Bonjour à tous, voilà le moment que je redoutais… la fin… Je mettrais certainement un dernier chapitre en ligne dans cette fanfic pour répondre aux reviews que vous me laisserez à la fin de celui-ci. D'ailleurs, je dois vous demander : sur quel thème voudriez-vous que j'écrive ? Sur quel thème pensez-vous que je vais écrire ? Aimeriez-vous un autre couple ? Aimeriez-vous une autre relation ? Bref… parlez moi de ma prochaine fic ! ^^ Bien qu'une ébauche soit prête dans ma tête, je veux avoir vos avis.
Pour renouveler l'expérience. À ce signe («/3) allez sur youtube et rajoutez ça au lien : watch?v=etq8ocl0JJo
A ce signe : («3) allez sur youtube et rajoutez ça au lien : watch?v=NgHMqbaRfr0
P.S. Les phrases de début et fin sont de moi cette fois...
Bises !
Guest : Oui désolée, j'aime torturer un peu mes lecteurs^^
Calzona11 : Ahah ! Je fais ce que je veux ! j'ai les pleins pouvoirs ! Je suis contente que quelqu'un ait un peu de compassion pour Brook ! Enfin ! lol. Je ne sais pas comment je fais non plus pour vous plaire à ce point là ! ^^
xCALZ0Na (guest) : Eh bien… je ne peux rien dire… Je te laisse découvrir.
Xcalz0na (guest) : Ah ! Une adepte de la musique durant la fiction… je réitère donc l'expérience ! J'aime bien qu'on me demande de la faire vivre ! Ca m'amuse ^^ Merci d'adorer cette fiction, j'espère que tu aimeras les autres ^^
Léa : Retuer ^^ j'aime ! Le fait que tu ne t'en sois pas douté, pour la blessure d'Arizona me plait beaucoup ! C'est ce que je voulais ! Pour le rythme, j'essaye de le maintenir… soutenu, jusqu'à la fin. Les citations ne sont pas de moi ! Sauf dans ce dernier chapitre.
Calzona : Une autre adepte de la musique ! j'aime, donc je recommence ! C'est vrai que cette histoire est très dure mais j'aime bien écrire des histoires qui remue un peu les lecteurs… le dernier chapitre a été difficile pour moi parce que… j'ai longtemps hésité avant de confier Arizona à un autre violeur… et vraiment, ça m'a vraiment gêné, mais j'étais obligé pour qu'elle se retrouve dans l'entrepôt du début… J'espère que mes autres fics seront aussi magique que celle-là mais je pense que les thèmes seront des thèmes graves… encore…
Mum's : Adepte n°3 de la musique. Je recommence ! Je ne peux pas répondre à ta question, sinon je te dévoilerais le chapitre… Dommage pour le rêve, j'aurai bien voulu savoir dans la peau de qui tu te trouvais ! ^^ Mum's, pourquoi mon âge ?
Guest : Un film ? J'ai proposé l'idée à Shonshon, elle n'est pas d'accord. Brook a toujours beaucoup d'humour et elle ne veut pas faire culpabiliser notre belle blonde. Ahah ! Tu es la première à penser que ça serait préférable qu'Arizona meurt, j'aime ça ! Tu aurais fait une très jolie fin en voyant Callie et Sophia main dans la main… mais ce n'est pas celle que j'ai choisi… . Héros ou lâche… Je n'ai jamais douté une seule seconde d'Arizona, Callie et surtout Brook. Elles sont des héroïnes parfaites, brune, blonde, et rousse. C'est vrai que cette scène est très visuelle… je ne m'en étais pas aperçue… Et effectivement, ce qui se passe dans la tête de chacune n'est pas top. Callie les voit effondrées de loin, Arizona pensait s'en sortir et se rend compte qu'elle a une balle dans le ventre, et Brook venait gentiment sauver son amie et elle se retrouve avec une balle au côté gauche…
Pour Sofia, je pense que tu as raison, ceci dit, au début de la fic, je l'ai écrit Sophia alors je pense que ça n'aurait pas été cohérent de changer l'orthographe en cours de fic. Et puis, tu sais ce qu'on dit : Prénom n'a pas d'orthographe ! ^^. Pour le cœur, je pense que tu as raison mais je revérifierai plus tard ! ^^
Je donnerai mon surnom : Lili, quant à mon âge : 21ans.
Like Calzona : Je ne peux pas répondre quant au fait qu'elle meure ou non. J'aimerai, moi aussi, que ma fic soit diffusée ! Ca serait juste génial mais bon… là… je pense qu'il faut faire encore 10 ans de série afin de coller ça dans les 5 minutes de Calzona par épisodes ! ^^
Pingoo : Ahah, bravo pour les phrases de Grey's ! ^^ Ma phrase à moi est à la fin de ce chapitre. J'ai essayé de reproduire le style dans Grey's ! Ce n'est pas que j'aime les réactions hystériques ! Lol, j'aime les réactions vraies ! Ca me fait rire lorsque quelqu'un écrit en grosses lettre parce que je me dit que cette personne doit être en train de se dire que je suis une grande malade… bref… je m'égare… Ce que tu me demandes est dit dans mon chapitre qui suit ci-dessous.
Just to read (guest) : Merci beaucoup, c'est très flatteur ! ^^. J'en redemande aussi, je t'assure !
Audrey : Contente que la musique te plaise ! Je refais dès à présent. Assour est mort… la fin es là ^^. Je pense que le diable l'attend à bras ouverts… Episode 24 Saison 6 est tellement… affreux et inattendu… J'ai encore beaucoup à apprendre du maître qu'est Shonda ! Je suis aussi impressionné que mes mots touchent autant des lecteurs, dont toi.
Guest : Un don d'organe, bonne idée ! ^^
76Aria : Oui, épique et dramatique… J'aime aussi ce genre.
