NDA:
Cette fiction a été écrite dans sa totalité par trois auteures différentes :
POV Alyssa - Charliflex
POV Louna - DoraFlickFlack
POV Léna - Tanounette
Elle se situe à la fin de la saison 6 et c'est donc la SUITE DE LA SÉRIE, attention aux possibles spoilers.
Elle respecte entièrement le script et le canon de la série, les personnages morts resteront donc morts (désolées).
Disclaimer : Teen Wolf ne nous appartient (malheureusement) pas.
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Holà la population !
On revient aujourd'hui avec ce nouveau chapitre, quoi nous sommes en retard ? Est-ce étonnant ? Je ne crois pas ! hahaha !
Au programme : une prise de décision importante.
Bonne lecture
PS : n'oubliez pas que les reviews réchauffent notre cœur, bisou !
oOo
Chapitre 37
« Bonne ou mauvaise décision ? »
~POV Louna~
- Restez calmes, nom d'un chien, s'exclame le coach en s'agitant nerveusement sur ses pieds.
Il nous a tous confinés dans une salle de classe désaffectée, la plus proche du gymnase, après que le shérif et l'adjoint soient arrivés. Après avoir prévenu le proviseur, il a été décidé que nous ne devions pas voir le corps plus que nécessaire, que nous devions être épargnés de cette horreur. Si seulement ils savaient tout ce qu'on a déjà vu et qu'on n'aurait jamais dû voir...
Heureusement que le shérif n'a pas trop tardé, sinon je crois que le coach en aurait fait une crise de nerfs. Il est immédiatement parti inspecter la scène du crime, si toutefois le crime a été commis ici. Ce n'est que quinze minutes plus tard que les forces de l'ordre entrent enfin dans la pièce où nous étions « détenus ». Le shérif, plus pâle qu'à l'accoutumée, s'installe derrière le bureau délabré tandis que l'adjoint Parrish prend place dans le fond, nous englobant tous de son regard professionnel en toute situation.
- On n'a rien vu, affirme Aly d'une voix neutre, sans même qu'on ne lui pose de question.
- Qu'est-ce qu'on aurait pu voir, de toute manière ? j'ajoute froidement. Personne ne voit jamais rien dans ce lycée. Du moins, rien de ce qui devrait être vu.
- Il y a eu un meurtre, claque l'adjoint Parrish. Un meurtre, ce n'est jamais anodin.
- Evidemment que ce n'était pas anodin. C'était l'un des nôtres. Il faisait partie de notre équipe. J'aurais dû faire plus attention à lui, se lamente Liam, les yeux brillants d'une colère sourde.
- Je ne crois pas que ce soit de ta faute, Liam, reprend Aly. Ce n'est pas censé être notre rôle de protéger les autres de la folie humaine. Ce n'est pas de notre faute.
- Je n'ai jamais insinué le contraire, clame le shérif d'une voix désespérée. La situation nous échappe, et le seul moyen pour que les coupables paient, c'est d'unir nos forces.
- On ne peut rien pour vous. Pas sur ce coup-là. En dehors de l'odeur nauséabonde du joueur, il n'y avait rien. Parce qu'il n'a pas été tué ici. Pas au lycée. Ils ne sont pas bargeots à ce point.
- Mais ils voulaient qu'on le trouve, continue l'adjoint Parrish à ma place.
Nolan qui jusque-là avait été silencieux, prend la parole, d'une voix aussi insondable que son expression, malgré la gravité et la profondeur de ses propos :
- Il faut que ça s'arrête.
J'intercepte le hochement de tête défaitiste de l'adjoint puis, alors que je dirigeais mon regard vers mon coéquipier, je le vois détourner les yeux vers Aly, la couvrant inconsciemment du regard.
- Il y en a marre, acquiesce celle-ci.
- J'aurais besoin de savoir comment vous en êtes arrivé à découvrir ce cadavre, demande tout de même le shérif.
Tous les regards convergent vers Léna, y compris celui de Parrish.
- Oh, j'ai compris, soupire le shérif. Tu es du même genre que Lydia, je suppose.
Ma meilleure amie ne fait que secouer faiblement la tête, encore bouleversée par la scène qui s'est jouée sous ses yeux ou dans sa tête, un peu plus tôt.
