Titre Original : Comes Out of Darkness Morn.

Titre en français : À la sortie de l'aube

Auteur : Lightning on the Wave

Bêta Traductrice : Remus James Lupin

Bêta Correctrice : Emmoirel

État de la fic anglaise : Terminé (51)

État de la fic française : 31; Traduction FINI

Chapitre traduit par : Elava

&

Disclaimer: Les personnages, événements et lieux reconnaissables de cette histoire ne m'appartiennent pas mais à J. K. Rowling. Je ne compte pas m'approprier les droits d'auteur et ne me fait aucun argent grâce à cette histoire.

&

Avertissement : Violence, langage violent, allusion aux viols et tortures, Problème psychologique, mort de personnages plus tard dans cette histoire et dans les autres fics de la série.

&

Résumé : Univers Alternatif de Prisonnier d'Azkaban. Harry lutte pour se reconstruire après les événements désastreux de sa deuxième année. Il apprendra finalement les vérités dont il a besoin pour savoir mais qui arriveront de manières peu agréables. 3ème Tome

&

Bonne lecture

Eni et Onarluca

&

Chapitre 31: Conséquences du choc

Percy Weasley s'étendit sur son lit et regarda par la fenêtre de la Tour des Gryffondors. Il se dit qu'il devait se sentir chanceux. Beaucoup de gens le pensaient. Il était Préfet en Chef, et à ce titre, aidait les professeurs à diriger les autres élèves. Il était l'un des meilleurs élèves de l'école, et atteignait les meilleures notes en ne travaillant que le minimum. Il était un sorcier Sang Pur, et aurait un travail au Ministère immédiatement après sa sortie de Poudlard si ses ASPICS étaient assez bons –ce qu'ils seraient, évidemment.

Il avait la confiance d'Albus Dumbledore.

Percy enfonça sa tête dans son oreiller. Avoir la confiance de Dumbledore était le plus dur qu'il ait à porter, car c'était comme avoir entre ses mains une grande et fragile sphère de verre. Il avait toujours cru qu'il pourrait le supporter, et que cela bouleverserait sa vie, vie qui avait été bouleversée durant l'été de sa sixième année, quand il avait reçu son premier hibou de la part de Dumbledore.

Sa mère avait été tellement fière de lui, qu'il reçoive des messages personnels de la part de Dumbledore.

Percy n'était pas sûr qu'elle serait encore aussi fière de lui maintenant, au vu de la décision qu'il lui avait fallu, vraiment fallu, obligatoirement, prendre.

Une lumière éclatante l'éblouit ; et au même moment, Percy sentit une forte démangeaison au niveau de ses épaules. Il se releva, dégrafant furieusement sa robe de sorcier, alors que ses yeux suivaient l'explosion de lumière, qui se renouvelait encore et encore toute seule, depuis la Forêt.

Il savait ce que ça signifiait. Percy ressentait cette démangeaison mieux que tous les autres Weasley, et connaissait les différentes formes qu'elle pouvait prendre. Près de Dumbledore, elle était profonde, presque sauvage, allant jusqu'à lui transpercer les os. Près d'Harry, elle était lumineuse, douce, comme si des dizaines de petites araignées veloutées couraient sur sa peau. Et là c'était la puissance d'Harry, une magie qui pouvait se montrer comme des bourrasques de vent et il soupira, se demandant ce qui se passerait si un sorcier voulait se tendre et attraper entre ses mains ce vent.

Il savait qu'il n'y arriverait jamais. Et il savait aussi que Dumbledore voudrait s'entretenir avec lui au sujet de cet échec. Ca faisait partie des devoirs qu'il s'était depuis toujours décidé à avoir et à accomplir, et Percy ne pensait pas que le Directeur pourrait voir tout cela depuis la fenêtre de son bureau.

Alors il regarda, encore et encore, et finalement la lumière dorée arrêta de se renouveler et le ciel redevint calme et sombre. Percy continua à regarder, juste pour être sûr que cela ne recommencerait pas, puis se releva avec difficulté. Il ouvrit la porte et descendit les escaliers jusqu'à la Salle Commune des Gryffondors, ignorant les regards interrogateurs et curieux des plus jeunes.

Il avait un devoir à remplir. Il avait des obligations que les autres n'avaient pas. Avant, quand il était le parfait petit élève attendant d'être Préfet, un rictus d'anticipation aurait déjà pris place sur son visage. Il savait des choses que la majeure partie des gens ignorait.

Maintenant, le poids des connaissances qu'il possédait contrairement aux autres lui donnait juste la migraine. Ce qui était bien quant au fait d'aller voir Dumbledore dans son bureau était que cela voudrait dire qu'il pourrait alléger un peu ces connaissances, et alors son esprit serait plus clair pour un moment…

Jusqu'à ce qu'une nouvelle décision impossible à prendre lui tombe dessus.

