Saving Edward
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…
Bonsoir à tous !
Pas de longs épilogues ce soir… vous avez de la chance ! Juste un grand merci à tout le monde.
Et un petit message en réponse à kmi, comme à de nombreux autres, c'est moi qui ai beaucoup de chance d'avoir des lecteurs tels que vous, donc, je réitère mes remerciements. C'est toujours avec grand plaisir que je fais cette traduction.
Concernant ce chapitre, personnellement, je l'aime bien. Mieux que le précédent. Et à la fin… il me semble que quelqu'un, il y a déjà une bonne vingtaine de chapitres, m'avait demandé si certaines personnages allaient faire une apparition… et bien, la preuve en image. (euh, façon de parler^^).
Pour le prochain chapitre, je ne sais pas si je pourrais le poster samedi. Je vais voir le ballet de Don Quichotte à Lyon, vendredi soir, et j'y reste. Et Dimanche, j'enchaîne avec le baptême de ma petite cousine… Je ferais ce que je pourrais, mais je ne promets rien. Parce que bon, j'ai quand même mon écrit de français lundi matin^^.
Donc, le prochain update avec réserve pour samedi^^. Dimanche soir sinon.
Voilà, sinon, bonne lecture et encore merci !
Chapitre 37 : New Girl
Edward POV
Je pensais qu'après cette session avec ma famille, je me sentirais un peu mieux. Mais ce n'était pas le cas. Au contraire.
A cause de ce que j'avais dit et fait dans le passé, ils pensaient que c'était de leur faute. Je savais que peu importe ce que je ferais pour essayer de les convaincre du contraire, ils ne m'écouteraient pas. Ils ne m'avaient jamais écouté jusqu'à présent, pourquoi commenceraient-ils maintenant ?
Les voir, assis face à moi, sanglotant, à cause de moi, c'était presque trop à supporter. Je ne pensais pas en être capable, mais quelque chose à l'intérieur de moi désirait que je me lève et que je leur fasse face pour une fois. Leur dire ce que je ressentais. Et à ce moment, je sentis un éclat de force et je m'y agrippai, espérant que mes actes ne causeraient pas trop de peine et de souffrance.
Derek avait dit que ça demandait beaucoup de cran de leur faire face et de leur dire ce que j'avais dit, et je voyais que Bella était fière de moi, d'avoir parler, même si ce n'était qu'une minuscule portion de ce que je ressentais en ce moment, d'avoir partager ça avec ma famille. Si c'était une bonne chose, et je le ressentais comme tel à cet instant-là, que ça aurait quelques résultats positifs, pourquoi est-ce que j'avais l'impression d'être un parfait et complet salaud ?
Peut-être parce que ma famille était tellement habituée à me voir me détourner et laisser couler les choses, qu'ils ne savaient pas comment réagir lorsque je leur disais la vérité. Ils s'étaient évidemment attendus à des mensonges. Quelque gigantesque mensonge traversant mes lèvres. Mais tout ce que je leur avais dit était la vérité.
Oh, super. Vous savez ce qu'on dit ? La vérité fait mal.
A présent, j'étais dans ma chambre, avec Bella. Assis sur mon lit, alors qu'elle me regardait du fauteuil qui se trouvait sous la fenêtre. Elle aimait être là. C'était rapidement devenu son petit coin. Nous restions souvent ainsi, moi sur mon lit, et elle sur le fauteuil, nous détaillant l'un l'autre, simplement, buvant chaque détail que nous pouvions. Ça sonnait très dégoulinant de guimauve, mais c'était vrai.
Je repensai à la fin de la séance, quand Carlisle m'avait étreint. Mon premier instinct avait été de m'échapper à sa prise, m'écarter de lui, mais j'avais réussi à me contrôler, et finalement lui avait rendu cette étreinte. C'était quelque chose d'énorme pour moi. La seule personne avec laquelle j'étais capable de maintenir un contact physique depuis que mes parents étaient morts, c'était Bella. Etre capable d'étreindre Carlisle était énorme, en laissant de côté le fait de pouvoir pleurer en même temps.