- J'aurais besoin d'une déposition de chacun des témoins, continue-t-il en extirpant lesdits documents d'une sacoche en cuir. N'omettez pas de détails, importants ou non, et veillez à préciser le nom de tous les joueurs qui manquaient à l'appel. On va commencer par là.
Nous acquiesçons d'un même mouvement, en nous plongeant dans les papiers, chacun cherchant à effacer cette scène flippante de sa mémoire. Mais comme toutes les fois précédentes, c'est peine perdue.
~POV Alyssa~
Après que le shérif Stilinski et l'adjoint Parrish nous aient interrogés sur ce qui s'est passé, et sur comment nous avons trouvé le corps, nous nous sommes demandé ce qu'il allait écrire dans son rapport. Il ne peut décemment pas écrire que Léna est une Banshee et qu'elle a été attirée vers le cadavre de ce garçon de l'équipe. On lui a dit toute la vérité, bien sûr, car on sait qu'on peut lui faire confiance, et qu'il ne révèlera pas notre secret, puisqu'il s'agit de celui des meilleurs amis de son fils également.
Nous nous dirigeons tous vers le parking du lycée, encore un peu secoués par ce que l'on vient de voir. Lou tient Léna par les épaules, cette dernière étant sous le choc. Je la comprends, car voir sa mère presque morte a dû être vraiment difficile. Moi aussi, quand j'ai vu m'a mère, mon père et mon frère s'écrouler, j'ai cru que ma vie était terminée. J'ai bien vite dû me reprendre, bien sûr, car la priorité était maintenant de protéger mes deux meilleures amies, mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est injuste. Pourquoi eux ? Pourquoi les personnes auxquelles je tiens le plus ?
Je lève la tête vers Nolan, qui me tient par les épaules. Que ferais-je sans lui ? Je lui souris et il m'embrasse le front. Il sait ce à quoi je suis en train de penser, et il sait exactement ce qu'il me faut pour que j'aille mieux, je n'ai pas besoin de le lui dire. Il est une des meilleures choses qui me soient arrivées dans ma vie, et même si c'est la mort de la meute qui a en quelque sorte provoqué notre rencontre, je ne peux m'empêcher de penser que nous avons été liés par le destin.
- Il faut qu'on aille voir ma mère, déclare Léna. Elle m'appelait, elle a besoin de moi.
Je me tourne vers mon amie. Oui, elle a raison, nous devons y aller. Si la mère de Léna lui a demandé de venir, elle avait forcément une bonne raison.
- Allons voir Scott pour lui dire ce qui s'est passé aujourd'hui, je dis.
- Quoi ? Pourquoi ? demande Lou. On n'a pas besoin de lui.
J'échange un regard avec Léna. Bon, Lou la pessimiste va encore frapper. On ferait mieux de faire comme si on ne l'avait pas entendue, ou on n'en a pas fini. La mère de Léna se trouve dans un hôpital psychiatrique à environ une heure de route d'Eureka -où nous n'avons absolument pas l'intention de retourner pour l'instant, d'ailleurs-.
J'embrasse une dernière fois mon petit-ami, avant de monter au volant de ma voiture. Léna s'installe à la place passager, et nous fixons toutes les deux Lou, qui est toujours plantée à côté de la voiture. Elle reste immobile quelques instants, avant de soupirer et de monter à l'arrière. Nous faisons un signe de la main à Nolan, Liam, Mason et Corey, puis je démarre et vais sur la route.
Bon, on va encore débarquer chez Scott. Complètement à l'improviste, comme d'habitude. On est les reines de la dernière minute. Nos vacances d'été, par exemple, sont toujours organisées à la dernière seconde. On n'a même pas encore la moindre idée pour celles de cette année. J'espère qu'on fera quelque chose avec les garçons, ça serait vraiment génial. La fin du lycée, ça se fête. Bref, donc il est 17h22 d'après l'heure qu'affiche ma montre en or -offerte par Papa pour mes dix-sept ans-, et je me gare au bord de la route, devant la maison de notre Alpha.
Lui parler est devenu une sacrée urgence, je dois dire. C'était vraiment terrifiant de voir Léna avancer ainsi sur le terrain de Lacrosse, comme si elle avait été possédée. On a parfois l'impression que les pouvoirs de Banshee sont moins contraignants que des griffes ou des crocs, mais en réalité c'est bien pire. Elle ne sait jamais quand ils vont se déclencher, et il faut avouer que voir les morts, ce n'est pas une expérience plaisante. Voir mourir ceux que j'aime a été assez difficile, je ne crois pas que je pourrais supporter voir la mort plus que de raison. Léna est vraiment courageuse.
