Ce chapitre… est doux. Tout doux
La mère de Cas est importante, et son père sera important aussi. Important pour Dean, et on amorce déjà ça, doucement pour l'instant
On amorce aussi un peu le futur, et ce que Dean va faire plus tard, même si je dois dire que je réfléchis encore un peu à ça, parce que même si j'ai du mal à imaginer Dean faire des études (ça me fait sourire de l'imaginer assis dans un amphi, en fait,) s'il y a bien une chose qui m'agace dans la série, c'est le fait qu'il passe souvent pour le gars qui sait se servir de ses poings, jamais de son cerveau. Je réfléchis
Je ne sais pas quoi dire d'autre sur ce chapitre, en fait. Dean ne va pas tarder à rentrer pour de bon, et j'ai déjà dit que ce ne serait pas vraiment facile
Merci encore (je ne dis que ça)
Bisous
.
Dean reste parfaitement immobile quand Addison se détache de Castiel, déposant un dernier baiser sur sa joue, pour s'approcher de lui, un sourire éblouissant sur les lèvres. "Bonjour, Dean," la voix aussi douce que ce à quoi Dean s'attendait.
"Bonjour," répond celui-ci, timidement, sans oser bouger.
Addison le regarde un moment dans les yeux, lui demandant silencieusement si elle peut s'approcher encore, et Dean hoche la tête, ne sursaute pas alors qu'elle prend son visage entre ses mains. "Tu ressembles à un ange," après une seconde. "Presque exactement comme Castiel t'a décrit."
"Vous avez Castiel, mais vous trouvez que je ressemble à un ange?"
"Tu," corrige Addison, sans le lâcher. "Pas de vous. Castiel est mon petit ange, mais toi… j'ai tellement entendu parler de toi, Dean," en laissant retomber ses mains. "Est-ce que je peux te prendre dans mes bras?"
"Je-" légèrement hésitant. "Oui… oui. Bien sûr," finalement, lui rendant son étreinte, les yeux fermés quand il pose sa tête sur son épaule. "Merci."
"Merci pour quoi?" surprise.
"Je ne sais pas," alors qu'Addison recule d'un pas, ce sourire toujours aussi doux sur ses lèvres, et Dean se dit, pendant un instant, qu'elle ressemble tellement à Castiel que c'est étrange de savoir que le lien qu'ils partagent n'est pas biologique. "Je suis heureux de vous… de te rencontrer."
"Moi aussi," l'air plus que sincère. "Tu veux t'asseoir? Est-ce que… tu veux boire quelque chose? Ou alors manger? Castiel a dit que tu aimais la tarte. Je vais aller-"
Dean a un petit rire, le regard bifurquant vers Castiel, qui hausse les épaules en levant les yeux au ciel. "J'y vais, maman," dit-il, l'embrassant rapidement sur la joue avant de s'éloigner vers le bar.
"Il fait toujours tout à ma place," soupire Addison, avant de s'asseoir exactement en même temps que Dean. "Est-ce qu'il fait la même chose avec toi?"
"Oui," en posant une de ses mains sur la table, tapotant nerveusement le bois du bout des doigts. "Cas pense presque à ma place, en fait. Il pense à tout, tout le temps."
Addison l'observe une seconde, puis pose doucement sa main sur la sienne. "Tu es nerveux?"
"Un peu."
"Ne le sois pas," répond Addison. "Castiel parle beaucoup de toi, tu sais, vraiment sans arrêt, et depuis très longtemps, alors… s'il t'aime, je t'aime aussi," presque tendrement. "Il a commencé à parler de toi à Gabriel, puis à Chuck, même un peu avant que tu ne le laisses t'approcher."
"Depuis si longtemps?" les sourcils froncés. "Et… qu'est-ce qu'il dit?"
"De belles choses," sans le quitter des yeux. "Castiel dit de belles choses, et Gabriel dit que tu es une vraie tête de mule, mais je pense qu'il dit ça parce que lui aussi, il est très têtu. Mes deux fils sont têtus. Et persévérants, comme tu as pu t'en rendre compte, je suppose. Castiel l'est même un peu plus que Gabriel, mais c'est plus subtil, parce qu'il fait les choses beaucoup plus en douceur."
"Tellement en douceur qu'il arrive parfois à me faire changer d'avis sans que je m'en rende compte. Cas est la douceur," fait Dean. "Et ça doit peut-être venir de… toi. Parce qu'il te ressemble beaucoup."
