Disclaimer : Le monde de Naruto ne m'appartient pas. C'est la propriété de Masashi Kishimoto

Résumé : « - Tu sais, le désir peut être plus fort que l'amour. Il suffit de désirer quelqu'un pour avoir envie d'être avec cette personne. A partir de maintenant, je te désire Naruto Namikaze

Couples : ItaNaru, SasuNeji, GaaraShino, MinaKushi

Genres : OOC, Drame, Romance, Fantastique

Review: Vous allez encore m'en vouloir mais je n'ai pas pu tenir ma promesse de répondre aux reviews car je suis en plein partiel de première année de Droit et que je fais tout pour avoir mon année mais je vous promets qu'une fois finie, je répondrais à toutes vos reviews. Je vous poste donc le chapitre qui était déjà ecrit mais que j'ai modifié à chaque fois pour qu'il soit cohérent. Une lectrice s'est plainte que je faisais grand cas de pas grand chose et que je rendais les choses compliquées. J'aimerais lui répondre qu'au contraire, je trouve que l'histoire avance depuis plusiseurs chapitres et que chaque suspens trouve son dénouement dans le chapitre suivant. Je tiens qu'à préciser que j'avais averti que cette fic mettrait du temps à se développer car je traite des sujets qui ne me paraissent pas faciles à aborder et que je fais un immense effort, avec mes deux bêtas, pour que ça paraisse cohérent. C'est vrai que 35 chapitres est déjà trop pour certains mais je ne me vois pas écrire ma fic autrement. Et comme c'est la première histoire que je publie et que chaque semaine, j'ai la surprise de voir qu'une personne m'a ajouté parmi ses followers ou ses favorites et que même beaucoup de vous menvoie des messages de soutien pour que je poste plus, je dois dire que ça me touche beaucoup. Ausi j'aimerais adresser un grand merci à toutes les personnes qui prennent le temps de lire patiemment ma fic et qui m'écrivent leurs impressions qui me servent parfois pour des détails. Vous me motivez pour écrire et je vous en remercie encore. Thanks you :)

Merci à Misaki-sama et Disikas pour la correction de mes chapitres :)

Bonne lecture

Chapitre 35

- Est-ce qu'il va bien ?

Itachi regarda distraitement Naruto, allongé sur son lit. Le blond s'était évanoui plusieurs minutes plus tôt et semblait dormir paisiblement. Le brun l'avait déplacé dans sa chambre personnelle et n'avait pas pu empêcher Sasuke et Neji de rester avec lui.

- Oui, ça va. Il a juste besoin de dormir.

Sasuke acquiesça et regarda Naruto à son tour. Neji semblait très calme et posté près de son époux, il lui caressait doucement la main. Sa crise de panique était passée et il avait un peu honte de son comportement. Il pensait pouvoir se maîtriser à la vue de Naruto mais cela lui était toujours aussi impossible. Le seul bon côté était que la crise n'avait pas duré longtemps et que le sentiment de peur qui l'avait envahi avait disparu dès que Sasuke l'avait embrassé. Il avait été très surpris que le brun ose un tel geste en face de Naruto. Très surpris mais surtout très heureux. Le brun lui avait montré qu'il lui appartenait. Devant Naruto. Devant tous.

- Pourquoi s'est-il évanoui ? Demanda Neji.

Le blond ne lui avait pas semblé si mal en point dans le salon. Il avait rejoint Sasuke et Itachi quand ceux-ci étaient venus leur annoncer que le blond s'était évanoui. Neji avait accouru auprès du blond, nerveux quant à son état. Il ne détestait pas Naruto et ne s'était pas réjoui de son état. Il le jalousait juste.

- Trop de stress. Il ne s'attendait pas à vous voir.

Neji se crispa légèrement et serra plus que de nécessaire la main de Sasuke. Le brun semblait comme perdu dans ces pensées et n'intervenait pas dans la conversation. Il repensait sans cesse ce que Naruto lui avait dit en dernier et était intrigué. Il pressentait que c'était important et soupçonnait son frère de savoir de quoi il en relevait.

Tous trois furent dérangés quand le majordome vint leur annoncer que Deidara Namikaze demandait à voir son neveu. Comme Naruto n'était toujours pas réveillé, Itachi se leva et alla voir Deidara. Il demanda au blond de revenir plus tard quand le blond serait réveillé. Il ne voulait pas que Naruto soit réveillé en le bougeant. Le blond semblait avoir besoin de sommeil. Deidara accepta à contrecœur la proposition et se promit de revenir dans deux heures. Ça ne lui plaisait pas de savoir Naruto chez des étrangers surtout si ceux-ci étaient des Uchiwa et que Sasuke était là. En attendant, il passerait voir Konan qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Celle-ci revenait des États-Unis où elle avait passé un an. Il lui fallait éviter Kushina tant que Naruto ne serait pas réveillé.

Pendant ce temps, restés seul dans la chambre avec Naruto, Sasuke se demanda s'il devait poser des questions à Itachi sur les dernières paroles de Naruto. Il était mal à l'aise de le demander à Itachi. Il n'aurait jamais pensé avoir à demander des informations à son frère concernant Naruto. Avant il aurait été jaloux de la proximité qu'il voyait entre ces deux-là mais après cette année en Australie et sa thérapie avec Neji, il ne ressentait que de la mélancolie et une certaine tristesse. Il se rendait compte que son comportement avait blessé autant Neji et Naruto. Il ferait tout désormais pour que les choses aillent mieux.

Quand Itachi revint dans la chambre, il vit tout de suite que son petit frère lui voulait quelque chose. Aussi, l'invita-t-il avec Neji à le suivre dans le petit salon aménagé près de sa chambre. Il voulait veiller sur le sommeil de Naruto.

Alors qu'ils prenaient place sur les fauteuils confortables, Itachi se demanda ce qu'il pourrait dire qui ne serait pas trop révélateur de tout ce qui est arrivé à Naruto. Il ne culpabilisait aucunement que Sasuke ne sache rien de la naissance et de la mort de son bébé. Plus les liens seraient rompus entre eux, mieux il s'en porterait. Même Yoku lui soufflait même de tout dire à son frère pour que leur lien soit brisé. La Chimère, encore blessée de la trahison de Kurama, voulait tirer un trait sur tout ça, et Itachi était de plus en plus attiré par cette idée. Il se demanda si Yoku n'usait pas de son influence sur lui avant de rejeter cette idée.

-Qu'est-ce que tu veux me dire ? demanda Itachi d'emblée.

Sasuke s'écarta un peu de Neji et posa ses coudes sur ses jambes tandis que ses mains soutenaient sa tête. Il redoutait un peu des réponses qu'il aurait mais il avait vraiment envie de tirer un trait sur tout ça et cela ne serait possible que si tout le monde était franc avec les autres. Notamment Naruto car le brun avait senti que celui-ci lui cachait quelque chose.

- De quoi parlait Naruto avant de s'évanouir ?