- Pourquoi est-ce qu'on devrait demander l'autorisation de Scott ? demande Lou pour la millième fois depuis qu'on a quitté le lycée.
- Parce qu'il est notre Alpha, je réponds avec lassitude.
- Depuis quand est-ce que tu admets que quelqu'un est supérieur à toi ?
- Est-ce que la réponse « il est notre ami » te convient mieux ? soupire Léna.
- Scott n'est pas mon ami.
- Bordel, Lou, on s'est mises d'accord ! je m'exclame. Alors prépare-toi à avoir une conversation civilisée avec Scott, si possible sans sarcasme, ni regards meurtriers.
- Je ne comprends toujours pas pourquoi on devrait lui demander l'autorisation d'y aller.
- On ne va pas lui demander son approbation, Léna nuance. On va juste lui parler de ce qui s'est passé et le prévenir de notre départ.
- Ça m'a tout de même l'air d'une demande d'autorisation.
Je sors de la voiture et claque violemment la portière. Ce qu'elle peut être bornée. Mes deux amies sortent également de la voiture, et nous montons les marches qui mènent au perron des McCall. Je sonne à la porte, et, quelques secondes plus tard, Mélissa nous ouvre.
- Bonjour Mélissa, je dis en souriant chaleureusement.
- Bonjour les filles, comment allez-vous ?
- Plutôt bien, disons que ça dépend, dit Léna. Et vous ?
- Je suis assez fatiguée, ces derniers temps. Mes journées sont longues.
- Vous devriez prendre des vacances.
- Je ne peux pas me le permettre, je...
- Vous devriez prendre quelques jours de congés, et vous reposer, je dis alors que la femme nous fait entrer.
- Ça fait bien longtemps que je n'ai pas fait ça, me reposer. Il faut dire qu'avec un fils loup-garou qui attire les problèmes comme un aimant, ce n'est pas facile.
A ce moment-là, ledit fils descend les escaliers, suivi de sa petite amie. Il nous salue en souriant, comme à son habitude, et nous invite à nous asseoir sur le canapé. Mélissa nous laisse, et nous prenons tous place dans le salon.
- Isaac n'est pas là ? demande soudainement Lou.
- Isaac ? je demande. Pourquoi il devrait être ici ?
- Il habite ici, explique Malia. Et non, il n'est pas là, il travaille.
- Il hab... attends, tu ne comptais pas nous en parler ? demande Léna à Lou.
- J'ai oublié, elle dit en haussant les épaules.
- Tu as oub...
- C'est bon, on n'est pas là pour ça, je la coupe.
- Oui, c'est vrai, pourquoi vous êtes là ? demande Scott. Je suppose que ce n'est pas une visite de courtoisie.
- Bien deviné, le génie, raille Lou.
- Alors c'est pour quoi ? Vous avez besoin de conseils ?
- Conseils ? Bien sûr que non, on n'a pas besoin de conseils.
- Pourtant, tu...
- La ferme, le coupe Lou.
Je les regarde tour à tour, Scott fixant Lou sévèrement, et mon amie le fusillant du regard. Bizarre.
- En fait, on est venue pour te parler d'un truc qui est arrivé aujourd'hui, à l'entraînement de Lacrosse, je dis pour couper court à ce duel de regards inutile.
- J'ai eu une vision, explique Léna en se triturant les doigts.
- Une vision de quoi ?
- J'ai vu ma mère. Elle m'appelait. Elle n'était pas morte, pas encore. Elle me demandait de l'aider. Et ça m'a aussi menée à un garçon de l'équipe, un coyote-garou, qui lui est mort.
Scott parait un instant pensif, et Malia, elle, fixe Léna avec une légère inquiétude. Elle a une meilleure amie Banshee, elle aussi, et elle sait que c'est un pouvoir difficile à contrôler et parfois contraignant. Mais surtout, elle sait à quel point voir la mort peut être difficile à supporter.
- Du coup, on a décidé d'aller la voir. La mère de Léna a besoin de nous, je déclare. On est également venues pour t'en informer.
L'Alpha acquiesce et nous sourit.