§*&o&*§

Hermione était en plein dans son devoir d'Arithmancie quand elle commença à éternuer. Elle abaissa le livre et le mit hors de portée des dangereuses gouttelettes, essayant de retourner à son devoir quand les éternuements se furent arrêtés, mais elle continuait à éternuer. Elle s'assit sur son lit et prit un mouchoir d'une boite en dessous de son lit, un cadeau de ses parents. Ils veillaient toujours à ce qu'elle n'ait pas de souci concernant sa santé, et Hermione n'avait pas eu le cœur à leur dire que les sortilèges de nettoyage étaient plus communs à Poudlard que les mouchoirs.

« Y a un problème, Hermione? » La force de ses éternuements avait attiré l'attention de Lavande. Elle se tourna vers elle avec une vague expression de sympathie, qui rappela à Hermione qu'elle était chanceuse de partager sa chambre avec elle. Elle n'aurait certainement pas eu autant de chance dans une école moldue. « Tu as avalé quelque chose de travers ? »

C'est un avertissement, j'en suis sûre, pensa Hermione, mais les éternuements continuaient à l'empêcher de lire ce qu'elle aimait tant. Elle s'essuya le nez encore et encore, et finalement ça se calma. Hermione replia consciencieusement le mouchoir avant de le jeter, et elle jeta un Nettoietout sur son lit, juste au cas où. Elle devrait lire dans L'Histoire de Poudlard si vraiment les élèves tombaient régulièrement malades en hiver, jusqu'à ce que les professeurs commencent à apprendre les sortilèges de nettoyage aux plus jeunes.
Hermione aimait être prudente, au cas où.

Mais je ne pense pas que ce soit juste de la prudence, là.

Elle se trouva stupide de ne pas se rappeler qu'elle avait déjà eu une soudaine série d'éternuements comme celle-ci plus tôt –quand Harry avait libéré sa magie. Elle se releva prestement et se dirigea vers la porte.

« Où est-ce que tu vas ? » demandèrent Lavande et Parvati en chœur.

Hermione les ignora alors qu'elle passait la porte et descendait les escaliers jusqu'à la Salle Commune. Elle ne faisait pas spécialement attention à Lavande et Parvati. Elles gloussaient tout le temps. Elles pensaient plus souvent aux garçons comme étant des personnages d'histoires d'amour et non pas comme des camarades d'études. Et, c'était le comble, elles considéraient le Professeur Trelawney comme étant brillante. S'il lui avait fallu d'autres signes pour les classer dans la catégorie des idiotes, Hermione aurait vraiment eu honte de son intellect.

Elle arriva dans la Salle Commune et regarda autour d'elle avidement. Les conversations se poursuivaient autour des chaises et des canapés, mais personne ne se dirigeait vers le portrait d'entrée. Ils se regardaient comme s'ils voulaient que quelqu'un leur dise ce qui s'était passé, plutôt que de se renseigner par eux-mêmes.

Hermione leva le nez. Elle ne pouvait pas supporter cette espèce d'apathie collective. Comme le disait toujours le Professeur McGonagall, comment quelqu'un pourrait-il apprendre quelque chose s'il ne le veut pas ?

Elle commença à se diriger vers le tableau, mais elle se stoppa et se retourna en entendant quelqu'un qui courrait pour descendre l'escalier menant au dortoir des garçons. Ron courrait pour la rejoindre, le visage rougi par l'effort. Hermione hocha gentiment la tête vers lui et ouvrit le tableau. Elle n'avait pas vraiment beaucoup d'estime pour lui l'année dernière, mais elle supposait qu'il fallait bien que quelqu'un reste auprès de Connor et essaye d'empêcher cette andouille de tomber et de se blesser tout seul.

Ron arborait une expression apeurée. Hermione secoua la tête. « Il y a un problème ? » demanda-t-elle.

« Connor et Harry devaient se rencontrer cette nuit, » dit Ron presque sans desserrer les lèvres. « Premier jour du printemps t'sais. »

Non, se dit Hermione, je ne sais pas. Elle était très agacée et ennuyée à chaque fois qu'une référence à un rituel ou une coutume de Sang Pur lui rappelait qu'elle n'était qu'une Née-de-Moldus. Bien sûr, ce ne serait pas ça qui l'entraverait. Elle essayait d'acquérir toutes les nuances et rituels des Sang Purs et de tout maîtriser en cinq ans, juste au cas où elle tomberait sur ça pour ses BUSES. Puis elle pourrait se consacrer à l'apprentissage de tous les sortilèges qui lui seraient utiles pour ses ASPICS. A vrai dire, elle n'avait que deux ans pour se préparer à ça mais Hermione était confiante et savait que la majeure partie des sorts et charmes qu'elle maîtrisait avait le niveau requis pour les BUSES.