"Tu trouves?"
"Mmh," en acquiesçant. "Cas vient de quelque part, et… et-" se coupant tout seul.
"Tu penses que les enfants ressemblent forcément à leurs parents, Dean?"
"J'espère que non," faisant de son mieux pour ne pas détourner les yeux, sans rien ajouter.
Addison a un sourire. "Je peux te dire quelque chose?" et Dean hoche la tête. "Les parents sont censés élever leurs enfants pour qu'ils deviennent de bonnes personnes. Meilleures qu'eux-mêmes, et c'est ce que j'ai fait avec les miens. Mais ça n'enlève rien au fait que les enfants sont des personnes à part entière. Castiel est une personne à part entière, et toi aussi. Tu es ce que tu veux être, en particulier si ton père… n'était pas digne de ce nom, et je sais que tu es une bonne personne, même si d'après ce que j'ai entendu, tu as un peu de mal à le croire. Tu es une bonne personne, et tu ne le dois qu'à toi. Tu comprends, Dean?"
Celui-ci ouvre la bouche, sans vraiment trouver autre chose à répondre que "oui," murmuré du bout des lèvres, puis relève la tête vers Castiel quand celui-ci pose un verre de grenadine et une part de tarte devant lui, et un café devant Addison. "De quoi est-ce que vous parliez?" en se rasseyant, jetant un coup d'œil à sa mère, qui le fixe en fronçant les sourcils. "Maman?"
"Est-ce que… Castiel? Est-ce que ce sont des suçons que tu as dans le cou?"
Dean étouffe un rire, puis prend le menton de Castiel dans sa main, lui faisant lentement tourner la tête vers lui. "Oh," fait-il, passant sa main sur sa peau, légèrement violacée. "J'avais oublié. Tu aurais pu essayer de les cacher."
"Tu aurais pu essayer de ne pas me les faire."
"Mmh," en le relâchant. "Avoue que-"
"Ne le dis pas," le coupe Castiel, un doigt posé sur sa bouche, avec un regard d'excuse pour Addison, qui ne fait que sourire.
"Désolé," répond Dean, quand Castiel retire sa main. "Je ne vais pas le dire."
"Merci," avant de se retourner vers sa mère. "Désolé, maman, c'est… je ne… pour les suçons, c'est… je-"
"Ce n'est rien," aussi amusée que Dean de le voir perdre ses moyens. "C'est juste… tu parles de ce genre de choses avec ton frère, pas avec moi, et pour moi… tu es toujours le petit bébé qui se baladait tout nu dans le jardin. Tu te souviens de cette fois, quand tu avais six ans? Tu es tombé malade parce que tu voulais mettre tes pieds dans la neige, et je n'ai pas réussi à t'empêcher de sortir de la maison. Tu n'as même pas voulu t'habiller."
Castiel détourne les yeux. "Mais… je rêve," alors que Dean éclate de rire, récoltant une petite tape sur le bras. "Ça n'a rien de drôle, Dean. Vraiment… rien de drôle."
"Je te promets que si," en prenant une gorgée de grenadine. "Mais la vraie question, c'est pourquoi est-ce que tu ne t'habillais pas?"
"Castiel détestait s'habiller, quand il était petit," répond Addison. "Il ne s'habillait jamais, sauf en hiver. Il mettait les pulls de son père, dix fois trop grands pour lui."
"Maman," les joues légèrement roses.
"Il y a des photos?" demande Dean, vaguement attendri.
Addison jette un coup d'œil à Castiel, qui agite la main en marmonnant, sans protester quand sa mère fouille dans son sac pour en sortir une photo. Les coins sont un peu abîmés, mais l'image est encore parfaitement nette, et Dean la prend, son regard passant de Castiel, juste à côté de lui, au petit garçon très brun, sur la photo. Debout, enroulé dans un immense pull, aussi bleu que ses yeux, dont les manches sont retroussées pour dévoiler de toutes petites mains, même s'il est clair que le vêtement pourrait contenir au moins deux autres enfants. "C'est toi en miniature," avant de passer sa main sur la photo, les yeux attirés par l'homme très souriant, à côté de Castiel. "Est-ce que c'est ton père?"
"Oui," en se penchant un peu pour voir aussi.
"Comment il est?" relevant la tête, plus vers Addison que vers Castiel, sans réellement savoir pourquoi.