Marmionne : Je suis contente que les images viennent en lisant. Ca me fait plaisir ! Je te remercie de me lire, toi, ainsi que tous les autres d'ailleurs. Quant à l'orthographe, il y a encore beauuuuuuucoup de progrès à faire, je t'assure ! Mais merci pour le compliment, ça me fait très plaisir ! Vraiment ! Ca me touche beaucoup ! Comme beaucoup ont aimé la musique, j'en remet une dans celui là.
Quant à ma fic, elle n'était pas écrite à l'avance, j'écrivais un chapitre, je le postais et poursuivais avec un autre chapitre. Cependant, je savais clairement où j'allais. Par exemple, au début de la première partie, j'avais l'image mental d'Arizona fuyant Seattle avec Brook à ses côtés. Pour la seconde partie, je connaissais la fin dès la moitié de la partie 1. Donc mon plan était construit dans ma tête ^^. Mon âge, 21. ^^ Pourquoi vouloir connaitre ce détail ?
Sirkette : Hey ! Alors pour répondre à ta question… Oui, je savais dès le début qu'Elyas était Assour. Je savais exactement comment se terminerait ma fic, c'est pour ça que je dis à tout le monde qu'il est inutile de me supplier pour quoi que ce soit ! ^^.
Guest : Merci, c'est effectivement dommage d'arriver à la fin… ça m'arrache le cœur à moi aussi. Il y a certaine chose que je savais, mais il n'y avait rien d'écrit, tout était dans ma tête. Très vite, j'ai su la fin de cette histoire et la fin de chaque personnage. Pour les ascenseurs émotifs, je t'en prie, c'est bien normal ! La prochaine fiction arrivera bientôt je pense…
New reader : Je suis contente que rien ne soit prévisible, ça me rassure un peu ! ^^ Pour le réalisme, j'essaie de m'inspirer effectivement de la réalité, Hope Hull existe réellement, l'hotel dans lequel Callie loge existe réellement à Montgoméry… bref… on pourrait marcher sur les traces des héroïnes…
Épilogue
« Rien n'est acquis… la vie, pardon… NOTRE vie ne nous appartient pas. Comme si un écrivain avait soudain eu envie de jouer avec nous, ses personnages, et qu'il s'était mis à nous faire vivre des situations, drôles, embarrassantes, terriblement blessantes ou même terriblement triste. Le fait est que notre écrivain, notre créateur peut, à loisir, nous retirer la vie et nous faire vivre des péripéties. Rien n'est acquis… l'amitié, l'amour, la confiance, tout peut être mis à mal d'un seul coup de vent.. ou d'un seul coup de plume. »
Le petit café de l'hôpital n'était pas de la première qualité. La brune fit une grimace avant de jeter son gobelet dans la poubelle, non loin de la table. Elle regarda l'horloge et soupira. Une demi-heure de retard… Personne ne viendrait, elle en était certaine.
Le Dr Torres accrocha sa blouse blanche à un cintre et caressa le nom brodé dessus. Puis, elle prit le flacon de médicament et avala deux comprimés antidouleur. Elle s'assit sur le banc et se massa les tempes, sa tête menaçait d'exploser à chaque instant mais elle savait qu'elle ne dormirait pas plus que les nuits précédentes. Dans son dos, quelqu'un entra et se racla la gorge. Elle pivota lentement, avec une mine agacée et découvrit Alex Karev qui se tenait debout sur le seuil des vestiaires, un sac de voyage passé par-dessus son épaule. Elle le fixa quelques secondes sans rien dire et se leva doucement, le menton tremblant.
-Tu es venu ! Souffla-t-elle émue.
-Bien sûr que je suis venu ! Je suis… je suis désolé Callie, de ne pas t'avoir cru le jour où tu m'as appelé !
-Ca n'aurait rien changé Alex, ça aurait peut-être été pire que ça… Au moins, maintenant, tout est fini.
Alex se tut, gêné. Il ne savait pas comment entamer la conversation ni comment se conduire avec la brune. Il posa son sac au sol et contre toute attente, il serra son ami contre lui. Puis, il la fit reculer et observa son visage.
-Je vois que Sloan est passé par là ?! affirma-t-il avec un sourire en pointant son doigt sur le front de Callie.
-A quoi tu le vois ? demanda l'ortho en souriant.
-Il n'y a aucune cicatrice, aucune trace de ce que tu as subi !
-Les plaies ne sont pas visibles, murmura Callie en perdant son sourire.
Un silence tendu s'installa entre les deux chirurgiens. Alex regardait les casiers et Callie s'était perdue dans ses pensées. Le temps ferait les choses, elle le savait, mais la seule idée d'échouer lui faisait peur. D'ailleurs, depuis son retour à Seattle, elle avait développé toutes sortes d'angoisses. Elle ne dormait plus la lumière éteinte, elle ne pouvait plus rester enfermée dans l'ascenseur bien longtemps, elle ne passait plus dans d'étroit couloir et son esprit développait une protection paranoïaque. Pour chaque objet, elle imaginait une façon qu'aurait eu Assour de la torturer avec, et même si elle voyait le psy tous les jours, elle ne parvenait pas à reprendre sa vie en main.
Evidemment, elle était épaulée, par Mark, par Teddy mais la personne qui aurait dû être présente pour elle était absente. Callie devait traverser les étapes sans elle.
-Si on allait manger à la cafétéria ? proposa Alex en essayant d'adopter un ton léger.
-Non, je… je ne vais pas manger, je vais plutôt…
-Te mettre dans un coin pour pleurer !? acheva-t-il d'un ton doux.
Elle releva des yeux menaçant vers son ancien interne. Il avait beau être Alex, elle aurait pu s'en prendre à lui s'il la cherchait trop. Il fit une moue agacée et attrapa délicatement son bras.
-Allez, viens !
