Disclaimers : Haikyuu! ne m'appartient pas.
Hellou voici la suite de L'étincelle des porte-bonheurs spéciale porte-poisses. Merci kama-chan59 pour tes reviews. Bonne lecture :)
Chapitre 35 : L'éclat des porte-poisses, part 5 : Kiyoomi Sakusa et Tsutomu Goshiki :
Wakatoshi trouvait Sakusa étrange depuis son moment de tristesse, le noiraud s'était confié vis à vis de ses parents et de ses obligations qu'il n'avait lieu d'être mais maintenant, il s'était renfermé comme une huitre comme pour étre seul face à ses pensées sombres.
Au fond, il se rendit compte que cet être étrange et lui avaient plus de choses en commun qu'il ne le pensait mais cela le préoccupait de le voir aussi malheureux au point qu'il ne put se concentrer correctement lorsque Tendou lui donnait les rapports des diffèrentes sections. D'ailleurs, Sakusa était parti voir sa famille, ce qui l'inquièta encore plus, "Un problème, Wakatoshi-kun?, s'enquit gentiment Satori en lui tendant un papier qu'il prit aussitôt.
- Rien, soupira Wakatoshi en jetant un coup d'oeil sur ce qui y était écrit, si ce n'est que quelqu'un que je connais est en train de souffrir et que je ne sais pas quoi faire pour lui remonter le moral.
- Tu peux réconforter cette personne, lui conseilla Satori, on a toujours besoin d'être soutenu quand on est au plus mal." Le porte-bonheur avait appris de la bouche de Kenjirou ce qui était arrivé à son père peu après que sa mère et lui était partis pour la Terre des étincelles. Il avait compris alors pourquoi ils n'avaient plus eu de nouvelles et l'annonce de sa mort l'avait beaucoup miné. Heureusement qu'Eita avait été là pour lui et tous deux avaient décidé d'aller à la Terre des étincelles en parler à sa mère.
De toute manière, d'après l'ancien porte-poisse, la Commission présente dans le secteur de la Terre des superstitions où ils avaient vécu avait décidé de sanctionner toute discrimination envers les porte-bonheurs présents là-bas de même que la vérité au sujet des éclats n'allait pas tarder à èclater aussi bien chez eux que chez les porte-bonheurs. Reon-kun veilla au grain à ce sujet.
Satori regarda un moment Wakatoshi qui fixait le rapport, l'autre main posé sur son menton d'un air pensif avant de sentir une influence négative approcher à grands pas. Il savait qu'il n'avait pas de se soucis à se faire là-dessus. "Je vais te laisser à ton rapport, fit-il, un petit sourire aux lèvres, appelle-moi si tu as besoin de renseignements supplémentaires."
Wakatoshi hocha distraitement la tête sans lever les yeux du rapport. Il ne remarqua pas non plus Tendou quitter la pièce, un petit sourire aux lèvres. Par contre, l'apparition de Sakusa assis sur son bureau sous ses yeux avait de quoi le tirer de sa lecture. Le brun savait qu'il y avait quelque chose de...Particulier chez Kiyoomi mais il ne se doutait pas que cela relevait du surnaturel.
Sakusa avait eu un moment d'hésitation avant de se téléporter ici. Il avait discuté avec son père au sujet de ce que lui avait dit Daishou et maintenant, il se sentait un peu confus quant à l'attitude à avoir. "Je décèle un éclat en toi, l'avait prèvenu son père, si jamais tu l'emets, ru ne pourras peut-être plus venir à la Terre des superstitions ou sinon, il faudra que tu demandes à un autre porte-poisse ou à un porte-bonheur de t'y amener. Au fond, c'est pour ça que les Instances des porte-bonheurs ont demandé à un de leurs coordinateurs d'établir un lieu susceptible de servir de portail sauf qu'ils lui ont aussi caché le véritable but de cette manoeuvre."
Autrement dit, le Lucky Charm.
Kiyoomi savait que tous les secteurs de la Terre des superstitions n'étaient pas aussi cléments que le leur, c'était aussi pour cette raison que tant de malheurs arrivaient chez les humains, beaucoup de porte-poisses se nourrissant de la négativité humaine d'une manière plus qu'abusive. En tous cas, le noiraud ne savait plus quoi faire si ce n'était se fier à la personne assise devant lui et faire éclore ce qui était maintenant en lui, cet éclat, quitte à faire la chose qu'il répugnait le plus.
