juste des cocktails molotov...
- Ca sera très bien...Assura Dean avec un léger sourire.
Dean soupira lourdement et se laissa tomber dans son siège quand Bobby eut franchi la porte. Le vieux bonhomme commençait à se douter de quelque chose...Et c'était parfaitement normal. Il agissait avec bien trop d'insouciance par rapport à son petit voyage pour que cela ne soit pas suspicieux. Par contre, il savait qu'il n'avait rien à redouter de Bobby...L'homme lui faisait confiance même s'il se rendait compte qu'il cachait certaines choses.
Perdu dans ses pensées, il sursauta quand il sentit deux lourdes mains agripper ses épaules alors qu'un souffle effleura son cou.
- Avec femme et enfants, hein? Lança la voix tendue de Castiel, près de son oreille.
Dean ferma un instant les yeux, se morigénant mentalement pour ne pas avoir pensé aux effets de ses mots sur Castiel. Il se retourna vers l'ange et deux billes chocolats le transpercèrent. Dean connaissait assez Cass pour le décoder... Son ange était déçu, triste et éprouvait de la peur. Ce qu'il lu dans le regard de Cass l'ébranla un instant...Jamais il n'aurait pu imaginer que quelqu'un ressente autant de choses à son égard. C'était incroyablement effrayant et terriblement réconfortant en même temps.
Doucement, il prit le visage de Castiel en coupe, entre ses mains et posa son front contre le sien. Leur deux regards se mélangeaient toujours et Dean aurait pu simplement rester là, profitant de la présence de l'autre.
- Je t'aime Castiel, souffla-t-il du bout des lèvres. J'ai aimé les femmes, concéda-t-il, et un jour, j'ai espéré une maison et une famille. Aujourd'hui, je t'aime toi et tu es ma maison, tu fais partie de ma famille.
Les traits de Cass se détendirent instantanément, repassant de l'ange guerrier à l'ange protecteur et doux qu'il était avec lui.
- Je t'aime aussi, Dean Winchester. Répondit-il simplement en l'embrassant.
. . .
Dean regardac s'éloigner Bill d'un oeil circonspect. Le chasseur n'avait toujours pas digéré leur altercation et lui avait peine parlé depuis, se contentant de réponses brèves et professionnelles. Il esperait simplement que l'homme soit assez intelligent pour laisser cela de côté, une fois à l'interieur de la maison de Jones.
Le plan n'avait pas été long à établir, ils s'étaient rapidement mis d'accord. C'était la fin d'après-midi, et même si le quartier était assez calme et la rue presque déserte, la prudence était de mise. Bobby faisait donc le guêt, aussi peu ravi avait-il été à l'idée. A l'exterieur de sa voiture, il fumait tranquillement un cigare, l'air songeur mais tout les sens aux aguets. Bill et lui s'occupaient chacun d'une entrée de la maison, Bill à l'arrière, lui à l'avant.
Une fois sur le porche de la maison, Dean sortit son Beretta de son jeans et réajuta le sac à dos sur son épaule, contenant les cocktails molotov et quelques briquets - on est jamais trop prudent...- Les cocktails anéantissaient tout espoir de discrétion, aussi était-il très important d'avoir un homme prêt à démarrer la voiture pour la fuite...
Tout en prenant une profonde respiration, il ouvrit la porte pour entrer dans la maison et la referma soigneusement derrière lui. Tendant l'oreille, il tenta d'entendre le moindre bruit qui pourrait lui indiquer où se trouvait Jones. Mais la maison était silencieuse, peut-être même un peu trop...
Lançant un rapide regard à l'escalier qui se dressait devant lui, il décida de sécuriser d'abord le rez-de-chaussée. Il s'occuperait du permier étage avec Bill. La première pièce dans laquelle il entra fut la cuisine. Une grimace chiffonna ses traits à la vue du plats de viande crue gorgée de sang qui traînait sur l'îlot centrale de la cuisine, des mouches voletant par-dessus. En fait, presque tout les meubles de la cuisine portaient des traces de sang...
Sans plus s'en préoccupper, Dean avança dans l'autre pièce qui se trouva être la salle à manger. Une pièce parfaitement en ordre, où rien ne paraissait avoir été dérangé. Que le rugaru ait su avoir assez de sang froid pour contrôler sa faim et ne sortir chasser que le soir était déjà exceptionnelle en soi. La maison servait de couverture et de toit pour dormir, sans plus. Un craquement dans la pièce adjacente accapara son attention et Dean raffermi sa prise sur son pistolet. Avec des pas souples et silencieux, il se plaqua contre le mur et se rapprocha doucement de l'arcade qui donnait sur l'autre pièce. Controlant sa respiration, avec un sang froid exemplaire, il se retourna et dirigea son arme droit devant lui...