"Il cuisine," dit-elle doucement. "De la pâtisserie, surtout, parce qu'il aime vraiment le sucre. Un peu trop d'ailleurs. Comme Gabriel. Et… Chuck chante, aussi, il joue de la guitare et il a écrit beaucoup de berceuses, pour les moments où Castiel avait du mal à s'endormir," avec un sourire à la fois triste et rassurant. "Il ne s'énerve quasiment jamais. Ça, c'est ce qu'il a en commun avec Castiel. Mais il ressemble à Gabriel, en moins impulsif, si on peut dire, et en moins sarcastique."
Dean se tait un instant, les sourcils légèrement froncés. "Il fait de la pâtisserie?" finit-il par reprendre. "Vraiment?"
"Vraiment," répète Addison. "Ça te semble étrange?"
"Un peu."
"Je crois que c'est normal, Dean," prenant encore sa main pour la serrer un peu. "Que ça te paraisse étrange, je veux dire. Mais peut-être… peut-être qu'un jour, quand tu en auras envie, tu pourras venir à la maison, avec Castiel. Pas très longtemps, si tu veux, même… juste une heure. C'est toi qui décides, et si tu n'es pas prêt, ça ne fait rien."
"Est-ce que… Chuck veut me rencontrer?" presque timidement.
"Oh, oui. Il veut vraiment te rencontrer, mais ça ne veut pas dire que tu es obligé, parce que lui aussi, il appréhende," le ton rassurant. "Chuck est spécialisé dans les traumatismes, tu sais, et-"
"Quel genre de traumatismes?" soudain curieux.
"Le genre de ceux que tu as vécus," répond Castiel, en posant sa main sur son avant-bras.
"Oh," simplement. "Alors pourquoi il appréhende de me rencontrer, si c'est son domaine?"
"Il saurait comment agir si tu étais son patient, parce que c'est simple pour lui de soigner en mettant de la distance," reprend Addison. "Mais il ne veut pas mettre de la distance avec toi. Il voudrait que tu ne le considères pas comme un danger, et… il voudrait vraiment que tu puisses te sentir relativement en sécurité en sa présence. C'est très important pour lui, alors il appréhende parce qu'il sait qu'il risque de te marquer s'il fait quelque chose qu'il ne faut pas."
Dean penche la tête sur le côté, sincèrement surpris. "Vraiment?" encore une fois, parce qu'il ne sait pas quoi dire d'autre.
"Chuck t'expliquerait tout ça beaucoup mieux que moi, mais… oui. Vraiment."
"Est-ce que… je-" cherchant le regard de Castiel, puis celui d'Addison. "Est-ce que c'est mal si je suis rassuré de savoir que je ne suis pas le seul à avoir peur?"
Addison a un léger rire, attendrie. "Bien sûr que non, Dean. Ce n'est pas mal," dit-elle, sans pouvoir s'empêcher d'effleurer sa joue du bout des doigts, d'une manière si tendre que ça fait presque montrer les larmes aux yeux de Dean. "C'est même très bien d'être rassuré, tu sais, parce que ça veut dire que ce sera un peu moins difficile. Mais tu peux quand même prendre ton temps, et ne pas être prêt tout de suite."
Prenant une courte inspiration, Dean se retourne vers Castiel, qui lui adresse un sourire, vibrant de tout l'amour qu'il ressent pour lui.
"Tu sais, Cas… ce que tu m'as dit l'autre jour," souffle Dean, serrant spontanément la main d'Addison, sans vraiment s'en rendre compte. "Tu n'as pas besoin de savoir d'où viennent tes yeux quand tu sais d'où vient tout le reste. Tout ce qui est important et tout ce qui est merveilleux."
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"Tu prends soin de toi, Castiel, et tu m'appelles un peu plus souvent, d'accord?" en se retournant vers lui quand ils s'arrêtent près de la voiture.
"D'accord," répète Castiel en prenant sa mère dans ses bras. "Je prends soin de moi, et je prends soin de Dean, aussi, et j'appellerai."
Addison l'embrasse sur le front, lui adresse un sourire, puis s'approche doucement de Dean pour le serrer contre elle. "Merci de rendre mon fils si heureux," souffle-t-elle, assez bas pour qu'il soit seul à entendre ses mots. "Et merci de l'aimer comme tu l'aimes. D'être la bonne personne pour lui. N'en doute pas, d'accord? Ne doute jamais de toi, Dean. Tu es une bonne personne, et je n'ai pas peur de laisser Castiel avec toi, parce que je sais que toi aussi, tu prendras soin de lui."