Wakatoshi vit Sakusa retirer son masque à sa grande surprise avant de se lever pour se mettre sur ses genoux. Il contempla un moment les lèvres fines, toujours confus de cette situation hors du commun quand un doigt se posa doucement sur les lèvres. Le brun se noya alors dans les prunelles sombres qui le fixaient à la fois avec une détermination en contradiction avec sa timidité. Une demande bien incongrue de sa part sortit de ses lèvres si tentantes : "Touche-moi, Wakatoshi."
Ce dernier savait qu'il avait fait beaucoup d'efforts pour la formuler. Il savait que Sakusa avait peur d'attraper toutes sortes de maladies, qu'il n'enlevait son masque que pour manger et que les seules fois où ils étaient sortis dehors, il avait eu énormément de mal avec la foule environnante. Kiyoomi lui expliquerait certainement tout après mais là, maintenant, il décida d'accéder à sa requête, en plongeant sa main dans les boucles noires avant de descendre jusqu'à sa joue.
Les yeux de Sakusa lui avaient toujours semblé insondables et pourtant, là, il put y lire une émotion différente de la tristesse qu'il avait pu voir lorsque le noiraud s'était effondré dans ses bras. Kiyoomi eut peur en ressentant cette main chaude qui caressait doucement sa joue. C'était nouveau pour lui qui n'avait jamais autorisé le moindre contact depuis l'enfance où sa constitution avait été plus fragile. Il se souvint avoir jouer à cache-cache avec des amis mais il s'était planqué dans un des vieux manoirs désaffectés de la ville, empli de saletés et autres immondices.
Il en était tombé gravement malade et une fois qu'il avait été rétabli par une cure intensive d'énergie négative dans un autre serteur dont le contact glacé des mains du médecin sur son front l'avait davantage répugné, il s'était résolu à ne plus se laisser touché par qui que ce soit. Cependant, la main de Wakatoshi était si douce et si chaude. Il se sentait bien. "Encore."
Wakatoshi approcha alors son visage près du sien pour ensuite l'embrasser doucement, en y posant des petits baisers qui réchauffèrent petit à petit le noiraud si peu habitué à ses démonstrations affectueuses. Kiyoomi y répondit maladroitement puis avec plus de ferveur lorsque le brun le serra un peu plus contre lui en caressant en même temps son dos.
Kiyoomi sentit de nouveau cette lumière mais il décida de la laisser se déployer au fur et à mesure que les mains de Wakatoshi explorèrent son corps au travers de ses vêtements, c'était tellement apaisant, il ne voulait que cela ne cesse pas, surtout quand l'éclat fut enfin émis, s'échappant de la pièce sous le regard étonné de l'humain qui lui avait permis d'ouvrir ce qui, maintenant, était ce que les porte-bonheurs nommaient un coeur. Celui-ci avait d'ailleurs rompu le baiser.
Le noiraud lui adressa alors un sourire apaisé qui s'interrompit quand ils entendirent la porte du bureau claquer brutalement.
Goshiki les regardait, là, interdit, ne comprenant pas la situation.
Tout d'abord, Shirabu était devenu un être humain, Terushima lui avait annoncé qu'il partait pour la Terre des paillettes et maintenant..."Sakusa, essaya-t-il de se convaincre d'une voix tremblotante, tu es en train de corrompre ta cible, c'est ça?"
Kiyoomi ne put répondre que par un regard désolé. Il n'avait pas honte de sa nouvelle situation mais cela devait être dur pour un porte-poisse aussi dévoué que Goshiki. Même lui avait eu une motivation moindre par rapport à la sienne lorsqu'ils étaient venus chez les humains. "Je tiens à Wakatoshi, avait-il ensuite déclaré, au point que je ne suis plus un porte-poisse maintenant. De toute manière, la Commission nous a envoyé ici pour cette seule raison et non pour corrompre les humains."
Tsutomu trembla encore plus. Non, ce n'était pas possible. Sakusa était censé être le meilleur des leurs après Daishou et puis c'était quoi cette histoire avec la Commission? Pourquoi? Il recula face à l'incrédulité de la situation, en pensant que ce n'était qu'un cauchemar pour ensuite se retourner et courir dans le couloir afin de quitter l'immeuble.
