Blabla : Who, 3 chapitres en 3 jours, je n'y croyais plus :o Vous non plus visiblement, puisque le nombre de "visites" a horriblement chuté T-T Pas grave, il me reste mon fidèle cercle de lectrices préférées ! (Oui, bon, vous êtes toutes mes lectrices préférées...).
Bref. On s'approche de plus en plus de la fin. Je ne saurais vous dire combien de chapitre exactement mais plus beaucoup !
Le lendemain
Jeudi
Quand je me réveille, je suis seule dans le lit. La lumière du soleil dessine les rais sur les draps en passant à travers les volets. Mais ça ne m'aide pas à savoir quelle heure il est. A cette période de l'année le soleil se lève encore assez tôt.
Avant de me lever, je m'étire et me laisse tomber en arrière sur les oreillers. J'étends mes bras et reste quelques secondes dans cette position de l'étoile de mer. Les draps sont froids, donc je suppose que Jasper s'est levé il y a un bout de temps déjà. J'inspire un grand coup et fixe le plafond. Je me sens bien. Je me sens vraiment bien ici, je n'ai pas envie de partir. Mais je me lève et remets mon pantalon. Un bout de papier plié en deux tombe par terre quand je me relève. Tiens ? Je l'ouvre et trouve un mot rédigé un peu rapidement je suppose :
« Bonjour Alice,
J'espère que tu as bien dormi. Comme je m'en doutais, tu dors encore, et visiblement tu n'es pas prête de te réveiller. Rosalie, ton frère et Irina partiront vers dix heures. S'ils sont déjà partis quand tu te réveilles, pourrais-tu t'assurer que toutes les fenêtres sont fermées et claquer la porte en partant, s'il te plait ? Tu peux petit déjeuner (ou déjeuner si tu te réveille vraiment tard) ici si tu le souhaite.
Bonne journée,
J. »
Je souris. c'est tout à fait lui d'écrire un mot plutôt que de simplement m'envoyer un SMS. Je range le morceau de papier dans ma poche en souriant toujours. Il a une belle écriture. J'aimerais rester toute la journée, la semaine, l'année, toute ma vie ici ! Mais je crains que cela soit impossible. Pour l'instant tout du moins !
J'ouvre les volets de la chambre et la lumière m'aveugle. Je sors de la chambre et ne vois personne. Le four m'indique qu'il est presque 11h. Je me balance d'un pied sur l'autre, ne sachant pas trop quoi faire. Quand soudain, une idée de génie nait dans mon esprit !
Je vais vite ouvrir les volets dans les autres pièces, faire le lit, m'assurer que toutes les fenêtres sont fermées et je sors.
J'arrive chez moi vers 11h 10. J'espère que j'aurais le temps !
Je prend une douche (ô bonheur), m'habille rapidement (eh si, je peux le faire !), me maquille presque aussi vite, en prenant bien soin de me maquiller des deux côtés, et enfile mon magnifique tablier plein de tâches. Je regarde mon portable : 11h30. Ca va être un peu juste !
Une demie-heure après je mets tout dans une boite en plastique et je me dépêche de sortir de chez moi. Direction : Le musée d'Histoire naturelle. J'arrive peu après midi et demi. Alors…. Où est-ce que je dois aller ? Je regarde tout autour de moi. Mince, j'aurais du y penser avant. Où se trouvent les bureaux, dans un musée ?
Je vais vers l'accueil. Une femme visiblement un peu plus âgée que moi me fait un sourire. Commercial, le sourire...
- Bonjour mademoiselle. Vous êtes seule ? Une place, moins de vingt ans ?
- Oh, euh non. en fait je cherche quelqu'un qui travaille ici.
- Je vois. Un guide, un agent, un-
- Euh non, il… Il euh. Il identifie l'âge des objets, enfin, je ne sais pas trop… Euh…
- D'accord…
Bonjour la précision.
- Bon, je vais voir ce que je peux faire.
Elle décroche son téléphone et parle une minute avec une autre femme, d'après la voix.
- Suivez-moi, je vous emène dans les bureaux.
Je la suis dans un dédalle de couloirs et d'escaliers, et la récéptionniste me laisse avec une autre femme. Brune, beaucoup plus grande que moi. Incroyablement belle aussi.
- Alors, qu'est-e qu'on a là ? demande-t-elle en me regardant de haut
Et très déagréable aussi.
- B-bonjour. Euh, je voudrais voir Jasper Whitlock et, euh…
- Vous êtes quelqu'un de sa famille ?