-Alex ! Non ! Ne me force pas ! Pourquoi tout le monde veut me forcer dans cet hôpital ?! C'est affolant comme je n'ai plus mon mot à dire sur ma propre vie depuis que je suis revenue !
-Callie ! Les gens veulent prendre soin de toi !
-Et Arizona !? On l'oublie ?
-Personne ne l'oublie, mais il faut aussi que tu prennes soin de toi ! Arizona…
-Stop ! Alex, je n'ai vraiment pas envie de… de parler de tout ça. Je vais rentrer chez moi, et me coucher. Je suis épuisée.
-D'accord, on se voit demain ? Comme prévu ?
-Comme prévu, oui, murmura Callie.
Elle quitta l'hôpital, le cœur plus lourd que jamais. Bien évidemment, demain serait une grande journée, sombre, déprimante, écrasante de désespoir. Demain, ça ferait un mois…
Un mois que Callie était rentrée à Seattle sans Arizona. Un mois qu'une partie d'elle était morte à Hope Hull. Elle se cala dans sa voiture et attendit quelques secondes avant de démarrer. Ses pensées divaguèrent une fois encore vers le jour où tout avait basculé.
La cafétéria avait une odeur étrange, comme si on avait fait brûler du plastique. La jeune femme prit un gobelet de café à emporter et quitta cet endroit, certaine d'y revenir le lendemain.
Brook Peters descendit de l'avion en regardant sa montre. Le sourire aux lèvres elle rejoignit sa voiture. Elle était impatiente d'annoncer la nouvelle aux deux chirurgiennes. La réunion avait été rapide et une décision logique avait été prise. On lui avait permis d'en informer les principales concernées immédiatement. Elles avaient préféré sauter dans un avion pour l'Alabama afin de leur annoncer la bonne nouvelle en face. Elles pourraient retrouver leur vie d'avant. Même si elle regretterait certainement de ne plus voir Arizona le matin, avant de partir travailler, elle était heureuse que la blonde ait finalement la vie qu'elle méritait.
De son côté, Brook pourrait approfondir la relation qu'elle entretenait avec Maggy Evers. Une jeune femme qu'elle « fréquentait » depuis quelques semaines et qui parvenait à lui faire ressentir des choses inconnues jusqu'à maintenant.
Elle roula vite pour rejoindre la maison. Elle voulait absolument les réveiller pour leur dire. La journée n'en serait que plus belle ! Elle imaginait déjà leur tête, jubilant d'avance.
Elle s'engagea sur le chemin qui menait à la maison et freina d'un seul coup. Elle descendit immédiatement de son 4X4 noir et se précipita vers le corps étendu en plein milieu du chemin.
-Calliope ? Qu'est-ce que…
-Ton téléphone… j'ai essayé de te joindre ! reprocha la brune en prenant la main que Brook lui tendait.
-Je ne l'ai pas allumé en sortant de l'avion… je… je reviens de New York ! Mais… qu'est ce qu'il s'est passé ?
-Assour, Assour, le terroriste est là ! Il… il est dans la forêt avec Arizona ! Elle est partie, et l'a attiré dans la forêt ! Sanglota la chirurgienne en s'asseyant à bord de la voiture.
Les yeux de Brook s'agrandirent et elle contourna la voiture pour se remettre au volant. Elle remonta rapidement l'allée et ordonna à Callie de rester à l'intérieur de la voiture en attendant les secours. Puis, elle ouvrit la boite à gant et prit son arme de service. Enfin, elle passa derrière la maison et se dirigea vers la forêt. Elle se laissa guider par des éclats de voix qui n'étaient pas très loin de la lisière. Un homme criait, il était seul. Elle se camoufla dans les buissons et enleva la sécurité de son arme. Arizona se tenait en face de son bourreau, elle était sale, ses cheveux étaient défaits mais le plus étrange, était l'expression de son visage : elle semblait hésiter.
Tout à coup, Brook sortit des buissons et braqua son arme sur la tête d'Assour. Il fallait qu'il menace Arizona pour qu'elle puisse tirer en toute légalité. Elle se tenait prête et attendit qu'il attrape l'arme cachée dans son dos. Elle l'avait bien en vue. Elle ne savait pas pourquoi Arizona s'était figée, sans doute l'avait-elle vue.
Soudain, il passa sa main dans son dos pour attraper l'arme et lorsqu'il la passa devant lui, elle tira en plein dans son crâne. Arizona riposta et Brook sentit une déchirure sur le côté gauche. La douleur lui coupa le souffle mais elle plaqua tout de même immédiatement sa main sur la blessure.
(«/3)
Jane monta sur l'estrade et s'avança pour son discours. Elle rassembla ses feuilles, les tapota sur le pupitre et régla le mirco devant elle. Elle attendit qu'on la présente.
-Jane Berrier, major de la promotion des premières années en médecine de cette année.
Elle adressa un sourire à l'assistance. Une foule de dernière année la dévisageait et elle n'était pas très à l'aise que ses ainés doivent l'écouter parler.
-Chers futurs médecins, débuta-t-elle la voix tremblante. Il y a des années, vous étiez à ma place, à suivre les cours dans des amphithéâtres bondés. Vous avez vu des élèves, vos amis, vos camarades, rater leurs examens ou au contraire les réussir.
Elle regarda la suite de son discours qu'elle trouvait ennuyeux à mourir. Elle releva les yeux vers la foule et soupira. Elle retourna ses feuilles contre la table et continua de fixer les élèves.
