Chapitre 37
Ianto leva les yeux et croisa son regard malicieux. Il soupira doucement et finit son café sans rien dire. Owen demanda aux autres de les laisser quelques minutes et tous trois sortirent de la pièce. Le médecin s'approcha et prit un siège.
– J'ai terminé la pilule pour Jack, fit-il en montrant son fauteuil du menton.
– Crois-tu qu'il en aura besoin ?
– Évidemment ? Quand les enfants seront là, il ne faudrait pas qu'il retombe enceint tout de suite. D'après ce que j'ai pu comprendre tes petits bonhommes seraient particulièrement actifs !
Ianto rougit, n'osant pas le regarder et le médecin posa sa main sur son bras.
– Il va avoir besoin de toi quand il sera revenu, mais il faudra te montrer patient. Tosh a pu craquer certains fichiers concernant les examens qu'ils lui ont faits et ce n'est pas joli joli, fit-il doucement. Je ne sais pas comment ils arrivent à le maîtriser, mais crois-moi, si j'étais à sa place, je ne me laisserais pas faire.
– Ont-ils noté s'il était mort ?
– Non, rien là-dessus et j'espère qu'ils n'ont pas été jusque là car s'ils l'ont vu revenir, Dieu sait ce qu'ils peuvent lui faire. De plus, je crains pour les fœtus, il ne faudrait pas qu'ils viennent à manquer d'oxygène. De toute façon, ne t'en fais pas, je prévois une échographie dès que ça sera possible.
– Je te remercie pour tout ce que tu fais, murmura Ianto.
– Tu n'as pas à le faire, c'est à cause de moi que c'est arrivé et je m'en veux.
– Tu ne pouvais pas savoir qu'ils récupéraient les images de l'échographe.
– Non, mais j'aurais dû être plus prudent. Bon, je vais te laisser, il faut que je contacte le fournisseur pour mettre la pilule en production. Il en aura besoin d'une chaque jour, il m'en faut une bonne réserve, fit-il arrivant à tirer un sourire de son ami.
– Oui, j'espère simplement qu'il en aura l'utilité, souffla le Gallois.
– Positive Ianto, c'est important ! Bien sûr qu'il les utilisera, il t'aime et vous arriverez à surmonter tout ça. Regarde où vous êtes déjà arrivés, crois-tu que ça a été facile pour lui comme pour toi !
– Non, je le reconnais. Merci encore.
Ils finirent par quitter la pièce, le jeune homme emportant les tasses qui restaient. Les préparatifs se poursuivirent durant la journée et après le déjeuner, Tosh et Eirian allèrent ensemble chercher des affaires de rechange pour le lendemain et retournèrent au Hub où le Gallois avait commandé le repas.
Après un dernier café, ils allèrent se coucher bien avant minuit, voulant être au mieux de leur forme pour le lendemain.
Quand Ianto ouvrit les yeux au matin, il se sentait étrangement serein et alla prendre une douche rapide avant de s'habiller. Il prépara le café pour ses collègues qui ne tardèrent pas à le rejoindre. Le téléphone de Owen sonna et il répondit puis après avoir raccroché, il prévint ses amis que les marines venaient de prendre la route.
Quelques minutes plus tard, ils descendirent au parking et s'installèrent dans le SUV, Ianto au volant. Les deux heures de route furent vite avalées et un peu avant 7 h, ils se garaient à côté des voitures des militaires qui venaient, eux-aussi, d'arriver. Un briefing rapide les mit au courant du déroulement de l'attaque et chaque binôme se dirigea au point d'entrée qui lui avait été assigné. À sept heures tapantes, ils pénétrèrent dans le bâtiment et Tosh bloqua les entrées en pianotant sur l'ordinateur portable que lui tenait Eirian.
Après un instant de panique, le personnel déjà présent se laissa accompagner dans le self et chacun s'assit, priant pour qu'il n'y ait pas de blessé. Deux marines furent délégués à la surveillance de la salle et les autres partirent à la recherche des employés déjà dans leur bureau, les déplaçant pour tous les rassembler.
– Bravo 2 à Bravo 1, fit un marine.