Parce qu'il n'arrive pas à formuler le moindre mot, Dean acquiesce, la tête posée sur son épaule, les yeux fermés et le cœur presque douloureux à force de se serrer. "Merci," parvient-t-il à articuler, alors qu'Addison le relâche.
"Et ne le laisse pas se balader tout nu s'il fait froid," ajoute-t-elle, arrachant un soupir exaspéré à Castiel, derrière elle. "Il tombe facilement malade, et ça le rend grognon."
"Je ferai attention," avec un rire. "Promis."
Addison lui ébouriffe un peu les cheveux, dépose un baiser sur sa joue, un dernier sur le front de Castiel, puis les regarde l'un et l'autre. "Soyez prudents sur la route."
"Toi aussi, maman," répond Castiel, avant d'attraper la main de Dean pour l'attirer à lui quand Addison s'éloigne après leur avoir lancé à chacun un dernier sourire. "Dean?"
"Mmh?" en l'enlaçant par la taille, frottant doucement le bout de son nez contre la peau de son cou.
"Est-ce que c'est un peu difficile pour toi, maintenant? je veux dire… par rapport à-"
"Par rapport à ma mère?" sans bouger. "Un peu. Est-ce que c'est normal de manquer de quelqu'un dont j'ai si peu de souvenirs?"
"Bien sûr que c'est normal," en caressant son dos.
"On parle souvent de mon père, mais… si ma mère avait été là, peut-être que j'aurais eu une vie normale, avec de vrais parents. Un vrai père, et quelqu'un pour s'occuper de moi et de Sam. J'aurais pu faire ce que je voulais, au lieu de toujours me sacrifier," la voix un peu basse. "Je voudrais au moins avoir de vrais souvenirs. Pas seulement des bribes. Mais peut-être aussi que je dois arrêter de sans arrêt penser à ce que j'aurais aimé avoir et que je n'ai pas eu, pour me concentrer sur ce que j'ai maintenant. Sur ce que je vais faire, ce que j'ai envie de faire, et… je pourrais faire un tas de trucs."
"Qu'est-ce que tu voudrais faire?"
"Je ne sais pas," évasivement. "Je ne sais pas vraiment, et… l'université, c'était le truc de Sam. Mon truc à moi, ce sont les voitures. Les réparer, surtout. Tu le savais?" sans attendre de réponse. "Je suis super doué pour réparer les voitures, mais c'est mon père qui m'a appris à le faire, alors… ça me perturbe un peu. Je ne sais pas. Ça me perturbe parce que je n'ai pas envie de lui devoir quoique ce soit, et-"
"Dean," en le coupant, l'attrapant par les épaules pour le faire reculer, et le regarder dans les yeux. "Tu ne lui dois absolument rien. Vraiment… rien. Rien du tout. D'accord?"
Dean le regarde un moment. "Je ne sais pas," répète-t-il. "Tu as une idée du nombre de fois où je l'ai aidé à réparer l'Impala? je ne comprends même pas pourquoi il voulait m'apprendre tout ça, parce que c'était la même chose que quand il m'a appris à conduire : je n'allais jamais assez vite et je n'écoutais jamais assez ce qu'il disait. Enfin, je suppose que toutes les raisons étaient bonnes pour passer ses nerfs sur moi. Un jour, il m'a frappé avec une clé de douze, et plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'il faut être malade pour faire ce genre de choses. Il faut vraiment être malade, mais ça n'empêche pas que c'est quand même grâce à lui que je sais réparer une voiture, alors… je ne sais pas."
"Tu peux prendre le temps d'y réfléchir encore, Dean," la voix plus douce. "Tu as du temps, et tu auras encore du temps une fois qu'on sera rentrés à la maison. Le temps de retrouver des repères plus stables, et d'être sûr que tu te sens suffisamment mieux pour avoir une vie normale. C'est le plus important pour l'instant. Être stable."
"D'accord," souffle Dean, avant de se pencher pour l'embrasser sur la joue, très brièvement. "Être stable."
Castiel lui adresse un sourire, caressant le haut de sa pommette avec son pouce. "Est-ce que… tu voudrais aller quelque part, maintenant?" demande-t-il, les yeux dans les siens. "On a encore un peu de temps avant de retourner à l'hôpital, alors si tu-"
"Oui," en le coupant. "Il y a un endroit où je voudrais aller, parce que tu… tu ne m'as jamais montré l'endroit où tu habitais, avant d'être avec moi. Est-ce que tu as encore ton appartement?"