-Je discutais avec certains d'entre vous tout à l'heure et je sais que beaucoup d'entre vous remercieront leur parent de les avoir aidé à arriver jusque-là. Parce qu'ils vous ont toujours poussé, remonté le moral. D'autres, remercieront leurs amis parce que pour eux c'est la seule vraie famille qu'ils possèdent. Mais pas une seule fois, je n'ai entendu quelqu'un dire : « hey, je vais monter sur ce podium et je vais remercier mes professeurs. Pour m'avoir botté les fesses, pour m'avoir fait avancer, pour m'avoir encouragé. » Je ne sais pas si beaucoup d'élèves le feront, mais moi, du haut de ma première année passée au sein de cette université, j'aimerai remercier nos professeurs. Nous avons eu les mêmes et vous les avez depuis longtemps maintenant. On ne les remercie jamais assez mais ils forment notre savoir, ils forment ce que nous pouvons connaitre, ils ont formé les médecins que vous allez devenir et celui que je vais devenir. Ils sont ceux qui vont vous aider à briller face aux autres internes, face aux autres personnes qui seront en concurrence contre vous. Même si vous les avez détestés, il faut au moins reconnaitre qu'ils vous ont amenés ici, devant ce podium, à écouter mon stupide discours…
Elle fit une pause, sentant un sanglot venir se coincer dans sa gorge. Mais elle parvint à refouler sa tristesse et déclara :
-Je…Je sais que vous avez eu le professeur Benson et que beaucoup d'entre vous ont été choqué, bouleversé d'apprendre la réalité de ce qu'a été sa vie en Alabama. Même si aujourd'hui, sa vie est étalée dans les journaux, ils ne parlent que du médecin pédiatrique brillant qu'elle était au Seattle Grace Hospital ou de la femme courageuse qu'elle a été durant ces années en Irak et cette année ici, loin de sa famille. Moi j'aimerai parler du rôle de professeur qu'elle était contrainte de jouer. Chers futurs médecins, vous avez été nombreux à quitter son cours en milieux d'année, jugeant qu'il était trop dur, et que cette femme était trop froide. Vous avez déserté, puis êtes revenu parce que ceux qui étaient resté ont vu un changement soudain dans sa façon de procéder. N'est-il pas vrai que cette femme, ce professeur, malgré tout ce qui se passait dans sa vie vous a aidé à construire la vôtre ? En ce qui me concerne, et je terminerai là-dessus, je serais fière de dire, dans quelques années, que le professeur Jessica Arizona Benson Robbins a été celle qui m'a offert la possibilité de construire ma vie avec un savoir et une expérience que je n'aurai pu vivre et apprendre sans elle. Selon moi, cette université a perdu un membre important du corps enseignant. C'est donc un merci particulier que je veux lui adresser, parce que j'ose espérer, que de là où elle est, elle veillera toujours un peu sur moi. Merci.
Les applaudissements montèrent de la foule pour se perdre vers les étoiles.
Calliope Torres fit frapper ses pieds contre le sol afin de se réchauffer un peu. Elle serra aussi ses doigts contre le gobelet chaud. Le froid était sans nul doute le pire ennemi des côtes cassées. La douleur lui remontait dans la poitrine et elle avait l'impression que des petits éclats de verre étaient venus se nicher entre chaque muscle. Elle lança un coup d'œil à la fenêtre du quatrième étage. Éclairée, comme tous les soirs. Elle ne comprenait que trop bien. Mais ce soir-là, elle monterait. Elle défoncerait la porte et forcerait le passage. Elle termina sa tasse et jeta le récipient vide dans une poubelle. Puis, elle remonta le col de son manteau pour affronter le vent glacial et dégagea ses cheveux bouclés de sa nuque. Elle s'engouffra dans le hall de l'immeuble et jugea l'ascenseur du regard. Elle hésita un bref instant, avant de prendre le chemin des escaliers. Lors de son ascension, elle faillit faire demi-tour à plusieurs reprises. Elle savait qu'elle n'obtiendrait aucune réponse et pourtant, elle ne pouvait empêcher sa nature optimiste de prendre le dessus.
La porte de l'appartement était verte. Un joli vert, foncé, semblable aux bouteilles de bières qui s'entassaient dans son frigo. Elle secoua la tête et avança sa main pour frapper, mais au dernier moment, quelque chose attira son attention. Un bruit provenant de l'appartement à la porte verte. Un sanglot étouffé.
Elle se colla contre le bois et ferma les yeux. Elle aussi voulait pleurer, hurler, trépigner, mais elle ne pouvait pas. Si elle le faisait, elle ne pourrait pas se relever. Elle luttait depuis un mois déjà.
-Euh, excusez-moi, j'ai une pizza à livrer et… vous êtes devant la porte, marmonna une voix derrière son dos.
Elle se retourna et fronça les sourcils, ne comprenant pas. Pour toute explication, l'homme souleva la boîte en carton.
-Oh… je… je vais la prendre, je vais lui amener. Combien… combien je vous dois ?
-Euh… ça a déjà été payé en ligne, madame, répondit le jeune homme en lui lançant un regard étonné.
-Ah… très bien, merci alors.
Il s'éloigna, ne sachant pas s'il venait de prendre la bonne solution.
Calliope frappa contre la porte et immédiatement, les sanglots s'arrêtèrent. Elle attendit un instant, puis la porte s'ouvrit.
Malgré ses efforts pour dissimuler ses larmes, Arizona avait les yeux rougis et les joues écarlates. En apercevant Callie, elle recula, étonnée, et voulut refermer la porte.
La brune plaça son pied dans l'entrebâillement et aussitôt elle trouva son geste stupide. Dans les films, le héros faisait toujours ça et ça ne choquait personne. La vérité était que dans la vie réelle, quand on vous refermait la porte sur le pied… ça faisait mal.
-J'ai ta pizza ! prévint l'orthopédiste avec une grimace de douleur.
-Je m'en fou ! Casse-toi Callie ! Je ne veux pas te voir !
-Je me moque de ce que tu veux ou non ! J'ai besoin de te parler, et tu vas m'écouter.
Arizona arrêta de forcer et ouvrit la porte en grand. Alors que Callie s'apprêtait à entrer, elle vit la blonde lui bloquer le passage.
-Je ne veux pas de toi dans mon appartement ! Informa la blonde d'une voix froide.