« Et ? » demanda-t-elle, alors que Ron tournait pour aller vers la Volière. Hermione le suivait sans le lâcher d'une semelle. Elle ne savait rien hormis que l'explosion de magie était puissante, et proche. Elle n'avait pas encore appris à savoir d'où elle venait ni où elle se dirigeait. Encore une chose qu'elle voulait apprendre, elle se l'était promis, prit mentalement note de l'ajouter à sa propre liste de choses à faire.

« Connor voulait se réconcilier avec Harry » dit Ron, accélérant le pas alors qu'ils avaient dépassé quelques salles de classe vides et qu'ils arrivaient au début des marches menant à la Volière. « Il voulait utiliser un rituel de Sang Pur pour cela. Mais l'explosion de Magie n'était pas sensée faire partie du rituel. Donc –»

« Evidemment, tu ne songes même pas à ce qu'Harry ait blessé Connor ? » Hermione ne pouvait pas le croire. Harry était dévoué à son frère –tellement dévoué que parfois Hermione avait envie de l'embrasser, parce qu'il n'y avait pas moyen qu'un imbécile comme Connor mérite autant de dévotion de la part de quelqu'un. Et d'autres ressentaient la même chose. Draco Sang Pur Malfoy ne l'avait-il pas approchée il y a peu pour lui demander de surveiller Harry quand il était en Divination parce que Malfoy avait peur qu'Harry ne se défende pas contre son frère ?

« Peut-être » dit Ron. « Peut-être qu'il l'a fait sans le vouloir. Tu ne sais pas combien Harry est fort, Hermione. »

« Je le sais aussi ! » dit Hermione, indignée. « Je l'ai senti ! »

« Bon, les sorciers puissants – » commença Ron, d'un ton professoral qu'Hermione détestait. Elle refusait de comprendre qu'il pouvait lui enseigner quelque chose à elle. Elle savait bien plus de choses que lui.

Ron n'eut aucune chance de finir sa phrase car Connor dévala brutalement les marches menant à la Volière, trébuchant sur certaines. Ron attrapa les bras de son ami et le fit se tenir immobile près de lui, et Connor éclata en sanglots, hystérique.

« Il a essayé de me tuer, » gémit-il, « J'ai vraiment cru qu'il allait me tuer ! »

Hermione fronça le nez. Quelque chose clochait. Elle lança regarda vers le sol et vit une tâche noir sur le pantalon de Connor, et elle lança un regard impérieux à Ron.

Par chance, Ron pouvait la comprendre sans avoir besoin de mots, parfois. Il poussa Connor en direction de la Tour Gryffondor, parlant trop doucement pour qu'Hermione puisse les entendre après qu'ils aient passé quelques marches.

« Ecoute, mec, t'as eu un terrible choc… »

Hermione sortit sa baguette et attendit. Maintenant qu'elle y pensait, elle pouvait sentir la magie descendre les marches derrière Connor, les pas d'Harry étaient aussi doux que ceux qu'un dragon en train de rôder. Peut-être était-ce ce qui l'avait effrayé.

Harry arriva à la dernière volée de marches. Il sembla regarder avec douceur la baguette d'Hermione pointée sur lui, et après un petit moment, il sourit et secoua la tête. Pendant ce temps, Hermione essayait de toutes ses forces de ne pas loucher.

Il n'y avait pas réellement une aura visible de magie autour d'Harry, elle avait juste l'impression qu'il y en avait une, sans la voir. Il y avait un miroitement dans l'air autour de lui qui faisait qu'elle avait beaucoup de mal à le fixer, et ses yeux brillaient d'une manière plus vivante et plus riche qu'elle ne les avait encore jamais vus auparavant, même derrière ses lunettes. Il avait l'air plus détendu que jamais, et Hermione ne l'avait jamais vu ainsi.

« Vas-tu me jeter un sort ? »

« Non, » dit Hermione, baissant sa baguette et clignant des yeux. Je me demande ce qui cause cet effet autour de lui. Je ne me rappelle pas l'avoir vu autour du Directeur, mais peut-être contrôle-t-il mieux sa magie. Je dois me renseigner. « Mais Connor a dit que tu avais essayé de le tuer, alors je me tiens sur mes gardes. »

Harry se rembrunit, et il dit quelque chose qui convainquit Hermione qu'il ne s'agissait pas de lui mais de quelqu'un ayant utilisé du Polynectar pour prendre son apparence. « Connor peut être un imbécile des fois. »

« Qui es-tu et qu'as-tu fait d'Harry Potter ? » demanda Hermione, pointant sa baguette sur lui. « C'est Draco Malfoy ? »

Harry lui fit un sourire et secoua la tête encore une fois. « Non, Hermione, » dit-il, et cela la rassura un peu, car Malfoy ne l'appelait que « Granger », et encore, il était évident au vu de son intonation qu'il se battait contre lui-même pour ne pas dire « Sang-de-Bourbe ». « Je suis juste un Harry qui a fini par ouvrir les yeux pour voir la vérité en face. »

Hermione cligna des yeux, sentant soudain une onde de pur bonheur l'envahir.