Cette rencontre familiale était l'une des choses les plus difficiles, de toute ma vie. Jamais auparavant je n'avais laissé les Cullen savoir que je souffrais. Bon, jusqu'à ce qu'ils le découvrent, bien sûr. Et même là, j'avais essayé de maintenir le niveau au minimum. Alors aujourd'hui, même si ce n'était pas quelque chose d'immense, ou aussi immense que ça pouvait l'être, les laisser savoir ça était une chose difficile à faire. Et je n'étais pas entièrement sûr de ce que j'éprouvais par rapport à ça.
Je sentis un pouce caresser doucement ma joue, et je me rendis compte que Bella était maintenant agenouillée face à moi. Je réalisais également que je pleurais, encore. Quelque chose que je semblais faire souvent, dernièrement.
- Hé, bébé, murmura-t-elle doucement à mon oreille. Tout va bien, mon amour.
Elle avait commencé à utiliser le petit nom que j'utilisais toujours pour elle. Ça me fit sourire un peu.
- Tout va bien.
Elle enroula ses bras autour de moi, et je la serrais contre moi. Elle se tortilla pour s'asseoir à côté de moi, reposant sa tête contre mon torse, juste à l'endroit de mon cœur, paraissant l'écouter.
- A quoi est-ce que tu penses ? demandai-je doucement, jouant avec les légères boucles de ses cheveux bruns, couleur acajou.
- Je pensais…
Elle médita quelques instants.
- Que j'étais fière de toi.
J'eus une exclamation moqueuse, et elle me donna une petite tape sur le bras en grommelant.
- Non, je suis fière de toi. Derek aussi. Tu as finalement trouvé le courage de dire à ta famille la vérité, à propos de quelque chose. Quelque chose que tu avais besoin de faire depuis un long moment, Edward. Peut-être que maintenant… maintenant que tu l'as fait une fois, tu pourras le faire plus souvent. Et pas seulement à propos de petites choses. A propos de ce qui t'affecte vraiment. Des choses qui te blesse, à propos d'eux. Tu sais, des trucs comme ça.
- Je ne sais pas, mon amour, murmurai-je, réfléchissant à ce qu'elle venait de dire.
Serais-je capable de m'ouvrir plus à ma famille ? Je n'en avais aucune idée. Aujourd'hui ç'avait était assez difficile, mais pourrais-je le faire encore et encore. Non. Je ne pensais pas le pouvoir. Peut-être parce que c'était le première séance, aujourd'hui. C'était pour ça que les choses étaient si intenses et tendues.
- Je sais que tu pourras.
Elle releva la tête vers moi, un petit sourire sur le visage.
- On descend ?
Je la fixai et acquiesçai.
Nous descendîmes à la salle de loisirs, main dans la main. Nous entrâmes et vîmes qu'il y avait quelques personnes dans les petites pièces attenantes, mais la plupart était dans la pièce principale, en petit groupe, recroquevillé les uns les autres, murmurant. Je vis Michael et Claire assis par terre autour d'une petite table, jouant aux cartes, et je m'approchai d'eux, curieux de savoir pourquoi tout le monde agissait comme ça.
- Hé, Michael, dis-je, en m'asseyant sur le canapé derrière Claire, ainsi je pouvais lui faire face.
Bella s'assit à côté de moi.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? dit-il, relevant momentanément la tête de son jeu avec Claire.
J'indiquai les groupes de patients qui murmuraient.
- Oh, il jeta un œil alentour. Il y a un nouveau qui arrive aujourd'hui.
Il me regarda de nouveau.
- Oh.
J'étais troublé, pourquoi en faire toute une histoire ? Il y avait sûrement des gens qui allaient et venaient tout le temps. Pourquoi une personne faisait tant d'histoires ?
- Comment ça se fait que tout le monde en fasse une telle histoire ?
- Je ne sais pas, dit-il en retournant à son jeu. C'était la même chose avant que tu n'arrives, alors je suppose que ce n'est pas anormal. Tu sais, le genre morceau de viande.
Je grimaçai au terme qu'il employait, et regardai Bella, qui haussa les épaules.
- Quand est-ce qu'il arrive ? demandai-je, en jetant un œil alentour.
Il haussa les épaules, et défia Claire, qui venait de gagner cette partie, pour une autre.
- Je peux jouer ? demanda Bella, avec un sourire.
