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Chapitre 37 : Entre présent et passé.
Amandine se mit à écrire ce qu'elle avait ressentit et éprouver quand elle s'était donnée, elle était contente de pouvoir l'écrire dans son journal des souvenirs heureux.
Une fois terminé, elle regarda l'autre journal intime, celui qui renfermait les pires horreurs, certains de ces tortionnaires avaient poussés le vice très loin.
La raison avait toujours était la même, à être la fille de l'homme le plus fort du monde, il fallait d'après eux en payer le prix.
Elle prit d'une main tremblante son journal et écrivit en détail un souvenir qui lui revenait, en même temps qu'elle écrivait, l'image de cette araignée que Ace avait lâché sur elle revient et un autre souvenir la frappa.
Elle cria de peur et gigota dans tous les sens croyant qu'elle en avait des dizaines sur elle et en elle, elle entra en vitesse dans la salle d'eau et vomit tout ce qu'elle savait.
Le regard pétrifié, elle eu un mal fou à se raisonner et à se dire qu'il n'y avait rien, elle entendit des bruits de pas et vit son père entrer.
Elle sanglota impuissante, elle se sentait si faible, son père l'aida et n'arriva pas à obtenir de réponse.
Il vit que sa fille n'arrêtait pas d'avoir des sursauts et des tics :
- Que s'est-il passé ? Répéta une dernière fois Barbe Blanche.
- Journal…, murmura Amandine, dernière page.
Il ne comprit pas de suite, ne voyant pas de journal, puis il comprit en voyant le journal intime ouvert, il remit sur pied la chaise qui était tombée dans la précipitation de sa fille.
L'écriture était tremblante, mais le contenu le fit frémir, il grimaça de dégoût et sa colère ne faisait que s'intensifier.
Amandine le regarda en silence, le savoir là l'apaiser peu à peu, c'était l'homme le plus fort du monde, donc aucun danger ne pouvait la menacer.
Jamais il ne la laisserait.
Barbe Blanche lut les pages précédentes, il se demanda si tout ce qui était écrit avait était possible, c'était tellement inhumain.
Il regrettait presque d'avoir transmit son sang, surtout quand il lisait ça, il arrêta sa lecture.
Il comprit maintenant sa peur incontrôlable des petites bêtes comme les araignées au point de préférer se noyer :
- Ça ne se reproduira plus.
- Je… je n'ai pas tout écrit… si j'ai… écrit c'est pour… m'aider à aller mieux… et… je voulais… que tu le lises…. Vista… et Thatch… sont attentifs… et… est-ce… tu crois que je devrais… leur montrer ? Demanda-t-elle timidement.
- Compte tenu de certaines situations oui, si tu te sens prête à te confier à eux et que ça te soulage fais-le.
- Je… je fais… de temps… en temps des angoisses où… je revois des scènes… le décor de l'endroit où je suis change… et j'ai peur qu'un jour… cela me joue des tours.
- Je dirais à mes fils d'être vigilent la nuit quand ils sont en vigie.
- Merci…. Papa….
- Je t'en prie, tu veux que j'aille chercher Thatch et Vista ?
- Je veux bien… je peux venir avec toi ? J'ai… peur… de revoir… des choses.
- Tu n'as pas à me demander ça, bien sur que tu peux, allez viens.
Elle suivit son père, un peu difficilement, elle avait des petites jambes comparer à lui, elle courut presque pour être à sa hauteur :
- Ah ! Cria de peur la jeune femme en se sentant soulever.
Barbe Blanche ria doucement avant de placer sa fille sur son épaule droite, c'était une situation assez pittoresque.
Elle déglutit devant ces 6 mètres qui la séparaient pour embrasser le sol, elle eut peur de tomber :
- J'veux descendre ! S'exclama-t-elle paniqué.
- J'ai toujours rêvé de faire ça avec mon propre enfant, sourit-il.
- Ah bon ? S'arrêta soudain la jeune femme écoutant son père et gardant ainsi son équilibre.
- Adrianna n'est plus là, mais je ne sais pas si elle t'a dit combien j'adorais jouer avec les enfants et les porter, ta mère n'arrêtait pas de me traiter de papa poule. Dommage que tu sois plus une enfant car j'aurais adoré te porter sur mes épaules pour que tu ais des éclats de rire.
