Chap. 35 – La tribu Somerhalder
PDV Nina
Ian me tenait les mains et ne voulait pas que je bouge. Il reprit son entreprise et déboutonna mon corsage. Il en avait retiré la moitié, quand il ouvra de chaque côté les pans de mon chemisier. Il commença alors à caresser mon ventre … ma taille … mes hanches. Il prenait grand soin de me frôler pour me faire frissonner. Je me tortillais au passage de ses doigts. J'avais envie de les sentir sur moi, mais ils ne faisaient que m'effleurer. Il me regardait toujours. A mon contact, il mena ses mains vers mon cou en passant de nouveau sur mon sternum. Son pouce vint alors à la rencontre de ma bouche.
Se mêlait en moi deux sentiments contradictoires, la frustration et le plaisir. Frustrée, de ne pas pouvoir le toucher pour lui faire partager mon excitation, et le plaisir qu'il me procurait.
Doucement, il fit descendre ses mains vers mon décolleté, qu'il caressa du dos de sa main ou du bout de ses doigts. Puis il ouvrit par le col, les derniers boutons de mon chemiser, pour n'en laisser qu'un. Il dégagea doucement ma gorge, puis mon échancrure, laissant apparaitre mon soutien-gorge balconnet en dentelle noire. Ne touchant que ma peau, il baladait ses mains sur mon buste à demi-dénudé. De manière insoutenable, Il contournait mes formes en les frôlant à peine, sans jamais les épouser. C'était un délicieux supplice.
Je frémi un peu plus à la chaleur de ses lèvres dans mon cou. Il était tendre, et m'embrassait délicatement. Je sentais sa langue accompagner ses baisers. Il se jouait de moi et de mes envies. Mais cela ne faisait qu'accroitre mon souhait de m'unir à lui. Il parcourait ma gorge avec sa bouche et venait embrasser mon menton. Je n'attendais qu'une chose, pouvoir l'embrasser à mon tour. Il ne m'accorda pas ce privilège et se garda bien d'approcher de mes lèvres. A la place, entre deux baisers il murmura.
- Tu sais … Nina …
Ses baisers descendaient vers mon buste. Seuls quelques sons sortaient de ma bouche, j'étais incapable de réfléchir et encore moins de m'exprimer autrement qu'en onomatopées.
- Pour ce que … tu as fait … tout à l'heure...
Il me disait tout cela en m'embrassant la gorge, dirigeant sa bouche vers mes courbures. J'étais à sa complète merci.
- Tu mériterais … que … je m'arrête là…
J'allais réagir quand je sentis sa main sur mon ventre remonter pour retirer le dernier bouton de mon corsage, dégageant compétemment mon buste.
- Mais … je n'aime pas … faire les choses… à moitié…
Sa main remonta alors vers ma poitrine qu'il fit jaillir en dehors de son écrin de dentelle. Il embrassa cette liberté à nouveau retrouvée, me faisant gémir de satisfaction. Il lâcha alors mes poignets, brisant ainsi mes entraves. Je ne bougeais pas tout de suite mes bras, profitant encore du bien-être qu'il me procurait. Je le trouvais, particulièrement inspiré avec ses mains, et sur la manière dont il prenait soin avec sa langue de mes rondeurs. Alors, je passais ma main dans ses cheveux, et par un simple jeu de pression lui fit comprendre que j'avais envie de l'embrasser. Il abandonna alors de sa bouche mes seins, et se décida à revenir vers mes lèvres. Evidemment, Il prit son temps pour accéder à ma demande. Je passais mes mains dans son dos et soulevais son t-shirt pour être au contact de sa peau. Enfin, il arriva à mes lèvres, je pu alors l'embrasser avec tout l'amour et le désir qu'il m'inspirait. C'était une délivrance de pouvoir lui faire partager mes baisers et de le toucher. Je continuais à lui caresser le dos, je sentais sous mes doigts sa musculature qui guidait mes gestes. Il avait un corps à rendre jaloux n'importe quel autre homme. Mes doigts glissaient le long de sa colonne, remontant ainsi son t-shirt. Il arrêta de m'embrasser et en quelques gestes le retira. Je frissonnais au contact de son torse sur le mien. Il était juste au-dessus de moi et me regardait dans les yeux. Comme je le désirais, mon entre-jambe me le faisais sentir. Avec ma main je caressais sa joue et soulevais ma tête pour l'embrasser. Je parcourus son corps de mes doigts puis retirai les boutons de son pantalon. Nous étions dans le même état d'excitation tous les deux. Je le sentais de mes mains. J'entendis une de ses bottes tomber sur le plancher, bientôt rejointe par la deuxième. Je commençais à le dégager de son pantalon. Il se tourna et termina mon entreprise. J'en profitais pour en faire de même afin de retirer ma jupe et mon corsage. En sous-vêtement tous les deux, il s'approcha de moi pour m'embrasser de nouveau. Au contact de sa peau, mes sens s'enflammèrent. Nos mains avaient pris possession du corps et de l'intimité de l'autre. Nous nous donnions du plaisir. Nos mouvements s'accélérèrent alors, le besoin de nous s'unir l'avait emporté sur le reste.