- Pas vraiment, mais-
- Bon. Vous avez de la chance, il allait partir manger. Je vais le chercher.
Je la suis des yeux et la vois entrer dans un bureau aux immenses fenêtres. Les stores ne sont pas fermés et je peux voir ce qu'il se passe à l'intérieur. Jasper est assis derrière un bureau, l'air hyper concentré sur son ordinateur. Ce qui me surprend, c'est l'état de son bureau. Il y a des papiers étalés partout, dans tous les sens , des stylos éparpillés n'importe où et des livres ouverts tombés par terre. Lui qui a l'air toujours si ordonné ! Son appart' est plus propre que mon dressing, c'est vous dire !
La grande brune prend une pose un peu bizarre, dévoilant ses longues jambes nues et faisant bouger ses cheveux sensuellement.
Eh !
Mais Jasper lève à peine les yeux vers elle avant de se reconcentrer sur son écran. Elle lui dit quelque chose et il regarde finalement dans ma direction. Je vois l'étonnement sur son visage et il se lève. La brune continue à jouer avec ses cheveux et à se trémousser bizarrement. Pff ! C'est ridicule, elle s'y prend vraiment mal et je suis sûre que Jasper n'est pas intéressé par des filles qui se dandinent comme ça en essayant de lui faire du charme. Il n'y a qu'à voir le peu d'attention qu'il lui prête.
Je suis tellement absorbée dans ma réflexion, et frustrée face à cette adversaire qui peut voir Jasper bien plus souvent que moi, que je ne me rends pas compte qu'il est venu jusqu'à moi.
- Alice ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Il y a un problème ? Tu vas bien ?
Il a l'air embarrassé et inquiet. Il me regarde droit dans les yeux, à la recherche de quelque chose qui n'irait pas.
- Non, je voulais-
- Viens, on va plutôt discuter dehors. J'allais bientôt sortir de toute façon.
Je le suis en trottinant parce qu'il a de trop grandes jambes, on prend le même dédale de couloirs dans l'autre sens, et on sort du musée. Il fait vraiment ce chemin tous les jours, deux fois ? Eh bien, il doit être super endurant et musclé des jambes !
- Qu'est-ce que tu viens faire ici, alors ? Tu es certaine que ça va, hein ? Ne me dis pas que ton frère a laissé la gazinière allumée et que mon appart à brûlé !
- Non pas du tout ! En fait j'avais envie de te voir. Qu'on soit… Jute tous le deux.
- Ah.
Who, il pouvait le faire plus froid, son "ah" ? J'essaye de reprendre contenance.
- Euh… J'ai amené ça !
Je lui tends le sac que j'ai amené avec moi.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Eh bien tu m'as dis que tu ne savais pas du tout cuisiner. Et du coup je me suis demandé : le midi, est-ce que tu manges des sandwichs pas bons, ou si tu vas au resto… Parce qu'il ne doit pas y avoir de cafeteria au musée… Ah quoique… Si en fait. Je n'avais pas pensé à ça. Enfin, dans tous les cas c'est pas bon pour ta ligne ! Euh, je m'embrouille… Enfin, du coup j'ai préparé ça et je me demandais si…. Tu voulais bien le manger avec moi…?
Il hausse un sourcil et me regarde comme si je venais de lui annoncer qu'en fait, je venais de Neptune.
- Tu es venue ici pour m'apporter à manger ? Tu as préparé quelque chose exprès pour me l'amener ?
- Ca ne te fais pas plaisir ?
- Au contraire. Ca m'étonne aussi, je suppose que tu t'en es rendu compte, mais… En fait ça me touche beaucoup. On va dans le parc ?
Il me tend sa main et je me dépêche de la prendre. Un immense sourire se dessine sur mes lèvres sans que je ne puisse l'enlever.
On va s'asseoir sur un banc et on parle, on parle, on parle. Je le remercie pour son mot de ce matin que j'avais trouvé adorable, je lui dis que j'ai définitivement perdu mon boulot et lui il me raconte comment lui et ses collègues on passé deux heures à chercher un objet disparu, avant de le retrouver dans un endroit improbable. Et qu'il soulçonne fortement Irina d'avoir joué avec la dernière fois qu'elle est venue.
C'est donc dans la bonne humeur qu'on parle et qu'on rit de tout et de rien, jusqu'à ce qu'il se lève précipitamment en se rendant compte qu'il était en retard.
- Je dois y aller. Alice… Merci beaucoup, c'était très agréable. Et très bon. Vraiment, merci. Je voulais te demander si… Ah mince, je dois vraiment me dépêcher. Je t'envoie un message cet après-midi !