- Maman me l'avait dit que tu étais papa poule, mais je ne pensais pas à ce point ! Tu viens de définitivement casser ta réputation à mes yeux, ria sa fille.
- Je me fiche bien de ma réputation, ce qui compte c'est mes enfants !
- Oui ! Accorda sa fille en souriant… heu papa….
- Hum ?
- Est-ce que tu….
Elle lui chuchota la fin dans son oreille, il ria avant de soulever sa fille et de la porter à bout de bras la faisant « voler » comme on le ferait à un tout petit enfant.
Cela importait peu que toutes personnes les voyant en perdent leurs mâchoires, du moment que sa fille rit, le reste il s'en foutait.
Pour la demoiselle qui était retombée en enfance, elle ria à gorge déployée, l'euphorie l'emporta.
Une fois qu'elle fut reposée au sol elle eut un peu de mal à rester stable, mais ce petit moment avait chassé le mauvais.
- Piiiiiiiiiiii !
- Ça c'est Estelle, s'exclama Amandine en se précipitant vers la source du cri.
Elle prit dans ses bras son enfants et lui fit un gros bisou et câlin :
- Bonjour ma puce.
- Dadadada !
- Tu m'as manqué ma chérie et toi aussi Azur.
Le petit oiseau virevolta dans tous les sens donnant un peu le tournis à sa jeune maîtresse, puis il vint se poser sur l'épaule de la demoiselle avant de s'infiltrer dans les vêtements d'Estelle qui ria :
- Voyons Azur, sort de là.
L'oiseau bleu sortit après avoir taquiné l'enfant avec des chatouilles.
- C'est vrai que tes plumes sont toutes douces, fit Amandine en grattouillant le ventre d'Azur.
La jeune femme oublia tout ce qui l'entourait quand elle joua avec Estelle et Azur, chantant sans prétention et faisant de multitude de grimaces qui firent rire sa fille.
Azur participa. Il fusa à droite et à gauche Estelle gazouilla de satisfaction et tenta de saisir à de nombreuse reprise le petit oiseau.
A un moment donné il se posa sur le bout du nez d'Estelle :
- Vous êtes mignons tous les deux, gloussa Amandine.
Soudain elle sentit un bras puis un deuxième passer derrière son dos, puis un baiser sur sa joue droite et gauche :
- Vous êtes mignons tous les trois, firent Thatch et Vista en même temps.
Leur compagne rougit vivement prise par surprise, avant de grimacer au chiffre 3, elle se racla la gorge, signe qu'elle n'arrivait pas à entendre ces mots.
- Bon d'accord tu es laide comme un pou, craqua Thatch désespéré.
Amandine gloussa plutôt que d'être vexée, elle savait que c'était dur pour eux :
- Non, mais c'est vrai, c'est une marque d'affection, fit Thatch les yeux larmoyants.
- Tu en fais trop Thatch, soupira Vista, mais il n'a pas tord.
- Je sais, mais j'ai vraiment du mal à les entendre autrement que perversement.
- On peut comprendre, mais on ne le dit pas perversement, on utilise un tout autre ton, coupa Vista.
Elle réalisa qu'il marquait un point, le ton n'était pas le même, mais pas du tout, les mots étaient identiques, mais le timbre utilisé étaient tout le contraire.
- Est-ce que si on te le dit, de cette manière, tu es belle, ça te gêne ? Demanda Vista en plantant ses yeux améthyste dans ceux bleu gris d'Amandine.
Cette dernière rougit et réfléchit à deux fois, le ton… le fait qu'il lui ait montré cette vérité ô combien évidente, lui avait permis de ne pas grincer à l'entente de ces mots.
- Je… non, avoua faiblement la jeune femme.
Elle sentit Vista fondre lentement vers ses lèvres, elle se laissa aller malgré ses rougissements.
Thatch vit une brochette de commandant et autres frères regarder avec (beaucoup) d'envie, ce n'étaient que des hommes après tout.
Thatch sortit ses sabres et fit comprendre qu'ils devaient dégager.
