Bonjour tout le monde !

Retour de vacances (pour moi toujours) et rentrée des classes (surtout pour vous :p). Ca va, pas trop dur ?

Bon, on est pas là pour ça, vous en aurez assez avec vos parents, alors je vous laisse lire ce chapitre que, j'en suis sûre, vous avez hâte de lire. :)

Bonne lecture !


Chapitre 37 : Où l'on créé un Patronus

Harry étira ses membres endoloris et étouffa un bâillement derrière sa main. En face de lui, Alyssa frottait son front.

- C'est bien, tu t'améliores, dit-elle. J'en connais un que ça va mettre en rogne.

Elle ponctua sa phrase d'un clin d'oeil complice à l'adresse de Harry, et le jeune homme sourit.

La réaction de Rogue le matin même allait lui revenir en pleine face !

- Est-ce que tu fais toujours des rêves à propos du Seigneur des Ténèbres ? lui demanda-t-elle ensuite alors qu'ils s'installaient tout deux dans le canapé du salon du premier étage, la pièce où ils venaient de passer trois heures à s'entraîner à l'occlumencie.

- Non, répondit Harry le plus sincèrement du monde.

En fait, ses rêves étaient bien différents à présent, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Et Voldemort mourrait certainement d'un arrêt cardiaque s'il venait à les découvrir.

- C'est bien. Même si d'un certain côté, c'était tout de même assez pratique. Mais au moins à présent tu peux dormir sans craindre d'avoir à assister un meurtre ou des tortures.

La jeune femme s'étira langoureusement, en gémissant :

- J'ai mal au dos !

Harry sourit en la détaillant plus.

Malgré la reprise de sa réelle identité, Alyssa avait gardé en elle une part du caractère de Florelia. Déjà, elle disait le Seigneur des Ténèbres quand elle parlait de son père, ce qui n'était sûrement jamais arrivé du temps où ses parents étaient en vie. Puis, elle portait des vêtements moldus, que Harry savait être à la mode pour les avoir déjà vu dans les magasines mondains de sa tante. Par exemple, aujourd'hui, elle portait un jean bleu clair par-dessus lequel elle avait passé un tee-shirt blanc où il était écrit sur le devant « Fuis-moi, je te suis » et derrière « suis-moi, je te fuis ». Quand elle s'étirait comme elle le faisait présentement, son tee-shirt se relevait légèrement, dévoilant un ventre bronzé et plat. Et enfin, elle avait des sautes d'humeurs étranges. Surtout en présence de Sirius quand il y repensait.

- Alyssa ?

- Tu peux m'appeler Aly, dit-elle. Ta mère me surnommait comme ça au collège.

Harry tenta d'éradiquer le sourire stupide qui s'étalait sur ses lèvres. En vain.

- Ok. Aly, je me demandais . . . Ça a toujours été comme ça avec Sirius ?

Elle le regarda, étonnée, avachie dans le canapé, les mains au dessus de sa tête.

- Comme ça comment ?

- Eh bien, vous vous disputez pour rien. Sur des bricoles.

Alyssa soupira et se réinstalla confortablement.

- Non. C'est tout récent, parce qu'aucun de nous deux ne sait comment se comporter envers l'autre. Moi, j'ignore à quel point Sirius m'en veut de mes mensonges, et surtout, s'il me pardonnera un jour. Alors pour me défendre, j'attaque. Tu dois connaître ça, non ?

Harry acquiesça d'un signe de tête.

Effectivement, il connaissait ce moyen de défense. Lui-même l'utilisait parfois.

- Tu l'aimes encore ? demanda-t-il de but en blanc.

La jeune femme parut choquée. Puis un doux sourire s'étira lentement sur ses lèvres.

- Oui, souffla-t-elle. Et même si je ne le voulais pas, ce serait toujours le cas.

- Pourquoi ?

- Parce que je suis Néphilim, déclara-t-elle, comme si ce fait expliquait tout. Les gens de ma race n'aiment qu'une seule fois dans leur vie, Harry, ils n'auront qu'un seul être aimé dans toute leur existence. Et le mien, je l'ai déjà trouvé, et je me suis unie à lui. Mon coeur lui appartient. Pour toujours. A lui de faire ce qu’il en veut, à présent.

