J'ai quand même réussi à vous écrire une suite :P

Bisous à tous et encore merci pour les reviews et pour la simple lecture de ma fic.

Je sens que celle-ci et la prochaine vont faire plaisir à certaines personnes et d'autres vont détester :D Mais c'est un passage obligé ;)


Chapitre XXXVI

Le combat en plein air entre Baltius et sa chef commença sous les rayons brûlants du soleil.

B : Je vais te battre aujourd'hui.

Son regard était plein d'assurance et luisait d'une fierté incomparable du fait d'être le second de la terreur aux yeux bleus. De l'autre côté, un éclair passa dans les yeux azur. Baltius déglutit un instant mais se reprit tout de suite. Il dégaina son épée, prêt à tout pour enter dans la légende … Battre la princesse guerrière à plate couture.

Xena sortit elle aussi son épée de son fourreau et la fit tourner habilement entre ses doigts. Baltius fit de même et commença à tourner autour de la guerrière. Les regards se culbutaient. Celle-ci s'élança vers lui, poussant son cri d'attaque, puis sauta par-dessus, dans un salto magnifiquement bien fait. Elle posa alors son pied sur le dos de son second, pris au dépourvu, et le fit valser derrière elle. Baltius fit une roulade avant pour amortir le choc et se leva promptement. Les deux combattants se firent face.

B : Je vais te battre.

La tension était à son paroxysme ...

X : Essaye seulement !

L'attaquant, enragé, courut vers l'impératrice et lui assena un coup d'épée fort et puissant. Xena bloqua son épée mais plia ses jambes sous la force de son adversaire qui jubilait de sa semi-réussite.

B : Un coup de faiblesse Xena ?

La guerrière lui jeta un regard glacial qui le fit frissonner. Xena fit voleter adroitement son épée vers les points faibles de son adversaire mais celui-ci para habilement ses coups. A la grande surprise de la guerrière, il lui vrilla l'épaule d'un coup violent qui lui arracha un cri de douleur. Un mince filet pourpre coula le long de sa blessure. Non sans avoir jeté un coup d'œil à sa plaie auparavant, la Conquérante des nations fit pleuvoir des coups sur cet homme qui voulait la battre. Celui-ci sentit de la sueur perler aux coins des ses yeux et sur son torse. Son corps racé se tendait sous les assauts de la grande brune mais souffrait de plus en plus. Il résistait encore et toujours jusqu'à ne plus sentir ses muscles. La grande femme elle aussi sentait la fatigue s'emparer de tout son être. Sa frange lui collait au front tellement elle transpirait et de la sueur lui coulait dans le bas de son dos musclé qui souffrait tout autant. Dans un dernier effort, Baltius avança son arme couverte de poussière vers le cœur de la brune qui para l'attaque et le mit à terre, son épée sur sa gorge.

Xena lui sourit aimablement et lui tendit son bras pour se relever. Il lui sourit, humble, et saisit son avant-bras pour s'aider à se remettre debout. Les deux guerriers étaient à bout de souffle mais n'avaient plus fait un tel combat depuis des lustres.

Du côté des cachots, tout n'était pas aussi joyeux. Gabrielle venait d'apercevoir le X inscrit dans la peau de son amie. Elle avait crié instinctivement et son cœur avait prit un gros coup. Elle posa sa main gauche à plat sur sa poitrine et sentit des larmes lui monter aux yeux. Elle se positionna à nouveau en face d'Anastasia et commença à lui parler.

G : Je veux que tu me dises la vérité. dit-elle en prenant un air grave.

A : Oui. Bien sûr.

G : Qui t'a fait ça ? Est-ce un soldat de l'Impératrice ou est-ce l'Impératrice elle-même ?

Elle espérait de tout cœur que ce ne soit pas elle. Qu'elle ne l'ait pas fait. Que c'était un autre qui avait fait du mal à Anastasia. Elle ne pourrait pas le supporter.

A : Tu veux vraiment le savoir Gabrielle ?

G : Je veux savoir ! Je veux savoir qui t'a fait cette horribilité. Je veux savoir si elle tient assez à moi pour ne pas te faire du mal. Je veux savoir si elle peut encore avoir ma confiance.

A : Je crains bien Gabrielle que tu ne puisses plus lui donner ta confiance.

G : Est-ce que tu essaies de me dire que c'est elle qui t'a fait ça ? Sois plus précise. Je veux un oui ou un non franc et clair.

Elle espérait de tout cœur que se soit un non.

A : Oui Gabrielle. C'est elle qui m'a battue presque à m'en faire mourir, qui m'a rouée de coups juste pour assouvir sa vengeance envers moi et qui m'a couverte de honte.

Gabrielle sentit ses jambes fléchir et elle tomba à terre, laissant sortir tout son chagrin. Elle sentait en elle divers sentiments … De perte, de tristesse mais aussi de colère et de vengeance. Ses yeux s'obscurcirent et son cœur se durcit. Elle serra les dents à ne plus sentir sa mâchoire.

Anastasia passa une main sur son épaule pour la soutenir mais elle était bien contente que Gabrielle commence à voir la vraie face de la Conquérante.

Gabrielle se ressaisit sans pour autant effacer les larmes qui se frayaient encore un chemin sur sa peau douce déjà mouillée. Elle prit à cœur le travail pour lequel elle était venue et commença doucement à soigner les blessures aux bras et aux jambes de l'esclave meurtrie devant elle. Elle passa ensuite à son ventre plat et y laissa courir ses doigts tremblants. Anastasia frissonna puis sourit. Elle se sentait bien malgré la douleur qui la tiraillait de partout. Le fleuve qui dégringolait sur les joues de l'aède se tarit et elle frotta les dernières traces de larmes. Il ne lui restait plus qu'à soigner le dos et le visage. Elle posa la couverture au sol et demanda à Anastasia de se mettre sur le ventre. Elle passa ensuite précautionneusement le baume sur le X rouge dans son dos. Anastasia ne voulait pas crier face à celle dont elle était tombée amoureuse donc elle mordit la couverture. Ses mains s'enfoncèrent et tirèrent de tous les côtés sur cette même couverture. Son corps n'avait jamais été autant crispé de toute sa vie. Son dos lui faisait tellement mal qu'elle faillit s'évanouir mais elle resta dans le monde éveillé, plus forte que jamais.

Gabrielle passa au visage d'Anastasia, commençant par le cou, remontant le long d'une de ses joues pour ensuite passer sur l'autre en faisant le même mouvement, suivant la courbure de sa mâchoire pour ensuite remonter jusqu'à son front. Elle passa ensuite le baume sur le nez de l'esclave et termina par le contour de ses lèvres pulpeuses. Gabrielle se mordit la lèvre inférieure. Anastasia la transperçait de son regard flamboyant. Elle fut accrochée par les prunelles d'Anastasia et ne put en dévier ses émeraudes. Cette dernière se pencha légèrement vers Gabrielle, hypnotisée par les lèvres de la barde.