Oha-yoo mina !
Merci pour les reviews précédentes et... Houaaa, il est super tard... Je suis morte xD Pas d'émot, pas de longue phrase, je vais juste aller me coucher et vous laisser apprécier xD
Sur ce, bonne lecture et bon grignotage~ o/
- Tu voulais prendre des vacances ? soupira désespérément Théo.
Le bébé hurlait depuis dès heures, Balthazar le berçant indéfiniment sans résultat. Le petit devait quémander sa mère, et tous pouvait le comprendre, mais dans l'état actuel des choses, ils ne pouvaient rien y faire. L'idée d'avoir un linge portant l'odeur maternel était alléchante mais retourner dans le repère du malade sanguinaire alors que deux fillettes les accompagnaient était hors de question. De plus, ils n'étaient même pas sûr de trouver un parent ou même de pouvoir le reconnaître.
Balthazar, de ses yeux cernés et fatigués par ces longues semaines de coma, jeta un regard emplit d'excuses à son amant. Tous étaient à bout, lui plus encore avec son corps poussé dans ses retranchements. Ces quelques jours de sommeil durement gagnés ont été anéantit en une nuit avec l'enfant de la lumière. Shin et Grunlek s'étaient proposés de déposer le chérubin à une église mais le mage avait refusé, ayant une idée précise en tête pour pouvoir passer suffisamment inaperçu.
Sans que personne ne comprenne, il avait prit la tête du convoi et avançait sur son destrier en essayant de calmer le petit en larme. Il l'aurait volontiers passer à quelqu'un d'autre mais étrangement, Géode, son nom trouvé par l'ingénieur, n'acceptait que ses bras. Théo trouvait ça délirant qu'une essence de la lumière trouve réconfort auprès d'une hérésie. Ce sur quoi il s'était récolté de lourd regard réprobateur sur ses propres choix.
- Faut que je l'appel...
- Bob... Non, fit sombrement le paladin en pointant un doigt d'avertissement vers lui.
- Putain, Théo, tu vois bien qu'on ne s'en sort pas ! Il a bien réussi la dernière fois !
- Il est hors de question qu'il revienne !
- ...
- Non... Non, t'as pas fait ça...
- J'ai lancé l'appelle avec mon diable, désolé mon cœur.
Une gerbe de flamme jaillit près d'eux qui était réuni autour d'un feu de camps en cette soirée dégagée. Ils se tournèrent vers la poussé magique, même l'enfant qui calma un peu ses sanglots. Alors que le guerrier poussa un profond grognement de désespoir, agacé d'avance du nouvel invité, ses filles se jetèrent dans les bras de ce dernier.
- Aaah ! Mes petites chéries ! Liebel, toujours aussi belle ! complimenta Enoch, complètement gaga avec ses petites-filles, en faisant rougir la blanche de bonheur, avant de se tourner vers la rouquine. Oh, Kaly, la fureur à l'état pur, c'est magnifique ! dit-il en embrassant son front.
- Hier, j'ai tranché un arbre avec une lame d'eau !
- C'est très bien ça !
- Et Shin il est tombé sur les fesses ! rit-elle avec un air malicieux.
- Et j'ai encore mal, râla le concerné en frottant son postérieur.
Balthazar s'avança vers son père et lui passa l'enfant, lançant un regard d'excuse à Théo dont l'éducation ecclésiastique lui hurlait de reprendre le petit. Le diable berça quelques instants le bambin qui arrêta de suite de pleurer, se serrant contre lui et se laissant envelopper par son énergie. Le groupe entier poussa un profond soupir de soulagement.
- Tu sembles en difficulté, mon fils.
- Arrête de faire genre que tu t'inquiètes, si je meurs mon diable te reviendras et ça t'arrange.
- Je reste ton père, se défendit Enoch avec une mine surprise.
- Biologiquement, uniquement.
- Tu me blesses, tu sais ?
- Bien, bien, râla le soldat. Si le gamin pionce, vous pouvez partir.
- Je suis toujours aussi amusé de vous voir me tenir si insolemment la tête et me vouvoyer à la fois, le charria l'être des enfers, se récoltant un regard foudroyant alors que Shin secouait sa main avec admiration. Ne pas apprécier sa belle-famille, que c'est original, termina-t-il ironiquement avec une voix railleuse.
