Bonjour tout le monde !
J'espère que vous avez passé une bonne semaine et que vous profitez de ce weekend prolongé, si vous avez fait le pont bien entendu. J'ai beau avoir fait le pont, j'ai l'impression que je ne me suis pas du tout reposée. La barbe !
Je vous laisse à la lecture du chapitre avec la question que tout le monde ou presque se pose : Mais où est passé Drago ?
Bonne Lecture !
Eliseweas : Ouh… qu'elle est vilaine la menace. Je suis prête à courir ! Je ne veux pas le couic ! Nooon ! ;)
Betameche : J'adore provoquer la frustration chez les lecteurs. C'est un pouvoir qu'on possède et qu'on adore ! :) Merci pour la review !
Elodie : Hello ! Mieux vaut tard que jamais pour poster une première review Merci ! Dans l'espoir de lire une autre de tes reviews :)
Cecile : Mais il est où Drago ? Tu vas vite le savoir :) Les flashs back n'étaient pas prévus à la base puis je me suis dit que ça ne serait pas si mal de voir Callum bébé. – Pour le drame ça concerne bien l'un des couples que tu as mentionné. Mais attention, j'ai mis « drame » entre guillemets… Merci pour la review !
Vera : Merci pour la review ! tu sauras vite où est passé Drago !
Chapitre 36 : Un Drame tout en Mélodie.
Ca ne pouvait pas être possible. Ca ne pouvait pas recommencer. Non ! Drago n'avait pas fait ça. Il n'avait pas osé ! Il n'avait pas quitté le lit en douce après lui avoir fait l'amour avec tant de passion ! Non ! Hermione se refusait de l'admettre.
Pourtant les larmes qui coulaient déjà le long de ses joues lui faisaient bien comprendre que c'était arrivé. Elle avait l'impression de se projeter presque deux ans en arrière lorsqu'ils avaient cédé à cette pulsion et qu'ils avaient fait l'amour une semaine avant de signer les papiers du divorce. Il venait de lui briser le cœur une fois plus.
Mais Hermione sursauta lorsqu'elle entendit du bruit dans la maison. Comme un objet qui tombait au sol. Le cœur d'Hermione s'emballa et elle se précipita hors de lit, mettant sa chemise de nuit et un peignoir avant de prendre sa baguette. Elle descendit les escaliers en silence et réalisa que plus elle descendait, plus elle sentait une odeur de café. Hermione pressa le pas et s'arrêta à la porte de la cuisine. Elle se trouvait en face de Dargo immobile, vêtu de ses vêtements de la veille, avec une tasse de café dans les mains, trop occupé à la regarder plutôt que d'y boire le contenu. Il n'était pas parti.
-Tu es là, dit-elle simplement.
-Oui, je suis là, répéta Drago.
-Tu n'es pas parti, ajouta-t-elle.
Drago réalisa enfin ce qu'Hermione voulait dire et à quoi elle faisait allusion. Il fit alors le tour du plan de travail et posa sa tasse avant de se mettre face à elle, caressant délicatement le visage d'Hermione qui ferma les yeux à son contact.
-Non, je ne suis pas parti.
Suite à ça il l'embrassa posa ses mains sur sa taille pour le serrer contre lui. Hermione semblait être sur un petit nuage. Elle était encore en plein rêve et ne voulait absolument pas se réveiller.
-Bonjour, lui dit-il entre deux baisers.
-Bonjour, répondit Hermione en souriant.
-Je suis désolé, je ne voulais pas te réveiller mais la boite de café m'a échappée des mains, se justifia Drago à propos du bruit tout en reprenant leur baiser.
-Ce n'est rien. Il fallait que je me lève de toute façon. C'était bien cette nuit, pas vrai ?
-Oui, très bien, répondit Drago avec un léger sourire. Je ne regrette ce qui s'est passé.
L'effet fut presque immédiat. Hermione s'accrocha carrément au cou de Drago, lâchant sa baguette par la même occasion pour l'embrasser passionnément. Sa conscience semblait presque danser la samba alors que Drago la serrait un peu plus contre lui pour ne pas perdre l'équilibre. Aucun regret, donc aucune raison de fuir et de s'éloigner d'elle, songea Hermione. Aucune raison. Non mais quelle idée de s'être levé ! Ils auraient mieux fait de rester au lit pour continuer à faire l'amour le restant de la journée et tant pis pour les responsabilités ! Ils avaient besoin de se retrouver. Drago était d'ailleurs en accord avec les pensées d'Hermione et se sentait même prêt à céder à ses avances alors qu'elle avait lâché son cou pour mettre ses mains sous sa chemise.
-Hermione…
Elle s'arrêta immédiatement reconnaissant le ton sérieux et distant de Drago. Réalisant qu'il venait de briser un doux moment entre eux, Drago la garda tout de même dans ses bras tout en continuant de la regarder dans les yeux. Son regard était si étincelant qu'il se sentait presque défaillir.
-Il faut qu'on aille travailler, lui dit-il.