« Il faudra que tu me dise à quoi elle ressemble, » dit-elle, rangeant sa baguette dans sa poche. « Je ne pense pas pouvoir apprendre ça dans les livres. »

« C'est lumineux », répondit Harry, et sa voix semblait toute aussi lumineuse.

Hermione hocha la tête. « Mais à quel point ? »

Harry rit. Et Hermione se dit qu'elle pouvait bien attendre d'avoir des réponses à ses questions, si elle l'entendait rire de cette manière.

§*&o&*§

Albus cessa de fixer la vue de la fenêtre de son bureau où la lumière qu'avait émis Harry venait à peine de s'éteindre. Il la regarda en fait un long moment encore, mais sans la voir, avant de finalement bouger et s'autoriser à s'asseoir.

Pour la première fois depuis des années, il se sentait vieux. Pas juste harassé après une bataille, ou en train de se demander où est-ce qu'il trouverait la force de se battre encore, mais réellement âgé et prêt à croire que la mort pouvait bien venir le chercher après que le monde des sorciers soit complètement, absolument sûr.

Il s'assit derrière son bureau pour un petit moment de repos et fixa le coin le plus éloigné du bureau, plus précisément, le perchoir vide de Fumseck et vers quelques objets en argent qu'il ne voudrait pas avoir à utiliser avant longtemps, et encore. Il se sentait, finit-il par conclure, comme le jour où il avait compris que Fumseck ne reviendrait pas vers lui.

L'une des trois voies que pouvait prendre le futur venait tout juste de partir en fumée. Harry ne retomberait pas sous la domination de la toile de phœnix. Il ne ferait pas les choses comme elles auraient du être faites, selon le futur sûr et protégé des dangers qu'Albus avait envisagé à partir du moment où il avait entendu la prophétie. Il voudrait s'éloigner de plus en plus de Connor et la situation empirerait ou…

Ou il voudrait écouter la prophétie, un jour, et comprendrait ce que cela signifie, et deviendrait un égal et un allié. Albus ne le laisserait jamais être autre chose qu'un allier, pas quand Harry était aussi puissant, mais il savait que c'était un sorcier qu'il avait emprisonné, conditionné, et encouragé à rester emprisonné et conditionné. Harry était certain de demander un lourd sacrifice de sa part après avoir accepté d'aider à l'effort de guerre par un des deux moyens qu'ils avaient de le récupérer.

Les regrets déferlèrent sur lui, foudroyants comme l'éclair, plus tranchants que les rochers du chemin ou il avait un jour essayé –et échoué- de parcourir.

Pour la première fois depuis le début de la Première Guerre contre Voldemort, depuis qu'il avait compris ce qu'était devenu le jeune Tom Jedusor, Albus se trouva incapable de repousser les regrets. Il voudrait tant que les choses se soient passées autrement, avec une aigreur qu'il lui prenait le fond de la gorge. Même en sachant que les choses n'auraient pas été différentes, ce qui était fait était fait, il continuait à l'espérer.

Il mit ces pensées de côté quand il entendit quelqu'un frapper à sa porte. Ce devait être le jeune Percy Weasley, l'un des rares en qui Albus avait confiance quand il s'agissait de faire attention au monde des sorciers avant de penser à eux-mêmes. Albus savait qu'il devait paraître calme, réservé, et comme d'ordinaire. Sinon, Percy commencerait à douter et à manquer à son devoir. Il n'était pas sûr que cette solution soit la meilleure, cependant il continuait à vouloir aider le Directeur. Il lui fallait un chef sur qui compter.

Il leur en faut un à tous, songea Albus. Ils vont tous attendre une faiblesse de ma part, voir si j'ai peur d'Harry, si j'essaierai de lui proposer une alliance. Ils le feront tous –le Ministre, les élèves, les professeurs, et même ces Sangs Purs qui semblent croire qu'un enfant peut les diriger.

Je dois leur montrer ce qu'il en est.

Il noya ainsi ses regrets. Les doutes furent repoussés de son esprit et éradiqués. Qu'il ait des regrets ou pas, il avait une voie à suivre.

Albus apaisa ses traits et se para de son meilleur sourire. « Entrez, M. Weasley. »

Luna ne comprenait pas pourquoi tout le monde autour d'elle parlait de cette explosion de magie. Il était véritablement évident qu'elle venait d'Harry, et qu'il se battait avec un Joncheruine. Les Joncheruines s'intéressaient à lui. Il avait été possédé par l'un d'entre eux l'an passé, et avait fait des choses horribles à cause d'eux. Donc, s'il se battait maintenant, c'était qu'un autre essayait de le posséder.