Qu'ils la laissent ou non jouer était une autre question. Elle les battait toujours. Ils s'entreregardèrent précautionneusement et finalement, opinèrent. Elle me donna un rapide baiser et s'assit de l'autre côté de la petite table.
- Tu joues, Eddie ? s'enquit Michael, en se tournant vers moi.
Je secouai la tête et lui envoyai un oreiller qui lui atterrit droit dans la figure.
- Non, et combien de fois t'ai-je dit de ne pas m'appeler Eddie ?
Il sourit et renvoya l'oreiller, que j'attrapai.
- Pas assez, gloussa-t-il.
Je roulai des yeux et remis l'oreiller derrière moi.
Après un soupir, je m'approchai des étagères remplies de livres, en cherchant un que je n'avais pas déjà lu. La liste de choix s'amenuisait de plus en plus. Je vis un livre à propos duquel Bella s'extasiait toujours. Les Hauts de Hurlevent. Elle l'avait lu au moins une bonne centaine de fois, mais ce n'était pas mon cas. Je le tirai de l'étagère et retournai m'asseoir. En l'ouvrant, Bella me lança un coup d'œil interrogateur, et je haussai les épaules. Me pelotonnant sur le canapé, je commençai ma lecture.
Je trouvai que ce n'était pas un si mauvais bouquin, même si j'avais un problème avec les personnages principaux, et ce qu'ils appelaient « l'amour » ; mais à part ça, c'était bien écrit, et je n'étais pas tombé endormi après le premier chapitre, alors ça ne pouvait pas être si nul. Les autres se lassèrent du jeu auquel ils jouaient – j'ignorai lequel – et en commencèrent un autre.
J'arrêtai ma lecture et regardai intensément Bella. Ses réactions et ses expressions lorsqu'elle gagnait ou avait une main particulière. La façon dont ses yeux s'éclairaient si elle gagnait, ou sa moue, une colère feinte lorsqu'elle était battue. Je ne pus retenir un sourire. Tout en elle me captivait. Pour moi, elle était parfaite, même si elle, elle ne le voyait pas. Je me demandai comment j'avais fait pour trouver cet ange.
Je détaillai Bella, et elle intercepta mon regard, rougissant de cette superbe teinte rose alors que je lui souriais. J'entendis alors le hurlement. J'eus la peur de ma vie, et les autres étaient dans le même état. Je vis Michael soupirer et se lever.
- La nouvelle est là, dit-il en me regardant.
On se leva tous, comme tout le monde dans la pièce, et nous allâmes voir ce qui se passait. Tout ce que je pouvais voir, c'était les deux mêmes gars qui étaient dans le coin lorsqu'on m'avait emmené ici, portant une fille, la portant vraiment, alors qu'elle se tortillait dans tous les sens, vers ce que je supposais être sa chambre. Ses parents semblaient extrêmement anxieux, et le Dr Martin faisait de son mieux pour garder son calme, et tranquilliser la fille. Je me demandai comment ils pouvaient supporter ces cris. Ils devaient porter des boules Quies, parce que le son était abominablement fort de là où j'étais. Tout ce que j'arrivais à discerner était les jurons ou « ne me laissez pas ici ! ».
- Je suis contente que tu n'ais pas été comme ça quand tu es arrivé ici, murmura Bella, en me regardant et me souriant.
- J'ai encore un peu de dignité, répondis-je laconiquement.
Pour être franche, je n'avais pas assez d'énergie pour me débattre comme ça quand je suis arrivé là. Je n'étais pas assez fort, alors ce n'était pas envisageable. J'étais trop épuisé, physiquement et mentalement pour déclencher une rixe.
Jude entra dans la pièce, où nous observions tous la scène face à nous.
- Ok tout le monde, dit-elle. Le déjeuner est prêt.
Je soupirai et regardai Bella. Je pris sa main dans la mienne et nous retournâmes dans ma chambre. Parce que j'avais toujours cette sonde, je devais monter dans ma chambre à l'heure des repas, pour être rattaché à cette machine. Lorsque nous arrivâmes, nous entendîmes les cris et les jurons venir du bout du couloir. Il semblait que la nouvelle était dans le même couloir que moi. Je baissai le regard vers Bella, et elle me renvoya une expression perplexe. Nous entrâmes dans ma chambre, et je m'assis sur mon lit, entraînant Bella avec moi. Je voulais juste rester un moment assis avec elle, inhaler sa fragrance de fraise et de freesias, une odeur que j'adorais. On entendait toujours les cris provenant du couloir, et les pleurs et sanglots anxieux qui les accompagnaient.