"Je l'ai encore, mais… tu veux vraiment que je te montre?" surpris. "Il n'y a rien, mis à part des livres et des affaires que je ne sais pas où mettre."
"Je veux vraiment que tu me montres," répond Dean. "Tu veux bien?"
"D'accord," même s'il est un peu hésitant. "Tu risques d'être déçu, mais je veux bien te montrer."
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Castiel tourne la clé dans la serrure, ouvre la porte, puis s'écarte pour laisser Dean passer devant lui, et celui-ci fait quelques pas à l'intérieur, grand sourire aux lèvres, parce que tout est exactement comme il l'a imaginé. Très lumineux, clair, et trop bien rangé. Il y a des meubles simples, blancs ou en bois foncé, une cuisine ouverte sur le salon, et aussi des étagères encastrées dans le mur, remplies de livres alignés les uns à côté des autres.
"Je ne suis pas déçu, Cas," en se retournant vers lui. "Pourquoi tu n'aimes pas cet appartement? ça te ressemble, pourtant, c'est-"
"Tu trouves que je ressemble à un magazine de décoration et d'ameublement?"
Dean hausse les épaule, avec un petit rire. "J'allais dire : c'est doux et ça ressemble à un petit cocon. Tu fais la même chose à la maison, tu sais, tu… ranges tout, tu fais le ménage, et tu mets des bougies pour que ça sente bon. Tu fais un nid."
"Mmh," fait Castiel, appuyé contre le comptoir, alors que Dean s'approche des étagères, avant de reprendre :
"Je le savais," rit-il. "L'ordre alphabétique, et la poésie. Tu voudras ramener des livres à la maison? je peux te faire de la place sur mes étagères à moi, et comme ça, ce sera encore un peu plus ta maison à toi aussi."
"Tu veux me faire de la place sur tes étagères, alors qu'il y a tous tes dvd de Docteur Sexy, et-"
"Je t'aime plus que les dvd, Cas," en se baissant pour regarder les livres rangés sur les étagères du bas. "Et tu es largement plus sexy que Docteur Sexy, alors… je peux te faire de la place sur mes étagères," lui jetant un bref coup d'œil, juste au bon moment pour le voir sourire, avant de s'arrêter sur un livre qui attire son attention. "Tu as des livres de psychologie?"
"J'ai des livres sur tout ce qui m'intéresse," simplement.
"Tu en as beaucoup," fait remarquer Dean, passant sa main sur le dos de tous les ouvrages dont les titres lui disent plus ou moins quelque chose, pour avoir déjà lus les mots sur internet, ou les avoir entendus plusieurs fois dans la bouche de Charlie. "Tu les as tous lus?"
"Oui."
"Pourquoi tu n'es pas devenu psy, toi aussi?" en se relevant.
"Parce que trop de choses m'intéressent pour que je fasse de longues études dans un seul domaine, alors je préfère apprendre comme ça. Mais je voulais quand même faire quelque chose qui aide les autres," avant de lui indiquer du doigt un livre, rangé perpendiculairement aux autres. "J'ai lu ça, quand on s'est rencontrés. Pour essayer de te comprendre. Tu peux le lire, si tu veux."
"Je peux en lire plusieurs?" en se retournant complètement vers lui.
Castiel hoche la tête, sans bouger et sans le quitter des yeux, alors que Dean fait plusieurs pas dans sa direction. "Tu sais… Cas," en posant une de ses mains sur le haut de son torse. "Tu as vraiment toujours fait ce qu'il fallait, avec moi. Tu as toujours été ce qu'il me fallait, et… tu sais à quel point je t'aime?"
"Dis-moi," presque inaudible, son regard ancré à toute la douceur dans les yeux de Dean.
"Au point où ça brûle, quand tu es juste là, quand je te touche et que je te regarde, et que mon cœur bat vraiment très vite," dans un souffle. "Et parfois, ça fait presque mal, en réalité, mais… pas le genre de douleur que tu ne veux pas ressentir. C'est le genre de douleur qui fait du bien, parce que ça me rend vivant, et… je suis vivant. Tu me rends vivant. Je t'aime au point d'avoir l'impression de vibrer."