Ses cheveux dorés étaient mis en valeur par un col roulé noir. Elle portait un jean de la même couleur qui la faisait paraitre encore plus maigre qu'elle n'était déjà.
Callie aurait voulu la prendre dans ses bras, l'embrasser. La laisser pleurer sur son épaule, mais tout lien était rompu. Les bras croisés sur sa poitrine, la blonde rivait ses yeux à ceux de la chirurgienne.
-Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle enfin.
-Est-ce que… je peux entrer ? J'ai ta pizza, j'ai froid et j'ai… je doute que tu veuilles que tes voisins entendent notre discussions.
Arizona réfléchit, puis se décala afin de laisser le champ libre à Callie.
La brune entra, consciente de la chance qu'elle avait. Elle attendit qu'Arizona pénètre dans le salon pour la suivre. L'équipement était rudimentaire. Un canapé, une table, une télévision posée à même le sol qui hurlait les informations. Arizona coupa le son et s'installa dans son canapé. Callie attrapa une chaise et la plaça de l'autre côté de la table, elle ouvrit le carton à pizza et tendit une part à la jeune femme.
-Tu as maigri, indiqua-t-elle.
Arizona ne releva pas la remarque et mâchonna un morceau de sa pizza sans vraiment prendre plaisir à manger. Ses bras fins restaient collés contre ses côtes et Callie aurait voulu les caresser pour qu'elle se sente protéger, en sécurité.
-Qu'est-ce que tu voulais me dire ? interrogea la blonde de façon abrupte.
Si elle avait écouté ce que lui disait sa tête, Callie aurait fui le plus loin possible de cette appartement. Elle ne retrouvait pas la femme qu'elle avait aimé dans les façon d'Arizona et elle ne savait pas si elle avait le droit d'entamer la moindre conversation avec elle.
-Ta blessure est totalement refermée ? Commença la brune en se disant qu'au moins, cette question était facile.
Arizona poussa un soupire et souleva son T-shirt pour seule réponse. Il n'y avait presque pas de marque. Mark avait repris le travail de ces « médecins idiots » de Montgomery pour que la blonde ait le moins de trace possible de ce traumatisme. Callie hocha la tête.
-Je ne dors plus la lumière éteinte, avoua Callie en croisant ses doigts devant elle.
La pédiatre fronça les sourcils et releva le regard vers sa compagne.
-Je ne prends plus l'ascenseur de l'hôpital, je ne peux plus traverser de couloir trop étroit, j'ai peur lorsque les bruits sont trop assourdissant, je regarde chaque objet et je me dis, tiens, qu'est ce qu'Assour aurait pu nous faire s'il avait eu l'idée de s'en servir. Je fais des cauchemars la nuit, je ne veux plus entendre parler de la maison de Dereck construite en pleine forêt, quand je prends un scalpel, ça me fait penser à la sensation du métal de l'arme que j'avais dans la main, je ne parviens plus à passer devant le bar d'Elyas sans me rappeler… qu'en fait, Elyas n'a jamais existé, je… je ne peux pas m'enlever de la tête que tout ça était de ma faute ! Mais… au fond, ce n'est même pas ça le plus dur… le plus dur c'est que… lorsque je me réveille en pleine nuit, en hurlant de toutes mes forces, je supplie que rien de tout ça ne se soit réellement passé, et j'espère que tu sois là pour me serrer dans tes bras, mais tu n'es pas là ! Quand je sors de l'hôpital, j'aimerai me dire que je te rejoins dans notre appartement, et au lieu de ça, je vais dans ma grande maison vide, où un homme a pénétré pendant que je te cherchais à l'autre bout du pays. Parfois, je suis en bas de ton appartement, et j'attends que tu apparaisses à la fenêtre, pour me persuader que tu n'es pas morte !
Les larmes de Callie s'était mise à couler mais elle persistait à regarder Arizona.
Celle-ci restait impassible face aux paroles de son amante. Elle reprit un morceau de pizza et déclara :
-Tu es venue ici pour que je te dise que tu n'y es pour rien dans ce qu'il s'est passé en Alabama, c'est la vérité, tu n'y es pour rien. Tôt ou tard, il m'aurait retrouvé. Tu peux dormir tranquille, Assour est mort, Brook l'a tué. Il faut que tu vives Callie, reprends ta vie là où tu l'as laissé ! Ca ne sert à rien de vivre dans tes angoisses.
-Tu n'as pas l'air de mesurer ce que j'essaye de te dire : Tu me manques Arizona !
-Le fait est que je ne peux pas revenir, je ne pourrai pas, nous en avons déjà discuté quand j'ai quitté l'hôpital, je crois. Si tu as fini je vais te demander de sortir.
Arizona se leva et s'approcha de la porte d'entrée pour congédier la brune.
Calliope l'arrêta dans son élan et la retourna face à elle. Elle voulait qu'Arizona la regarde dans les yeux. Elle voulait sentir son parfum, sentir sa peau sous des mains.
-Stop ! Arrête ce petit jeu ! Tu te sens coupable pour je ne sais quoi et….
-Pour « je ne sais quoi » ? Oh seigneur Callie, tu es sérieuse ? Je suis celle qui a tué Brook Peters, la femme qui a veillé sur moi dès la minute où elle m'a retrouvé dans cet entrepôt miteux. Elle est celle qui m'a permis d'avoir cette vie.
-Oh, et tu penses qu'en restant terrée ici, tu rends tout ça meilleure ? Tu penses que Brook serait heureuse de te voir dans cet état pitoyable !?
-La ferme, Callie. La vérité est peut-être difficile à entendre pour toi mais… je ne resterai pas ici ! Les gens me pensaient mortes, qu'ils continuent de faire comme si… Je ne resterai pas à Seattle, là où je peux te voir tous les jours…
-Le… le problème vient de moi ? demanda Callie changeant immédiatement d'attitude.