- Je suis contente que tu n'ais pas été comme ça, chuchota Bella. Je ne pense pas que j'aurais pu le supporter. Je me retenais tout juste, de te laisser seul comme ça.
Elle enfouit sa tête dans le creux de mon cou et je souris, prenant une profonde inspiration, inhalant plus de son odeur.
Après quelques minutes, les hurlements s'éteignirent pour être remplacés par des gémissements et des sanglots. Elle se débattait vraiment. Quelque chose que je n'avais pas réussi à faire, mais ce qui était fait était fait, et il n'y avait rien que je puisse faire à propos de ça.
Il y eut quelques coups à la porte.
- Entrez, répondis-je doucement.
C'était Jude, souriant doucement. Elle portait un plateau pour Bella, et également un sac de nourriture liquéfiée pour moi. Génial, songeai-je sarcastiquement, le meilleur moment de la journée.
- La nouvelle est un peu trublion, n'est-ce pas ? dit Jude, posant le plateau sur la table de nuit.
Elle fit le tour du lit pour me relier à la machine. J'opinai.
- Nous n'avons eu personne qui se débattait ainsi depuis un moment.
Jude n'était ni condescendante, ni méchante. C'était juste sa façon d'être. Elle disait les choses telles qu'elle les voyait, sans prendre trop d'égard, ni d'hypocrisie.
- Normalement, ceux qui se débattent sont les plus rapides à répondre au traitement. C'est ceux qui ne combattent pas dont on doit s'inquiéter.
Elle me renvoyait un regard de colère feinte et je lui rendis un petit sourire.
- Merci, Jude, dis-je, sarcastique.
- De rien, mon garçon, dit-elle, me faisant encore sourire.
Jude m'avait peut-être un peu ennuyé au début, mais il y avait un truc chez elle qui faisait qu'on ne pouvait pas s'en empêcher. Comme Esmé, elle était de ces gens qui plaçait les autres toujours avant soi, et s'assurait toujours que tout allait bien. Parmi les infirmières, elle était celle qui faisait le plus d'heures à la clinique. Elle s'assurait toujours que tout allait bien avec tous les patients avant de partir, et parfois, elle était jusque très tard la nuit, qu'il en était presque tôt. Je pensais personnellement qu'elle pouvait tout aussi bien vivre ici, mais je n'étais pas certain qu'elle ait ou non une famille, alors je ne lui avais jamais rien dit à ce propos.
Elle nous accorda un dernier sourire à Bella et moi, et quitta la chambre. Alors que Bella s'assit correctement pour manger son déjeuner, je m'allongeai et posai ma tête sur ses genoux. Elle avait pris l'habitude de poser le plateau à côté d'elle plutôt que sur ses genoux, pour que je puisse faire ça. C'était réconfortant dans un sens. Je fermai les yeux, et me sentis doucement happer par le sommeil. Je me laissai plonger, sachant que ça ne durerait jamais qu'une vingtaine de minutes, une demi-heure tout au plus, avant que je sois réveillé par Jude qui détacherait la sonde et enlèverait le sac vide.
Et effectivement, je fus réveillé peu après, par un léger mouvement du tube dans mon nez. Je grimaçai, détestant cette sensation. L'inconfort que ça provoquait.
- Désolée, Edward, s'excusa Jude alors qu'elle finissait de détacher la sonde.
- C'est bon, marmonnai-je.
Bella avait commencé à passer ses doigts dans mes cheveux, alors je ne me levai pas. J'aimais beaucoup cette sensation. Ça semblait naturel, quelque part. Je l'entourai étroitement de mes bras, et soupirai. Jude resta un instant debout, au bout du lit, souriant tandis qu'elle nous regardait. J'avais l'impression qu'elle retenait un grand "aaaah". A la place, elle se dirigea juste vers la table de nuit, prit le plateau, et toujours souriante, quitta la chambre.