Itachi prit le temps de réfléchir pour faire semblant. C'était juste pour donner l'illusion que la réponse demandait réflexion alors que sa décision était prise. Il savait que c'était à Naruto de le faire mais le blond tardait trop et cette situation devenait ridicule et prenait trop de temps à se résoudre. Quitte à ce que Naruto lui en veuille, il allait tout dévoiler. Même s'il devait blesser son frère. Au fond de lui, Yoku l'encouragea vivement.

- Naruto a accouché d'un enfant. Ton enfant, lança tout de go Itachi.

Sasuke fronça les sourcils tout comme Neji. Ils n'étaient pas surs de ce qu'ils avaient entendus.

- Tu peux répéter ? demanda Neji, un peu mal à l'aise.

Itachi quitta son fauteuil pour se mettre sur celui en face du couple. Droit dans les yeux, il répéta ce qu'il avait dit plus tôt.

Au début, rien ne se passa. Personne ne bougeait et on n'entendait plus aucun bruit. Puis Sasuke éclata de rire, tellement fort que Neji sursauta à côté.

Le brun ne pouvait plus s'arrêter de rire. Lui qui s'était imaginé que c'était quelque chose de grave, Itachi voulait sans doute vouloir détendre l'atmosphère. Il était vraiment très drôle. Pour calmer son fou rire, Sasuke inspira doucement. La blague d'Itachi l'avait pris au dépourvu et son hilarité avait atteint des sommets. Même Neji à côté de lui hésitait quand à ce qu'il devait faire ou dire.

- Je ne te savais pas aussi drôle grand-frère. Vraiment, tu es marrant.

Itachi ne fut pas vraiment surpris de la réaction de son petit frère. Lui-même avait eu envie de rire quand il avait appris que Naruto était enceint. Si le blond n'avait pas été aussi déprimé et s'il n'avait pas appris la nouvelle par les parents Namikaze, il n'y aurait sans doute jamais cru. Alors il comprenait Sasuke. Vraiment.

- Ce n'est pas une plaisanterie Sasuke. Vraiment pas.

Sasuke hoqueta alors qu'il remarquait enfin le ton sérieux de son frère. Ayant peur de comprendre, il regarda fixement Itachi, cherchant à déceler un indice sur son visage. Mais les yeux noirs sérieux et durs, la bouche un peu contractée et la position de son corps démontrait que son frère ne mentait pas. Alors si ce n'était pas le cas, cela voulait dire que….

- Je vais vomir.

Sasuke mit une main devant sa bouche pour empêcher la bile de remonter. Il n'arrivait plus à penser du tout. C'était le blanc total. Il jeta des coups d'œil à droite et à gauche pour chercher quelque chose sur quoi se focaliser. Il lui fallait quelque chose pour penser. Un truc bête pour remplir le vide dans sa tête. Apercevant un pot de fleur posé sur la grande table à côté de lui, il se focalisa dessus et fit abstraction de tout ce qui n'était pas lui. Peu à peu, il parvint à se calmer mais toujours sans penser à rien. Finalement, ce vide était rassurant. Il n'avait pas à prendre en compte ce qu'il venait d'apprendre. Dans son monde, Naruto n'était pas enceint. C'était un jeune homme tout ce qui avait de normal et il était un humain. Pas une Chimère mais un Humain. Il ne se trouvait pas au Japon, sur le lit de son frère et n'avait pas de famille découverte subitement. Il était toujours à Paris, dans leur ancien appartement, avec un homme peut-être. Mais il n'était pas ici et ce qu'il venait d'apprendre n'était pas la vérité. Itachi racontait n'importe quoi.

Se sentant un peu mieux, Sasuke rouvrit ses yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermé et regarda Neji à côté de lui. A sa vue, le brun se sentit d'autant mieux et se concentra sur cette émotion. Son époux le regardait aussi et Sasuke décida de ne remarquer son visage crispé et la douleur qu'il voyait dans ces yeux. Tout ça n'était pas vrai.

Se rapprochant doucement de lui, Sasuke l'embrassa un moment et se recula. Il lui fit un sourire éblouissant, toujours dans son moment de déni, et porta son attention sur Itachi, qui ne disait rien sur son comportement. Lui-même ne savait pas comment il aurait réagi si on lui avait annoncé qu'il avait un enfant caché avec une personne qu'il avait aimé. Ce devait être dur et effrayant. Il ne souhaitait pas le connaître un jour.

- Ca va Sasuke ? demanda tout de même Itachi même s'il se doutait un peu de la réponse.

Son frère ne lui répondit pas et garda son air serein. Toujours avec un sourire, il leur dit qu'il devait aller dans sa chambre un moment pour récupérer quelque chose. Quand Neji lui proposa de venir avec lui, il déclina en prétextant qu'il revenait bientôt.

Une fois sorti, Itachi se retrouva seul avec Neji. Son beau-frère lui semblait bien trop calme face à la nouvelle.

- Ne te fie pas à mon air calme, Itachi. Je suis trop paralysée et lassé pour réagir vraiment. Asan se sert de ces pouvoirs sur moi pour me calmer.

Neji ne l'avait pas regardé une seule fois pendant son explication. Il était tranquillement assis sur son fauteuil, le regard un peu perdu. Pour la énième fois depuis qu'il le connaissait, Itachi se demanda si son frère et Neji parviendraient un jour à réellement formé un couple solide. A leur retour d'Australie, ils avaient pourtant semblé mieux mais la rencontre avec Naruto et la révélation risquaient de porter un coup dur à leur relation, de nouveau.

- Où est l'enfant ? demanda Neji.

- Il est mort, asséna Itachi, surpris que Neji lui demande ça. Il aurait plutôt pensé que le brun aurait cherché à ne rien savoir du bébé.

Neji ne réagit pas plus à la nouvelle et soupira avant de se lever. Il quitta la pièce sans regarder Itachi. Mais le brun ne se fit aucune illusion sur ce qui allait se passer plus tard.


A peine eut-il claqué la porte que Sasuke saisit le pot de fleur près de lui et le jeta sur le mur en face. Sa colère pas toujours pas calmé, il s'avança dans la chambre et cassa tout ce qu'il pouvait. Mais rien n'y fit, son cœur lui faisait toujours aussi mal et les larmes qui coulaient ne voulait plus s'arrêter. Ses mains étaient en sac à cause des écorchures des verres mais il ne s'en soucia pas. Il avait tellement mal qu'il aurait voulu s'arracher le cœur. La tête commençait à lui tourner et il voyait flou à cause des larmes. Il se prit la tête dans les mains et commença à se balancer d'avant en arrière. Son excès de colère l'avait complètement épuisé mais il voulait toujours détruire plus, encore et encore. Détruire tout. Pour se sentir mieux. Pour pouvoir se reposer.

Il n'arrivait toujours pas à réfléchir et tout s'embrouillait. Ces souvenirs d'avec Naruto le submergeaient ainsi que toutes ces émotions. Kyô voulut intervenir mais Sasuke lui cria dessus et l'insulta de tous les mots. Il ne voulait pas réellement s'en prendre à lui mais sous le coup de la douleur et de la culpabilité, il lui fallait un coupable. Quelqu'un a accusé de tout ce qui était arrivé. Il lui reprocha tout ce qu'il aurait dû se reprocher à lui et malgré que sa Chimère soit blessée, ça faisait du bien. Tellement de bien mais ce que ça faisait mal. Tellement mal.