- On est pas là pour se battre, papa, intervint Balthazar, observant le bébé s'endormir doucement mais sûrement avec son pouce en bouche.
- Tu sais, je ne serais pas toujours là pour jouer la nourrisse.
- Oui et c'est justement pour ça qu'on fait voyage.
- Tu comptes aller là bas, n'est-ce pas ? sourit son père.
Le mage le fixa longuement, lui faisant comprendre de ne pas en dire plus. Enoch sourit plus largement, malicieux, presque sadique. Les trois autres hommes s'échangèrent un regard perdu, n'appréciant que peu cette sensation d'avoir manqué quelque chose d'important. Théo se leva et se planta à côté de son amant, croisant les bras et attendant fermement une réponse. L'érudit ne put s'empêcher de penser que quelques semaines auparavant, il lui aurait collé son poing en plein visage, mais la peur de le perdre hurlait encore. C'est donc avec un petit rictus peint de tristesse qu'il l'observa, posant une main sur sa joue afin de la caresser d'un geste fluet.
- Ce que je vais te dire ne va pas te plaire...
- Tu as appelé ton père démoniaque pour bercé un enfant de la lumière, ça ne peut pas être pire, Bob.
- Oh si... Oh que si...
- Bon, accouche, lança Shin.
- On va à Salem...
D'abord un flottement, puis une remise en route du système neuronale pour tout le groupe avant qu'une décharge de stupeur ne les secoue sèchement. Grunlek resta bouche-bée en lâchant sa cuillère en bois dans le bouillon, de même que Shin qui en laissa sa pomme tomber et rouler au sol. Le paladin dévisagea son compagnon de ses yeux ronds et son air grave, ses traits se tirant peu à peu dans une expression tordue et synonyme de danger.
- Pardon ? gronda-t-il sourdement.
Son amant aspira ses lèvres, se doutant de la réaction qu'il aurait en apprenant la nouvelle. Il ne pouvait rien faire pour calmer la colère qui grandissait lentement mais sûrement chez son aimé, et il la comprenait parfaitement. L'annonce n'allait pas être éternellement repoussé, et l'un de ses compagnons auraient fini par reconnaître la région dans laquelle ils allaient entrée. Néanmoins, il avait espéré pouvoir repousser l'échéance afin de trouver quoi et comment le dire.
- Tu nous embarques, avec les filles, dans une réunion de SORCIÈRES DÉGENERÉES ?! hurla le guerrier, Enoch sautillant d'enthousiasme en admirant la dispute comme s'il était devant une pièce de théâtre.
- Hey-hey, oh, ma mère vient de là bas quand même, fit le mage en tentative de réplique, sa posture n'étant qu'à moitié assurée.
- C'est bien ce que je dis ! cria l'autre, les yeux exorbités.
- Je peux venir ? demanda joyeusement le géniteur plus à côté, une excitation enfantine le faisant trépigner sur place. J'ai quelques bonnes copines qui sauront me reconnaître..., finit-il plus lubriquement.
- Qu'on dise oui ou non, tu trouveras le moyen de venir, alors pourquoi tu demandes ? rétorqua son fils, désabusé, avant que Théo ne reprenne son attention.
- Putain, Bob ! Salem ! Avec Liebel et Kaly ! Tu veux pas laisser ton démon sortir pour se joindre au voyage pendant que tu y es ?!
- C'est une très bonne idée, par ailleurs, suggéra Enoch en le pointant d'un doigt approbateur, se faisant royalement ignorer.
- Je sais mais j'arrête pas de pensé que l'église de la lumière va juste faire de ce gosse une arme de destruction massive. Je sais que je ne devrais pas m'en préoccuper et juste le livrer mais... Je me dis que les sorcières de Salem pourraient plus lui apporter que n'importe quel prête.
- Merci ! cria Shin, qui n'y croyait plus, en ayant enfin son point de vu d'approuvé.
- Donc toi aussi tu préfères le confier à une bande de vieilles cinglées qui cherche à dominer le monde ? siffla le paladin en sa direction.
- Bob ne cherche pas à dominer le monde, rétorqua le bleu.
- Merci, l'ami, ça fait plaisir.