Des tonnes de questions bouillonnait dans la tête de Harry suite ce qu'elle venait de dire, mais l'étincelle de douleur et de tristesse qu'il voyait briller dans les yeux de sa marraine l'empêcha de les poser. Elle n'était apparemment pas prête à en parler.

Il préféra alors lui poser une question à propos de laquelle il s'interrogeait depuis longtemps, sans se l'avouer vraiment. Quelque chose qu'il avait déjà pensé demander à Florelia.

- Aly, tu te souviens quand tu m'as dit dans la Chambre des Secrets que tu n'avais jamais aimé lancer les Doloris, mais que tu y avais été obligé.

Elle lui lança un regard en coin, quand il s'arrêta.

- Oui, continue, l'encouragea-t-elle.

- Eh bien, hésita-t-il, est-ce que tu as souvent . . . accompli des missions pour Voldemort ?

Elle eut un léger sourire en coin, la tristesse se lisant parfaitement dans son regard.

- Souvent non, mais quelques fois, oui. Tu te souviens du pont de Brockdale ? Et des ravages dans le Sud-ouest ? Les autorités moldus avaient parlé d'un ouragan.

Harry acquiesça d'un signe de tête.

Il se souvenait qu'avant son entrée en sixième année, Brockdale avait été détruit par Voldemort parce que Fudge avait refusé de le laisser passer. Et dans le Sud-ouest, c'était les Mangemorts et les géants qui avaient tout ravagé, et non pas un ouragan comme le pensaient les moldus.

- J'étais là ces deux fois, avoua-t-elle, provoquant des frissons désagréables chez Harry quand il tenta d'imaginer ce que cela avait donné, en vain. C'était les deux seules fois où il m'avait demandé de participer, et j'ai très bien joué mon rôle. Mais j'apprécie de ne plus avoir à le faire.

Harry ne pouvait qu'être d'accord avec elle. Pour quelqu'un qui haïssait Voldemort, il devait être particulièrement difficile de faire semblant d'approuver ses faits et gestes. Lui-même doutait de pouvoir le faire.

- Tu as . . . tué des gens ? demanda-t-il difficilement.

Elle acquiesça d'un signe de tête.

- Et je me suis juré de tuer autant de Mangemorts que j'aurais tué de moldus. Heureusement que le nombre n'atteint pas la dizaine.

Harry sentit son coeur s'emballer.

Il savait qu'il aurait un meurtre à commettre, mais il espérait que ce soit le seul. Devoir déjà tuer une seule personne lui semblait au dessus de ses forces, alors plus . . .

- Harry, fit Alyssa, d'une voix peu assurée, il va falloir que tu apprennes à lancer le Sortilège de la Mort.

Le jeune homme se raidit.

- Quoi ?

Elle ferma douloureusement les yeux, refusant de croiser son regard alors qu'il se tournait vers elle.

- Il faudra que tu l'essayes au moins une fois avant de te retrouver face à lui quand nous aurons détruit ses Horcruxes. Il faut que l'on sache si tu peux le faire. Il ne faudrait pas que tu te retrouves dépourvu face à lui, car alors . . . Il ne te laissera pas le temps de trouver une autre solution.

En d'autres termes, il mourrait.

- Ce ne sera pas pour tout de suite, le rassura-t-elle. Mais une fois que nous aurons détruit le dernier Horcruxe, il faudra agir. D'ici là, tu as le temps de t'y préparer psychologiquement.

Harry ne répondit pas. Toutes ses pensées étaient tournées vers ce moment, cet ultime instant durant lequel il devrait tuer - ou être tué. Et cela le rendait nerveux, au-delà du possible. Il ne souhaitait même pas y penser de toute façon.

Le bruit de quelqu'un qui frappait à la porte le tira de ses pensées.

- Entrez, intima Alyssa d’une voix forte, tout aussi étonnée que lui de s'apercevoir qu'une personne se donnait la peine de les avertir de son envie d'entrer dans la pièce.

La porte s'ouvrit et laissa passer deux personnes . . . qui firent sourciller Harry. Il ne s'attendait pas à voir les jumeaux Weasley débarquer !