Je devrais lui faire un collier, pensa Luna, et elle étendit le bras pour atteindre la corbeille à côté de sa chaise. Elle y gardait des plumes, et des bouts de parchemin, des plumes d'oies, et quelques morceaux d'encriers brisés, et des noises dont personne ne voulait, ainsi que bien d'autres trésors que les gens abandonnaient sans faire attention à la magie qu'ils détenaient. Elle fouillait précautionneusement parmi les trésors en question, et trouva un fil nu et des bouts de parchemins verts. Elle hocha la tête. Ca irait. Les Joncheruines avaient peur des morceaux de parchemin verts.

« Hey, Loufoca, c'quoi qu'tu fais ? »

Luna le regarda. C'était ce pauvre Gorgon, un élève de Cinquième Année qui ne pouvait pas parler normalement à cause d'un léger handicap. C'était la seule raison pour laquelle il prononçait aussi mal son nom à chaque fois. « Je fais un collier, » répondit-elle, et elle lui montra le fil pour qu'il le voie par lui-même. « Il y a des Joncheruines dans la Volière ».

Gorgon fronça les sourcils et ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais Jones, qui l'accompagnait tout le temps, lui secoua un peu les épaules. « Mec, » soupira-t-il. « L'explosion venait de la Volière. »

Grogon pâlit dramatiquement, mais il lui fallut un petit moment pour comprendre toutes les implications de ce qu'il avait entendu. Luna acquiesça doucement alors qu'elle enfilait les morceaux de parchemins tout au long du fil, d'un mouvement si familier qu'elle pouvait le faire les yeux fermés. Elle ne comprenait pas pourquoi Gorgon jouait les imbéciles alors qu'il ne l'était pas. Il ne pouvait pas être un imbécile, sinon il ne serait pas à Serdaigle.

« Alors ça veut dire que Potter– » commença Gorgon.

« Ouais » dit Jones. "Il est plus puissant que jamais, mon vieux, et Loufoca –Je veux dire Luna- ici présente est son amie. » Il l'indiqua d'un mouvement de la tête.

Ils la regardèrent tous les deux. Luna ne savait pas pourquoi. Ses doigts continuaient à faire le collier alors qu'elle leur retournait leur regard, calmement. Les gens la regardaient souvent. Elle y était habituée. Sinon, cela ferait longtemps qu'elle se serait mise en colère.

Gorgon se mordilla les lèvres et murmura. « Tu –tu diras à Potter qu'on ne t'a rien fait de mal ? » demanda-t-il. « Qu'on ne faisait que s'amuser ? »

« Quand avez-vous essayé de me faire du mal ? » demanda Luna, faisant un nœud pour terminer le collier. Elle regarda l'ensemble pendant un instant, et décida d'utiliser quelques unes des plumes toutes douces qu'elle avait trouvées par terre, près du lac. Alors elle se redressa et se mit debout convenablement.

« C'est bon, c'est bon » Dit Jones, donnant un coup de coude dans les côtes de Gorgon. Luna se dit qu'il essayait de faire que Purs se taise, et hocha la tête. C'est probablement la meilleure solution. En plus, il n'a rien dit de compromettant. « Simplement, dis à Potter que nous avons réalisé que la voie sur laquelle nous nous engagions n'était pas la bonne et que nous lui souhaitons très bonne chance, d'accord ? »

Luna haussa les épaules. « D'accord. Mais Harry ne pourra pas avoir toute la chance de son côté si je n'arrive pas à mettre ces plumes comme je le veux pour ce collier. »

« D'accord, d'accord. » Jones entraîna Purs plus loin, la laissant seule. Luna regarda autour d'elle, et remarqua que la majeure partie des gens présents dans la Salle Commune des Serdaigles essayait de ne pas la regarder, sans succès. Elle haussa les épaules, et finit avec beaucoup de précautions le collier pour Harry.

Je me demande si j'aurais peur de lui. Pensa-t-elle pour la première fois alors qu'elle admirait le collier enfin terminé.

Puis elle sourit et secoua la tête. Comment pourrait-on avoir peur de lui ? Il ne va pas blesser les gens. Je ne comprends pas pourquoi personne ne s'en rend compte.

Bien sûr, la plupart des gens refusaient de croire que les Héliopathes et les Ronflaks Cornus existaient aussi. Luna supposait que c'était parce qu'ils avaient peur de savoir ce que le Ministère ferait s'ils l'admettaient, et peut-être était-ce en partie la raison pour laquelle ils avaient peur d'Harry –ils pensaient que quelque chose pourrait se produire si jamais ils relâchaient leur attention.

Les gens sont vraiment étranges, se dit Luna, alors qu'elle rangeait le collier et qu'elle prenait son livre d'Arithmancie qu'elle devrait relire. Il y en a si peu qui voient le monde tel qu'il est.