-Je sais, répondit-elle en baissant en regard sachant très bien qu'il avait compris ce qu'elle avait en tête.
-Tu as des responsabilités et moi un associé aussi collant qu'un strangulot.
-Blaise ne serait pas ravi d'entendre ça, dit-elle en souriant.
-Je lui dis sans arrêt. Il reste du café et des muffins toastés doivent être prêts, je crois. (Drago jeta un œil au grille-pain où il vit des muffins croustillants et chauds prêts à être dégustés.) Ils sont prêts. Tu prends toujours ça le matin ?
-Le weekend surtout. Je mange de moins en moins à la maison maintenant. Je mangeais quand Harry était là, mais j'ai repris les mauvaises habitudes.
-Ah…, fit Drago se sentant un peu bête et gêné.
-Mais merci. Je vais le dévorer.
Hermione se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser à nouveau. Ca l'avait tellement manqué.
-Il faut que j'y aille, dit Drago.
-D'accord.
-Passe une bonne journée, fit-il en posant le bout de son nez contre le sien.
-Toi aussi.
Drago but son café d'une traite, mit la tasse dans l'évier et quitta la maison en lui donnant un dernier baiser. Hermione attendit quelques minutes avant de sautiller comme la petite voix qui était dans sa tête. Puis elle se reprit en se disant qu'elle avait trente-sept ans et non dix-sept et que ce n'était pas parce qu'elle avait couché une fois avec Drago que ça recommencerait et que tout s'arrangerait en un claquement de doigt. Mais Hermione reprenait espoir. La journée ne pouvait pas mal se passer après ce qui venait juste d'arriver.
Elle prit la tasse que Drago avait laissée et y but son café en mettant ses lèvres là où il avait posé les siennes. Hum… laisse tomber Hermione. Tu agis vraiment comme une gamine de dix-sept ans. – Laisse-moi tranquille, toi ! Je suis amoureuse !
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Il y avait de ses jours où Théo n'avait qu'une seule envie, tuer ses amis. Il les adorait, là n'étaient pas le problèmes et il était prêt à tout pour eux. Mais il y avait des jours où il se demandait pourquoi et surtout comment il était devenu ami avec cette bande de malades manteaux qu'il se trimballait depuis presque trente ans. On lui reprochait d'être sorti puis ensuite de s'être marié avec Luna, mais sa femme était beaucoup plus saine d'esprit et terre à terre que ces énergumènes. Vraiment ! L'homme pragmatique qu'il était ne pouvait que tomber amoureux d'une femme aussi pragmatique que lui, à sa manière certes, mais pragmatique quand même.
Ses amis eux, étaient tarés. Pas besoin d'argumenter, c'était ce qu'il avait toujours pensé. Blaise plus que les autres d'ailleurs. Et cette lettre qu'il lui avait envoyée dans les environs de dix heures du matin en était une preuve supplémentaire.
« Il faut absolument que tu viennes ! Il vient de se produire un drame, je crois. »
Je crois ? Comment ça « je crois » ? Il venait de se produire un drame oui ou non ? Théo avait vraiment envie de dire non pour une raison simple. Il était de repos, avait dû malgré ça se lever tôt pour emmener sa fille à l'école et voulait à présent retourner se coucher jusque tard dans l'après-midi. Mais en même temps, Blaise était de ses amis pour qui il n'y avait pas de problème, il n'y avait que des solutions, même après ce qu'il avait traversé avec Pansy. Blaise avait selon lui trouvé une solution qui n'avait pas brisé son couple. Quelque chose que même Pansy ne voulait pas lui confier en lui faisant croire que tout allait pour le mieux entre eux.
Alors si Blaise parlait de drame, ce devait sans doute vouloir dire qu'il s'était vraiment produit quelque chose de grave et que la solution au problème, c'était lui. Théo fut soudainement pris de panique. Et s'il avait tué Potter ? Blaise avait tellement rongé son frein ces dernières semaines qu'il avait peut-être fini par exploser.
Théo s'était donc précipité dans l'entreprise de ses amis où Blaise l'attendait de pied ferme.
-Tu en as mis du temps ! lui dit-il.
-J'ai fait le plus vite que j'ai pu, répondit-il sur la défensive. Alors, c'est quoi ce drame ?
-Viens.
Blaise le tira presque par le bras pour qu'il le suive. Théo angoissait. Blaise avait vraiment l'air sérieux, marchant à toute vitesse sans adresser un regard à qui que ce soit. Non, vraiment, il ne se sentait pas bien. Il ne saurait vraiment pas quoi faire si son ami avait vraiment tué Harry. Misère on l'appellerait à la barre pour lui demander ce qui s'était passé ? Pourquoi Blaise avait fait ça et pourquoi il l'avait aidé à fuir le pays ? Parce que c'était ce qui se passerait. Il aiderait à fuir le pays avant même que Ginny et même Pansy ne décident de le tuer à son tour. Puis Ginny et Pansy s'entretueraient et ce serait un véritable carnage !
Blaise s'arrêta devant une porte, posant sa main sur la poignée avant de se retourner vers lui.