Vista et Amandine se séparèrent pour respirer, et se regardèrent, puis elle lui lança un de ses rares sourires, ceux qui montraient qu'elle était heureuse :
- Viiiiiii ! Réclama Estelle en tendant ses bras.
- Elle me fait craquer ta gamine….
- Comme toi, termina Amandine en sentant qu'il avait hésité à achever sa phrase.
Il hocha positivement la tête, elle lui répondit avec un petit sourire, ceux qui étaient un mélange entre la tristesse et une petite étincelle de joie.
- C'est… gentil… merci, répondit-elle.
Vista sourit, d'amusement, quel vilain mensonge se dit-il, ce coup-ci il voyait bien qu'elle avait été plus que gênée.
Mais ça l'amusait qu'elle mente pour ne pas les peiner et pour au contraire les rassurer, il se dit qu'elle mentait vraiment mal, mais ça la rendait mignonne dans ce genre de situation.
- Te force pas à me dire merci si tu n'arrives pas à accepter le fait que tu es craquante, je ne t'en voudrais pas, rassura t'il avec un grand sourire.
- Mais je ne me force pas, mentit-elle.
- Et encore un autre mensonge.
- Mais je ne mens pas !
- Tu t'obstines en plus.
- Mais non, tenta Amandine.
- Mais si, répliqua Vista.
- Faudra vraiment qu'on lui apprenne à mentir, grimaça Thatch.
- Mais… je…, commença t'elle en rougissant.
- Attention princesse, c'est pas beau de mentir tu le sais pourtant, répliqua Thatch sentant qu'elle allait essayer vainement de mentir une nouvelle fois.
La jeune femme soupira vaincu… elle pouvait excellait partout, ça elle pouvait en être sur, avec de l'entraînement, mais mentir, jamais.
Elle se demanda si un jour elle arrivera à mentir, car pour berner l'ennemi c'est bien efficace par moment.
- Ne fais pas la tête, c'est adorable de ta part de tenter de mentir pour ne pas nous faire de la peine, continua Vista avec un sourire amusé.
- Humph…, bouda la jeune femme.
- Oh même quand tu boudes tu es mimi, lança Thatch avec un grand sourire.
- Ne boude plus, firent les deux hommes avant de l'embrasser en même temps ses joues.
Elle eut un frisson avant de rougir vivement :
- Mais ! S'exclama-t-elle toute gênée et toute rouge.
Azur donna des petits coups de bec sur la tête des deux hommes qui s'enfuirent et firent de grands gestes pour éloigner l'oiseau.
Amandine gloussa, il fallait toujours se méfier des plus petits que soi, elle prit Estelle dans ses bras avant de s'asseoir sur un banc regardant ses deux amants se faire pourchasser par Azur.
- Les pauvres, lança Marco en s'installant près de la fille de son capitaine.
- Bonjour Marco, répondit timidement cette dernière.
- Tu t'amuses bien ici j'espère.
- Oui, peut-être pas autant que vous, mais ne t'en fais pas je profite.
- Tant mieux.
- O ! S'exclama Estelle.
- Je crois qu'elle te veut, ria Amandine en donnant sa fille au commandant.
- Dis Marco !
- Vous êtes tous entêtés.
- O !
- Marco.
- O !
- Tu n'es pas le seul à essayer, mais il lui faut encore du temps hein ma puce.
- Dadadada !
- Elle est trop mignonne, répliqua Marco en faisant des chatouilles à Estelle.
- Marco….
- Oui ?
- Comment… ferais-tu pour entendre ce que tu n'as… pas envie d'entendre ?
- Entendre quoi par exemple ?
- Que… je suis… hé bien… heu…, rougit-elle.
- Que tu es mignonne peut-être ?
Elle hocha vivement la tête, rouge de honte :
- Tu as envie de les entendre ?
- Non… enfin si… non ce que je voudrais… c'est arrivé à ne plus calquer mon passé sur ces mots….
- De toute façon pour que tu me demandes conseil c'est qu'au fond de toi tu as envie de les entendre. Il n'y a pas de recette miracle, déjà faut que tu veuilles de toi-même entendre tous ces mots, ne te forces pas pour faire plaisir à ces deux là.