Enfermé dans sa douleur, Sasuke n'entendit pas Neji entrain et ne sentit pas celui-ci le prendre dans ces bras. Son époux lui murmura des mots réconfortants et même si cela n'atténua en aucune façon sa douleur, il lui en fit infiniment reconnaissant. Lui qui le blessait de nouveau.

Quand Neji constata que Sasuke s'était détendu, il se mit devant lui et remarqua que le brun s'était tout simplement endormi. Comme il n'était pas assez fort pour le soutenir, il demanda à Asan, sa Chimère, de l'aider et celui-ci le fit et se matérialisa sans rien dire. Il était encore plus blessé que Neji.

Une fois Sasuke couché, Neji entreprit de ranger la chambre. A chaque verre qu'il récoltait à la main et à chaque fois qu'il se blessait, il éprouva un plaisir sadique. Au moins il se sentait vivant. A défaut de ne plus rien ressentir, il avait au moins droit à ça. Quand il entassa les plus morceaux dans un petit coin, il se releva et s'approcha de Sasuke. Le sommeil du brun était agité et il bougeait dans tous les sens. Alors, Neji se coucha près de lui et pria pour ne jamais se réveiller.


- Je suis tellement heureux de te revoir, s'exclama Deidara en prenant Konan dans ces bras.

La jeune femme rigola avant de l'étreindre à son tour. Son meilleur ami lui avait tellement manqué. Elle n'en revenait pas d'avoir passé un an sans le voir alors qu'ils ne s'étaient jamais quittés plus de deux mois avant. Même quand elle était en voyage, Deidara trouvait toujours le moyen de venir la voir mais il n'avait pas pu cette fois à cause des problèmes familiaux. Le jeune homme lui avait raconté pour son neveu et elle avait vraiment hâte de le voir. L'enfant désiré de Kushina.

- Allez viens, on va aller au salon.

Deidara suivit son amie et s'affala sur son divan avec joie. Il s'avisa de l'heure pour vérifier combien de temps il lui restait. Konan vint ensuite s'asseoir à côté de lui, un grand sourire aux lèvres.

- Alors, dis-moi un peu à quoi il ressemble ton neveu ! demanda-t-elle directement.

Deidara rigola et fouillant dans sa poche, il en ressortit une photo qu'il tendit à son amie.

- Bon, elle date un peu mais c'est la seule photo que j'ai pu garder de lui. Kushina a gardé les autres. Il doit avoir trois ans sur cette photo.

Konan prit la photo et l'observa attentivement. Le sourire qu'elle avait se fana un peu et Deidara ne manqua pas de le remarquer.

- Quelque chose ne va pas? demanda-t-il

konan reporta son regard sur lui et lui rendit la photo, un air surpris sur le visage.

- Non, non…c'est juste que je pense l'avoir déjà vu quelque part. Il était où avant ?

- En France, Minato et Kushina l'ont retrouvé à Paris.

Konan écarquilla les yeux, l'air de dire qu'elle avait eu une illumination.

- Mais oui, je l'ai déjà vu. Il accompagnait une de ces amis pour le concours de photographe organisé par les Uchiwa !

Ce fut au tour de Deidara d'être surpris.

- Tu en es sûre ?

- Oui, je l'ai brièvement vu mais je le reconnais. C'était le seul blond dans la pièce. Alors c'était lui !

Deidara hocha de la tête, n'en revenant toujours pas.

- D'ailleurs, j'ai revu sa copine dernièrement à New-York. Elle avait un peu changé, du coup je ne l'ai pas reconnu de suite. Elle est toujours aussi douée.

Deidara fronça les sourcils, ne voyant pas de quoi elle parlait. Naruto ne leur avait jamais parlé de cette amie. A vrai dire, il ne leur avait jamais parlé de ces amis. Jamais.

- Elle s'appelle comment ? demanda Deidara. Il comptait poser des questions sur elle à Naruto.

- Hinata Hyûga. C'est comme ça qu'elle s'était présentée le jour du concours. Ce doit être un membre des Hyûga puisqu'elle porte le même nom, précisa innocemment Konan.

- Peut-être, ne fut que le seul commentaire de Deidara.

Les Hyûga n'avaient pas rendus public la fuite de leur héritière car ils gardaient toujours le secret espoir de la retrouver. Les membres du clan ne pipaient mots pour ne pas attirer l'attention sur eux.

La conversation se poursuivit sur le voyage de la jeune femme et Deidara la quitta une heure trente plus tard pour aller chercher son neveu. Il avait hâte de lui dire pour Hinata.


- Tu te sens mieux ? demanda Deidara à son neveu. Celui-ci n'avait pas dit un mot depuis leur départ du manoir Uchiwa.

Comme convenu, Deidara était venu le chercher et l'avait trouvé réveillé. Sasuke et Neji ne s'étaient pas présentés et Itachi leur avait vite souhaité un bon retour avant de s'éclipser. Il semblait assez agité, ce qui était assez déconcertant. Comme Naruto était aussi ignorant que lui sur cette tension qui semblait recouvrir toute la maisonnée, Deidara proposa de rentrer comme il faisait presque nuit. Il n'avait pas répondu aux nombreux appels de Kushina et prévoyait déjà une grosse engueulade.

- Oui, ça va. Je suis encore dans les vapes, c'est tout.

Deidara hocha de la tête et laissa son neveu se reposer. Il fixa prudemment la route en regrettant de ne pas avoir appelé un taxi pour rentrer. Il avait aussi un peu sommeil.

Quand ils rentrèrent à la villa, ils surent tout de suite que quelque chose n'allait pas. Plusieurs voitures étaient arrêtées devant la villa et Deidara ne les reconnaissait pas. Il sortit de la voiture, un peu alarmé, suivi par Naruto.

La première chose qu'ils virent alors qu'ils franchissaient le perron de la villa, fut Kushina les yeux tous rouges assise dans son fauteuil et toute raide. En face d'elle, deux Chimères des Forces spéciales leur posaient des questions. Deidara ne distinguait pas leurs paroles mais ça devait être grave pour mettre Kushina dans un tel état.

- Naruto.

Kushina se leva dès qu'elle vit son fils et se précipité pour le serrer dans ses bras. Son fils lui rendit l'étreinte sans savoir comment réagir alors que sa mère recommençait à pleurer en disant des paroles incompréhensibles.

Minato s'approcha d'eux et demanda à Deidara de les laisser seul, ce que celui-ci s'empressa de faire. Mais avant, il passa voir Raikou et lui demanda le pourquoi de toute cette agitation. Ce qu'il apprit le déconcerta et le rendit heureux.

En bas, la situation était toujours incompréhensible pour Naruto qui ne voyait pas ce qu'on lui voulait. Ils étaient tous là à le fixer et lui ne savait plus où se mettre. Après cette rencontre avec Neji et Sasuke, il avait juste envie de passer une soirée calme, sans embrouilles.