- Salut Harry ! firent Georges et Fred d'une même voix.

Puis leurs regards se tournèrent vers Alyssa.

- Et bonjour à toi aussi . . . On doit t'appeler Florelia ou Alyssa ? demanda l'un des jumeaux.

La jeune femme sourit, amusée.

- Ce sera Alyssa, fit-elle.

Les jumeaux acquiescèrent d'un signe de tête, avant d'échanger un regard de connivence. Harry haussa les sourcils, surpris. Qu'avaient donc en tête ces deux là ?

Les deux jeunes hommes se rapprochèrent alors d'eux, et s'installèrent de part et d'autre d'Alyssa, sous le regard étonné de Harry et interrogateur de la jeune femme.

- On te trouvait déjà bien mignonne quand tu avais les traits de Florelia . . . , commença celui qu'Harry pensait être Fred.

- . . . mais tu es carrément canon, maintenant ! termina Georges.

Alyssa rougit.

- Ah ? Et bien, merci du compliment.

- Mais de rien, fit Fred avec un grand sourire. En fait, on est venu parce que nous avons été fortement intéressés par l'histoire relatée dans la Gazette, et nous voulions voir si la photo correspondait à l'originale.

- Et c'est avec un très grand plaisir que nous constatons que l'originale est bien mieux !

Harry eut soudain un très gros doute.

Ils n'étaient tout de même pas en train de . . . ?

- Autrement, nous aimerions savoir, es-tu libre de sortir de cette maison quand tu veux ? demanda Georges.

Alyssa parut étonnée au premier abord, puis finalement répondit :

- Oui, bien sûr que oui. Pourquoi ne serais-je pas libre ? Je fais partie de l'Ordre après tout, même si ce n'était pas précisé dans l'article.

- Bien, alors peut-être accepterais-tu de nous accompagner pour aller faire un tour sur le Chemin de Traverse ?

Alyssa eut un sourire grand comme le monde et sauta à bas du canapé.

- Avec grand plaisir ! s'exclama-t-elle. Il y a trop longtemps que je ne suis pas sortie pour me promener. Je vous rejoins dans dix minutes dans le hall d'entrée.

Elle sortit en coup de vent, adressant un signe de la main à Harry qui le lui rendit. Jetant un oeil sur le côté, il remarqua ensuite que les jumeaux échangeaient un sourire.

Il comprit que ses doutes étaient fondés.

Les jumeaux étaient bel et bien en train de la draguer !

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Fermant les yeux, Drago se concentra sur un autre souvenir, un plus heureux cette fois-ci.

Il repensa à l'instant où il avait revu sa mère au mois d'Août, quand Severus et Alyssa l'avaient ramenée.

- Spero patronum ! incanta-t-il avec force.

Rouvrant les yeux, il découvrit que seule une brume argentée sortait de sa baguette. Il grogna et, de dépit, jeta sa baguette sur le fauteuil le plus proche.

- Ne te prends pas la tête comme ça, fit Blaise, ça va venir.

Drago le fusilla du regard.

C'était facile pour lui, il y arrivait parfaitement ! Et ce, depuis des jours ! Tandis que lui, Drago, n'arrivait qu'à former une espèce de brume légère, à peine compacte.

- Tu ne penses pas à un souvenir assez heureux, dit Harry.

- T'es bien gentil, mon petit griffy, siffla Drago, mais on n'a pas tous reçu une tonne d'amour à la naissance.

Harry pinça les lèvres furieux.

Ils étaient tous réunis dans le salon, pour aider Drago à créer un Patronus. Il était le seul de l'A.D. à ne pas y parvenir, ce qui freinait considérablement les cours de Harry. Il s'était donc donné comme objectif d'y arriver pendant les vacances de Noël. Sauf qu'il ne restait plus que deux jours et qu'ensuite l'école reprendrait, sans qu'il n'ait réussi à atteindre son objectif !

- Ca n'a rien à voir avec l'amour, Dray, dit Blaise, dans un souci de ne pas faire éclater une dispute entre les deux anciens ennemis. Par exemple, moi, je pense à Poudlard pour y arriver. Et je n'en suis pas amoureux !

Drago secoua la tête, expirant impatiemment.

