Coucou!
Alors, comme ceux qui lisent Eaux troubles le savent (pub quasi-dissimulée), je pars en Espagne pour une semaine. Je vais faire des efforts pour poster un dernier chapitre de Lyra avant mon départ, mais après ça, la suite ira à dans deux semaines...
Alors je remercie tous ceux qui ont lu et reviewé, ça fait très plaisir! J'ai franchi le cap du 200, ouééé! Et je profite du fait que j'ai la parole pour dire n'importe quoi : (pub non dissimulée) Ceux qui aiment le couple James/Lily, qui aiment l'humour absurde, qui aiment les comédies musicales, l'argent et les supermarchés... mon nouveau one shot If I had a million dollars est pour vous! XD
Sur ce: bonne lecture !!!
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Chapitre 36 : Pendant ce temps, à Poudlard…
-Ce sont des insinuations extrêmement graves que vous avez publiées là, j'espère que vous vous en rendez compte! explosa le professeur McGonagall en jetant un exemplaire de Toute la vérité sur le bureau.
Mark Evans déglutit alors que Luna Lovegood se contenta de fixer calmement McGonagall de ses grands yeux globuleux.
-De tous les faits inusités et de toutes les histoires personnelles les plus sordides sur le compte de nos élèves qui ont paru dans ce magazine, jamais nous ne sommes intervenus! poursuivit McGonagall. Je connais vos aspirations miss Lovegood. Je sais que vous comptez devenir rédactrice en chef du Chicaneur pour succéder à votre père et rien n'est plus important pour mes collègues et moi que le succès de nos élèves dans la branche de leur choix. Nous vous avons laissée publier un quotidien sur les potins les plus ridicules qui soient, d'abord convaincus que tout cela n'était qu'un amas de plaisanteries et ensuite désarmés par la véracité de certains de vos propos. Je sais que votre père nous a rendu un grand service et que cela a contribué à notre indulgence envers votre jeu, dont les règles semblent être de pousser quotidiennement les limites. Or, vous et votre compagnon êtes allés trop loin aujourd'hui, miss Lovegood. Beaucoup trop loin, j'en ai peur.
-Mais…ce n'est que la vérité, risqua Mark d'une petite voix.
-Bien sûr que c'est la vérité, Evans! cria McGonagall (Mark se ratatina sur sa chaise.) Croyez-vous sincèrement que le professeur Dumbledore aurait engagé trois vampires par inadvertance? Croyez-vous aussi qu'il ne sait pas que Binns est un fantôme et Firenze un centaure? Par Merlin! Était-il vraiment nécessaire de publier un numéro complet sur « La vie cachée des professeurs Sinistra, Rogue et Snave »? demanda-t-elle en jetant un regard découragé sur le magazine du jour.
-On pensait que les élèves avaient le droit de savoir à qui ils avaient affaire, dit maladroitement Mark.
-Vous pensiez mal, répondit McGonagall d'un ton dur. Pourquoi pensez-vous que Dorade, Severus et Marius gardent secrète leur véritable nature? Répondez simplement à cette question : seriez-vous venus à Poudlard si vous aviez su qu'il y avait des vampires au château?
Mark et Luna gardèrent le silence.
-C'est bien ce que je pensais, dit McGonagall. Et je doute fort que vos parents apprécieraient. Nous sommes déjà dans l'eau chaude par-dessus la tête avec la disparition d'Harry Potter et de Lyra Fox, alors votre magazine et son contenu étaient un scandale dont nous n'avions pas besoin. Par chance, je suis tombée sur le grand titre du magazine avant que toute l'école ne s'en procure un ce matin. Les quelques élèves qui ont eu le temps d'en faire l'acquisition sont actuellement à l'infirmerie avec des Oubliators. C'est très grave! Ne pensez-vous donc jamais aux conséquences avant de poser de tels actes?
Mark et Luna firent un signe de dénégation.
-Eh bien! soyez assurés que cet acte-là ne sera pas sans conséquence! Je vous retire le droit de publier votre magazine, ni plus ni moins! Evans vous serez en retenue avec moi tous les week-end pendant un mois, quant à vous Lovegood, vous vous en remettrez à votre directrice de maison.
-Ah non! protesta Luna, qui n'avait pas ouvert la bouche depuis le début de l'entretien. Je ne peux pas arrêter le magazine. J'ai conclu un marché avec Drago Malefoy, il faut que je publie un secret sur lui.
