Me revoilà avec la suite !
cruchot : Tu trouves qu'il y a beaucoup de suspens avec la fin ? Heu... t'es sûr de vouloir lire ce chap ?
angy : Que d'attentes ! Et je suis partie sur autre chose.
ncislove : Merci !
Guest : Ben pour aujourd'hui justement !
Merci à tous pour vos coms ! Trève de blabla aujourd'hui. Je vous souhaite simplement une très bonne lecture !
Chapitre 37 – Les touristes
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« Par là, chuchota Tony en indiquant le couloir derrière la porte.
- Non, le contredit aussitôt Abby en pointant l'escalier, par là.
- Abs, je sais ce que je dis. C'est à ce niveau.
- Non, il est au premier.
- Je ne suis pas encore gâteux. Le Bleu m'a bien dit qu'il était au rez-de-chaussée ! »
La jeune femme le foudroya du regard.
« Je ne suis pas gâteuse !
- Je n'ai jamais dit ça. »
Devant sa moue boudeuse, il lui adressa un sourire amusé et poussa le battant de la porte coupe feu. Il jeta un œil dans le couloir afin de vérifier que personne n'approchait.
« C'est bon, on peut y aller. »
Il quitta la cage d'escalier, suivi par la gothique.
« On devrait être dans sa chambre d'ici deux minutes, dit-il en avançant prudemment.
- S'il est bien à cet étage.
- Il y est ! Pourquoi veux-tu qu'il ait changé de place ?
- Parce qu'on ne sait pas ce qu'il s'est passé hier soir après son rendez-vous chez le psy.
- Je t'ai connu plus optimiste, Abs. »
Elle ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt. Elle ralentit le pas sans s'en rendre compte jusqu'à s'arrêter.
« Abs ? s'inquiéta Tony. Ça va ?
- Tu me trouves pessimiste ? » questionna-t-elle en retour.
L'agent soupira devant sa mine soucieuse.
« C'est pas le moment de parler de ça. »
Il attrapa son bras pour l'obliger à avancer. Elle se dégagea, l'obligeant à lui faire face.
« Tony ! reprocha-t-elle.
- Abby, tu es la personne la plus optimiste que je connaisse. Tu trouves toujours du positif même dans les pires situations.
- Mais pas aujourd'hui.
- Non ! Enfin si.
- Non ? Oui ?
- Disons que tu n'es pas au mieux de tes performances. »
Elle fronça les sourcils, les yeux rivés sur son visage, cherchant à lire en lui. Il retint un mouvement de recul, un peu effrayé par son attitude.
« Tu as raison, finit-elle par acquiescer. Je ne suis pas au top. Ça doit être à cause de l'heure. Je n'ai pas dormi ce qu'il aurait fallu. »
Elle reprit sa marche brutalement interrompue, poursuivant son monologue. Il lui emboita le pas.
« C'est pour ça que je mélange les étages, réfléchit-elle. Je ne suis pas au top. Il aurait fallu qu'on s'arrête prendre du CafPow en chemin. J'aurais été au maximum comme ça. Tu sais depuis quand je n'en ai pas bu ? Mardi ! Tu te rends compte ? Mais maintenant que tu n'es plus mort, je peux en reprendre. Sauf que j'ai oublié. C'est terrible d'avoir oublié une chose pareille, hein ? »
Tony s'abstint de tout commentaire. Lancée comme elle l'était, impossible de l'arrêter. Il dut pourtant s'y résoudre lorsqu'un bruit de pas résonna dans l'air.
Il plaqua la gothique contre lui et plaça sa main sur sa bouche en soufflant un « Chut ! » impétueux. Elle hocha la tête pour signifier qu'elle avait compris.
Il l'attira vers la porte la plus proche, priant pour qu'elle ne soit pas fermée, avant de la lâcher pour actionner la poignée. Il ne prit pas le temps de réfléchir et la propulsa dans la pièce dès qu'elle commença à s'ouvrir. Il referma ensuite rapidement la porte, guettant le moindre son en provenance du couloir.
Le bruit de pas qu'il avait entendu monta en puissance. Il le devina venir de la gauche. Il retint sa respiration lorsqu'ils passèrent devant lui. À son grand soulagement, ils ne s'arrêtèrent pas et commencèrent bientôt à faiblir, leur propriétaire disparaissant à l'angle du couloir.
« C'est bon, souffla-t-il à l'adresse d'Abby. Il est passé. On peut y aller. »
La jeune femme ne répondit pas. Inquiet, il se détourna.
« Ab... commença-t-il.
- Tony ? coupa une voix qu'il aurait reconnu entre mille. »
Il plissa les yeux, la cherchant dans l'obscurité.
« McGee ? »
La lumière d'une lampe de bureau illumina soudainement la pièce, lui faisant froncer les sourcils.
Il leur fallut un temps d'adaptation pour cesser de battre des paupières et pouvoir découvrir la pièce. Meublée sommairement, elle ne comportait qu'un bureau, trois chaises et deux grandes armoires pour ranger des dossiers. Deux natures mortes sur les murs lui donnaient un peu de vie sans parvenir toute fois à faire oublier l'ambiance pesante et solennelle qu'il y régnait.