– Oui Bravo 2, je t'écoute, répondit Owen.
– Nous avons trouvé l'objectif. Il est sécurisé.
– Ok, nous arrivons, fit le médecin en prenant le bras de Ianto. Ils ont trouvé Jack, murmura-t-il, et tous deux partirent en courant.
Quand ils entrèrent dans la pièce, le Gallois se précipita vers la table où était allongé son compagnon. Un tube était enfoncé dans sa gorge, sans doute pour lui permettre de respirer, mais le Capitaine ne semblait pas en avoir besoin. Précautionneusement, Owen le lui retira mais le leader n'eut aucune réaction.
Ianto se pencha sur son époux et lui caressa tendrement la joue, l'immortel ne bougeait pas et des larmes coulaient de ses yeux.
– Owen, mais que lui ont-ils fait ?
– Je n'en sais rien, dit-il en s'approchant.
Il l'examina rapidement et découvrit une petite aiguille fichée dans la moelle épinière. Il se redressa et regarda le Gallois.
– Je pense qu'ils ne voulaient pas l'endormir, alors ils l'ont paralysé.
– Quoi !
– Avant de le déplacer, il faut enlever ça, dit-il en lui montrant l'objet.
– Ok, alors que faut-il faire ?
– Nous devons le retourner pour que je puisse avoir de la place, mais préviens à Neill que nous avons besoin d'un peu de temps.
– Très bien. Neill ? fit le jeune homme par l'oreillette.
– Oui !
– Nous sommes auprès de Jack, mais Owen ne peut pas le déplacer tout de suite, ils lui ont placé une aiguille qui le paralyse et il veut l'enlever.
– Aucun souci, nous avons la situation en main. John est allé verser le Retcon dans les bonbonnes d'eau et nous devons nous assurer que tout le personnel en boira.
– Très bien. Ensuite, n'oubliez pas de les enlever, il ne faudrait pas qu'ils perdent plus que les quarante jours que nous voulons effacer.
– C'est prévu.
– Nous pouvons y aller, fit Ianto en s'adressant au médecin.
Le Gallois se plaça sur le côté et bascula son amant vers lui, vrillant son regard dans le sien.
– Aie confiance, fit-il.
– Ian, je ne peux plus bouger.
– Je le sais, Owen s'en occupe. Tout va aller pour le mieux. Dès que cette aiguille sera retirée, nous te sortirons d'ici.
– Ils ne me laisseront jamais en paix.
– Ne t'inquiète pas pour ça, nous nous en occupons et avant de partir, j'irai voir McFernan pour lui dire ma façon de penser.
– Il va te faire arrêter !
– Aucune chance, mais je pense qu'après ça, il devra se trouver un autre boulot !
Le médecin avait préparé l'extraction et leva les yeux vers le Gallois. Il vit que les deux hommes conversaient silencieusement et attendit quelques instants.
– Ianto, fit-il doucement.
– Oui.
– Je vais l'enlever, surtout maintiens-le, quand l'aiguille sera retirée, il retrouvera sa liberté de mouvement.
– Tu peux y aller, fit-il en resserrant sa prise.
Prudemment, Owen ôta la tige et l'immortel s'affaissa, soutenu par son époux. Celui-ci murmurait une douce litanie de mots gallois que le Capitaine écoutait les yeux fermés. Ce flot de paroles l'apaisait et il se sentait bien. Après avoir nettoyé le point d'entrée, le médecin posa un léger pansement et fit le tour de la table. Il mit sa main sur l'épaule de son ami et lui demanda d'allonger le leader.
– Je peux te le confier ? s'enquit le jeune homme.
– Oui, bien sûr, mais où vas-tu ?
– Un boulot à finir ! Je t'envoie Neill pour qu'il t'aide à le sortir d'ici, je vous retrouve dehors.
– Très bien, sois prudent, fit-il en voyant le Gallois quitter la pièce.
En se rendant auprès du Général, il s'arrêta dans la salle informatique pour s'assurer que Tosh et Eirian avaient bien effacé tout ce qui concernait le Capitaine, ainsi que les données des quarante derniers jours. Puis il poursuivit son chemin et pénétra dans le bureau du militaire. Celui-ci était sous la surveillance de deux marines et ne disait pas un mot. Il avait bien tenté de les intimider, mais il s'était vite rendu compte qu'il n'arriverait à rien.