-Oh vraiment, fit McGonagall d'un air ennuyé. Quel est donc ce secret?
-Il est très malade, annonça Luna. Et très dangereux. Son père lui fait boire un truc tous les quatre mois… Mais je dois peaufiner mes recherches sur le sujet!
-Et quoi encore! soupira McGonagall.
-C'est vrai! assura Mark.
-Dans ce cas dites-moi, tous les deux…comment faites-vous pour savoir tout ça? demanda McGonagall en croisant les bras.
-Secret, répondit Luna fidèle à son habitude.
-Miss Lovegood votre insolence vous coûtera cher!
-J'ai simplement répondu à votre question professeur.
-Et vous osez répliquer! Sachez que quand le professeur Dumbledore n'est pas à Poudlard c'est moi qui suis à la direction! Et sachez également que je suis beaucoup moins indulgente que lui. Aujourd'hui seulement vous avez porté atteinte à la réputation de trois professeurs, n'est-ce pas encore assez pour vous?
-Le collier, murmura Mark.
-Vous dites, Evans?
-Quand Luna répond « secret » elle parle de son collier. C'est avec cet objet qu'on sait tout sur tout le monde.
Luna lui jeta un regard horrifié. Mark plaqua aussitôt ses mains sur sa bouche.
-Oh! désolé Luna! s'excusa-t-il. Je ne savais pas que c'était un secret.
Cette fois, elle le fusilla du regard.
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-Qu'est-ce que t'as fait, minable! cria Hermione en traversant le parc à grandes enjambées.
Ron courait derrière elle. Des élèves étendus dans l'herbe se redressèrent pour observer la scène.
-Tu es l'être le plus ignoble que j'aie jamais rencontré! continua Hermione d'un ton furieux. Et crois-moi, j'en ai rencontrés!
Lorsque, la veille, Ron et Hermione avaient voulu prévenir Dumbledore de leur découverte, ils s'étaient butés à une porte close. Le directeur avait quitté pour une durée indéterminée. Et, puisque le professeur McGonagall tenait désespérément à ce qu'il soit là pour régler le cas des vrais coupables, Hermione avait décidé de s'en occuper elle-même. À sa façon…
-Qu'est-ce que tu racontes, Granger? grogna Drago, adossé contre un arbre en compagnie de Crabbe et de Goyle.
Hermione arriva enfin à sa hauteur et le gifla de toutes ses forces, pour la deuxième fois de sa vie. Crabbe et Goyle brandirent aussitôt leur baguette.
-Refais ça encore une fois, dit lentement Drago, et je…
Hermione le gifla une seconde fois en continuant à hurler.
-Comment as-tu osé, espèce de sale petit morveux? Droguer Harry pour le faire renvoyer de l'école! Tu es complètement cinglé! Il aurait pu en mourir! Je te jure que ça ne restera pas impuni! C'est toi qui seras renvoyé, sois-en sûr! Dès que Dumbledore reviendra, je ne me gênerai pas pour te dénoncer, imbécile! J'attends avec impatience son retour et quand ce sera fait, ça va être ta fête, espèce de AAAARRRRRRGGGGG!!!
Hermione se tortillait maintenant de douleur aux pieds de Drago, qui affichait un air indifférent.
-Hermione! hurla Ron.
Cela ne dura que quelques secondes. Le corps agité de spasmes d'Hermione devint immobile et elle ne réagit pas aux appels de Ron. Puis, sans crier gare, Drago tourna de l'œil et s'affala près d'elle. Ron se jeta aussitôt sur Crabbe et Goyle, qui, à deux, faisaient pourtant cinq fois sa taille et son poids.
-QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FAIT! hurla Ron en rouant les deux gorilles de coups de poing. Vous avez lancé un sortilège Impardonnable!
-C'est pas moi! se défendit Goyle en tentant de se dégager (Sous l'effet de la colère, Ron était un adversaire particulièrement tenace).
-C'est pas moi non plus! affirma Crabbe. D'ailleurs je sais même pas ce que c'est, un sortilège Impardonnable…
-N'essayez pas de m'amadouer! Vous êtes les seuls à avoir une baguette en main! dit Ron en continuant de frapper ses ennemis.
-Il commence à m'énerver, dit Crabbe après avoir reçu un poing à l'épaule.
-Moi aussi, dit Goyle.