- Naruto, on doit te parler, commença Kushina. Elle voulait être celle qui lui annonçait la nouvelle, en espérant que ce soit une bonne jusqu'à la fin des recherches.

Naruto fronça les sourcils. Il n'aimait pas la tournure que prenait la conversation. Sa mère lui semblait bien trop sérieuse pour que ce soit bénin.

- Voilà, il y a quelques heures, le Service Psychiatrique de notre communauté nous a téléphoné. Il voulait te parler mais comme tu n'étais pas là, j'ai pris l'appel à ta place…Il voulait te voir pour te dire que…te dire que…que…

Kushina ne put finir tellement sa gorge était sèche. C'était une bonne nouvelle mais aussi une mauvaise et elle redoutait la réaction de Naruto. Il ne s'était pas encore totalement remis et avait besoin du temps pour guérir.

Voyant que sa femme ne pouvait finir et tardait à parler de ce qui était vraiment important. Passant un bras autour des hanches de Kushina, il lui fit savoir par un coup d'œil qu'il se chargeait du reste.

- Ils nous ont annoncé qu'il était vivant. Que ton bébé était vivant, précisa Minato.

Mais ce n'était pas la peine. Naruto avait compris dès le mot vivant qu'il parlait du bébé et il ne savait pas comment réagir. Il était heureux. Vraiment, vraiment heureux. Il était soulagé aussi, c'était comme s'il retrouvait une partie de lui. Après, tout se mélangeait et rien n'était vraiment clair dans sa tête. Il pensait à beaucoup de choses et tout s'emmêlait. Il avait chaud, froid, avait le cœur qui battait et la respiration coupée. Il avait envie de se lever et de courir chercher son bébé mais il voulait aussi rester assis, car il redoutait trop de la suite des évènements. Il avait mal aussi et se sentit trahi et blessé. Kabuto lui avait dit que son bébé était mort. Il lui avait avoué en le regardant. Il avait semblé tellement sincère que Naruto l'avait cru. Il avait cru que son bébé était mort parce que né un peu tôt. Il l'avait cru parce qu'il lui faisait confiance. Alors il n'avait pas vérifié. Il n'était pas allé voir le corps de son bébé et ne savait même pas où il était enterré.

Son bébé était mort et c'était tout ce qui importait à ce moment-là. Son petit bébé.

C'est ce moment-là que choisis les larmes pour tomber. Ce n'était pas de tristesse qu'il pleurait mais de joie. D'une joie incommensurable. Tellement forte que toutes ces frayeurs furent balayés d'un coup et qu'il ne resta que l'envie dévorante et irrésistible de serrer son bébé contre lui. Le serrer tellement fort que chaque partie de son corps se souvienne de lui.

- Où…où est-il ? Où est mon bébé ?

Sa voix était tremblante mais assurée. Pour la première fois depuis des mots, il remercia le ciel d'être encore vivant pour connaître ce moment.

- A Paris. Il est à Paris, répondit Minato avant de continuer. Mais nous ne savons pas où.

Naruto sentit son cœur défaillir. Il ne comprenait pas.

- Kabuto n'a pas pu leur préciser l'endroit exact. Nos services le cherchent encore et nous avertiront dès qu'ils l'auront trouvé. Il nous faut être patient.

- Non…non je ne peux pas faire ça. Je dois aller à Paris. On doit y aller, cria presque Naruto, motivé.

Il fit sursauter toutes les personnes présentes mais n'y fit pas attention.

- Mais on ne peut pas y aller comme ça…tenta Kushina pour apaiser son fils.

- Et pourquoi ? Vous êtes bien partis à ma recherche ! lui reprocha Naruto, venimeux.

Kushina se tendit aux paroles accusatrices de son fils. Elle ne voulait pas vraiment dire ça comme ça.

- Ce que ta mère essaie de te dire, Naruto, c'est qu'il faut un temps de préparation avant de partir. Quand nous sommes allés en France, le voyage était déjà prévu à l'avance. Si tu peux attendre jusqu'à demain soir pour qu'on ait le temps de se calmer et penser à une stratégie pour le retrouver, ce ne serait pas mal. Il ne sert à rien de se précipiter là-bas, tempéra doucement Minato.

Il savait à quel point son fils était fébrile et voulait agir au plus vite. Lui-même l'avait ressenti quand on lui avait dit pour Naruto.

Naruto soupira longuement avant de se prendre la tête entre les mains. Il comprenait le point de vue de ces parents mais il avait peur. Est-ce que le bébé ne risquait pas de disparaître ? Qu'est-ce qui lui garantissait que son bébé n'allait pas disparaître, bon sang !

Kushina s'approcha de son bébé et le prit dans ses bras. Celui-ci était secoué de sanglots déchirants. Elle ne savait pas quoi, à part le prendre dans ces bras et tenter d'apaiser sa peine.

Minato congédia les membres des Forces spéciaux en leur remerciant chaleureusement. Son fils avait besoin d'intimité.

21 mars 2011

- Pourquoi c'est si long ? demanda Naruto pour la centième fois.

Sa mère le regarda, agacée de toutes ses questions. Depuis maintenant une heure qu'ils patientaient dans cet endroit rempli de personnes qui bougeaient sans cesse, ils n'en pouvaient plus. On leur avait averti que ça risquait de prendre du temps mais ils n'auraient jamais imaginé que ce soit autant. Une heure de plus et Kushina était prête à parier que Naruto détruirait tout. Il n'arrêtait pas d'aller voir l'officier de police pour qu'il les affecte à quelqu'un d'autre mais celui-ci restait calme et lui répondait toujours que ce n'était pas possible. Le policier du bureau huit était l'un de ceux qui s'occupaient du cas des enfants disparus. Ses collègues n'étant pas là, il n'y avait qu'un seul officier, d'où l'attente assez longue.

Finalement, dix minutes plus tard, ils purent rentrés dans un bureau assez désordonné. L'officier lui-même ne semblait pas mieux que son bureau. Il était débraillé, avait la barbe broussailleuse et les yeux injectés de sang. Sa tasse de café était vide mais à voir les nombreuses autres tasses à côté, l'officier n'en était pas à sa première. Mais malgré tout ça et le fait qu'il soit exténué, celui-ci les accueillit avec le sourire et leur demanda de s'asseoir.

- Que puis-je faire vous ? demanda-t-il aimablement.

Face à sa politesse, Naruto essaya de se contrôler pour ne pas paraître impoli. Il était pressé certes mais cela n'excusait pas tout.

- Nous sommes venus vous voir afin de retrouver un enfant, commença Kushina que son fils remercia. Il ne se sentait pas la force de demander.

L'officier fronça les sourcils et fouilla sur sa table pour en ressortir deux dossiers épais.

- Est-ce un enfant adopté ou disparu ?

- Hum…plutôt disparu, répondit Minato pas sûr de lui. Ce que ne manqua pas de remarquer l'officier.

- Pourquoi cette hésitation ? Y aurait-il un problème ?