§*&o&*§

Remus sursauta violemment dans son sommeil alors que la magie inondait le château. Il pouvait la sentir, ce qui était bien plus que ce qu'il pouvait faire d'ordinaire. Un peu étourdi, il releva sa tête qui jusque là était posée sur une pile de copies de Deuxième Année et cligna des yeux dans le vide

Le loup en lui grogna et hurla sa haine envers tout ça. Juste ainsi, Remus soupçonna que cette magie vienne d'Harry et non pas d'Albus. Le loup était d'accord avec Albus, pour la même raison qu'il l'était avec Sirius : il pouvait sentir la gentillesse en eux.

Remus l'ignora en reniflant, et son nez lui apprit ce que le loup ne lui disait pas. Cette magie était joyeuse, fraîche, et sentait comme des bottes d'herbe fraîchement coupées –comme le début du printemps, en fait. Remus se sentit plus léger. Il aurait tellement aimé pouvoir se transformer en une bête qui ne tuerait pas les gens et courir à travers le château, pour ressentir cette magie jusque dans ses muscles.

Il se leva et se décida rapidement à sortir de son bureau, intimant à son loup de se taire quand ce dernier tenta de protester. Ce n'était pas encore la pleine lune, et il avait plus de contrôle quand elle n'était pas trop proche. Il enferma le loup derrière une porte qu'il avait appris à construire mentalement depuis longtemps, et descendit dans le Hall.

Il vit Sirius, qui se hâtait devant lui vers l'étage supérieur, et l'appela. « Sirius ! Attends ! » Si quelque chose pouvait bien les réconcilier, c'était bien ça, se dit Remus. L'air sentait bon le printemps. L'air respirait les possibilités. Sirius se rendrait sûrement compte qu'aucune magie ayant ce parfum ne pouvait être mauvaise.

Sirius se retourna et Remus se crispa. Sirius arborait une expression entre le désespoir et la peur.

« Qu'est-ce que tu veux, Lupin ? » grogna Sirius, un jappement de chien résonnant dans sa voix. Le loup grogna en retour, et Remus se tut encore une fois. « Je dois trouver Connor. Je pense qu'Harry lui a fait quelque chose d'horrible. Ils devaient se rencontrer aujourd'hui, tu vois. L'équinoxe de printemps. Une rencontre pour se réconcilier. J'ai beaucoup encouragé Connor à y aller. »

Remus sentit ses yeux s'étrécir. « Sirius –tu n'as pas conseillé à Connor d'utiliser une contrainte sur Harry, n'est-ce pas ? »

Sirius lui lança un regard perçant.

Remus marcha à grands pas et attrapa l'épaule de son vieil ami, le secouant un peu. S'il se concentrait, il pouvait oublier que la dernière fois où il avait été si proche de Sirius, il essayait de le tuer. « Sirius, ouvre les yeux. Harry ne sera pas un esclave, plus maintenant. Je pensais que tu l'avais compris, et que tu l'en aurais félicité. Tu as été enchaîné par les principes et les attentes de ta famille pendant si longtemps, jusqu'à ce que tu fuies et que tu te caches avec James à Lux Aeterna. Pourquoi n'es-tu pas soulagé qu'il y ait échappé, et qu'il l'ait fait en étant plus jeune que tu ne l'étais ? »

« Tu ne comprends rien, Lupin. » La voix de Sirius n'était qu'un pâle reflet de ce qu'elle était d'ordinaire, basse, rauque et éraillée. Il se dégagea lui-même des mains de Remus. « Tu ne comprends rien à ce que je dois faire, ce qu'Albus m'a demandé de faire, ce qui fait que –« Il le lâcha et se détourna pour se diriger de nouveau dans le couloir.

Remus le regarda partir, boitant légèrement, comme si la partie gauche de son corps était plus lourde. Autour de son cou, la chaîne en or avec le pendentif que Dumbledore lui avait donné faisait du bruit et brillait.

Remus n'était finalement plus si joyeux qu'il l'avait quelques minutes plus tôt.

§*&o&*§

Draco avait préparé plein de discours en prévision du moment où Harry reviendrait dans les donjons.

L'un d'eux commençait d'ailleurs par Tu croyais que je ne m'en rendrais pas compte ou quoi ? Celui-ci était pour rappeler à Harry l'illusion de lui-même qu'Harry avait créé juste après le dîner pour suivre Draco et qui, après être arrivée dans les donjons, avait disparu ? L'illusion ne pouvait guère faire plus que sourire, hocher la tête et laisser échapper quelques mots comme « Vraiment ? » ou encore « C'est pas croyable ! » mais ça aurait été assez pour convaincre Draco, qui était d'humeur bavarde, que c'était bien Harry. Bien sûr, il s'était tourné vers lui et il avait vu Harry disparaître en quelques doux éclats lumineux. Pendant une minute, Draco avait paniqué, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'Harry avait fait ce qu'il pouvait pour se rendre à la rencontre prévue avec Connor en privé.