Un souvenir heureux, il lui fallait un foutu souvenir heureux.

- Ne va pas au plus évident, lui conseilla Hermione, depuis derrière son bouquin, duquel elle ne leva même pas les yeux pour parler. Ferme les yeux, vide ton esprit, et laisse monter à la surface. Il viendra de lui-même.

Sceptique, malgré les mouvement de tête affirmatifs des trois garçons, Drago ferma les yeux et fit ce qu'elle lui avait conseillé. Il ferma les yeux, et fit le vide dans sa tête. Il laissa une sorte de brouillard cotonneux et apaisant flotter sur ses pensées, les empêchant de parasiter son attention. Il se sentait bien, sans attaches, seulement lui dans une sorte de grand blanc.

Puis la sensation de deux lèvres caressant timidement les siennes, d'un corps se serrant contre lui de façon hésitante, de doigts s'emmêlant dans ses cheveux, la vue d'une paire de prunelles émeraudes, de cheveux bruns en bataille . . .

- Spero Patronum ! hurla-t-il en ouvrant les yeux.

La brume apparut à nouveau au bout de sa baguette, puis commença à prendre forme. En quelques secondes, une forme animale imposante emplit l'espace du salon.

Drago en laissa tomber sa mâchoire.

Ce n'était quand même pas ça, son Patronus ?!

Puis Ron éclata de rire, alors que Blaise, Hermione et Harry regardaient éberlués, le magnifique lion argenté venir se frotter contre les jambes de son créateur.

- Un . . . Un lion ? bégaya Drago, décontenancé par la sensation des longs poils contre son jean.

- Drago Malefoy est un Gryffondor refoulé ! s'exclama Ron, les larmes aux yeux, alors qu'il tentait de ne pas s'écrouler de rire sur le tapis miteux de la pièce.

- Ron, s'il te plait, le réprimanda Hermione. Drago à quoi as-tu pensé ? La forme a un lien avec la chose à laquelle on pense.

Drago ne répondit pas.

S'il avouait que son souvenir heureux était le baiser échangé avec Harry, il n'aurait pas fini d'en entendre parler ! Et puis, pourquoi était cela son souvenir heureux ? Une simple attirance envers le Survivant arrivait-il à donner ça ? Ou son Patronus détenait-il un sens caché ?

- Par exemple, moi, l'encouragea Hermione à se confier, mon souvenir heureux est un après-midi que j'ai passé avec mes parents, pendant lequel j'ai caressé une loutre. C'est pour ça que cet animal est devenu mon Patronus.

- Quand à moi, dit Harry, je pense à mes parents, c'est pour ça que mon Patronus prend la forme de l'Animagus de mon père.

- Et moi, fit Blaise, comme je pense à la Maison Serpentard, mon Patronus est un serpent.

- Tu pensais à la maison Gryffondor ? railla Ron, calmé. Tu pensais que tu aurais bien aimé y être ?

- En aucune sorte, Ronny, fit Drago, reprenant le surnom de Molly pour se moquer du jeune homme qui rougit. Je pensais seulement à . . .

Il hésita deux secondes, croisa le regard curieux d'Harry, et choisit de cacher quel était son souvenir.

- . . . À Alyssa. Et comme elle est de Gryffondor, c'est sans doute de là que vient le lion.

Blaise lui lança un regard qui disait clairement « c'est ça, prends moi pour un débile ! », mais ne dit rien, tandis que le Trio lui lança un regard suspicieux, mais n'ajouta rien. Après tout, c'était son droit de vouloir garder ça secret.

Quelqu'un entra dans la pièce, interrompant leur discussion.

- Hey, Molly m'envoie vous dire qu'il est l'heure de dîner . . . Oh, sympa le Patronus, Drago ! Je suis sûr que t'as pensé à Harry, hein !

Sirius ponctua sa dernière phrase d'un clin d'oeil, puis ajouta :

- Allez, tout le monde à table ou Weasley mère va se transformer en dragon !

Il referma la porte derrière lui, laissant les occupants de la pièce dans une situation . . . gênante.

- Je n'ai pas pensé à Harry ! mentit effrontément Drago. Et d'abord, je ne vois même pas quel genre de souvenirs heureux on pourrait avoir ensemble !