Le couple regarda Naruto, attendant que celui-ci réponde. C'était à lui maintenant de continuer la conversation.

- Je le croyais mort jusqu'à il y a deux jours mais j'ai appris qu'il était en vie sans savoir où il est, répondit Naruto, un peu de peine dans la voix

- Comment se fait-il que vous ne sachiez pas qu'il était vraiment mort? demanda l'officier, perplexe. Je dois savoir s'il s'agit d'un enlèvement ou non.

Naruto regarda ces parents, ne sachant pas quoi dire. Ce problème touchait la Communauté Chimérique vu que les Forces Spéciaux détenaient Kabuto. Il ne tenait pas à ce que la Police cherche de ce côté et qu'il y ait des problèmes. Mais comme l'officier ne semblait pas vouloir démordre, Naruto veilla à rester le plus vague possible. En ne donnant par exemple pas le nom de Kabuto.

- Quand sa…mère a accouché, une personne de confiance lui a dit que son bébé était mort. Elle était tellement triste qu'elle n'a pas demandé à voir le corps. Mais récemment, elle a appris par cette même personne que le bébé était bien vivant. Ce qui nous amène ici.

L'officier hocha de la tête et le nota sur le papier qu'il avait sorti au début de l'entretien.

- Et où se trouve cette mère ? Pourquoi n'est-elle pas avec vous ?

- Elle est morte…il y a un an.

- Et il vous a fallu tout ce temps avant d'entamer des recherches ? Demanda perplexe l'officier, les sourcils froncés.

Naruto gigota sur sa chaise, mal à l'aise. Il ne savait plus quoi inventer sur cette supposé « mère ». Heureusement, Kushina lui vint en aide avant que son silence ne paraisse trop suspect.

- Mon fils n'était pas au courant. La mère de l'enfant ne l'a pas contacté quand elle a su pour l'enfant. Elle ne voulait pas le retrouver à cause de ces parents qui ne tenaient pas à ce que leur fille élève un enfant aussi jeune. Nous avons appris il y a deux jours qu'elle était morte depuis un an maintenant et ce sont ces parents qui nous ont annoncé la nouvelle. Ils se sentaient coupables.

L'officier la regarda suspicieux mais comme il ne vit aucune trace de mensonge sur le visage de Kushina, il ne dit rien. De toute façon, Naruto savait que ces détails seraient confirmés par la Communauté Chimérique si jamais l'officier poussait plus loin l'enquête.

- Et vous n'étiez pas là le jour de l'accouchement ? demanda de nouveau l'officier en regardant fixement Naruto.

- Non, j'étais loin. Vraiment très loin. Et je le regrette tellement.

Naruto s'en voulait tellement de s'être endormi après l'accouchement. Il avait été si convaincu de voir son bébé à son réveil qu'il n'avait même pas protesté quand Kabuto l'avait anesthésié. Il avait été tellement naïf. Et tellement blessé.

- Je vois, fut la seule réponse de l'officier

L'officier, Bernard Leblanc comme le disait le badge sur sa poitrine, rangea un des dossiers et ouvrit celui qui restait.

- Avant de continuer, j'aimerais connaître votre lien avec l'enfant et que vous me montriez vos papiers prouvant votre identité. Il me faudrait aussi l'acte de décès de la mère pour confirmer vos propos.

Quand l'officier vit les regards interrogateurs sur lui, il comprit le problème.

- On peu toujours s'arranger sans l'acte de décès mais il est important que je l'ai dans les plus brefs délais.

- Vous les aurez dans la semaine, confirma Minato d'un ton calme.

Kushina s'empressa de fouiller dans son sac pour sortir leurs cartes d'identités. Elle donna le sien à Naruto qui le tendit à l'officier.

- Je suis sa mè…son père. Je suis son père.

Naruto s'était repris à temps. Il serait étrange de se dire la mère de l'enfant alors qu'il était clairement visible que c'était un homme.

- Je vois.

Bernard regarda attentivement les papiers en se focalisant sur les photos des trois cartes d'identités. Il nota qu'ils étaient tous japonais, même s'ils avaient l'air plus occidentaux qu'autre chose, et leur rendit les papiers.

- Nous traiterons votre cas comme une disparition d'enfant au lieu d'un enlèvement étant donné que la personne qui a enlevé votre bébé a avoué son crime sans pour autant restituer le bébé. Il serait plus logique de d'abord regarder les signalements d'enfants de la région. Avez-vous déjà vu l'enfant ou en avez-vous une photo ?

- Non…je n'ai rien. Je ne sais même pas à quoi il ressemble, avoua honteusement Naruto qui n'avait même pas cherché à voir le corps de son bébé.

- Il ne sert à rien de vous le reprocher, cela arrive. La procédure prendra juste un peu plus de temps pour le retrouver étant donné que nous n'avons pas de description. Comme ce n'est pas un accouchement sous X, je peux vous divulguer toute information qui pourrait concerner le bébé à l'avenir.

Naruto hocha vivement de la tête, buvant chaque parole de l'officier.

- Je vais vous montrer à présent les photos d'enfants disparus. Savez-vous quand est-ce que l'enfant est né ? cela aiderait grandement à le retrouver.

- Le 28 avril. Il est né le 28 avril 2010, affirma Naruto.

Bernard hocha de la tête et feuilleta le dossier. Quand il trouva enfin ce qu'il voulait, il tourna le dossier de sorte à ce que Naruto puisse le voir.

- Il y a cent cinquante disparitions chaque jour en France, ce qui réduit les chances de retrouver votre enfant. Mais comme vous savez la date de naissance de votre bébé, il sera assez facile de le retrouver. Il ne me manque plus que le lieu de la disparition pour comptabiliser plus de chances. Savez-vous où il a disparu ?

- La personne qui a pris le bébé a dit qu'il l'avait déposé sur le pas d'une porte, près de la Seine, confia Naruto.

L'officier fronça les sourcils avant de ranger les dossiers devant lui. Son geste déconcerta les Namikaze qui ne comprenaient pas.

- Je suis désolé mais dans ce cas, cela ne relève plus de mes compétences. La Police est compétente pour retrouver les enfants disparus mais il se peut que dans votre cas, il vous faille aller voir le Service de l'aide sociale à l'enfance. Il y a de grandes chances que votre enfant ait été placé devant la porte de quelqu'un, et que cette personne l'ait signalé comme un enfant trouvé. Mais si cela peut vous rassurer, je peux quand même lancer un avis de recherche mais sans des photos, cela ne servirait à rien.

Naruto adressa un sourire chaleureux à l'officier et se leva pour lui serrer la main. Ses parents tapotèrent son dos et remercièrent vivement aussi l'officier. Après quelques salutations, les Namikaze repartirent à leur hôtel. Ils auraient pu aller chez l'appartement que Naruto occupait avec Sasuke et qui lui appartenait mais le blond ne voulait rien qui lui rappelle d'anciens souvenirs. Grâce à Hidan et Kakuzu qu'il était passé salués avant de venir au poste de Police, il apprit que ceux-ci avaient mis l'appartement en location pour un couple, renflouant encore le compte bancaire du blond.