Ça lui rappelait que le deuxième discours commençait par Je suis vraiment en colère après toi, et contenant pas mal de mots qui pouvaient sonner comme des insultes mais qui, en fait, n'était pas absolument ni entièrement vrais. Il voulait qu'Harry regarde le sol, honteux, quand il aurait fini. On ne bernait pas un Malfoy comme ça.

Le troisième discours consistait en J'ai été voir le professeur Snape après ton petit exploit lors du dîner, tu sais. Là, il pouvait faire une pause et regarder comment Harry réagirait.

Mais celui qu'il préférait, et de loin, était Harry ? J'étais tellement inquiet pour toi ! Laisser la culpabilité d'Harry remonter à la surface, pensait Draco, alors qu'il donnait un coup de pied dans le montant du lit. Alors il pourrait doucement mais sûrement obliger Harry à lui promettre de ne plus jamais, jamais, jamais créer d'illusion de lui encore, parce qu'Harry était vulnérable et qu'il accepterait de promettre.

Mais ça, c'était avant de sentir l'explosion de magie qui provenait du haut de la Volière, et Draco tomba sur son lit, submergé par la senteur de roses qui envahit ses narines et le drogua à moitié. Quand il eut partiellement recouvré ses esprits, il roula sur le côté, s'assit en s'appuyant du coude sur le lit, et fixa la porte.

Il y avait beaucoup d'avantages à être un Malfoy. Là, Draco n'arrivait pas à déterminer si sa sensibilité génétique à la magie en était un. Au moins, être submergé par un parfum de roses était mieux qu'être terrassé par un mal de tête, se dit-il.

La porte de leur chambre s'ouvrit, et Harry entra. Il referma prudemment la porte derrière lui et se tourna pour rencontrer les yeux de Draco.

Draco se sentit totalement paralysé par l'expression qu'arborait Harry. Il ne l'avait jamais vu briller ainsi, ses yeux pleins d'une tendre affection pour Draco, sa bouche s'incurvant en un sourire libre et vrai, qui laissait entendre qu'il avait pris une décision après y avoir mûrement réfléchi, sans plus aucun pli soucieux au front ni de tension visible.

« Salut Draco » dit tranquillement Harry.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » murmura Draco, alors qu'il ne pouvait simplement rien dire d'autre.

« Connor essayé de me contraindre, » dit Harry. « Et quand j'ai essayé d'y résister, ça a emporté le reste de la toile de phœnix. » Il hésita puis fit un pas en avant. « Et ça a, euh, peut-être réussi à ce que je ne voie pas le monde de la même manière à présent, et que certaines choses pouvaient être plus importantes que mon frère. »

Draco eut le soufflé coupé. Pour la première fois depuis qu'ils avaient été Séparés, il pensait, il sentait qu'Harry ne pensait qu'à lui, et non pas à Connor.

Après tout, ce n'est que justice, essaya-t-il de se convaincre. J'ai passé bien plus de temps à m'inquiéter pour lui, c'est normal qu'il commence à me rendre la pareille. Allez Draco, dis lui que tu ne lui as pas pardonné pour le tour au dîner, pas encore. Qu'il mendie ton pardon.

C'était ce que sa mère aurait fait, ou son père. Mais ni Narcissa, ni Lucius n'étaient là en ce moment.

« Tu me pardonnes ? » demanda Harry, avec un tout petit sourire nerveux, prouvant qu'il était inquiet à l'idée que Draco ne lui pardonne pas.

Et quelqu'un –certainement pas Draco, il avait trop de fierté pour ça – dit d'une voix un peu cassée, « Il n'y a rien que je ne te pardonnerais pas maintenant », et il se précipita sur Harry pour l'enlacer. Et Harry le lui rendit, son esprit, Draco le savait, pour une fois n'était pas tourné vers Connor.

Ça avait mis du temps à arriver.

§*&o&*§

Snape éprouvait pour l'instant plus de la douleur due à sa Marque des Ténèbres qu'il ne sentait la magie s'écouler dans toute l'école.

Un moment plus tôt, il était assis, en train de lutter contre la plus totale douleur, essayant de corriger des copies qui ne se corrigeraient pas toutes seules, les dents serrées pour résister à la tentation de jeter un sort à son bras. Il ne le voulait pas. Ce serait admettre sa faiblesse.

Puis la douleur s'en était allée, comme une bête blessée qui était partie en courant, et Snape clignait des yeux, constatant l'absence de douleur.

C'est alors qu'il sentit la magie inonder les lieux, et il l'entendit chanter.

Il se leva tranquillement, et posa sa plume sur la pile de copies. Il se dirigea vers la porte de ses quartiers. Il ne tremblait pas. Il ne s'acharnait pas à ouvrir une porte alors que ses mains semblaient refuser de lui obéir. Il n'avait pas peur parce qu'Harry avait appelé une si grande quantité de magie d'une si grande puissance parce qu'il aurait été attaqué par un autre loup-garou dans la Forêt Interdite, ou tout autre danger.