Sur un signe de tête de Ianto, les deux hommes sortirent et se postèrent devant la porte. Le Gallois s'approcha, le regard dur et posa ses mains sur la table, se penchant vers l'homme qui le dévisageait.
– Si je vous disais Semper Fi, que comprendriez-vous ? demanda le jeune homme.
– Que vous êtes fidèles à vos amis !
– Donc, vous savez pourquoi nous sommes ici !
– Vous ne pourrez pas l'emmener ! Nous vous en empêcherons !
– C'est trop tard, il est déjà dehors.
– Nous vous retrouverons, siffla le Général.
– Nous oui, sans doute, quoi que… mais pas lui et c'est le principal. Vous étudiez les créatures que vous capturez, vous les faites souffrir, mais Jack est un humain, pas de notre siècle, je vous l'accorde, mais c'est un humain quand même. Dans trois mille ans ou peut-être moins, les hommes pourront enfanter, mais vous êtes trop obtus pour admettre ça. Les choses que vous ne comprenez pas, vous les détruisez, mais pas Jack, vous en avez terminé avec vos magouilles, je vous en fais la promesse.
– Parce que vous croyez que vous me faites peur ! se rengorgea McFernan.
– Ce n'est pas dans mes intentions, fit Ianto en parlant calmement. Vous savez, l'Unit a un autre dossier sur un homme qui l'intéresse au plus haut point, commença-t-il.
– Vous voulez parler du Docteur ?
– Effectivement, mais lui aussi, vous ne le trouverez jamais. Il faudra vous contenter des Weevils et je pense que vous allez vite vous lasser.
Il se déplaça vers la table où étaient disposés des verres et en remplit deux avec un fond de whisky, puis il s'approcha du militaire et lui en tendit un.
– Sans rancune Général, fit Ianto, aujourd'hui vous perdez, mais qui sait, dans quelques temps, vous pourriez très bien gagner.
– Vous avez mis quoi là dedans ?
– Mais rien ! Oh, vous préférez peut-être celui-ci ! répondit-il en lui proposant l'autre verre. Vous m'avez bien vus les servir et j'ai le même que vous, fit Ianto en buvant une gorgée.
Après une hésitation, McFernan avala le liquide d'un trait sous le regard brillant du jeune homme. Celui-ci finit son verre et le posa sur la table puis il attendit que le militaire s'affaisse sur son siège et avec un sourire, il quitta le bureau.
Rapidement, il sortit du bâtiment, suivi par les deux hommes qui l'avaient attendu. Sur le parking, les véhicules étaient prêts à partir et Tosh pianota sur son ordinateur puis releva la tête d'un air satisfait.
– Les dernières vidéos ont été effacées, il n'y a plus aucune trace de nous, fit-elle.
– C'est parfait, répondit Ianto, beau boulot les filles. Opération menée à bien en un temps record !
Elles lui adressèrent un sourire et montèrent dans le SUV avec Neill qui prit place à l'avant, laissant le volant à Owen.
Le Gallois s'assit près de son époux et le prit dans ses bras, l'immortel posa sa tête au creux de son épaule et ferma les yeux. Le jeune homme le sentait trembler et glissa doucement sa main sur son ventre, rencontrant celles du Capitaine qui semblait vouloir protéger les petites vies qu'il portait en lui. Leurs doigts s'emmêlèrent et Jack releva la tête, croisant le regard bleu de son époux. Celui-ci se pencha et posa ses lèvres sur les siennes.
Tout en conduisant, Owen avait surpris le baiser et sourit, ils avaient récupéré le leader et il ne semblait pas blessé, mais il aurait besoin d'un examen approfondi pour être certain qu'il n'avait pas été malmené au-delà du concevable. Deux heures plus tard, en arrivant dans le parking, il gara le SUV et descendit aider l'immortel. Neill approcha un transbordeur et Jack accepta de s'allonger.
– Et pour les autres ? demanda le militaire, ils nous attendent au point de rendez-vous.