Puis, d'un rapide coup à la tête, ils assommèrent Ron, qui rejoignit les deux autres corps inertes. Crabbe et Goyle se regardèrent et eurent quelques rires gras, jusqu'à ce qu'ils aperçoivent le professeur McGonagall qui se dirigeait furieusement vers eux.
-Oh-oh, firent-ils en chœur.
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-Je vais devenir folle, ça ne fait aucun doute! grommela McGonagall après avoir conduit Hermione, Drago et Ron à l'infirmerie, et engueulé copieusement Crabbe et Goyle. Je ne sais pas comment lui fait pour tenir toute l'année mais moi, j'en peux plus! Et où il est parti encore, j'en ai aucune idée!
Tout en pestant contre son bien-aimé supérieur, la directrice-adjointe poussa la porte de son bureau (par intérim), où l'attendaient sagement Luna Lovegood et Mark Evans. Bon! Il fallait régler cette histoire une bonne fois pour toutes! D'abord, il fallait qu'elle sache comment ces deux apprentis journalistes procédaient…
-C'est tout à fait immoral! s'exclama-t-elle quelques minutes plus tard. Vous avez le pouvoir d'«observer» les pensées intimes des gens de Poudlard et vous en faites des photos et des potins?
-Eh bien en fait…si, répondit Mark.
-Et ça vous semble normal et légal? N'avez vous pas honte?
-Euh…, fit Mark.
-Non, répondit Luna.
-A quelle question répondez-vous, miss Lovegood? dit sèchement McGonagall.
-Aux deux, professeur, dit calmement Luna. Ce n'est sûrement pas normal, ni légal, ni même moral, mais je n'en ai pas honte. Ce sont ceux qui paraissent dans notre magazine qui devraient avoir honte, car ils n'assument pas leurs pensées.
-J'avoue avoir du mal à vous saisir, miss Lovegood.
-En fait, ce qu'elle veut dire, c'est que nous publions seulement les pensées non assumées des gens, expliqua nerveusement Mark. C'est important d'être intègre, dans la vie, vous savez… et quand on déniche des personnes qui cachent des choses dont ils ne devraient pourtant pas rougir, on les publie pour leur donner une leçon…
-ABSURDE! l'interrompit McGonagall, sidérée. Ce n'est pas du tout une raison valable pour humilier ou attrister gratuitement des personnes qui ne le méritent pas! Vous pouvez être certains que votre directeur sera prévenu et, non seulement je vous interdis de poursuivre vos publications, mais j'exige que cette machine diabolique soit détruite devant mes yeux! Est-ce clair?
-Oui professeur, répondit docilement Mark Evans.
-Miss Lovegood?
Luna fut incapable de répondre, ce qui décupla l'agacement de la directrice.
-Conduisez-moi sur les lieux de vos méfaits! dit-elle d'un ton impatient, avant de se lever.
-Quoi? dit faiblement Luna en levant les yeux sur elle.
-Maintenant! ordonna McGonagall.
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-Je ne sais pas ce qui m'arrive. Je ne me reconnais plus. Même que… je m'effraie, parfois.
Un long silence suivit cette déclaration. Les propos de Drago ne s'adressaient à personne en particulier, mais Hermione l'écoutait d'une oreille attentive, sans mot dire. On était au beau milieu de l'après-midi, mais l'infirmerie était pratiquement vide. Le calme qui régnait dans la pièce était entrecoupé parfois des ronflements de Ron et du timbre laconique de la voix de Drago.
-Quelques fois je me sens tellement… tellement enragé, tellement furieux, poursuivit Drago. Et le pire, c'est que je ne sais même pas pourquoi. Et puis, je fais des trucs dingues, je veux dire, des trucs que je n'aurais jamais fait avant. Je sais que je ne suis pas un ange, mais je n'aurais jamais songé à lancer un Doloris… surtout pas sans baguette…
-Et la poudre d'Halluzini dans le dessert de Harry? demanda Hermione.
Drago se tourna vers elle, comme s'il venait seulement de remarquer sa présence. Il resta silencieux un si long moment qu'Hermione craignit qu'il ne réponde pas, mais il poursuivit pourtant.
-Potter prenait trop de place à mon goût, dit Drago sans changer de ton. Je ne pouvais pas faire un pas sans qu'il soit là, à se mêler de mes affaires. Et quand par bonheur il n'était pas dans mes plates-bandes, on me parlait de lui à tout coup.
-Ce n'était pas une raison pour mettre sa vie en danger, dit durement Hermione.