Nous nous affalions en sueur sur le lit. Les yeux emplis de béatitude et de la satisfaction du travail bien fait. Quel moment cela avait été. Je me tournais sur le côté pour le regarder. Heureuse, comblée, amoureuse, voilà tous les adjectifs qui me qualifiaient en ce moment.
Notre relation si courte fusse-t-elle, était d'une rare qualité. C'est vrai que je n'étais pas bien vieille, mais pour la première fois, j'avais le sentiment de pouvoir être moi-même, était-ce cela l'amour véritable ? Ne rien cacher, ne pas avoir peur de ses défauts, se sentir entière avec l'autre.
Les débuts de relation sont toujours un peu bizarres. On essaie toujours de faire tous ce que l'autre désire et généralement on s'oublie. Pour Ian, c'était différent. Dès le départ nous avions été mis en difficultés. Dans la tourmente, nous n'avions pas pu cacher nos défauts à l'autre. Et pourtant nous étions ensemble. Il avait rencontré mes parents et moi je m'étais ridiculisé auprès de sa famille. Mais nous étions là, toujours. Je me demandais quelle serait la contrepartie de tout ce bonheur. Il y en aurait-il une ? Je n'eus pas le temps de pousser plus mes réflexions, car il se tourna pour le dire.
- Tu sembles bien pensive.
- Je suis heureuse.
Il ouvrit ses bras pour que je m'y installe puis me serra en me répondant.
- Moi aussi je le suis.
A mon réveil, il n'était plus dans le lit. Mais quelle heure était-il ? Je me tournais pour regarder le radio réveil. Plus de 10 heures. Mon dieu, je collectionnais les bourdes. Etre dans ma belle-famille et faire la jeune fille qui dort jusqu'à pas d'heure. C'était impoli, une fois de plus je démarrais bien la journée.
Je bondissais du lit et me préparais en quatrième vitesse. Je descendais pour retrouver Ian. Je ne voyais personne dans la maison. C'est alors que j'entendis des éclats de rire. Je sortais pour voir d'où cela venait et vis Ian avec un autre homme et 2 enfants en train de jouer dans la piscine. Un des enfants cria.
- Papa, regarde la fiancée de Tonton est réveillée.
Un peu gênée je me dirigeais vers eux. En me voyant Ian vint me retrouver à mi-chemin.
- Ça y est. Tu es réveillée jolie marmotte.
Puis il m'embrassa.
- Je suis désolée mon cœur d'avoir dormi autant.
- Pourquoi es-tu désolée, tu en avais besoin. Viens par-là que je te présent Bob mon frère. Et voici ses 2 enfants Payton et Maggie.
Je dis bonjour à tout le monde et vint m'installer avec eux. Ian nous abandonna quelques minutes pour nous ramener du café. Durant ce temps, Bob m'expliqua qu'il était un entrepreneur en construction remarié et que les enfants de Dena étaient comme les siens.