Puis il fit disparaître son Patronus et se rua sur la porte du salon pour quitter l'atmosphère étouffante de la pièce, les joues rouges.

Drago espérait que personne n'avait remarqué sa gêne, en particulier Harry . . . Ou même Blaise ! Connaissant son ami, s'il avait remarqué quoi que ce soit, il en aurait pour dix ans ! Déjà qu'il en bavait assez à cause de ses rêves douteux. Heureusement d'ailleurs que pour l'instant, personne ne lui avait fait la remarque dans la chambre . . . A moins qu'il ne soit plus discret que dans le dortoir des Serpentard.

Il pénétra dans la cuisine, et s'installa à côté de Sirius.

- Je ne pensais pas à Harry ! lui dit-il en s'asseyant. Et merci d'avoir occasionné une telle atmosphère de gêne dans le salon.

Sirius rigola.

- Désolé mon petit Drago, mais moi, contrairement aux autres, je ne goberais pas l'histoire du pari. Vous m'aviez l'air bien trop entreprenants dans les escaliers pour que ce soit autre chose qu'un réel désir de votre part à tout deux.

Drago se renfrogna.

Sirius n'avait qu'à moitié raison. Pour lui, il était sûr et certain qu'il aurait bien continué à embrasser Harry . . . Mais l'inverse n'était pas aussi sûr. Qui savait ce que le brun ressentait exactement au fond de lui ?

La cuisine accueillit alors le reste de la troupe, qui vint s'installer près de Sirius et Drago. Avec eux, étaient présent Lupin, Severus, Narcissa, Molly, Mr Weasley, Tonks et Ginny. Seulement il restait encore trois places de libres . . .

- On attend quelqu'un ? demanda justement Blaise.

- Oui, répondit Molly en servant tout le monde d'un gratin dauphinois. Alyssa et les jumeaux ne devraient plus tarder à rentrer maintenant.

Drago fronça des sourcils.

C'était la troisième fois que ces trois-là se retrouvaient dehors. Mais à quoi pouvaient-ils bien passer leur temps ? Et pourquoi donc la jeune femme ne restait-elle pas avec eux, plutôt que d'aller gambader il ne savait où avec les deux autres zigotos ?

Il laissa de côté ses questions, et s'attela à faire honneur au gratin de Molly.

- C'est nous ! entendit-on soudain hurler du côté de la porte de la cuisine.

Drago se tourna vers les jumeaux Weasley qui venaient de faire leur entrée fracassante, sous les rires d'Alyssa qui les suivait de très près. Tout trois avaient les bras chargés de paquets divers et variés.

- Hey ! s'indigna Fred (ou Georges, allez savoir !), ils ont commencé à manger sans nous !

- Je suis blessé dans le fond de mon petit coeur, renchérit Georges (ou Fred !) en essuyant une larme imaginaire au coin de son oeil gauche.

- Arrêtez vos conneries tout les deux, rigola Alyssa en passant derrière eux pour leur donner une tape sur le derrière du crâne.

Il poussèrent tout deux une exclamation indigné qu'elle ignora, puis Alyssa posa ses paquets avant d'enlever sa cape et son écharpe.

- Désolée pour le retard Molly, mais j'ai été stoppée par d'anciennes connaissances. La nouvelle de ma « résurrection » m'a attirée une certaine notoriété, dit-elle en grimaçant avant de s'installer à table avec les jumeaux.

- Ce n'est pas grave, la rassura la femme. Vous vous êtes bien amusés ?

Drago stoppa là l'écoute de la conversation. Il ne voulait pas savoir ce qu'elle avait fait de si bien en compagnie des copies conformes.

A côté de lui, Drago pouvait voir que Sirius était plus que renfrogné et qu'il fusillait Alyssa et les jumeaux du regard. Harry semblait gêné par il ne savait quoi, et Hermione paraissait en colère. Pour qui, pourquoi, mystère.

- Tiens, on a reçu du courrier, s'exclama soudain Lupin en voyant une chouette se diriger vers la fenêtre ouverte de la cuisine.

Le volatile entra dans la pièce et vint docilement se poser devant Severus.