Kiyoomi fut chagriné de voir son ancien collègue aussi désemparé mais il fallait qu'il l'apprenne tôt ou tard. Wakatoshi l'interrogea du regard, à la fois inquiet pour lui et déconcerté par l'échange qu'il venait de voir. Le noiraud le rassura en lui embrassant le front et lui raconter ensuite son histoire à lui ainsi que celle de ceux qui avaient été ses partenaires.
Tsutomu se sentait à la ramasse...Et perdu. Il ne savait plus quoi faire depuis que ce en quoi il croyait s'était brisé à cause de simples paroles. Le porte-poisse pouvait se dire que Sakusa mentait mais avec ce qu'il se passait pour eux en ce moment et la grande montée d'énergie positive dans l'air, il savait que c'était vrai.
Le noiraud se retrouva au parc où il avait rencontré Hayato la première fois. Lui aussi devait être au courant et c'était pour ça qu'il...Pourquoi ça fait si mal?, se lamenta-t-il en pensée tout en portant la main sur son torse.
Au fond, s'il s'était engagé auprès de la Commission, c'était pour ne pas faire comme ses parents qui avaient une fascination bizarre pour la Terre des paillettes. Beaucoup de personnes s'étaient moquées d'eux dans la Terre des superstitions mais ils n'en avaient jamais eu cure. Le pire fut qu'ils avaient même sympathisé avec la femme du tristement connu porte-poisse Tendou, une porte-bonheur qu'ils avaient trouvé très sympathique.
Tsutomu, qui n'était qu'un enfant à l'époque, n'était jamais venu les voir, préfèrant jouer seul dans sa chambre remplie de jouets cassés et de peluches éventrées. Il n'avait même pas voulu suivre Shirabu quand il avait voulu malmené leur fils Satori et quand le père de ce dernier avait été exécutè, Tsutomu s'était promis de devenir un porte-poisse exemplaire afin que ses parents ne souffrent pas de ce sort en se liant d'amitié avec d'autres porte-bonheurs qui ètaient censés venir sur leurs terres.
Mais maintenant, que vais-je faire?, pensa-t-il en se posant sur le banc. Il se remémora alors des moments passés avec Hayato, leurs petites discussions enjouées, le baiser qu'ils avaient partagé aussi et ensuite...A la base, il comptait le corrompre pour sa trahison mais maintenant...Deux jambes lui barraient la vue, puis ses yeux se lèvrent sur deux mains posées sur des hanches et enfin deux yeux noirs qui le couvaient avec tendresse. "Bonsoir, Tsutomu."
Le porte-poisse ressentit quelque chose se réchauffer en lui en voyant Hayato lui sourire et étrangement, il n'avait plus peur. Il sentit quelque chose couler de ses yeux à la place. "Tu es venu me tuer?, demanda-t-il avec un sourire désabusé, vas-y. De toute façon, j'ai échoué."
Hayato s'assit et prit le noiraud dans ses bras. "Je ne vais pas te tuer, Tsutomu, murmura-t-il en essuyant les larmes de ses doigts, je t'aime trop pour ça."
Le porte-bonheur était tombé sous le charme de ce porte-poisse lorsqu'il avait posé les yeux sur lui pour la première fois. Il avait été touché par sa candeur et sa témérité, et puis, de toute façon, même si sa mission était de veiller à ce que l'équilibre fut rétabli entre son secteur de la Terre des ètincelles et celui de la Terre des superstitions, cela ne l'aurait nullement gêné de se faire corrompre par lui.
Cela dit, en voyant l'éclat emettre du coeur de Tsutomu, ce fut le contraire qui se produisait. Il embrassa alors tendrement le noiraud qui se calma petit à petit. Il se sentit étrangement plus léger maintenant et si...Heureux. C'était déroutant et pourtant, cela ne le gêna pas de dire à Hayato ses sentiments : "Je ne sais pas ce qui m'est arrivé mais je t'aime aussi Hayato."
Le porte-bonheur continua alors de le caliner. Une nouvelle vie se présenterait à Tsutomu ainsi qu'aux autres porte-poisses qui avaient été choisis par leur commision.
Il n'en restait plus qu'un seul maintenant et il savait que Kozume s'occupait de lui donc il ne se souciait de rien.
Après tout, Kozume ètait celui qui avait eu le plus conscience du problème et ce avant même qu'il fut un traqueur.
Voili voilou pour ce chapitre. Le prochain sera centré BoKuro, AkaTsuki et DaishouKen et on se revoit pour la suite de Convoitise éphémère d'une perle bleue avec Kuroko et cie puis la requête UshiOi. A bientôt. :)