C'est ridicule, pensa Snape férocement, et il coupa court à ce genre de réflexions. Il se força à inspirer profondément cinq fois d'affilée avant d'ouvrir la porte et de marcher à travers les couloirs des donjons. Il se dirigea tranquillement vers la Salle Commune des Serpentards, et ses pas étaient comme toujours aussi posés que s'il marchait sur l'herbe ; il ne se préoccupait pas du fait qu'il courait presque, en fait.

Il arriva à temps pour voir Harry et Granger traverser le couloir principal et arriver devant la Salle Commune, et il se cacha dans un coin pour les observer. Granger le précédait, juste devant Harry, et donc cachait son visage. Snape hésita à la tentation de lui jeter un sort pour faire disparaître sa masse de cheveux, juste pour pouvoir voir l'expression de son protégé.

Puis Granger se pencha vers Harry et commença à remonter l'escalier qui menait aux donjons, et Snape put voir le visage d'Harry.

Il sentit une goulée d'air traverser tout son être, remplissant ses poumons avant d'en ressortir, le laissant rasséréné.

Harry allait très bien. Il allait même mieux que très bien.

Sur son visage se dessinait un sourire où il n'y avait nulle trace de souci ou de stress. Il respirait la santé et la liberté alors qu'il s'approchait de la pierre toute proche, murmurait le mot de passe qui lui permettrait d'entrer dans la Salle Commune. Et, plus important, la magie autour de lui faisait des vagues et dansait, créant des illusions de lumière d'or et d'argent qui se dissipaient avant que Snape puisse voir ce qu'elles représentaient. Si Harry avait été bouleversé, sa magie aurait été resserrée autour de lui, agressive, et Snape, à qui Lucius avait apprit à ressentir les puissances magiques, aurait eu une migraine.

Snape recula et retourna lentement à ses appartements. Il aurait pu suivre Harry et lui faire une remarque sarcastique, bien sûr, mais il n'en avait en fait pas vraiment envie. Il voulait qu'Harry vienne le voir et lui explique ce qui s'était passé, et alors il n'agirait que si son protégé essayait de partir ou de lui mentir.

Snape ne pensait pas que ça se produirait. Pas cette fois.

Il se rassit devant les copies, éclairées par le feu, et eut un sourire teinté d'une jubilation malsaine. Là, dans la toute première phrase de la copie suivante, se trouvait une abominable faute de grammaire.

Snape la souligna d'un trait épais.

§*&o&*§

«Millicent! Millicent! Tu l'as senti? » Pansy bafouillait presque, et elle se laissa glisser du lit sur le sol.

Millicent la regarda calmement par-dessus son livre de Métamorphose. « Bien sûr que je l'ai senti, Pansy » assura-t-elle. « Je ne suis ni une pierre ni une Sang-de-Bourbe. » L'air avait une odeur d'orage en train de se déchaîner, et Millicent n'en était pas surprise. Harry était sacrément puissant, et on sentait qu'il avait enfin compris, apparemment.

Pansy se sentit vexée et la toisa. « Parfois, je ne t'aime pas beaucoup, Millicent, » dit-elle. « Qu'est-ce que c'était ?! »

« Harry, » dit Millicent, en soupirant, retournant à son livre.

Elle pouvait sentir le regard de Pansy posé sur son visage. Elle refusa de relever la tête. Pansy n'était pas agaçante, la plupart du temps, mais là, elle était lourde. Et Millicent avait depuis longtemps compris ce qu'Harry devait faire, et elle avait demandé à son père de confirmer ses dires, lui en qui elle croyait le plus au monde.

Adalrico l'avait crue, et une fois que Starborn avait arrangé une rencontre avec Harry l'été dernier, il avait raconté à sa fille ce que Millicent avait déjà envisagé : ils avaient une nouvelle personne à suivre, une troisième option entre la Lumière pure et la Noirceur profonde.

Millicent n'était pas étrangère au monde des puissants, qu'ils soient magiques ou politiques. Elle avait hérité de la magie de son père, et il lui avait enseigné toutes sortes de choses depuis qu'elle avait six ans, quand il s'en était rendu compte. Millicent l'avait compris plus tôt. Elle comprenait beaucoup de choses plus tôt que les autres. Elle en était même parfois abasourdie en voyant combien de temps il fallait aux autres pour comprendre eux aussi.

Harry avait finalement compris, on dirait.

Bon, eh bien, se dit Millicent alors qu'elle tournait la page de son livre de Métamorphose, peut-être que comme ça, nous pourrons enfin agir vraiment.

Elle n'était pas assez Serpentarde pour cacher le sourire qui étira ses lèvres.

À suivre