- C'est la bonne chose à faire. Il ne faut jamais prendre à la légère les pouvoirs d'une Banshee. Vous pensez que vous tiendrez le coup ?
- On ne retourne pas à Eureka, on n'est pas prêtes pour ça. L'hôpital se trouve environ une heure avant Eureka en partant d'ici, on ne passera pas par là-bas.
- Eh bien, je vous souhaite bonne chance, et le seul conseil que je puisse vous donner est d'emmener les garçons avec vous.
- Hein ? On ne va pas emmener toute la clique, quand même ? s'énerve Lou.
- Non, juste Isaac, Nolan et Théo. Vous aurez besoin de soutien émotionnel, je pense.
J'échange un regard avec mes amies. C'est presque certain qu'ils accepteront. Mais est-ce que c'est une bonne idée de les embarquer dans cette histoire ? On ne sait pas vraiment ce qui nous attend là-bas. Est-ce que je serais prête à mettre Nolan en danger ? Non. Je vois que mes amies ont les mêmes doutes que moi. Et si des chasseurs nous attendaient là-bas ? Et s'ils surveillaient le moindre de nos mouvements ?
- Je sais à quoi vous pensez, dit Malia. Vous avez peur de les mettre en danger. Mais bon, les filles, il serait temps que vous leur fassiez confiance et que vous les laissiez s'occuper d'eux même comme des grands.
- Et si des chasseurs nous surveillent et attendent qu'on soit à l'écart pour frapper plus fort ? demande Léna.
- Raison de plus pour que les garçons viennent avec vous. Vous serez plus nombreux, et vous aurez plus de chances de survivre, sourit Scott.
- Ça me tue de dire ça, mais il a raison, le véritable Alpha, dit Lou. Même si de devoir partager la voiture avec le psychopathe pendant des heures ne m'enchante pas.
Léna et moi nous tournons toutes les deux vers notre amie. Si Lou vient d'admettre que Scott a raison, c'est que la situation est assez grave. Je sens tout de même Léna se tendre à l'insulte à l'adresse de Théo.
- Vous savez que c'est quand même douloureux, quand vous vous acharnez sur lui comme ça...
- Désolée, Léna, c'est juste que...
- Je sais que je ne peux pas vous obliger à l'apprécier, mais j'aimerais que vous compreniez que je l'aime et que je me sens bien avec lui.
- On comprend, Léna..., je tente. Moi aussi, je sais que vous n'approuvez pas totalement Nolan...
- Nolan, en plus d'avoir été l'allié de celle qui a tué la meute, a une tendance à essayer de me taquiner qui m'agace vraiment. Des fois, il se fout tellement de ma gueule que j'ai l'impression que tu déteins énormément sur lui.
Je pouffe, et Léna esquisse un sourire moqueur. Au début, Nolan n'était pas plus à l'aise avec nous qu'avec les garçons ou avec les aînés, et puis j'ai su briser ses barrières, ayant vu le jeune homme courageux et sensible derrière l'image de garçon bizarre qu'il donnait. Enfin, soyons honnêtes, j'ai carrément cassé les barrières à grands coups de poings et de pieds. Lui et moi, on s'est tout de suite bien entendus, ça a été un coup de foudre -pas dans le sens romantique, mais plutôt psychologique, on a découvert nos sentiments respectifs un peu plus tard-. Nos deux personnalités se complètent.
- Et en plus d'être d'excellents soutiens émotionnels, les garçons sont vos binômes, donc...
- Ouais, enfin il faut quand même qu'on te le dise, tes histoires de binômes, ça ne sert strictement à rien, lança Lou.
- C'est pour votre sécur...
- Si on se fait attaquer par des chasseurs, qu'on soit à deux ou seuls, il y a de grandes chances pour qu'ils soient quand même plus nombreux que nous.
- Bon, on va y aller avant que cette conversation ne dégénère, dit Léna en se levant du canapé. Merci Scott de nous avoir écoutées, on se voit bientôt.
- S'il y a un problème, on t'envoie un message, j'ajoute.
Nous sortons de la maison après avoir salué Mélissa, et voyant que Lou s'apprête à relancer le débat à propos des binômes, je la tire dans le Van. Je démarre sans plus attendre, et nous quittons la rue où vivent les McCall.
- Bon, ben c'est parti, dit Léna en regardant par la fenêtre, songeuse.