Il désigna ses 2 frères toujours poursuivit par un certain oiseau bleu.
- Non… je le fais… pour moi, mais aussi un peu pour eux je te l'accorde.
- Pour une fois tu ne mens pas, sourit Marco.
- Je vais finir par croire que je suis la pire menteuse du monde.
- Possible, pour en revenir à ton problème, je n'ai qu'un conseil laisse-toi aller avec eux, ce qu'ils te diront n'est pas là pour t'écorcher. Tu sais quand Père nous appelle « Fils » ça nous fait plaisir, je t'apprends rien en te disant qu'on est détesté par pas mal de monde. Et bien c'est pareil quand on te dit que tu es « jolie, mignonne, belle, adorable », ça doit te faire plaisir et rien d'autre.
Amandine avait grincé un peu plus à chaque nouveau mot qu'il sortait :
- Dis-moi… est-ce que tu as le sentiment de mériter ces propos ? Demanda Marco.
- Je… ne comprends pas bien ta question.
- Comment tu te vois toi ?
- Probablement comme une pauvre fille qui butte sans arrêt.
- Je suis en désaccord à 99% de ce que tu dis. Je suis juste d'accord sur le fait qu'effectivement tu es une fille, le reste de la phrase est bien erronée. Si tu veux on va demander aux autres. Hé les gars….
- Non Marco ce n'est pas la peine, s'exclama soudain Amandine.
- … si vous deviez définir Amandine comment vous la définiriez ?
Quand Marco se retourna il ne vit qu'il manquait la principale intéressée, qui avait fuit :
- On n'est pas rendu, bon contre ordre les gars vous lui direz ça ce soir, elle ne pourra pas vous esquivez bien longtemps, lança Marco. Toi par contre tu auras bien du mal à me fuir.
Estelle gigota quand Marco la chatouilla, elle lui prit son index gauche et le mâchouilla pour se faire un peu les dents :
- Azur arrête, ordonna Marco.
Azur arrêta et chercha sa maîtresse :
- Elle est dans sa chambre.
Aussitôt l'oiseau fusa vers la fenêtre en question :
- Depuis le début, tu pouvais nous aider, souffla Thatch.
- Et tu n'as rien fais…, termina Vista dans le même état.
- J'avais une discussion sur le feu, allez-y progressivement quand vous lui direz des mots gentils, et je vous rends Estelle. Je pense que vous devriez aller la voir.
- Oui, on va aller la voir, rassura Vista en prenant Estelle dans ses bras.
- Viiiiiiiiii, gazouilla de plus belle Estelle.
- Dis Thatch ma chérie.
- Da !
- C'est pas pour aujourd'hui, se moqua Vista, allez allons voir ta maman.
Ils virent ses deux frères s'éloigner et se retourna vers ses frères :
- Dites-lui par contre pas seulement qu'elle est super canon, n'est-ce pas Curiel.
- Oh ça va, marmonna t'il.
- Dites-lui juste ce que vous pensez vraiment d'elle au-delà de son physique, précisa Marco, car elle veut entendre, mais en même temps non ce qui nous facile pas vraiment la tâche.
- Dans ce cas faut lui dire de façon détourner, répliqua Izou.
- Explique, renchérit Ace.
- D'après ce qu'on sait elle ressemble beaucoup à sa mère, donc faudrait qu'on lui sorte par exemple « Il parait que ta mère était magnifique » elle va probablement dire oui, et après rajouter innocemment quelque chose comme « Dire que tu lui ressemble ». C'est détourné évidemment, mais ça peut aider.
- Je crois que je viens d'avoir une idée du feu de dieu, s'exclama Ace.
Un grand sourire s'empara de son visage, ce qui laissa dire aux commandants que son idée était probablement excellente !
Pendant ce temps :
- Mon dieu, s'écroula Amandine essoufflée d'avoir courue aussi vite.
Elle respira un bon coup et tenta de réguler sa respiration, jusqu'à entendre des toc, toc, toc.