Arizona se dégagea et recula de quelques pas.
-Je suis désolée, je suis tellement désolée que ça se passe comme ça Calliope ! J'aurais voulu te donner beaucoup plus, mais j'en suis incapable ! J'ai essayé les premiers jours mais… je ne parviens pas à voir autre chose que le visage d'Assour quand je te regarde ! Je ne sais pas comment te protéger de tout ça, parce que… ça va finir par te détruire toi aussi, alors je préfère que ce soit maintenant. Que je sois la seule à souffrir pour ne pas te déchirer encore plus. Parce que je sais que tu me forceras toujours à en parler, ou tu trouveras un moyen de découvrir ce qui se passe dans ma tête.
-Non ! Non, attends, dis-moi de quoi tu parles, j'ai … j'ai vraiment du mal à saisir de quoi tu parles !
-Le journal ! Tu as lu le journal Callie !
-Je pensais que tu étais morte ! s'écria la brune en prenant les épaules frêles de sa femme.
-Oh ! Et ça te donnait tous les droits ? Tu avais le droit de tout lire, le droit de rentrer dans mon intimité parce que j'étais morte. Donc, si un jour tu meurs et que je mets le nez dans tes comptes ou si je fouille un peu dans ta cave, tu ne m'en voudras pas trop.
-Arizona ! Tu n'étais pas sensé être là pour m'en vouloir !
Se rendant compte de l'énormité qu'elle venait d'échapper, la brune ferma les yeux, attendant la sentence.
-Il est là le problème ! Je veux bien que la mort nous sépare de nos devoirs conjugaux, mais… le respect… le respect pour moi, tu aurais dû l'avoir pour toujours !
-Ce n'est pas ce que je voulais dire et tu le sais aussi bien que moi ! Depuis ton retour aux Etats-Unis, je ne parvenais plus à te comprendre ! Je n'arrivais plus à savoir si tu étais toi ou non. Je… je voulais te comprendre ! Je voulais savoir pourquoi tu étais si bouleversé ! Je voulais saisir l'importance de ta peine, de ta douleur. Arizona, la chose qui est sûre, c'est que je t'aime le plus profondément du monde ! Je deviens folle lorsque tu n'es plus là ! Je… j'ai parcouru la moitié du pays parce que j'ai pensé voir ton dos à la télévision ! Force est de constater que… je t'aime plus que tout et que je serais prête à faire n'importe quoi pour te retrouver !
-Callie ! Tu ne comprends pas, dans ce journal, il y avait des choses que je ne voulais pas que tu saches ! Il y avait des choses importante pour moi ! Et que… lorsqu'une personne meurt, les secrets qu'elle emporte avec elle la regarde ! Je veux dire que quand quelqu'un meurt, la relation s'arrête là où la personne meurt, on ne doit pas forcer la confidence d'un mort.
-Tu parles des viols !
-Non ! Ne… ne dis rien !
Arizona semblait épuisée, elle s'adossa au cadran de la porte du salon et posa ses mains sur ses genoux. Callie lui prit les mains et les porta contre sa bouche.
-Je m'en moque de tout ça ! Tu es toujours celle que j'ai épousée ! Tu es Arizona qui, lorsqu'elle déprime, mange des beignets, qui ne sait pas s'opposer à l'autorité, qui ferait tout pour ses patients, qui rit lorsque je lui fais des bisous dans le cou, qui aime que j'embrasse son ventre, qui déteste le camping et… tu es celle qui a sauvé ma fille, notre fille ! Tu es celle qui m'a attendu après mon accident de voiture ! Tu es celle qui m'a demandé en mariage !
-Je ne suis plus cette femme Calliope ! Cette femme était heureuse avec toi. Moi je ne le serais plus !
-Pourquoi ? Il faut que tu me donnes une bonne raison !
-Je te l'ai dit ! Je ne peux pas te voir sans penser à ce qui s'est passé dans cette forêt, sans penser que… tu aurais pu mourir par ma faute, je ne peux pas embrasser ton cou sans penser qu'Assour a mis un sac plastique autour ! Je ne parviens pas à oublier ton regard lorsque je t'ai poussé dans ce couloir, je… Callie j'ai fait ça pour que tu t'en sortes ! Je t'ai sauvé, je pense que… c'était la moindre des choses que je pouvais faire. Je sais que si je… si je t'écoute, si je te suis et qu'on rentre ensemble dans ta maison, tu le regretteras plus tard parce que… je vais finir par nous détruire.
-Comment peux-tu douter de nous à ce point-là ?
Arizona tourna la tête et Callie changea de place pour qu'elle ne puisse pas rompre le contact visuel.
-Donne-nous une chance de… une chance d'avancer, d'aller de l'avant !
-Brook a essayé de m'aider ! Et maintenant, elle est morte ! ELLE EST MORTE ! beugla Arizona en tombant à genoux.
Callie tenta de la rattraper, puis elle s'agenouilla derrière elle et la serra contre son coeur. La position n'était pas confortable, Callie appuya donc son dos contre le chambranle de la porte et garda ses bras autour du corps maigre de la blonde. La pédiatre se débattait comme un diable, les bras de Callie l'emprisonnaient elle sentait une chaleur étouffante monter en elle. D'un seul coup, elle arrêta de bouger et appuya sa tête contre la poitrine de la brune. Des sanglots la submergèrent, la douleur dans son ventre se réveilla comme si la balle n'avait pas quitté son corps.
Doucement, Callie la berça contre elle. Lorsqu'elle se fut calmée, la brune se dégagea, aida Arizona à atteindre son lit et lui fit quitter ses chaussures.
-Il faut que tu te reposes pour ton… ton témoignage à la presse demain.
De nouveaux sanglots arrivèrent, et la blonde mit une main devant ses yeux.
-Va-t'en ! Je t'en prie, va-t'en, demanda-t-elle.