Quand ils sortirent du Poste, Minato prit immédiatement rendez-vous chez les Services de l'aide sociale à l'enfance et après qu'ils l'eurent convoqués pour dans deux jours, Minato raccrocha et communiqua l'information. Naruto fit la moue en apprenant le temps long mais il retrouva vite sa bonne humeur quand il pensa que bientôt, très bientôt, il verrait son bébé. Qu'il lui tardait d'y être.

En attendant, ils se mirent tous d'accord de profiter de leur séjour à Paris et de visiter un peu. Ce serait peut-être la dernière fois dans ce pays qu'ils comptaient bien ne plus jamais visiter. Cela leur rappelait à tous de bons mais surtout très mauvais souvenir.

23 mars 2011

- J'ai été avertie de votre cas par l'officier Bernard Leblanc. Il m'a raconté tous les détails concernant votre enfant. J'ai donc commencé les recherches et il se trouve que nous avons peut-être retrouvé votre enfant.

La femme leur adressa un grand sourire et leur tendit une feuille avec la photo d'un beau bébé. Il semblait tellement petit.

- Le 29 avril 2010, une bonne sœur nous a appelé pour nous signalé qu'elle avait retrouvé un bébé. Comme elle semblait bien s'en être occupé tout le long du jour où - elle la trouvé, le 28 avril, nous lui avons laissé la garde temporaire pendant cinq mois. L'enfant a ensuite été placé dans un orphelinat et il y est toujours à l'heure actuelle.

Plus Naruto en apprenait sur son enfant, plus il stressait de le rencontrer. On lui avait donné la photo d'un petit garçon en lui disant que c'était le sien mais comment en être sûr ? Il n'avait jamais vu son bébé ! Et si ce n'était pas lui ? Et si son bébé était vraiment mort ce jour-là ? Et lui, voulait-il vraiment s'occuper de lui ? Pendant sa grossesse, il avait réfléchi aux alternatives qui s'offraient à lui et avait trouvé l'adoption assez intéressante. Il était seul et instable à ce moment-là et il ne se voyait pas élevé un bébé alors qu'il dépendait déjà de Kabuto. Mais tout avait changé subitement et la prétendue mort du bébé lui avait épargné de se poser bien des questions. Mais il ne servait plus à rien de ne pas y penser. Il allait avoir un bébé ! Un petit d'homme. Un être humain. Lui, Naruto. C'en était effrayant.

- Malheureusement, pour des raisons administratives, je ne peux vous donner le nom de l'orphelinat. Laissez-moi jusqu'à demain et vous pourrez le voir, tenta de le rassurer la femme en voyant son air perdu. Elle le trouvait bien jeune pour un père.

Après que Naruto ait rempli des papiers pour qu'on le reconnaisse comme le père de l'enfant et qu'on transmette les papiers à la mairie, les Namikaze purent partir, l'esprit plus tranquille. Minato et Kushina remarquèrent bien que leur fils semblait perdu mais savait que c'était un mal pour un bien. Il avait besoin de ces questions pour vraiment appréhender le futur rôle qu'il jouerait dans moins d'une journée si tout allait bien.

Bien qu'ils soient un peu tristes de voir leur fils devenir père si jeune, ils étaient tout de même impatient de voir leur petit-fils…comme ce mot sonnait bien.

23 mars 2011

- Naruto ?

Le rire de Naruto se coinça dans sa gorge alors qu'il se retournait pour tomber dans le regard de Karin. La jeune femme, habillée dans une robe rouge moulante était à tomber par terre. Le jeune homme qui l'accompagnait avait d'ailleurs une main possessive posée sur la hanche de sa compagne et ne la quittait pas des yeux.

- C'est bien toi, n'est-ce pas ? répéta Karin, n'en revenant pas.

Elle était venue dîner pour fêter la première sortie de nuit de Suigetsu et elle s'apprêtait à s'installer quand elle avait entraperçu une chevelure blonde quelques tables plus loin. Elle n'avait été convaincue que c'était Naruto que quand celui-ci s'était un peu retourné vers elle et lui avait montré une partie de son visage. Karin avait hoqueté et avant qu'elle ne le réalise, elle avait déjà commencé à se diriger vers sa table. Elle voulait s'excuser. Lui dire qu'elle regrettait de l'avoir espionné pour Kabuto. Lui demander pardon de ne pas l'avoir averti avec quel genre de pourriture il vivait. Elle tenait vraiment à le faire et avec Suigetsu à ses côtés, elle se sentait assez forte pour le faire.

- Oh mon dieu, si tu savais comme je suis désolée, éclata-t-elle en sanglots alors que Naruto ne lui répondait toujours pas.

Celui-ci était bien trop choqué pour ne penser qu'à formuler des mots. Ses parents lui avaient expliqué que c'était grâce à Karin qu'on l'avait retrouvé et cela avait suffi à Naruto pour lui pardonner ses mauvais coups. Alors qu'elle pleure devant lui avec tellement de douleurs dans les yeux lui fit hésiter quant au comportement adopté. Finalement, ce fut le compagnon de Karin qui la calma en la prenant dans ces bras et en la berçant. Les gens du restaurant attiré par les pleurs de la jeune femme, les regardaient avec curiosité. Aussi, Kushina invita-t-il le couple à s'asseoir avec eux, ce qu'accepta volontiers Suigetsu qui commençait à se sentir mal d'être debout.

Naruto fit tira la chaise à côté de lui pour Karin et Suigetsu prit une chaise de la table d'à côté. Le silence s'installa alors car aucun ne savait quoi dire. Ce fut Karin qui commença en s'excusant de tout le mal qu'elle lui avait fait. Elle donna la raison du pourquoi elle obéissait à Kabuto et Suigetsu fut encore plus attristé de savoir que c'était pour lui. A la fin de son histoire, Naruto dû la réconforter à plusieurs reprises en lui assurant son pardon et la remercia à son tour, ce qui lui valut encore plus de pleurs. Il semblait que la jeune femme avait attendu tout ce moment avant de relâcher la pression. Elle semblait comme vouloir se libérer d'un poids et Naruto fut heureux de l'avoir apaisé.

La conversation continua ensuite sur ce qu'ils étaient tous devenus et Naruto en vint à expliquer la raison de sa présence à Paris. Il montra même une photo du bébé qu'il avait demandé à l'assistance s'il pouvait la garder.

Karin fut vraiment contente de le voir heureux et en regardant attentivement la photo, elle reconnut l'enfant. Comme promis, elle avait amené Suigetsu à l'orphelinat et il avait pu rencontrer Sœur Sarah. Celle-ci s'était occupé d'un enfant toute la journée et Karin avait été intriguée de cet état de fait, surtout que la Sœur regardait l'enfant avec tellement de tendresse. Elle ne le visitait pas longtemps mais à chaque fois que c'était le cas, elle ne manquait jamais de le cajoler. Il y avait comme un lien spécial entre l'enfant et lui.