Elle regarda vers la source du bruit et vit Azur, elle lui ouvrit la fenêtre, puis il la cajola de plein de petit câlin :
- Oh non tu chatouilles, doucement, ria t'elle, tu es vraiment mignon, merci d'avoir donné une bonne leçon à ces 2 là, même si tu y es allé un peu fort. Enfin bon ils ne me voulaient pas de mal, juste me taquiner un peu.
Amandine s'installa à son bureau et écrivit un nouvelle page dans son journal rempli de malheur.
Mais elle écrivit une histoire toute particulière, la fois où on avait demandé à un dominateur de faire… ce qu'on lui faisait (la violer).
On l'avait laissait seule avec lui, elle n'avait cessé de le supplier et lui avait était prit d'un doute.
Il lui avait demandé si depuis le début de leur rencontre elle était consentante, si c'était bien un jeu comme il était prévu, mais elle avait tout nié.
Il l'avait immédiatement détachée, prêt à la faire sortir de là….
- La domination doit être consentante, est-ce qu'il y a eu d'autres « Maitre » avant moi ?
- Non, avait-elle soufflé.
- Écoutes je suis sensé d'acquérir et te former à répondre au moindre des désirs qu'un homme pourrait te demander. Je croyais que c'est ce que tu voulais d'après les dire de ce Sengoku, mais si tu ne veux pas et que ces histoires de viols sont vrais je ne peux te laisser là, avait-il chuchoté. Tu vas jouer le jeu d'accord ? Une fois qu'on sera sortit d'ici et chez moi je te rendrais ta liberté.
- C'est vrai ?
- Oui, je vais te confier quelque chose, les jeux de domination ont des règles, dont le Safeword, c'est un mot ou geste qui mets immédiatement fin au jeu. Il faut savoir respecter la personne et tes pleurs étaient trop vrais pour être théâtraux, c'est ce qui m'a fait douter. Maintenant tu vas crier, comme si je te frappais, d'accord ?
Elle avait hoché la tête et avait joué le jeu, au moment même où tout cessa (la fin du pseudo-viol), il se rhabilla pendant que Sengoku rentra avec des soldats.
- Elle pourrait mieux faire, mais je vais vous aider à la dompter, selon vos désirs, je pense que 3 longs mois à mes côtés suffiront pour la soumettre.
- Ce ne sera pas nécessaire.
- Je suis spécialiste et je peux vous assurer que si.
- Je crois que je n'ai pas été assez clair, cette pièce est sur écoute.
Son visage s'était liquéfié, non seulement elle l'ignorait, mais cela voulait dire que :
- Soldat exécutez-le !
Il avait eu le temps d'esquiver les premières balles :
- Non je vous en supplie épargnez…
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il reçut une balle en pleine tête :
- Quant à toi, ma chère, tu vas le payer.
Aujourd'hui à cette heure très exactement, cela faisait 3 ans que cet homme était mort pour tenter de l'arracher des griffes de ces montres.
Cet homme dont elle ne connaissait même pas le nom.
Après elle ne sut si elle devait prendre la déclaration de Sengoku comme étant une bonne ou une mauvaise nouvelle.
Il lui avait déclaré que jamais plus il ne ferait appel à ce type d'homme que les soumis ou soumises appelaient « Maitre ».
Pour elle ça avait plus sonné comme une mauvaise nouvelle, car cela signifiait qu'il n'y aurait plus d'homme comme celui qui avait perdu sa vie pour la sienne.
Elle regrettait le fait qu'il lui ait parlé et rassuré, s'il avait fait ça une fois loin de la Marine jamais il ne serait mort.
Mais sur le moment il l'avait apaisé, redonné espoir, redonné la force de se battre malgré tout.
Elle sortit de sa chambre pour aller sur la plage afin de lui rendre hommage comme elle le faisait depuis 3 ans.
Elle fixa l'horizon avant de se mettre à chanter comme signe d'hommage :
Si je ferme les yeux, je te sens auprès de moi
J'ai besoin de parler un peu avec toi, tu dis maintenant je suis ici
Arrête de penser, tu t'assoies et puis tu joues rien que pour moi
Dis-moi qu'un jour j'arriverai à le faire, mais ce n'est pas facile
De toujours se relever
Et aller plus loin, sans se retourner et devant moi, je vois mes rêves
Et parfois ils me semblent si loin, mais j'ai des grandes ailes et je volerai
A l'horizon, je vois déjà mon lendemain
Tu es la moitié de moi, parfois je te ressemble un peu
Et ta musique c'est la mienne, je joue pour toi
A jamais tu seras gravée dans mon cœur, tu es la douce mélodie
Qui m'accompagnera, j'irai ...