– Je le sais, vas-y et dis-leur que je n'en ai pas pour très longtemps, une heure, deux tout au plus et je les rejoindrai, fit Owen.
Neill prit sa voiture et alla retrouver l'équipe. Tosh et Eirian étaient déjà descendues dans le Hub et s'assuraient que tout se passait bien dans les ordinateurs de l'Unit. Quand l'alarme du sas retentit, elles s'approchèrent et regardèrent le médecin et Ianto pousser le brancard sur lequel se trouvait l'immortel. Lorsqu'il fut installé sur la table d'examen, la Japonaise s'approcha et lui caressa la joue puis l'embrassa sur le front.
– Heureuse de te revoir Jack, fit-elle doucement.
Le Capitaine ouvrit les yeux et la fixa quelques instants avant de lui sourire.
– Tu m'as manqué, mon rayon de soleil, répondit-il dans un murmure.
La jeune femme rougit un peu et s'écarta pour laisser son mari faire son travail. Elle s'approcha de Ianto et mit sa main sur son bras.
– Ça va aller, ne t'en fais pas.
Elle allait quitter l'infirmerie lorsqu'elle se ravisa.
– Au fait Ianto, tous les dossiers ont été effacés, ils n'ont plus rien sur Jack ni sur le Docteur. Les données des quarante derniers jours n'existent plus et nous avons mis un programme de surveillance qui nous préviendra s'ils arrivent à retrouver quelque chose, que ce soit par accident ou par recherche.
– Je te remercie. Je vous remercie tous, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans votre aide.
– Rien, c'est évident, fit Owen sur le ton de la plaisanterie.
– Tu as raison, murmura l'immortel.
Ianto s'approcha et lui prit la main. Il semblait dans un bon état physique, mais le médecin n'avait toujours pas fait son rapport.
– Tout va bien, ne t'en fais pas, fit-il en voyant le regard angoissé du Gallois. Il est fatigué, mais ils vont très bien… tous les trois.
– Je te remercie, il peut rentrer chez nous ?
– Oui, mais il lui faut du repos, c'est impératif.
– D'accord, il va rester alité quelques jours, je vais essayer de trouver quelqu'un pour l'aider, fit Ianto, en caressant la joue de son époux qui avait à nouveau fermé les yeux.
– Je vais t'accompagner au SUV et ensuite, nous rentrerons, répondit le médecin. S'il y a un problème, n'hésite pas à me téléphoner, je ne sais pas ce qu'ils lui ont fait, mais j'ai vu certaines traces pas très catholiques, si je puis m'exprimer ainsi. Tiens, quand il sera couché, tu lui donneras ça, ce n'est pas un somnifère, fit-il rapidement en voyant que son collègue allait répliquer. Ce n'est qu'un léger décontractant et méfie-toi de ses réactions quand il se réveillera. Je vais également prévoir une échographie, mais cette fois, je la ferai avec un appareil portatif, ainsi il n'y aura aucune chance pour que les images soient vues par quelqu'un d'autre.
– Je te remercie. Jack, peux-tu te lever, nous allons rentrer.
L'immortel acquiesça et tenta de se redresser, mais les longues heures d'immobilisation lui avaient noué les muscles et il grimaça en se rallongeant.
– Ok, on va y aller doucement, intervint le médecin. Commence par mettre des jambes sur le côté, Ianto, prépare-toi à le retenir. Jack, je vais te redresser. Tu es prêt ?
Le Capitaine hocha la tête et assura sa prise sur les poignets de son époux, celui-ci se plaçant contre la table.
– Un, deux, trois… compta Owen avant de le soulever.
Tosh et Eirian s'approchèrent afin de retenir leur leader pour le cas où Ianto ne pourrait le stabiliser mais tout se passa pour le mieux et Jack retrouva la chaleur des bras de son compagnon. Il posa sa tête sur son épaule, le nez dans son cou et l'embrassa délicatement, faisant frémir le jeune homme. Cela faisait quinze longs jours qu'il n'avait pas senti les lèvres de son amant sur lui et une partie de son anatomie se réveilla.