- N'est-ce pas l'enfant qu'on a vu à l'orphelinat ? demanda innocemment Suigetsu comme il avait lui aussi reconnu le bébé.

A sa question, un silence s'installa et tous braquèrent leurs yeux sur lui. Il fut un peu gêné qu'on le dévisage ainsi.

- Où…quel orphelinat ? demanda Naruto avec désespoir. Il n'arrivait pas à croire en sa chance.

- Près de l'hôpital…à dix minutes d'ici, murmura Suigetsu avant qu'il ne voit Naruto quitter subitement la table, suivis de près par ses parents qui s'enquirent d'abord de l'adresse de l'orphelinat.

Karin le rassura d'un regard et bu une longue gorgée pour se déshydrater. Malgré qu'elle ait mal aux yeux et que sa tête lui tourne un peu, elle se sentait bien. Très bien même. Pour ajouter encore plus à son bonheur, elle se pencha et embrasser amoureusement Suigetsu qui ne mit pas longtemps à répondre à son baiser. Quand il sentit qu'elle voulait plus que de simples baisers, Suigetsu se leva et lui tendit la main, de la luxure dans les yeux. Karin attrapa aussitôt sa main et se promit de ne jamais la lâcher.

Enfin ils pouvaient aller de l'avant.

19 mars 2011

- Kurama ? chuchota Yû pour réveiller sa moitié.

Il lui avait fallu deux longs pénibles jours pour réintégrer le corps de Naruto et maintenant que c'était chose faite, il devait rassurer Kurama et essayer de trouver avec lui un moyen de rétablir leur lien. Yû avait pensé à plusieurs possibilités mais une seule lui convenait et il la redoutait. Ce ne serait pas sans conséquence, surtout pour lui, mais ça permettrait à Naruto et Kurama de se retrouver. Il fallait juste qu'il ait assez de courage pour faire. Il espérait l'avoir.

- Yû ? murmura Kurama qui n'en revenait.

Il ne se rappelait plus de la dernière visite de sa moitié car on ne ressentait pas le temps dans l'endroit où il était. Tout était blanc et pareil. La boule arc-en-ciel qui était apparue soudainement à l'arrivée de Yû avait disparue au bout du temps, ne laissant que cette impression de vide profond. Mais à la longue, il avait fini par s'y habituer. Pas le choix de toute façon.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? demanda Kurama en prenant sa moitié dans ses bras.

Il croyait rêver la présence de Yû mais le toucher de celui-ci le convainquit bien qu'il était bien là et que ce n'était pas un délire de son imagination.

- Je l'ai trouvé ! cria joyeusement Yû, les yeux étincelants de bonheur.

Kurama fut surpris de prime abord mais quand Yû le secoua pour le sortir de sa transe, il lui sauta au cou et le serra à l'étouffer. La joie qu'il ressentit, mêlée à celle de Yû, était indescriptible. Et le soulagement qui le submergea le laissa amorphe plusieurs secondes. Il avait l'impression de planer.

Remis de leurs émotions, Kurama lui demanda de lui donner tous les détails de son voyage et quand Yû en vint au bébé, sa moitié lui demanda un portrait de l'enfant. Yû le décrit aussi vrai que possible même si parfois il lui fallut s'arrêter pour trouver les bons mots. L'émotion le submergeait à chaque fois et quand il parla de sa peine de s'être séparé de lui, des larmes coulèrent sans qu'il ne s'en rende compte.

Yû savait que si tout se passait comme prévu, il ne reverrait plus jamais son bébé. Et cela le déchira encore plus que la pensée de dire adieu à Kurama. Il aurait tellement voulu partager la vie de l'enfant et assister à chacun de ses pas. Il aurait voulu l'entendre parler pour la première, le voir marcher vers lui, l'accompagner à l'école, assister à son premier rendez-vous. Il aurait tout simplement voulu être là, à ses côtés, jusqu'à la fin. Le destin était bien cruel de les avoir mis ensemble dans le corps d'un hôte.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Kurama, toujours le sourire aux lèvres. Entendre des nouvelles de l'extérieur lui donnait l'impression de ne pas être totalement coupés du monde et sa solitude s'en trouvait repoussée. Il ne pouvait pas interagir avec Naruto à cause du blocage de celui-ci.

- On va trouver un moyen de te faire sortir de là. J'ai un plan.

Yû se releva en entraînant Kurama avec lui. Il posa ses mains sur ses épaules, un sourire un peu triste sur les lèvres. Il était pour lui de partir.

- Ce que je vais te dire est très important alors écoute-moi bien

Kurama fut surpris du ton sérieux qu'adopta Yû et focalisa toute sa concentration sur lui.

- Tu te souviens de ce que je t'ai raconté la première fois qu'on s'est vraiment parlé ?

Kurama hocha de la tête, la nostalgie l'envahissant. Il était né en même temps que Yû, de la même énergie. Ils formaient une même entité et partageaient les mêmes pouvoirs. Ils étaient nés en sachant qui était l'autre sans pour autant qu'ils ne se soient vus. C'était étrange mais cela paraissait tellement normal.

Ils avaient passés leur résurrection plusieurs fois ensemble et quand ce n'était pas le cas, l'autre éprouvait toujours un manque terrible. C'était comme s'ils se devaient d'exister en même temps et d'ailleurs, Kurama n'avait pas survécu à la première fois où ils s'étaient séparés. Il s'était sentit tellement vide et avait tellement eu l'impression que sa vie était fade qu'ils s'étaient laissés mourir, et avait entraîné son hôte dans son sillage. Quand ils s'étaient retrouvés, Yû lui avait expliqué qu'il ne pouvait pas agir comme ça et qu'il se devait d'exister même sans lui. Il ne devait pas avoir peur que celui-ci l'abandonne car en même temps qu'ils formaient une seule et même entité, ils ne pouvaient être séparés. Yû avait toujours été comme ça. Il le rassurait et veillait à son bien-être et cela avait été un vrai plaisir pour Kurama de le retrouver à chaque réincarnation.

- Oui, tu m'as parlé de notre lien à tous les deux et tu m'as dit qu'on ne pouvait être séparés.

Yû soupira doucement. Tout son être était tendu dans l'expectative de ce qu'il allait bientôt avouer et une partie de lui voulait arrêter cette conversation et s'enfuir loin, très loin. Partir auprès du bébé et rester avec lui. Il ne voulait pas disparaître, bon sang !

- Eh bien, ce n'est pas complètement la vérité, avoua Yû.

- Comment ça ? interrogea Kurama qui ne voyait pas où il voulait en venir.

- Je ne t'ai pas complètement tout dit à propos de notre lien, même si c'était mon rôle. Je suis désolé.

Kurama secoua la tête. Il ne voyait pas le but de cette conversation et commençait à s'inquiéter fortement. Que voulait Yû ?

- Je ne comprends rien, qu'est-ce que tu veux me dire ?

- Ecoute-moi juste sans poser de questions…c'est déjà très dur à expliquer, supplia Yû qui voyait son courage fondre comme glace au soleil.

- D'accord.