...Pour tomber nez à nez avec Bill.
Le vieux chasseur était exactement dans la même posture que lui. Le dos droit et l'arme au poing, prête à servir. Ils relachèrent leur respiration dans un même souffle alors qu'ils baissaient tout les deux leur arme.
- C'est bon de ce côté...Murmura Bill à voix basse.
- Par ici aussi. Répondit-il. Reste plus que l'étage.
- Il y a encore une pièce dans le fond, l'informa Bill en pointant une porte dans son dos, et la cave, dit-il encore en lui montrant une petite porte sous l'escalier.
- Ok, acquièsça-t-il, je vais vérifier la cave, tu vas là-bas et on va ensemble à l'étage, ça marche?
Bill appouva d'un vague hochement de tête en baragouinant quelque chose entre ses dents avant de se diriger prestement vers l'autre pièce. Dean fit de même en se retournant vers la cave. La porte de celle-ci se trouvait sous l'escalier et grinça quand il l'ouvrit. Evidemment, pour parfaire le tableau, l'ampoule nue qui pendait au-dessus des marches ne fonctionnaient pas. Dean soupira avant de s'engouffrer dans l'obscurité. Il descendit l'escalier prudemment, et se retrouva bientôt dans la cave en elle-même. D'un geste, il attrapa une lampe de poche dans son sac, l'alluma et regarda autour de lui.
C'était une petite pièce rectangulaire, emcombrée majoritairement d'étagères remplies de bocaux et de vieux meubles. Dean l'inspecta rondement tout en prenant la peine de vérifier chaque recoin. Satisfait, Dean remonta hâtivement jusqu'au rez-de-chaussée. Il fut surpris de ne pas trouver Bill entrain de l'attendre avec impatience. Il jeta un coup d'oeil vers l'autre porte que Bill était partit fouiller et tendit l'oreille...
Mais c'est de l'étage que vint un bruit sourd de chute.
Dean jura comme un chartier en se précipitant en haut. S'il se fiait à son ouïe, le bruit devait provenir de la deuxième chambre du palier. Il ne prit même pas le temps d'être prudent, sachant parfaitement que les rugarus n'étaient pas tendres avec leur repas et défonça littéralement la porte. Bill était étendu au sol, à l'autre bout de la pièce, et semblait reprendre doucement conscience. Le rugaru se tenait debout devant lui, les yeux écarquillés et sa large mâchoire ouverte. Sa peau était d'une pâleur maladive et de grosses gouttes de sueur perlaient de son front moitte.
La créature se retourna instantanément vers lui quand il entra dans la pièce et un grognement bestial sortit de sa gorge. Dean, lui, ne perdit pas de temps avant de sortir de son sac un cocktail molotov. Le rugaru, étant toujours partiellement humain, comprit tout de suite ses intentions et se lança sur lui. Il l'évita de peu en se décalant sur la gauche en brandissant son arme. Il tira deux fois dans son abdomen et une fois dans la tête...Cela ne le tuerait certes pas, mais ça pouvait toujours le ralentir. Le rugaru s'écroula au sol sous l'impact mais Dean pouvait l'entendre respirer bruyamment...Il jeta un coup d'oeil à Bill pour s'assurer de son état et fut rassuré de le voir se redresser en position assise, l'air toujours hagard.
D'un geste vif, il alluma le chiffon d'un cocktail et le lança sur le rugaru qui se redressait à son tour. La bouteille se brisa sur la poitrine de la créature et l'alcool s'embrasa instantanément, enflammant rapidemment tout le corps. Dean grimaça sous le cris trop humains que poussa le rugaru. Il tira encore plusieurs coups de feu pour neutraliser la créature mais ne perdit pas de temps avant de se diriger vers Bill.
Celui-ci avait maintenant tout à fait reprit contact avec la réalité et le regardait avec ce qui ressemblait à du respect. Dean ne s'y attarda pas et lui tendit une main pour l'aider à se relever. Main que Bill attrapa sans hésitation... Dean s'était déjà retourné vers la porte, sachant parfaitement que d'ici quelques minutes, ils pourraient déjà entendre les sirènes de la police. Comme il se l'était dit plutôt, la discrétion n'était pas le mot d'ordre de cette chasse...
Pourtant, Bill l'arrêta en l'attrapant par l'épaule. Dean fronça les sourils devant l'attitude incertaine et gênée du plus âgé avant que celui-ci ne parle...
- Merci. Lança simplement Bill, d'un air grave.
- On devrait déguerpir en vitesse...Lui fit simplement remarquer Dean en retour, un large sourire aux lèvres.