« Tony ? répéta l'agent. C'est toi ?
- À ton avis, le Bleu ? répliqua-t-il en découvrant le visage ahuri de son ami près du bureau.
- Abby ? s'étonna-t-il encore en découvrant la laborantine aux côtés de l'Italien.
- Timmy ! » s'exclama-t-elle ravie.
Avant qu'elle ait pu faire un pas pour lui sauter dans les bras comme elle en avait l'intention, Tony étendit son bras pour la stopper.
« Plus tard les effusions, Abs. On a autre chose à faire et pas beaucoup de temps pour ça.
- Bien sûr que si puisqu'il est là !
- Abby...
- Dîtes, coupa McGee, qu'est-ce-que vous faîtes là ?
- Ça paraît évident, on vient t'aider ! répondit la gothique.
- Vous venez m'aider ?
- Ouais, McGuignol, on vient t'aider. Alors secoue-toi un peu qu'on coince rapidement nos coupables. Gibbs finira par savoir qu'on est plus à l'hosto et j'aimerais autant avoir quelqu'un à mettre en lui et nous quand il va débarquer ici en furie.
- Parce qu'il ne le sait pas ?
- Évidemment qu'il ne le sait pas ! Fais marcher ta cervelle, il m'aurait laissé venir accompagné d'Abby ?
- Non.
- Alors c'est réglé.
- C'est génial ! s'écria alors Abby.
- Génial ? répéta Tim sans comprendre.
- D'être là tous les trois, ensemble, pour arrêter des méchants !
- Qui vont rapidement nous trouver si on continue à parler comme ça.
- Oui, tu as raison, approuva-t-elle. On doit agir. McGee, tu as trouvé quelque chose ?
- Moi ?
- Oui, toi ! Tu ne faisais pas du tourisme qu'on sache ! railla Tony.
- Alors ? questionna Abby. Qu'est-ce-que tu as trouvé ?
- Et qu'est-ce-que tu fais là ?
- On est dans le bureau du directeur de l'hôpital. Je cherchais des preuves pour l'arrêter.
- On se la joue cavalier seul, McJustice ?
- Vous êtes là sans l'autorisation de Gibbs je te rappelle !
- C'est vrai. Et donc, tu as trouvé quoi ?
- Pas grand chose, soupira l'agent en montrant les feuilles sur le bureau près de lui. Rien en fait. »
Il indiqua un des cadres au mur.
« Je suppose qu'on trouverait mieux dans le coffre-fort, mais je n'ai rien pour l'ouvrir.
- Parce que tu saurais comment faire ?
- Tout est électronique, Tony.
- Autant pour moi, McGeek. J'oubliais tes multiples talents.
- Alors on fait quoi ? s'enquit Abby.
- On trouve Dray Stern et on le fait avouer.
- C'est ça ton plan ?
- Il ne te plaît pas, le Bleu ?
- Comment veux-tu faire ?
- D'abord, on trouve Cole Burton, l'infirmier.
- Et ensuite ?
- On se sert de lui pour obtenir des aveux.
- Tu penses vraiment réussir ?
- Pourquoi on n'y arriverait pas ?
- Peut-être parce qu'il a tout entendu. » répondit la voix de l'infirmier.
Surpris, Tony fit volte-face. Cole Burton se trouvait sur le seuil, une arme à la main, à moins de deux mètres de lui.
Trop absorbés par leur conversation, aucun d'eux ne l'avait entendu arriver. Il avait, quant à lui, entendu suffisamment de choses pour savoir qui se trouvait en face de lui.
« Vous comptez faire quoi avec ça ? interrogea Tony sans frémir en parlant du Glock dans sa main. Nous tuer ?
- Ça me paraît une bonne idée.
- On est trois. Vous êtes seul. Vous ne nous tuerez pas tous.
- Un seul suffira. Une seule en l'occurrence, s'amusa l'infirmier en pointant Abby un peu à l'écart. Après tout, l'agent McGee est ici pour des problèmes psychiatrique. Quant à vous... n'êtes-vous pas censé être mort, monsieur DiNozzo ?
- C'est agent DiNozzo.
- Eh bien, agent DiNozzo, revenir ici n'était pas votre meilleure idée.
- Tout le monde vous le dira, je n'ai jamais de bonnes idées.
- Alors ne bougez plus. Votre amie est très bien placée. Se mettre devant elle est inutile. »
Tony cessa sa progression vers la droite, réprimant son agacement. Il était encore trop loin d'Abby pour pouvoir la protéger de son corps, beaucoup trop loin.
« Commençons par le début, reprit Cole Burton. Agent McGee, écartez-vous d'eux. »
L'informaticien ne bougea pas.
« Écartez-vous ou elle est morte ! »
McGee croisa les bras sur sa poitrine, fermement décidé à ne pas bouger d'un millimètre.
« Vous aussi ! » tonna-t-il à l'adresse de Tony.
Le jeune homme eut un sourire carnassier.
« Mais avec plaisir ! »
Et, avant qu'il ait le temps de réagir, l'agent se jeta sur lui.
« Non ! » cria Timothy aussitôt.
Trop tard. Le coup de feu était déjà parti...
*part loin, trèèès loin des haches et autres armes coupantes des lecteurs*