- Y a un truc qui cloche avec cette femme, déclara Bella, une fois sûre que Jude soit partie.
Je ne pus retenir un sourire.
- Ouais, sûrement, répliquai-je, sans relever la tête. Elle travaille dans un asile de dingues.
- Hé, s'exclama Bella, ma donnant une légère tape dans le dos.
- Aïe.
Je fis semblant d'avoir mal, relevant la tête en faisant mine de bouder.
- Oh, la ferme, chochotte, dit-elle en secouant la tête. Ça ne fait pas mal.
Elle m'embrassa et je lui souris de nouveau.
- Et ce n'est pas un asile.
- Peut-être que si, marmonnai-je.
Elle soupira.
Elle me repoussa doucement, me détachant d'elle, pour me retrouver sur le dos. Elle se pencha vers moi, posa une main de chaque côté de mes épaules, et me sourit. Elle se pencha encore et effleura mes lèvres des siennes. Elle s'écarta, et je fis la moue. Elle écrasa ses lèvres contre les miennes, pleine de passion, que je lui retournai avec enthousiasme. Je sentis sa langue passer sur ma lèvre inférieure, et je lui autorisai l'accès, ce dont elle profita. Nous restâmes ainsi pendant quelques minutes, nos langues se livrant une bataille furieuse, seulement brisée lorsqu'elle s'écarta pour respirer.
- Allez viens, descendons.
- On est obligé ? marmonnai-je, ne la laissant pas s'échapper.
Elle acquiesça.
- Pourquoi ?
- Pour être sociable, répondit-elle simplement et je grognai.
Elle se leva rapidement, et m'entraînant avec elle précautionneusement, ne désirant pas causer plus de dommage à mes côtes.
- Arrête de gémir et viens.
Nous redescendîmes à la salle de loisirs, pour trouver tout le monde là, en pause après le déjeuner. Michael et Claire étaient assis sur un canapé et discutaient, alors Bella et moi nous installâmes sur l'unique canapé inoccupé, nous blottissant l'un contre l'autre.
Nous observâmes les autres autour de nous pendant un moment, avant que Bella ne se lève, en disant qu'elle devait aller aux toilettes. Elle posa un rapide baiser sur mon front, et essaya de se lever. Elle protesta un peu lorsque j'agrippai sa taille et la ramenai vers moi, mais arrêta rapidement lorsque je l'embrassai sur les lèvres. Elle s'écarta avec un sourire stupide sur le visage. Je savais que je devais sûrement arborer le même, mais je m'en fichai. J'étais amoureux de Bella, et je voulais que le monde entier le sache. Heureusement, c'était Jude qui était de service à cette heure, parce qu'autrement, nous aurions probablement eu quelques problèmes pour cette petite démonstration (*). Tout ce que fit Jude, c'est me lancer un sourire averti. Je réussis à lui en retourner un.
Alors, une petite silhouette entra dans la pièce, prudemment. C'était la nouvelle. Elle n'était pas très grande, peut-être quelques centimètres de plus que Bella. Un mètre soixante-dix, ou un peu plus, à côté du mètre soixante-cinq de Bella. Elle avait de longs cheveux blonds qui lui tombaient jusqu'à la taille. Je ne pouvais pas voir ses yeux, parce qu'elle jetait un œil circulaire à tout le monde dans la pièce, arborant une expression sombre.
Soudain, son regard se posa sur moi et son expression lugubre disparut, remplacée par un immense sourire. Il y avait quelque chose dans ce sourire. Quelque chose que je ne reconnaissais pas.
Elle s'approcha de moi, lentement, et s'assit à côté de moi, semblant m'évaluer sous tous les angles.
- Salut, dit-elle.
Sa voix était haute, doucereuse, et n'avait rien à voir avec les tons doux de ma Bella.
- Je suis Tanya.
(*) Très franchement, j'adore l'expression d'origine, mais celle-là m'ait venue d'un coup, et elle va pas trop mal. Pour info, l'expression d'origine, assez employée apparemment, c'était PDA. Non non, ce n'est pas un agenda électronique^^. Public Displays of Affection. Démonstrations d'affection en gros, qui peuvent être plus ou moins poussées.
review...?
