merci à nepheria4, mel et tous les autres à qui j'ai répondu directement, votre soutient m'aide énormément !

Ce chapitre est plus court que les précédents mais d'une importance 10 000 x plus importante ! Alors savourez le et laissez une pitite review mes amis !

Pour la petite info, j'ai fini l'écriture complète de triple vie, avec le FIN en majuscule et en gras et même l'épilogue... Et comme ça me met dans un état de dépression intense, je ne serais pas contre un message d'encouragement par review^^ (oui, je mendie, j'ai aucune fierté u_u)


Chapitre 37 :

J'ai pas envie d'attendre l'heure, je n'ai pas le temps d'attendre, j'ai trop de choses à faire.

J'ai pas envie de réfléchir, de penser à l'avenir, de faire des projets pour « après ». Il n'y a pas d'après, on ne m'en a pas donné la possibilité d'en créer un, et puis je n'en ai plus envie. J'ai déjà trop perdu dans le passé, trop à penser dans le présent... Pour qu'il y ait un après, il faudrait sacrifier encore autre chose, mais là, je n'ai plus rien à perdre.

Non, vraiment plus rien...

Je ne peux donc que gagner, n'est-ce pas ? Réussir, enfin, à avoir un peu de bonheur même si tout semble vouloir me l'enlever.

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Une fois que Severus, Ron, Lucius et Harry furent rassemblés, ils se rendirent au ministère de la magie par un passage que Severus préparait depuis longtemps, les faisant passer inaperçus aux yeux des sorciers du ministère et des mangemorts.

Ils arrivèrent sans tarder devant l'arche qui avait engloutit Sirius, et tandis que Severus s'affairait à installer les derniers détails sur le grand symbole tracé sur le sol, Harry regardait fixement l'arche.

Il entendait encore les voix qui en sortaient, des sortes d'appels au secours de ceux qui étaient à l'intérieur.

Il entendait la voix de Sirius qui chantait aussi.

Harry ferma les yeux.

-c'est prêt, Potter.
-très bien.

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Harry inspira profondément, tout comme Ron, Severus et Lucius.

Le rituel était près, l'arche face à eux, plus rien ne pouvait les empêcher de réussir.

Severus commença donc à incanter, suivit rapidement des deux autres tandis que Harry attendait, immobile dans le cercle tracé à la craie sur le sol. Cela dura longtemps, et l'air était tellement lourd, à la fin, que Harry avait du mal à respirer. À moins que ce soit la nervosité...

Puis, soudain, le symbole s'illumina.

Harry se tourna vers Severus en quête d'approbation et le maître des potions hocha la tête sans cesser d'incanter.

Le griffondor déglutit alors, et plongea dans l'arche, comme s'il mourrait lui-même.

Il s'enfonça longuement dans les ombres froides et l'absence de pesanteur qui constituait l'univers ici. Il voyagea ce qui lui sembla une éternité avant que, enfin, il ne sente sa présence.

Harry leva les yeux, lentement, très lentement.

Il était là, nu et accessible.

Ses yeux étaient fermés, sa peau pâle semblait fragile, ses cheveux noirs flottaient autour de lui d'une manière très ralentie et sensuelle, un peu comme s'il était sous l'eau...

Il ressemblait à un ange endormi.

Harry tendit les mains devant lui, voulant y croire tout en ayant une horrible peur que tout cela soit un rêve... Mais il réussit à saisir le visage de Sirius entre ses doigts, avec toute la douceur dont il était capable.

Deux yeux gris liquides s'ouvrirent alors et se posèrent sur lui.

-Harry...
-bonjour, Sirius, fit Harry avec une voix tendre, tu as bien dormi ?

Sirius Black passa alors ses bras autour de Harry, et le ramena contre lui. Comme si lui non plus ne parvenait pas à y croire, à croire que c'était enfin terminé, qu'il allait enfin revenir à la vie, à ses côtés...

Harry respira profondément l'odeur de la personne qui comptait le plus à ses yeux.

Sirius, Sirius Sirius... Tu es revenu...

Sirius commença alors à lui chanter une berceuse. Harry ne connaissait pas cette mélodie et ne comprenait pas non plus les paroles, mais il était bien, là, contre la personne qui prenait une place si importante dans sa vie : son parrain, son père, son ami, son frère, n'importe qui, ça n'avait plus d'importance.

Il était si bien...

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Il faut couvrir le bruit du hurlement.

« Chante plus fort, Sirius, chante plus fort pour couvrir le hurlement. »

J'en ai marre de l'entendre, je ne sais même plus d'où il vient, mais je n'en peux plus de l'avoir toujours dans la tête...

« Chante plus fort, Sirius, je chanterais avec toi. »

N'importe quoi tant que je n'entends plus le hurlement...

Celui de Jérémy...

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Sirius est mort, il a reçu l'Avada kedavra avant de basculer à travers le voile de l'arche.

Alors Harry devait annuler le sort, comme il avait fait avec Lucius. Il annulera le sort de mort et qu'importe la compensation qu'il devra offrir en échange !

Prenez mes bras, mes jambes, mon cœur même, si vous voulez... Mais rendez le moi... Il est celui qui compte le plus pour moi !

Harry ferma les yeux et annonça clairement :

-oh toi, souffleur de vie, je t'invoque pour redonner à cet homme ce que d'un sort on lui a dérobé !

Et son corps se déchira...

« Encore toi, petit homme. Ta persévérance dans la stupidité m'étonne, mais puisque c'est ainsi, je... »

Mais Harry tint bon, et n'entendit pas la fin de la tirade de la voix, il n'en avait rien à faire, de toute manière.

Sirius allait revenir, Sirius allait vraiment revenir avec lui, enfin...