- À ton service ! répondit-il en lui faisant un clin d'œil et un geste revolver de ses mains.
- Bon, quand vous aurez arrêté de vous sucez la bite, on pourrait discuter un peu du problème majeur ? grogna Théo.
- Ah, tu me fatigues, soupira Balthazar en fermant les yeux et appuyant ses doigts contre leurs coins. Tu vois bien qu'à chaque fois qu'on a croisé des demi-élémentaires de lumière, ils avaient banni leur part d'humanité et qu'ils ont cherché à nous tuer ! fit-il avant de rouvrir les yeux et mettre ses poings sur les hanches, agacé. Tu veux vraiment qu'on en arrive là avec ce petit ? Qu'un jour on le retrouve en bête de psyché assoiffée de sang d'hérésie - sachant qu'en vu de ta relation avec moi tu en fais partie- et qu'il faudra qu'on l'abatte ? Très bien !
Il arracha le bébé des bras d'Enoch et le tendit vers Théo. Géode pleura de nouveau, tiré brutalement du sommeil et de la présence réconfortante. La lumière jaillit de lui avec quelques éclaires mais l'immunisation du mage les empêchèrent de lui faire du mal.
- Alors, qu'est-ce que t'attends ? Autant en finir maintenant tant qu'il est encore vulnérable, parce que dans quinze ans, ce sera pas le même ! Vas y. Vas y, Théo, tue-le !
- Arrête un peu..., commença le guerrier en se calmant sous la colère de son homme et l'impasse dans laquelle il était.
- TUE-LE !
- NON !
Enoch vint reprendre délicatement le bébé du bout des bras avant de se reculer de quelques pas pour esquiver la tension entre le couple. Après avoir bercé un peu l'enfant, ce dernier repartie dans les songes, quittant sa précédente frayeur. Kaly et Liebel se serraient l'une contre l'autre, caché derrière le diable. Elles ne comprenaient pas pourquoi leur père s'était ainsi énervé et avaient été très réceptive aux énergies furieuses déployées. Balthazar tremblait autant de rage que d'épuisement, ses jambes se mettant à vaciller sous lui alors que sa tête lui tournait horriblement. Le guerrier se précipita pour le rattraper, le serrant contre son torse en sentant son visage dans son cou. Avec précaution il passa un bras sous ses jambes, ceux du pyromencien s'agitant dans une tentative ratée de protestation.
- T'es pas obligé de me porter comme une gonzesse, putain..., râla l'érudit qui se fit transporter jusqu'à sa couche.
- Tu sors du coma, tu dois te reposer. C'est pour ça qu'on déposait ce gamin à une église et qu'on rentrait à la maison : parce que t'es malade, abrutit.
- Abrutit, toi même..., maugréa-t-il en entourant son cou de ses bras alors qu'ils étaient assis.
- Très mature comme réaction..., soupira l'envoyé de la lumière en répondant à l'étreinte.
Cela ne faisait que neuf jours, ils étaient encore très doux l'un envers l'autre, mais fuyait ironiquement cette tendresse. Les spectateurs sourirent en étant touché par la scène et les laissèrent se séparer à leur rythme. Le couple se regarda un long moment, échangeant plus par le silence qu'avec des tirades interminables. Théo finit par soupirer désespérément en abaissant les épaules, abandonnant.
- Salem donc ?
- Ouais, répondit son compagnon, Enoch dansant un peu avec joie à la nouvelle.
- Je vais voyager avec vous, vous êtes mignon ! annonça-t-il, un petit sourire espiègle sur le visage.
- Oh putain..., soupira désespérément son fils.
Le diable s'assit près du feu après avoir posé Géode et s'occupa joyeusement de ses petites filles, se comportant étonnement comme un grand-père normal, quoi qu'un peu déjanté. Dans l'action, Théo remarqua les longues mèches de son enfant divin se coincer régulièrement lorsque la petite s'asseyait, se cassant la nuque à chaque fois. Il en profita pour la tirer vers lui alors que tout le monde était réuni en attendant le repas qui mijotait.
- Tu voudrais pas qu'on les coupes juste un peu, que tu ne t'asseyes pas dessus ? demanda-t-il en connaissant l'affection que sa fille avait pour sa chevelure.