Toujours plus loin, sans me retourner et devant moi
Je vois mes rêves et parfois ils me semblent si loin
Mais j'ai des grandes ailes, tu me verras voler haut
Car aujourd'hui c'est notre demain
- Encore merci…. « Maitre ».
C'était pour elle la seule façon de le nommer, elle aurait préféré mettre un nom, mais c'était mieux de dire « inconnu ».
Suite à cet incident ceux qui l'avaient violé n'avait pas un semblant de moral, Sengoku avait fait le « tri » avant, là où elle n'avait pas compris c'était Aokiji….
Il avait dû se tromper sur son compte et tant mieux, d'ailleurs même Kizaru elle ne l'avait jamais vue jusqu'au jour de son exécution, tout comme certains hauts gradés.
Sengoku avait dû juger que c'était trop risqué, qu'il allait peut-être au contraire la libérer….
Après, le seul souci, c'est qu'elle ignorait l'identité exacte de ses tortionnaires, elle savait qu'une partie avait été des hauts gradés.
De quoi être un peu plus détruit, savoir que les coupables étaient si près, mais si loin, jamais elle n'oserait désigner une personne sans être sûre.
Elle fixa le ciel, qui lui rappelait les yeux de ce « Maitre », son regard l'avait troublé, quand au départ il avait commencé des mouvements en elle, elle avait eu bien moins mal certes.
Mais surtout son regard n'avait rien de méchant ou mauvais, il avait joué son rôle, mais surtout quand elle y repensa, il avait un regard veillant, comme s'il était prêt à s'arrêter immédiatement si elle lui demandait.
Il y avait du respect dans ce regard là, c'est aussi pour cela qu'elle avait énormément insisté, en le regardant droit dans les yeux, espérant qu'il s'arrête.
Et il s'était arrêté et excusé pour le mal qu'il lui avait fait, elle avait de la peine pour lui, il avait dû avoir un dégoût de lui-même quand elle lui avait dit toute la vérité.
Aujourd'hui elle souhaitait comme jamais pouvoir ramener à la vie cet homme, aux drôles de pratiques, mais qui lui au moins sait faire la différence entre le bien et le mal.
Tout comme sa mère et ses amis d'enfance, mais ça lui était impossible, et pourtant elle voudrait tellement que cela soit possible, de les ramener….
- On aura eu du mal à te retrouver, lança Vista en s'approchant.
- Désolé… je rendais hommage à quelqu'un….
- A qui ? Demanda Thatch.
- Justement… j'aimerai le savoir, répondit calmement la jeune femme.
- Tu veux en parler ? Demanda Thatch.
- Non, vous saurez quand vous lierez, dit-elle énigmatique, vous venez ? On rentre.
Les 2 hommes se regardèrent, tentative de fuite ? Pas vraiment, ça semblait ne pas être le bon moment.
Il eut comme un coup de vent, Amandine se sentit traversée par quelque chose d'invisible :
- Mon nom est Méridian, souffla une voix avant de s'évanouir.
Puis l'étrange sensation cessa, elle regarda derrière elle choquée, cette voix c'était cet homme, ce « Maitre ».
Elle frissonna, c'était un fantôme qui l'avait traversé, elle ne voyait pas d'autre explication.
Elle eut des soubresauts à cause de l'étrange sensation, mais sourit :
- Merci Méridian.
Une brise plus chaleureuse l'envahie, elle regretta son fruit du démon, elle aurait probablement put le ramener à la vie.
- C'est qui ? Demanda Vista en s'approchant d'elle.
- Quelqu'un, répondit-elle avec un sourire radieux.
Elle partit en courant, avec un fin sourire, laissant en plan ces 2 amants.
^^ X'D y'avait pas que des connards !