Un petit homme s'avança devant les caméras et déclara d'une façon solennelle :
-Mesdames et messieurs, la conférence de presse doit être reportée au vu de l'état de santé d'Arizona Robbins qui...
La brune coupa la télé et jeta son muffin à la poubelle. Elle rabattit sa capuche sur la tête et descendit dans la cafétéria de l'hôpital pour acheter son gobelet de café, comme tous les jours, à la même heure puis, elle partit s'assoir à la même table que d'habitude.
(« 3)
Les jours passaient et Arizona restait prostrée devant sa télévision. Alex était passé la voir plusieurs fois, mais elle l'avait congédié sans même ouvrir la porte. Elle n'arrivait pas à reprendre contact avec la réalité. Elle préférait se plonger dans un monde où Brook veillait toujours sur elle, où Callie la croyait toujours morte et se souciait de faire d'autres rencontres. Sa vie ne se terminerait pas comme un conte de fée. Le méchant de l'histoire avait empoisonné trop de liens pour qu'elle puisse réussir à s'en remettre un jour. Callie avait été trop impliquée pour qu'Arizona oublie.
Ce matin-là, on frappa à sa porte. Elle s'avança prudemment et regarda dans l'œil afin de vérifier l'identité de la personne se trouvant derrière. Elle ne vit que des fleurs, ce qui l'incita à ne pas ouvrir et à prendre son arme, caché dans le boitier à côté de la porte. Peu de temps après, elle entendit l'ascenseur se refermer et elle ouvrit sa porte d'entrée. Un bouquet de fleur était posé sur le sol. Elle fronça les sourcils et l'examina attentivement avant de le ramasser et de prendre la carte qui était dessus.
C'était une photo d'un soldat américain qui tendait la main vers un chat roux. L'homme était lourdement armé et on pouvait voir que la rue qui s'étendait autour de lui était dévastée.
Elle retourna la carte et lut l'inscription.
« Un jour, peut-être, je te donnerai un cour de tir… si jamais je ne peux pas, je te conseille d'en prendre»
Elle ouvrit la bouche, assommée par la stupeur. Elle relut plusieurs fois la carte et essaya d'imprimer l'information dans son esprit. Elle toucha les lettres du bout des doigts, caressa leur relief avec son index et tenta de repérer une malformation dans l'écriture. Rien. Elle retourna la carte pour regarder de nouveau la photo.
Sans prendre le temps de réfléchir, elle attrapa les clefs de sa voiture, sa veste et fonça à l'extérieur de son appartement. Mais alors qu'elle se précipitait vers la cage d'escalier, elle heurta Callie de plein fouet qui faillit tomber à la renverse. Arizona la rattrapa et ce contact fut si brûlant qu'elle s'éloigna tout de suite après.
-Ah, il fallait que je te parle, entama Callie qui avait l'air soucieux, j'ai consulté le compte de Sophia, celui qui est réservé pour l'université et… j'ai vu que tu avais versé un demi-million de dollars dessus !
-Callie ! gronda Arizona en la poussant dans son appartement, ce n'est pas franchement le genre de chose dont on parle sur un pallier !
-Arizona, on ne peut pas accepter ton argent ! Tu comprends ?
-La vie est imprévisible Calliope…lança Arizona en défaisant la veste de sa compagne.
-Tu m'appelles Calliope ?! s'étonna la jeune femme en se demandant se qu'il lui prenait.
-La vie n'est jamais ce qu'elle parait être, alors si cet argent peut être utile à Sophia, s'il peut être utile à notre fille, je veux qu'il soit sur son compte !
-Notre fille ? Je ne comprends pas bien où tu veux en venir.
Pour toute réponse, Arizona posa ses lèvres sur celles de Callie et attendit que les bras de la brune se referment autour d'elle. Tout d'abord, Callie ne bougea pas, puis, elle ferma les yeux et vint doucement caresser la fesse droite de la blonde.
La pédiatre se détacha, un peu mal à l'aise, il était trop tôt pour aller plus loin.
-J'ai peur constamment qu'il t'arrive quelque chose ! Qu'il vous arrive quelque chose… je… je pensais qu'être vers moi vous ferait mourir… je pensais que si tu vivais à mes côtés, tu serais en danger pour toujours. La vérité c'est que… rien n'est acquis mais… on peut forcer les choses, on peut ne pas vivre malheureux toute notre vie parce que… dans tous les cas, il y a des choses qu'on ignore et… et quand ces choses deviennent plus lisibles pour nous… on se rend compte qu'on a manqué des choses à cause de notre peur…
-Je ne comprends rien de ce que tu me dis… est-ce que… est-ce que ça veut dire que tu es prête à essayer de vivre normalement ?
Arizona acquiesça. Il fallait qu'elles reprennent leurs marques. Pour commencer, elle attira la chirurgienne orthopédique sur le canapé afin de regarder un film sur une tornade meurtrière.
Le lendemain, la brune descendit dans la cafétéria et commanda son café en rivant son regard à la télévision. Elle demanda à la serveuse de monter le son et écouta la blonde qui parlait à l'écran.
-Si des gens sont sous protection militaire, policière, sachez que je suis de tout cœur avec vous, je vous connais sans vous connaitre, je sais par quelles étapes vous allez passer, mais faites toujours confiance à votre mentor, c'est lui qui vous ramènera vers votre famille au moment où vous ne vous y attendez pas ! N'oubliez pas qu'il y aura toujours une place pour vous dans votre famille lorsque vous reviendrez… Enfin, je voudrais dire… à tous ceux qui me regardent, qui m'écoutent, que… où qu'ils soient, quoi qu'ils fassent, ils existent dans le cœur de quelqu'un.
La brune sourit en reconnaissant le petit clin d'œil que lui faisait Arizona dans son discours à la presse. Elle partit s'assoir à la table habituelle et fut étonnée de voir un homme déjà assis. Elle s'installa néanmoins et il la fixa attentivement avant de dire :
-Vos cheveux n'étaient pas roux avant ?