- D'accord mais pas trop, signa-t-elle, résolue.
- C'est vrais qu'ils ont poussé super vite, fit Shin alors que le paladin cherchait un ciseau à raser dans le sac de son amant.
- Elle va avoir cinq ans bientôt, et quand on l'a trouvé, elle les avait déjà à la poitrine, renchéri Grunlek.
- Tu coupes pas trop, mon cœur, j'aime bien ces cheveux long ! sourit Balthazar en touchant les mèches douces de leur enfant.
Le mage sursauta avec son compagnon en se rendant compte du surnom affectif qui avait passé ses lèvres par habitude. Ils se tournèrent vers Enoch, figé dans leur mouvement, et le découvrirent à les épier en étant tout attendrit, rongeant à moitié un ongle. Décidément, cet homme était l'être infernal le plus étrange qu'il puisse exister, et surtout, le plus collant et voyeur.
Préférant ne pas y faire attention, Théo attrapa quelques mèches blanches entre ses doigts dépourvu de gants, ayant retirer le haut de son armure. Il rapprocha la lame et y alla doucement, mais rien ne se coupa. Ses sourcils se froncèrent, intrigué, et il recommença, allant de plus en plus fort, jusqu'à tirer les cheveux de son enfant qui se débattu en pleurnichant. Le groupe entier se retourna en le voyant ainsi en difficulté, l'interrogeant des yeux alors qu'il lâchait les cheveux blanc en échangeant un regard avec Liebel. Cette dernière frottait sa tête et regarda par terre en cherchant des traces de ses mèches mais constata rapidement qu'elle n'avait rien perdu.
Perplexe et curieux, son autre père s'approcha d'elle et prit le ciseau des mains du premier, essayant à son tour de couper quelques cheveux, remontant jusqu'à la nuque pour chercher un quelconque point faible. Il y alla bien plus doucement que son conjoint et constata rapidement l'étrange solidité des cuticules. La petite famille se regardèrent, puis se tournèrent vers les autres. Kaly applaudit, fière que sa sœur soit ainsi invincible de la tête, mais les autres écarquillèrent les yeux sous l'étonnement.
- Oh bah merde..., souffla Shin en ébouriffant sa propre crinière.
- C'est pas commun, ça, rit un peu Grunlek en continuant de s'occuper de son ragoût.
- C'est intéressant, s'approcha Enoch, essayant aussi de couper, puis de brûler les cheveux, en vain. Même avec ma magie ça ne marche pas.
- C'est parce qu'elle est une déesse ? supposa son fils, la blanche les regardant avec étonnement.
- Je ne vois que cette explication.
- Putain, ça va être pratique, ça, en voyage, râla l'inquisiteur en prenant appuis derrière lui, assit en tailleur.
- Et elle les a déjà sous les fesses, j'ai l'impression que ça n'a pas fini de pousser, lança Shin avec un peu de plaisir, trouvant que cette capacité donnant un aspect de conte de fée.
- Cet Été, comme le précédent, j'ai trouvé qu'elle a prit en longueur, ce serait la lumière du soleil qui fait grandir chaque partie de son corps ? réfléchi l'érudit.
- Cela semble plausible, répondit Enoch.
Balthazar observa son père détailler la petite, se doutant qu'il s'agissait d'une récolte pur et dur d'information sur les incarnations divine. Après tout, qu'est-ce qu'un diable pourrait rêver de mieux que de pouvoir tout savoir à sa guise sur le camp adverse ? Le mage n'aimait pas ça mais était bien conscient que ce que son père faisait n'était qu'un jeu pour imiter ces créatures curieuses qu'étaient les humains. Jouer au papa, puis au papy n'était qu'un passe temps avant qu'il ne décide de ravir l'enfant pour une raison quelconque.
Les gémissements annonciateur de pleure de la part du bébé alerta le demi-diable avant tout les autres, alors il se leva, suivit du regard d'Eden qui observait le chérubin reposant dans un tas de couverture pour faire office de lit. Il prit Géode et le serra dans son cou, le berçant doucement en fermant les yeux et lui chuchotant des paroles réconfortantes à l'oreille. Ses amis sourirent, attendrit, trouvant qu'il faisait vraiment un bon père.