Drago sourcilla.

Qui pouvait bien écrire à son parrain ?

Tout le monde se tourna, intrigué, vers l'homme qui récupérait son courrier, l'air impassible. La chouette repartit sans plus de cérémonie.

- N'était-ce pas la chouette de Minerva ? s'étonna Tonks.

- Si, c'était bien elle, répondit Lupin alors que Severus parcourait la missive, les yeux s'agrandissant d'étonnement non contenu.

Drago voyait les lèvres de Severus bouger au fur et à mesure de sa lecture, mais ne sachant lire sur les lèvres, il ne pouvait que faire comme les autres, et attendre que l'ancien espion assouvisse leur curiosité. Enfin il reposa la lettre, et Mr Weasley le pressa de leur faire part de ce qu'il venait d'apprendre.

- Minerva me propose le poste de professeur de Potions.

Un silence éloquent suivit son annonce.

- Détrompez-moi si je me trompe, mais, on a pas déjà un ? intervint Blaise. Ou alors, j'ai assisté à des cours imaginaires ?

Il s'attira le regard meurtrier de Severus.

- Horace Slughorn a été assassiné, leur apprit soudainement Narcissa.

Les réactions des adolescents ne se firent pas attendre, Drago en premier, indignés qu'ils étaient de ne pas avoir été avertis plus tôt.

- Et depuis quand vous le savez ? demanda Harry, furieux.

- Ce matin, répondit Lupin. Slughorn a été assassiné hier à Pré-au-Lard alors qu'il achetait de nouveaux ingrédients pour ses cours.

- Cela n'explique pas pourquoi Minerva a proposé le poste vacant à Severus ! s'exclama Narcissa. Je le vois mal débarquer à Poudlard, la bouche en coeur.

Drago tourna la tête, ne voulant pas laisser le soin à son parrain de voir son fou rire qui pointait. Severus, la bouche en coeur. Drago voulait bien donner tout ce qu'il avait pour voir ça !

- C'est vrai. Difficile pour l'assassin de Dumbledore d'enseigner aux élèves ! renchérit Tonks. Elle ne dit rien de plus ?

- Non, répondit laconiquement Severus.

- C'est à moi de le faire, dit soudain Alyssa.

- Quoi ? Les cours de potions ? demanda Ron, semblant perdu.

Drago trouva le roux particulièrement stupide à cet instant.

- Mais non ! s'exaspéra la jeune femme en levant les yeux au ciel, Minerva compte sur moi pour faire en sorte que Severus soit blanchi avant la rentrée.

- Et comment comptes-tu y faire ? l'interrogea Sirius, sceptique.

- Comme je l'avais fait pour Drago, répondit-elle l'air de rien, en recommençant à piocher dans son assiette. J'irais voir le Ministre de la Magie.

Drago leva les yeux au ciel.

C'est sûr que quand on avait les relations adéquates . . .

- J'irais demain à son bureau, et j'emmènerais avec moi la lettre d'Albus. Ce sera une preuve irréfutable. Et puis, nous n'avons plus à craindre que qui que ce soit sache dans quel camp il est, vu qu'à présent Voldemort sait qu'il est un espion pour l'Ordre.

- Était, rectifia Severus, je ne peux plus vraiment espionner à présent.

- Effectivement. Alors, prêt ou pas à réendosser le rôle de professeur ?

Severus posa son regard sur le Trio et un sourire sadique s'étala sur ses lèvres.

- Oh que oui, susurra-t-il dangereusement.

- Je sens que je n'ai pas fini d'en baver, murmurèrent Sirius et Harry d'une même voix.

Drago combattit le sourire qui menaçait de s'étaler sur ses lèvres.


Meuh non, meuh non, qu'est-ce qui leur fait dire qu'ils vont souffrir ? XD

Mouhahahaha le retour du terrible maître des cachots ! Qui est-ce qui a hâte de voir ça ? Et la petite Néphilim qui se fait draguer par les jumeaux . . . Sirius restera-t-il de marbre ?

Réponse . . . plus tard. XD

Eh ouais, ça ne sera pas pour le prochain chapitre, mais je vous dis tout de même à mercredi !

Bisous ! :x