- Le noir, ce n'est pas trop mal non plus, répondit Brook en souriant vaguement.
-Je suis désolé qu'on doive vous demander tout ça mais… si vous devez changer d'identité, il faut commencer par vos cheveux…
-Oui, je sais, c'est souvent le cas… J'aimerai savoir quand est-ce que je pourrai être affectée dans ma nouvelle unité en Irak ?
-Dès que votre identité sera totalement créée. Brook, je suis désolé, nous avons merdé sur cette opération… et… à cause de nous, vous subissez les conséquences.
-Je sais que vous me renverrez l'appareil lorsque j'aurai besoin de vous ! Pas vrai ?
-Bien sûr. Je… je serai là.
-D'abord, j'aimerai savoir où on s'est trompé pour que je me retrouve dans cette situation ?
-La cellule a été entièrement démantelée, mais il reste… un homme et son unité, en Irak.
-Comment le savons-nous ?
-Eh bien… lorsqu'Arizona Robbins et Calliope Torres étaient en train de se faire torturer par Assour Bali, un coup de téléphone a été passé sur son portable. Nous avons la conversation étant donné que tous les appels qui étaient relié à l'antenne surveillant votre maison étaient sur écoute.
-Vous… vous avez appris quoi de cet enregistrement ? Demanda Brook en se penchant en avant.
-Assour Bali n'était pas le chef de la cellule comme nous le pensions. Il y en a un qui attend patiemment qu'on lui mette une balle dans la tête en Irak. Lors de cet appel Assour Bali a dit que le temps était trop court, que… « l'américaine » ne leur donnerait aucune information supplémentaire. Suite à ça, il a reçu l'ordre de la tuer. Il a rappelé quelques minutes plus tard en disant que c'était fait. Mais… ce que je ne comprends pas c'est… que les deux jeunes femmes sont vivantes, je ne comprends pas pourquoi Assour Bali a menti…
-Dans leur déposition, Arizona et Callie ont dit qu'il les avait fait monter dans la chambre, je pense qu'il comptait s'amuser un peu avec elle avant de les tuer… Et pendant qu'elles s'échappaient, il était en train de passer son coup de fil pour dire qu'il les avait tuées.
-Quoi qu'il en soit, pour le terroriste basé en Irak, Arizona et Callie sont morte, mais celle qui a tué Assour, c'est vous. Voilà pourquoi nous préférons vous faire changer d'identité. Votre photo a circulé récemment sur des réseaux terroristes et… nous ne voulons prendre aucun risque.
-Mais… Callie et Arizona ne seront pas inquiétées de tout ça, pas vrai ?
-Aucunement, elles doivent reprendre leur vie là où elles l'ont laissée.
Brook hocha la tête et jeta un coup d'œil au dehors. Les gens semblaient tellement détendus, et inconscient de ce qui se passaient dans le monde. Ils avaient un visage serein, paisible…
6 mois plus tard.
Arizona se réveilla en sursaut. Son bipper gémissait sur sa table de nuit. Immédiatement un grognement sortit de sous la couette.
-Éteins-le !
Elle tâtonna pour trouver l'appareil et l'arrêta en reposant sa tête sur l'oreiller.
-Nooon ! souffla-t-elle en mettant ses mains sur ses yeux. Elle gigota les pieds pour montrer son mécontentement.
Un rire étouffé lui parvint de sous la couette.
-Non ! Je n'ai pas dormi plus de… deux heures ! se plaignit la blonde, frustrée.
Le bipper émit un autre sifflement.
-Je vais les tuer ! Je vais vraiment tuer ces stupides internes ! s'écria-t-elle en lisant le code inscrit sur son boitier noir.
-Qu'est ce qu'il y a ? interrogea Callie.
-Fausse alerte ! Je jure d'en tuer un demain pour leur faire comprendre de ne jamais me réveiller pour rien !
-Rendors-toi ! conseilla la brune en passant un bras sur le ventre de la pédiatre.
-Tu sais très bien que je ne peux pas me rendormir une fois que je suis réveillée par mon bippeur !
-Ohh, il y a un moyen de remédié à ça… pouffa Calliope en se déplaçant sous les draps.
Arizona sentit qu'on lui agrippait les jambes et elle souffla de plaisir en la sentant remonter vers son visage. Quelques secondes plus tard, la tête brune apparut en embrassant le cou d'Arizona.
-Je commence que si tu le veux… assura Callie, sa main déjà bien présente vers l'entre-jambe de sa femme.
-Commence par m'embrasser, on verra après pour les choses sérieuses.
A l'extérieur de la chambre, on pouvait entendre Callie lui provoquer un éclat de rire qui se transforma très vite en gémissement de plaisir et d'étonnement. Une sonnerie retentit soudain déclenchant des grognements de mécontentement.
-Allo ? Oh Jane ! Comment c'est passé ta première journée en seconde année ? s'exclama la voix d'Arizona.
On pouvait deviner qu'elle caressait la joue de sa femme pour se faire pardonner. La vie reprenait ses droits… lentement…
« La vérité c'est que… rien n'est acquis. Pas même la vie. On ne choisit pas toujours de vivre ou de mourir. Parfois, on aimerait sauter d'un toit et quelqu'un vous en empêche, d'autres fois, on aimerait vivre mais les circonstances font que cette demande ne peut être exaucée. Rien n'est acquis, vivre ou mourir, rien ne nous appartient… il suffit d'en être conscient pour vivre pleinement, pour profiter de chaque seconde avec votre meilleur ami, avec votre femme, avec votre chien ou chat. Oui, je crois qu'il suffit d'être conscient de ça… la seule question est : peut-on réellement en être conscient ? »
FIN
Reviews? Bises. Je poste mes réponses à vos reviews dans la dernière page.