-Je n'ai pas de leçon à recevoir de toi, Granger. Tu ne sais pas ce que c'est que de se faire traiter en inférieur, à toujours se faire comparer à un pauvre petit héros pathétique! Je ne regrette pas de m'être débarrassé de lui.
-Et Lyra?
-Quoi, Lyra? Je n'ai rien fait contre elle. Ce n'était pas moi!
-Je le sais. C'était Pansy Parkinson.
-Quoi? La sale petite…
-Pourquoi n'as-tu toujours rien fait contre Lyra? l'interrompit Hermione.
-Eh bien, parce que c'est une Serpentard! Quelle question stupide!
-Et pourquoi Pansy aurait-elle commis un tel acte envers Lyra?
-J'en sais rien, moi! Elle était sûrement jalouse, cette harpie!
-Jalouse de quoi? De l'intérêt que tu portais à Lyra?
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Tu es amoureux d'elle.
-Tu dérailles, Granger. L'amour, c'est une histoire de sang-de-bourbes.
-Et tu t'es vengé de Harry parce que c'est lui que Lyra a choisi, pas vrai?
-Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, Granger, tais-toi.
-Tu te rebiffes parce que j'ai raison.
-Ça m'apprendra à me confier à une Moldue. Ne dis à personne que j'ai fait ça, je te prie.
-Je ne suis pas une Moldue! Tu veux une preuve?
Hermione saisit sa baguette, qui était posée sur sa table de chevet.
-Ne joue pas avec mes nerfs, dit Drago. Tu sais ce dont je suis capable.
-Serait-ce un défi? dit Hermione.
Drago sortit lui aussi sa baguette, pour prouver qu'il pouvait être fair-play.
-C'EST BIENTÔT FINI, OUI? hurla alors madame Pomfresh en faisant irruption dans la pièce.
Penauds, les deux adolescents rangèrent leurs baguettes et firent semblant de dormir.
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-C'est…incroyable!
Dans la pièce de rédaction de Toute la vérité, le quotidien de Luna Lovegood et Mark Evans, le professeur McGonagall restait bouche bée devant la révolutionnaire Machine à Pensées.
-C'est avec ça que vous recueillez les pensées les plus secrètes des gens?
-Ouais, ronchonna Luna.
La jeune sorcière prenait très mal le fait de devoir révéler l'existence de sa machine à un professeur. Surtout que McGonagall avait exigé que cette invention soit détruite et qu'elle était justement venue pour s'assurer que ses ordres seraient bien exécutés!
Et maintenant, la voilà qui s'extasiait devant l'ingéniosité de la «machine diabolique » !
-Ingénieux, confirma-t-elle en regardant Mark faire quelques manipulations à l'aide du collier de terces de Luna.
Cette dernière restait en retrait, l'air bougon.
-Oh! Le chenapan! s'exclama le professeur en voyant sur l'écran un élève de sixième année copier sur un autre durant un contrôle. Vous pouvez être sûrs qu'il sera recalé, ce petit tricheur!
-Ce qui serait tout à fait injuste, puisque sans l'existence de cette machine, qui va justement être détruite selon vos exigences, vous n'auriez jamais su que cet élève avait triché! fit judicieusement remarquer Luna.
-Oui…, euh…, c'est moi ici qui prends les décisions, miss Lovegood! balbutia McGonagall.
-Bien sûr.
Mark éteignit la machine et attendit. Il se sentait infiniment mal pour son amie et compatissait, mais il n'avait pas le choix…
-Merci, Mr Evans, dit McGonagall. Vous êtes libre de disposer.
Le jeune garçon ouvrit de grands yeux surpris. Elle n'allait tout de même pas faire détruire la Machine à Pensées par sa propriétaire?
-Le mot «disposer» est donc incapable de se frayer un chemin jusqu'à votre esprit, Mr Evans? Je vous assure que miss Lovegood se débrouillera très bien sans vous.
Mark dut obtempérer devant l'âpreté de la directrice adjointe, mais avant de partir, il jeta un regard empreint de sympathie pour Luna, qui détourna les yeux.
-A présent, miss Lovegood, je suppose que vous savez ce que j'attends de vous, dit McGonagall lorsqu'elles furent seules.
-Oui, madame.
C'est ainsi que, le regard vide, Luna démolit la dernière invention que sa mère avait laissée avant de mourir…
Ce qu'il advient d'Harry et de Lyra? On le saura au prochain chapitre!