Après avoir inspiré longuement, Yû vrilla ses yeux dans ceux de Kurama en retenant la bile au fond de son ventre de ne pas remonter. Il était temps d'être courageux.

- Quand nous avons été créés, il était prévu que nous n'existions pas en même temps ensemble…il était prévu qu'on se sépare au bout d'un certain temps…L'un de nous devait disparaître au profit de l'autre.

Kurama resta figé par la confession de Yû et hésita entre s'énerver ou pleurer. Comment pouvait-il lui dire ça alors qu'il savait à quel point il l'aimait ? Yû était encore plus important pour lui que Yoku !

- Je…je…je ne te crois pas ! Tu mens, cria Kurama.

La tête lui tournait et ses jambes tremblaient, menaçant de le faire tomber à tout moment. Le sang pulsait beaucoup trop vite dans son corps et son cœur…son cœur semblait s'être brisé. Alors ils allaient être séparés.

- Non…non, ne pleure pas. Ne pleure pas Kurama.

Yû prit sa moitié dans ces bras et le serra à lui briser les côtes. Kurama ne se plaint pas du traitement et le serra aussi. Il avait tout d'un coup peur que Yû disparaisse et qu'il le laisse tout seul. C'en était effrayant rien que d'y penser. Yû était lui ! Il ne pouvait pas juste partir parce que des personnes l'avaient décidé. Ils se connaissaient et se comprenaient depuis toujours. C'était tellement injuste !

- Calme-toi…on n'en est pas encore là…Il nous reste encore du temps, tenta de tempérer Yû qui ne savait pas quoi dire pour apaiser sa moitié.

- Combien ? Combien ?! cria de désespoir Kurama alors qu'il jetait un regard coléreux à Yû. Et puis, pourquoi tu ne me l'as pas dit ? accusa-t-il.

Yû trembla sous la fureur de Kurama mais ne se laissa pas démonter. Il devait essayer de lui faire comprendre.

- Parce que je n'y croyais pas non plus. Je veux dire….pourquoi nous avoir créés ensemble si c'était pour que l'un de nous meurt à la fin ?! Ca n'avait aucun sens tout ça.

- Qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis alors ? murmura Kurama qui voyait bien que Yû se retenait de ne pas pleurer. Il avait un peu honte de s'être laissé aller.

- Parce que je l'ai ressenti ! Il y a neuf cent ans, je l'ai ressenti. Je meurs Kurama…je le sais…tout mon corps me le dit…

Yû tremblait de tous ses membres et semblait effrayer. Il avait l'air calme mais c'était une facette pour que Kurama ne soit pas plus blessé. A l'intérieur de lui, tout n'était que chaos et il menaçait d'exploser à tout moment. Pour la première fois depuis son existence, il voulait vraiment vivre. Parce qu'il y avait ce bébé qui l'attendait et qu'il aimait de tout son cœur. Parce que Kurama avait encore besoin de lui. Parce qu'il avait peur de rien laissé derrière lui. Parce qu'il ne voulait pas qu'on l'oublie. Pour toutes ces raisons, il voulait vivre. Mordre la vie à pleine dent. Mais c'était trop tard. La vie ne voulait plus de lui.

J- e meurs vraiment, Kurama…et je ne peux pas empêcher ça.

Kurama prit Yû dans ses bras et caressa ses longs cheveux. Il fut soulagé quand il sentit le cœur de celui-ci battre à toute allure. C'est vrai…il était encore vivant.

Plusieurs minutes passèrent pendant lesquelles les deux moitiés se transmettaient mutuellement du réconfort. Kurama se rendait compte que c'était maintenant à lui de devenir un soutien pour Yû et de faire en sorte que celui-ci disparaisse sans remords.

- Comment…comment ça va se passer ? osa demander Kurama.

Yû prit son temps avant de répondre, il voulait encore profiter de cette quiétude dans laquelle il se sentait tellement à l'aise.

- Je vais commencer par disparaître….lentement…mes forces vont m'abandonner et mon corps avec. Je vais devenir transparent et finir par m'évaporer. Comme ça. Comme si rien ne s'était passé.

La voix de Yû avait une pointe de cynisme que Kurama ne lui connaissait pas. Alors il resserra encore plus son étreinte, pour empêcher les mauvaises ondes de toucher Yû. Il était bien trop pur pour ça.

- Dans combien de temps…il te reste combi…. Kurama ne put finir sa phrase tellement la question lui paraissait insensée. Il n'avait pas réellement l'impression de parler de Yû.

- Dans un mois…deux…trois…ou dans un an si j'ai de la chance.

Yû fut effrayé que ce soit aussi proche. Il pensait avoir plus de temps !

- Aussi vite ? s'interloqua-t-il. Il espérait que Yû se trompe.

Le processus avait déjà commencé il y a neuf cent ans. Comme je suis de nouveau dans le corps d'un hôte, cela accélère. le processus. Je suis étonné d'avoir survécu tous ces mois.

Et il le pensait vraiment. Il s'était attendu à mourir dès que Kurama s'était manifesté à Naruto. Tous ces mois de sursis étaient comme un cadeau. Il pouvait dire au revoir à Kurama et au bébé. Un bébé qu'il n'avait pas prévu mais qu'il avait désiré dès la conception.

- Mais pourquoi tu m'en parles maintenant ? Il y a une raison à cela ? demanda Kurama intrigué. Pourquoi maintenant et pas avant ?

- Parce que je peux t'aider. A rétablir ton lien avec Naruto.

C'était pour cette raison que Yû avait décidé de parler. Il pouvait faire en sorte que Kurama revienne. Mais cela aurait un prix. Comme sa vie. Qu'il donnerait plus tôt.

C'est vrai ? s'écria joyeusement Kurama qui était heureux qu'il y ait un moyen de le sortir de là. Il désespérait. Mais ce que Yû lui dit par la suite refroidit ses ardeurs.

- Oui…mais il va falloir que je disparaisse pour ça.

Sans laisser le temps à Kurama de saisir la pleine portée de ses mots, Yû saisit Kurama par la taille et l'embrassa chastement. Par ce moment, il fit en sorte que son énergie traverse le corps de sa moitié et l'engourdisse. Ensuite, Yû coucha Kurama par terre et adopta sa forme chimérique, soit un magnifique renard blanc. Il posa son museau sur la poitrine de Kurama et se concentra pour commencer le processus.

Il allait réparer le lien cassé de Naruto et Kurama en utilisant son énergie. Cette pratique allait drainer toutes ses forces et prendre beaucoup de temps car ce n'était pas une chose facile à faire. Il y avait de très grandes chances qu'il n'y survive pas. Si Kurama avait été conscient, il aurait tenté de le faire changer d'avis mais Yû ne pouvait plus repousser au lendemain.

Espérant réussir, il soupira fortement et se mit au travail. Mais avant, il prit soin de graver l'image du bébé dans sa rétine. Il allait lui manquer, son petit miracle.

Ce qui se passa par la suite dans la vie de Naruto, ni Yû ni Kurama ne le surent. Ils étaient complètement coupés du monde. Ils ne surent donc jamais l'important événement qui se produisit.