Bonjour tout le monde
nouveau chapitre de TEWP:
bonne lecture
La sonnette retentit à vingt heures piles. Stiles se précipita depuis la cuisine pour aller ouvrir, mais son père lui cria de le laisser faire. L'ado se stoppa en râlant et revint dans la cuisine. Le shérif alla ouvrir et accueilli Derek avec une poignée de main ferme. Le loup entra et suivit John à la cuisine. Le loup vit Stiles assit qui se rongeait un ongle et il le salua en s'asseyant en face de lui. Le shérif scruta d'un œil amusé les deux jeunes hommes qui tentaient de se lancer des regards sans y paraître.
- Hale, une bière ? Demanda John avec un petit sourire.
- Je… pourquoi pas.
Le shérif sortit deux bières du frigo et en tendit une à Derek après l'avoir ouverte.
- Et moi alors ? Râla l'ado.
- Tu as l'âge légal de boire de l'alcool, toi maintenant ? Demanda le shérif, une pointe d'agacement dans la voix.
- Oublie, j'ai rien dit.
- Je préfère ça. Bon Hale… on se connaît un peu maintenant. Je ne suis pas autrement surpris de vous savoir avec mon fils et je n'ai pas spécialement de problème avec ça qu'on s'entende bien.
- Mais ? Demanda timidement Stiles.
- Mais… parce que oui, il y en a un. Je suis shérif, je me dois donc de respecter la loi et de la faire respecter et… Stiles est mineur et il y a quelques années de différence entre vous, sans vouloir vexer quelqu'un. Donc, je suis ennuyé… moi, que vous sortiez ensemble, ça ne me dérange pas, tant que ça ne se dit pas dans toute la ville et… pour les choses plus intimes, parce qu'à un moment ça va sûrement arriver, j'aimerais que ça ne se sache pas du tout. Par personne. Tant que ce n'est pas dit par l'un ou par l'autre, les gens peuvent bien penser ce qu'ils veulent, mais s'il n'y a aucune confirmation ça reste des suppositions. Encore un détail, je réagirais pareil si Stiles était une fille. Moi… connaissant mon fils… je préfère donner mon accord pour votre relation, mais je ne veux aucun ennui, même pas minime. C'est bien clair dans vos deux esprits ?
Les deux jeunes se regardèrent un peu gênés et hochèrent la tête en même temps.
- Bon, ça c'est une chose de réglée. Maintenant… Stiles et Derek, écoutez-moi bien parce que je ne le répéterai pas. Je vais vous imposer quelques conditions, qui pour le moment ne sont pas discutables. Premièrement, Stiles tu ne dors pas chez Derek.
- Pourquoi ? S'indigna le plus jeune.
- Parce que si vous voulez dormir ensemble, c'est ici à la maison. Deuxièmement, si vous dormez ensemble, je ne veux pas vous voir dénudés dans ma cuisine ou ailleurs, ni l'un ni l'autre. Dernière condition, pour les câlins enflammés et intimes, c'est dans ta chambre Stiles. Le salon, la salle de bain ou toute autre pièce de cette maison ne sont pas faites pour ça. Je vis ici, c'est donc d'abord chez moi. Et bon, essayez de me prévenir un minimum quand vous êtes ensemble. On est d'accord ?
Le loup hocha la tête doucement et Stiles fit un grand sourire à son père.
- On est d'accord papa !
- Ça va, il me semble que je suis pas si terrible ou bien ? Demanda le shérif en regardant les deux jeunes.
- Personnellement, je vous trouve très souple dans cette histoire, fit remarquer le loup.
- C'est surtout parce que je connais bien mon fils et je sais ce que je risque avec lui. J'ai dû revoir à la hausse mon seuil de tolérance pour nous éviter au maximum les ennuis. Encore une chose Hale, essayez d'utiliser la porte d'entrée un peu plus souvent.
Le loup sourit au shérif en finissant sa bière.
- Et si après tout ça, on allait se détendre devant un bon film ? Proposa Stiles qui avait envie de changer d'ambiance.
Les deux ainés acceptèrent et ils se retrouvèrent les trois sur le canapé du salon. Stiles coincé entre son père et son nouveau petit ami.
- Vous venez dîner vendredi Hale ? Demanda le shérif au milieu d'un film.
- Si vous y tenez, oui. Dîtes-moi si je peux apporter quelque chose ?
- Ce ne sera pas nécessaire, mais merci de la proposition. J'ai envie qu'on se connaisse un peu mieux. Après tout, on va être amenés à se revoir. Stiles ne va pas vous lâcher.
- J'en attends pas moins de sa part.
Derek fit un clin d'œil à Stiles. Si déjà son nouveau petit ami faisait ami-ami avec son père, que pouvait-il faire contre ça ? Au final, ça valait mieux que le contraire, et puis les deux hommes se connaissaient déjà.
Plus tard, dehors, Stiles et Derek se tenaient sur le perron de la maison du shérif.
- Du coup, on se voit vendredi ? Demanda doucement l'hyperactif.
- On peut se voir avant si tu veux.
- Tu seras vers le lycée ces prochains jours ?
- Comme tous les jours, oui.
- Tu es vraiment là tous les jours ?
Le loup hocha la tête.
- Tu es venu à pieds ?
- Je suis venu par la forêt. J'avais besoin d'air. Je pensais que ça allait moins bien se passer avec ton père.
- Il est plutôt chouette.
- Oh, ça me fait penser. Il faudrait que tu passes voir Deaton quand tu auras le temps. Il a des choses à te dire et des livres à te faire lire.
- Ah chouette ! Scott est ravi de savoir que je veux vraiment tenir un futur rôle d'émissaire auprès de la meute. D'ailleurs, tu en fais partie ou pas de la meute ?
- Si je suis le copain de l'émissaire, je pense que c'est évident que oui. Et puis Scott est un très bon alpha, je dois le reconnaître.
- Et avec ton évolution, tu vas surement pouvoir apporter beaucoup à la meute.
- Toi aussi, crois-moi.
- Oh merde, voilà encore un truc que je devrai expliquer à mon père. Dis, tu crois qu'un jour je pourrais voir… ma mère ?
- Sûrement. Quand tu sauras comment maîtriser ton pouvoir. Bon Stiles, je vais y aller. On se voit… demain, je suppose ?
Le loup attrapa doucement Stiles par les épaules et déposa un long baiser sur ses lèvres. Il le recula deux secondes et le serra contre lui.
- T'es… pas banal comme mec, mais je m'en serais douter en fait, dit Stiles en riant.
- Vas te coucher idiot ! On se voit demain.
Derek partit dans la nuit les mains dans les poches. L'ado le regarda disparaître et soupira doucement en rentrant. Il vit son père devant la fenêtre.
- Tu nous observais ? Demanda l'ado.
- Je ne vais pas te dire non, ça se voit. Mais j'en ai le droit. C'est fou comme tu as l'air amoureux.
- J'en ai pas l'air… je le suis, papa.
Avec un sourire bête sur le visage, Stiles monta se coucher dans sa chambre. Le shérif partit s'asseoir à la cuisine et marmonna pour lui-même:
- Pas de doute, vous l'êtes les deux.
Petite fin toute chou
à samedi. bisous
Kitsune