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Fait-moi croire que tout va bien, que c'est fini.

Fais comme l'aurait fait un père, Sirius, sourit moi et fait moi croire au moins le temps d'une étreinte que tu t'occupes de tout, que je ne crains plus rien...

Après je retournerais me battre, après je saurais me défendre avec ta voix pour m'encourager, après j'aurais le courage de tuer cet homme qui n'en est plus un depuis longtemps.

Mais là, pour l'instant, j'ai juste besoin d'être réconforté, d'être rassuré...

Même si je sais pertinemment que je n'ai pas de futur, là je voudrais l'oublier pour quelques temps... Juste le temps que tu me serres contre toi...

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Harry ouvrit les yeux, tout doucement, tremblant de tout son être, ayant peur, si peur que ça n'ait pas marché, qu'il ait encore échoué, encore un faux espoir de plus...

Mais non, il était sur le sol de la salle de l'arche, et Sirius était allongé à ses côtés.

-dormez, Potter, vous l'avez mérité, murmura Severus en posant une main douce sur son visage.

Harry n'hésita plus, épuisé par la dépense magique qu'il avait effectué, son dos lui causant une terrible douleur, sa tête lui tournait comme si elle n'était plus accrochée à ses épaules. Il s'endormit donc, un sourire bienheureux aux lèvres.

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-tu te réveilles, Black ? Grogna Severus en regardant l'ancien cadavre ouvrir lentement les yeux.

Ils se regardèrent un moment sans rien dire avant que le maître des potions ne commence ses explication d'un air pincé, comme si ça lui faisait mal de lui adresser la parole :

-tu ne pourras pas parler pendant quelques temps, grâce au ciel Merlin nous épargne, mais tu pourras commencer à manger du solide dès demain, en attendant, tu auras le droit aux merveilleuses potions du professeur Rogue !

Severus eut un sourire sadique en voyant la grimace du cabot et il ne retint pas son air satisfait quand il posa la fiole contenant un liquide ayant la consistance de la boue sur la table de nuit. Parfaitement immonde au goût mais qui, accessoirement, lui permettrait de se nourrir en attendant que son estomac puisse à nouveau accueillir de la vraie nourriture.

-bon appétit, Black.

Sur ces mots hautement ironiques, Severus sortit de la salle de soin du nouveau manoir Potter.

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Quand Harry se réveilla, Lucius dormait sur une chaise à ses côtés, il semblait l'avoir veillé pendant longtemps vu les cernes qui s'étaient à nouveau formés sous ses paupières.

Harry sortit donc le plus silencieusement de ses draps puis de la chambre pour ne pas le réveiller, et se dirigea rapidement dans les couloirs à la recherche de quelqu'un.

Ce fut Severus qu'il vit en premier. Il l'interpella d'une voix hésitante :

-Sévi', est-ce que...
-il est dans la salle de soin, Potter, il est réveillé. Comment allez-vous ?
-au poil, répondit Harry en souriant bien que ses yeux fatigués prouvaient le contraire.

Severus ne le reprit pourtant pas et lui indiqua la direction d'un mouvement leste du bras.

Au moment où Harry s'en allait, le maître des potions le retint pour une dernière remarque :

-au fait, Potter, vous n'avez pas oublié que c'est bientôt Noël, n'est-ce pas ?
-heu, non, pourquoi ?
-pour rien, Potter, répondit énigmatiquement son ancien professeur avant de partir.

Indécis, Harry le regarda s'éloigner avant de hausser les épaules et reprendre son chemin, plus concentré sur Sirius que quoi que ce soit d'autre.

Quand il parvint enfin devant la salle de soin, Harry hésita longuement.

C'était étrange, il avait attendu ça si longtemps... Et maintenant c'était bon, c'était fini, Sirius serait à nouveau près de lui.

Il se fit la réflexion que s'il voulait abandonner, c'était le moment où jamais...

Étrangement, il eut envie de faire demi-tour.

Mais, évidemment, il ne le fit pas, il ouvrit la porte, sourit, regarda Sirius lui sourire, s'assit à côté du lit, sur une chaise confortable et le serra longuement dans ses bras.

Il se sentit vide.

Aucune larme ne roula hors de ses yeux.

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Plusieurs jours se déroulèrent ainsi où Harry ne quitta pas le chevet de son parrain.

Il lui parlait de beaucoup de choses, de Ron et Hermione essentiellement, mais aussi un peu des serpentards, de la relation indécise entre Malfoy et Blaise, de ses cours... Il lui parla longtemps de Ryano, de ce qu'il ressentait pour le dragon et à quel point c'était étrange.

Sirius l'écoutait toujours attentivement, parfois il essayait de rire sans y parvenir encore, sa gorge lui faisait mal. Harry l'aidait souvent à manger, et il eut beaucoup de fou rire en voyant la maladresse de l'animagus, causée par la fatigue et la résurrection.

Il quittait rarement sa place, mais alla deux reprises à Askaban où il fut encore plus motivé à travailler, ce qui satisfaisait beaucoup ses professeurs.

Noël approchait, et il avait prévu d'aller chercher Severus à la cabane hurlante, puisque Narcissa rejoignait le manoir par cheminette le 24 à onze heures pile. Harry attendait cette date avec impatiente, il voulait vraiment fêter ce jour aux côtés de son parrain, cette année.

Malgré sa première impression de malaise, le retour de Sirius à ses côtés fut énormément bénéfique pour lui. Il mangeait mieux, faisait des nuits complètes et se radoucissait tranquillement.

Sûrement trop, car la vie se dépêcha de lui rappeler à quel point elle était cruelle...


Là c'est moi qui suis cruelle pour vous laisser avec ça, désolé^^

N'oubliez pas que la 400ème review a gagné !