Ian arriva avec les boissons et les deux frères embraillèrent sur les anecdotes d'enfants. Nous avons pas mal rit. Et surtout j'ai beaucoup pensé à leur sœur Robin qui se retrouvait malgré elle, au milieu de ces deux zigotos.
D'ailleurs en parlant d'elle nous la vîmes arriver avec ses deux enfants. Mon stress monta un peu en la voyant repensant à hier soir. Ian s'en rendit compte et désarma aussitôt mon angoisse, en me murmurant à l'oreille, avant de m'embrasser sur la joue.
- Calme et détendue, elle t'adorera.
C'est ce que j'ai fait, j'ai suivi son conseil et finalement, je pense que ça a bien marché. Nous avons passé la fin de la matinée à discuter. Puis vers 11h30 avec Robin, nous avons entrepris de préparer à manger pour le midi. Nous nous sommes réparties les rôles pour que chacune sache que faire. Nous devions préparer à manger pour 10, autant dire qu'il fallait de l'organisation pour être à l'heure. Je discutais avec elle de, ce que Ian et Bob m'avait raconté le matin et compatissait de ses malheurs. Elle me regarda avec le sourire et avec complicité me dit.
- C'est gentil, mais de temps en temps je n'oublie pas de me venger de ce qu'ils m'ont fait subir, tu sais. Des petites choses, un petit peu plus de poivre, un verre renversé, quelques oublis bien choisis…
- Robin, si jamais un jour tu as besoin, n'hésite pas, si je peux éventuellement te servir d'alibi.
Ian nous rejoignit à ce moment-là dans la cuisine et nous dis.
- Qu'est-ce que vous complotez toutes les deux.
Je ne laissais pas le temps à Robin de répondre, j'allais vers lui pour l'embrasser et lui dit.
- J'expliquais à ta sœur comment tu m'avais séduite, cowboy.
Je me retournais vers elle et lui fit un clin d'œil qui la fit sourire avant de conclure avec Ian.
- Maintenant, si tu le permets nous avons du travail. Nous avons des bouches à nourrir.
- Bien Mlle Dobrev, mais je vous ai l'œil.
Il m'embrassa et partit retrouver son frère et les enfants dehors. Après nous être assurées qu'il était bien parti, nous rimes puis elle me dit.
- Ok, Nina, je te prends comme alibi dès que j'ai besoin.
Ma détente fut de courte durée car la maman de Ian, Edna arriva de ses rendez-vous. J'eus le sentiment qu'elle parut surprise de me voir rire avec Robin, mais j'essayais de ne pas y prêter attention. Dans ma tête, je me répétais les mots de Ian « calme et détendue ». Elle nous demanda alors
- Alors les filles, on en êtes-vous ? Qu'est-ce qu'il me reste à faire ?
PDV Ian
Nina avait l'air de mieux s'en sortir aujourd'hui qu'hier. Déjà à voir ma sœur, elle été conquise ce qui était plutôt un bonne nouvelle, considérant la soirée de la veille. Il restait ma mère.
Je m'étais levé exprès de bonne heure pour la croiser, avant qu'elle ne parte pour ses séances. Je voulais discuter avec elle, de notre diner et du comportement de Nina. Mais à ma grande surprise, elle ne m'avait parlé que de Meghan. Elle m'avait appris qu'elle avait appelé ici plusieurs fois pour essayer de m'avoir. Elle s'était excusée auprès de ma mère. Je sentais la moutarde me monter au nez. De quel droit appelait-elle chez ma mère. Même séparée, elle arrivait encore à m'énerver. Je n'en revenais pas. Ma mère était partie pour ses séances dan l'entrefaite et au final, nous n'avions même pas parlé de la soirée d'hier.
J'entendis des éclats de rire dans la cuisine et reconnue le rire de ma mère. Elle était avec les filles terminant de préparer la table. Nina leur expliquait la petite vengeance qu'elles avaient mise en place à la plantation : Les déguisements, la danse, le vol des valises. Evidemment lorsqu'elle m'ont vu arrivé, j'ai eu le droit à des ricanements de la part de ma sœur.