- Dites-moi, commença Enoch en se tournant tour à tour vers Théo et son fils avec un air malicieux, désespérant le couple à l'avance. Vous auriez pas découché récemment avant de trouver cet enfant ?
- Enfin, rit un peu Shin. Bob sort du coma, ils auraient tout de même pas...
Son euphorie se coupa en constatant la mine coupable des amants. Il écarquilla les yeux, les dévisageant gravement avant de crier vers Théo.
- Mais t'es un gros malade ! Tu veux le tuer, c'est ça ?!
- On se retrouvait, c'est bon ! se défendit le paladin, le diable explosant de rire.
- Bon sang, je vais finir par croire que vous avez raison, soupira Grunlek en secouant la tête, un sourire aux lèvres alors qu'il s'adressait à Enoch. Dès qu'ils sont plus intense, un enfant apparaît !
- Hey, hey, celui là, vous le gardez ? fit le géniteur des enfers.
- Non ! répondirent d'une même voix les deux concernés.
- C'est pas une généralité ! On a découché plusieurs fois sans forcément qu'un enfant n'entre dans notre vie !
Shin s'éclaircit la voix, ayant calmé sa colère et inquiétudes précédentes, avant de se lancer pour contredire ses amis.
- L'union du diable avant de récupéré Liebel. Vos retrouvailles "romantique", et quelques temps plus tard on a eu Kaly. Et maintenant, Géode...
Le couple s'échangea un regard, devant bien avoué qu'il n'avait pas spécialement tort là dessus. Le paladin détourna les yeux, mal à l'aise, l'envie d'avoir un fils n'étant connu que de son homme. Balthazar l'entendait mais connaissait aussi les problèmes du moment. Il était encore malade, et avait cruellement besoin de se refaire une santé, élever un bébé était encore trop tôt. Il ne pouvait pas accepter l'adoption et le laisser à son amant et ses amis pendant qu'il dormait toute la journée, c'était irresponsable. Ce n'était pas ce qu'il définissait être un bon parent. S'il avait un enfant, il faisait au mieux pour être présent, et il ne pourrait pas l'être avec ce petit.
Il se tourna donc vers ses amis et fit un pauvre sourire, leur laissant comprendre qu'il n'avait aucune intention de le garder. Shin soupira, un peu boudeur, ayant bien envie de s'occuper d'un bébé mais Akela n'en voulait pas. Grunlek sourit, compréhensif, sachant parfaitement que son ami avait bien détaillé la situation, comme il le faisait à chaque fois. Enoch fit un peu la moue mais passa rapidement à autre chose, ce n'était qu'un contre-temps, il pourra toujours le voir à Salem.
Alors qu'il berçait l'enfant, Balthazar sentit sa tête tourner de plus en plus et son maigre appui sur ses genoux le lâcher lentement mais sûrement. Théo, qui l'observait sans interruption comparé aux autres, vint rapidement à ses côtés et se jeta presque à genoux au sol pour prendre son compagnon dans ses bras. L'un de ces derniers qui passait devant le torse du mage soutenait aussi l'enfant qui était pressé entre eux. Le petit calma alors ses larmes qui coulaient en silence. Le couple ne le remarqua pas de suite, l'un deux luttant contre l'évanouissement et l'autre s'inquiétant. Ils s'apaisèrent d'un regard une fois l'état de l'érudit stabilisé, et constatèrent alors que le bébé s'était enfin endormit, comprenant doucement la raison de ses sanglots interminables.
Pour se rassurer, les prisonniers devaient être collés les uns aux autres, entourant étroitement l'enfant qui se sentait ainsi protégé. L'énergie d'un diable formait comme un cocon dense, il avait donc cette sensation d'être serré. Réalisant enfin quel technique employé, le couple se sentit mal à l'aise. Ils n'étaient pas spécialement démonstratif devant des gens autres que leur groupe, c'était embarrassant, mais si ça pouvait leur permettre d'avoir une nuit complète, ils feraient un effort.
Balthazar laissa sa tête retomber dans le cou de son homme, soupirant désespérément avec lui. Les autres, leur attention tiré par le déplacement précipité du paladin, les regardèrent avec attendrissement. Ils se moquèrent aussi un peu de leur gêne, sachant que les amants n'avaient pas fini d'essuyer ce genre de situation.