– Jack, je t'en prie, arrête, nous ne sommes pas seuls, tenta-t-il.
– Tu m'as manqué.
– Toi aussi, mais j'aimerais que nous rentrions à la maison. Merci Owen, Jack, tu vas poser les pieds sur le sol et t'appuyer sur nous. C'est quand tu veux.
– J'ai mal partout, se plaignit le leader.
– C'est normal, tes muscles sont tétanisés, ça ira mieux dans quelques heures. Ianto, je te conseille de lui faire un massage pour le dénouer, ça lui fera du bien.
– Ok, j'avais prévu qu'il prenne un bain chaud, qu'en penses-tu ?
– Ce serait parfait, mais reste près de lui et ensuite, le massage et beaucoup de repos.
– D'accord ! Allez Jack, on y va, fit le Gallois en lui enfilant son manteau. Nous irons à ton rythme, si tu veux t'arrêter, dis-le-nous.
Lentement, ils traversèrent la zone informatique et descendirent dans le garage. Arrivée au véhicule, Tosh ouvrit la portière passager et laissa son collègue installer le leader. Une fois la ceinture bouclée, il les remercia et se mit au volant, agitant la main en quittant le sous-sol.
– Eirian, peux-tu raccompagner Tosh, je dois aller voir mes amis pour leur dire que tout s'est bien passé et leur donner le Retcon.
– Bien sûr, vous n'aurez qu'à dîner avec nous ce soir.
– Pourquoi pas ! fit le médecin en embrassant sa femme. Bon, j'y vais, ils m'attendent.
Les deux véhicules sortirent du parking, chacun prenant une direction différente.
En arrivant devant la villa, Ianto entra le SUV dans le garage. L'immortel s'étant assoupi, il alla ouvrir la porte communicante puis revint chercher son époux, le réveillant doucement.
– Cariad, nous sommes arrivés.
Le Capitaine ouvrit les yeux et se fixa sur le regard de son amant. Un léger sourire étira ses lèvres et il déboucla sa ceinture. Lentement, ils se dirigèrent vers la cuisine et Ianto poussa la porte du pied sitôt qu'ils furent entrés. Continuant jusque dans la chambre, il aida son époux à s'asseoir sur le lit et lui retira son manteau.
Accroupi entre ses jambes, le Gallois lui caressa tendrement la joue avant de poser ses lèvres sur les siennes. Le baiser se fit très doux, l'immortel entrouvrant la bouche à la demande de la langue taquine. Après quelques instants, ils se séparèrent et posèrent leur front l'un contre l'autre.
– Bienvenue chez toi, souffla Ianto.
Jack soupira doucement et releva la tête pour regarder le jeune homme. Celui-ci se redressa et passa dans la salle de bain, préparant la baignoire et les serviettes.
– J'ai ouvert le battant, fit-il en revenant, ce sera plus facile pour toi.
Avec des gestes doux, il déboutonna la chemise après avoir fait glissé les bretelles puis lui ôta son T-shirt. Il l'aida à se lever puis défit le bouton du pantalon, se penchant pour embrasser le ventre de l'immortel qui sourit en sentant les lèvres le goûter. Le vêtement tomba et Ianto lui retira son boxer puis le fit rasseoir pour lui ôter ses chaussures et ses chaussettes.
– Ian, souffla le Capitaine.
Le Gallois se redressa et l'interrogea du regard.
– Tu as besoin de quelque chose ?
– Tu es bien là ? murmura-t-il. Je ne rêve pas ?
– Non, tu es chez nous et je vais m'occuper de toi. Viens, fit Ianto en l'aidant à se lever. Tu vas prendre un bain et ensuite, je te masserai comme l'a demandé Owen. Il faut dénouer tes muscles, tu te sentiras mieux après.
– D'accord.
À petits pas, ils se rendirent dans la salle de bain et le leader s'installa dans la baignoire. Ianto referma le battant et s'assura de l'étanchéité puis il fit couler l'eau, ajoutant des sels d'Epsom. Il passa une éponge douce sur le torse de son époux qui ferma les yeux pour apprécier le bien-être qui commençait à l'envahir.
À suivre…