- Salut, Young man, une petite danse.
Je regardais Nina avec l'œil accusateur, enfin j'essayais car je trouvais cela plutôt drôle. Elle haussa les épaules. Puis ma mère renchérit en disant.
- Ian tu as enfin trouvé quelqu'un qui a du répondant et te donne un peu de fil à retordre. Il était temps.
Nina répondit sans réfléchir.
- Merci Mme Somerhalder.
- Edna, appelle-moi Edna.
Je fus heureux d'entendre cela. Ma mère était, elle aussi, en train de tomber sous son charme.
Le soir une fois couché je serrais Nina dans mes bras et lui dit fièrement.
- Tu les as tous conquis ma puce.
- Tu crois, j'ai quand même un doute pour ta mère.
- Elle t'a proposé de l'appeler Edna, il me semble.
- Oui
- C'est la première fois qu'elle le fait. Je n'ai pas souvent ramené de filles à la maison mais jamais une de mes conquêtes n'a été invitée à l'appeler par son prénom.
- Vraiment ? En tout cas, pourvu que ça dure.
- Tu sais t'y prendre avec les Somerhalder, y a aucune raison que cela change.
- C'est vrai. Tu as eu l'air troublé après le repas, tout va bien ?
- Oui, c'est juste que Meghan m'a renvoyé encore un SMS. Et je n'ai pas envie de lui parler.
- Mon cœur, tu ne peux pas l'ignorer.
- Pourquoi, elle mérite d'être totalement oubliée.
- Peut-être mais tu ne pourras jamais l'oublier tant que tu n'auras pas mis un point final à votre relation.
J'étais piqué par ce qu'elle disait et me redressais pour la regarder dans les yeux, afin qu'elle voit à quel point j'étais sérieux dans les propos que j'allais dire.
- Qu'est-ce que tu racontes. J'ai clairement rompu avec elle, il y a deux jours. C'est ce que j'appelle mettre un point final à une relation.
- Non, tu l'as viré. Mais à aucun moment vous ne vous êtes expliqué sur ce qu'il s'est passé. Pourquoi vous en êtes arrivés là ? pourquoi t'a-t-elle menti ? et plein d'autres questions qui méritent réponses.
- Nous en sommes là car je t'ai rencontré et j'ai enfin trouvé l'amour. Et je me suis battu pour.
- Non Ian ! Tu m'utilises comme bouc émissaire et je ne suis pas la responsable de votre séparation. Vous en êtes responsables. Il y a un an si tu m'avais rencontré aurions-nous vécu la même chose. Peut-être que oui, mais plus probablement non. Car il y a un an, tu la regardais encore amoureusement. Une autre femme n'était pas envisageable.
- C'est possible, je ne sais pas.
- Tu ne t'en rends pas compte mais si tu ne vas pas la voir, elle ne pourra jamais tourner la page. Si vraiment tu l'as aimée, tu lui dois ce temps d'explications et tu te le dois aussi.
Je savais qu'elle avait raison mais j'avais été blessé tellement profondément par ce qu'elle avait fait, que je n'arrivais pas à passer au-dessus. Pourtant je devais le faire car sans, je ne pouvais effectivement pas refermer le livre Meghan.
Je me retournais et basculais sur Nina pour la regarder et lui dire avant de l'embrasser tendrement.
- Je te déteste, tu le sais cela.
- Oui, et ce n'est que pour que tu me détestes encore plus, que je continue de t'aimer.
- Hum, tu es dur avec moi. Ok j'irai la voir. La semaine prochaine avant d'aller dans les Algonquins
- Tu verras, ça te libèrera d'un poids.
- Je l'espère. Lui dis-je un peu sceptique.
Après quelques petites vacances, je vous livre enfin ce chapitre. Merci à tous, de votre patience et encore plus de mercis, à tous ceux qui donneront leur avis.