-Je te préviens, ce que tu vas voir risque de te faire un choc, dit Blaise le plus sérieusement du monde. J'ai moi-même failli faire un infarctus.
-Blaise, tu me fais peur-là. Ouvre cette foutue porte !
-Très bien.
Blaise ouvrit la porte et Théo eut en cet instant l'envie immédiate de lui coller un pain à la figure ! Alors oui, il avait eu un choc. Choc qui n'avait duré que quelques secondes, mais quelle idée de lui faire passer ça pour le drame du siècle ? Parce qu'il n'y avait aucun drame là-dedans ! C'était bizarre, carrément étrange, à la limite de la quatrième dimension, mais c'était tout ! Pas de quoi en faire une tarte au fromage comme aimait bien le dire Hermione. Dans la pièce, se trouvait un Drago travaillant, jusque là rien d'anormal. Ce qui n'était pas normal en revanche était le fait qu'il chantonnait alors qu'il avait horreur de ça et qu'il sifflotait aussi. Théo referma la porte et regarda Blaise très en colère. Il était à deux doigts de l'étrangler.
-C'est carrément flippant tu ne trouves pas ?
-Blaise, Blaise, Blaise. Tu sais le métier que je fais, n'est-ce pas ?
-Bien sûr, répondit-il comme si c'était évident.
-Tu sais aussi que lorsque j'entends parler de drame, j'imagine tout de suite que quelqu'un est mort ?
-Ouais mais…
-Alors tu as intérêt à me montrer le cadavre que tu caches dans ton bureau si tu ne veux pas finir dans un cercueil !
-Théo…
-Je suis crevé Blaise, tu piges ? Je suis fatiguée, j'enchaine des journées de trente-six heures et j'ai parfois, je dis bien parfois, envie de dormir ! Alors lorsque tu vois des trucs louches tels que Drago en train de siffler, tu le gardes pour toi et tu attends que je me réveille !
-Mais il chante ! insista Blaise. Il chante ! La dernière fois qu'il a sifflé je lui ai fait comprendre que ce n'était pas normal, mais là il chante carrément ! J'ai bien voulu lui faire passer un test d'alcoolémie, mais il carbure au café depuis qu'il est arrivé ! Sérieusement je m'inquiète, là. Et toi aussi tu devrais t'inquiéter.
-Et pourquoi je devrais m'inquiéter ?
-C'était l'anniversaire de Callum, hier.
-Je sais, merci, répondit Théo d'un voix sombre en pensant à son filleul.
-Je sais qu'il était au cimetière avec Hermione dans la journée et en général, cette date le mine complètement. Mais là…
Blaise ouvrit une nouvelle fois la porte et Drago continuait de pousser la chansonnette. Il fallait vraiment qu'il arrête parce que ce n'était pas l'un des talents qu'il détenait. Blaise referma la porte.
-Ose me dire que ça ne te fait pas flipper ? ajouta-t-il.
Théo ne répondit et lui tourna le dos.
-Eh ! Où tu vas ?
-Me coucher. Salut !
-Mais… Mais Théo…
-Si un truc a changé dans la vie de Drago, il finira par nous le dire. Pour l'instant laisse-le chanter si ça lui dit. Moi, du moment qu'il ne pleure pas, ne boit pas et ne s'énerve pas sans raison, tout va très bien.
-Non, sérieusement Théo. Tu ne crois pas qu'on devrait lui prendre un rendez-vous chez un psychomage.
Blaise regretta bien vite cette suggestion en voyant son ami se retourner pour lui lancer un regard s'apparentant presque à des lames de poignards.
-Tu as cru que Ste Mangouste était une épicerie où tu pouvais avoir ce que tu voulais ou quoi ? C'était avant que Drago avait besoin d'un psychomage, juste après la mort de Callum. Ce n'est pas parce qu'il chante maintenant que… Oh et puis laisse tomber, finit-il par dire trop fatiguée pour s'expliquer. Adieu Blaise.
-Hein ? Mais…
Ce fut à ce moment-là que la porte du bureau s'ouvrit sur un Drago s'arrêtant de siffler pour adresser un large sourire à Théo. Ok d'accord. Ce genre de sourire, il ne l'avait plus vu sur le visage de son meilleur ami depuis des années.
-Eh ! Salut ! fit-il en le serrant brutalement contre lui. (Théo jeta un regard alerté à Blaise qui lui répondit du bout des lèvres « Qu'est-ce que je te disais ? ») Comment tu vas ? Pourquoi tu es ici ?
-Euh… Je… J'étais venu vous piquer des potions, mentit-il. Mais Blaise m'a dit que vous étiez en rupture de stock.
-Oh. Ouais, ça arrive. Victime de notre succès, pas vrai Blaise ?
-Ouais, ouais.
-J'y pense, ça serait pas mal qu'on déjeune ensemble. Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas fait ça. Mais sans les filles, d'accord ? Rien que tous les trois, entre copains, comme au bon vieux temps.
-Au bon vieux temps ? fit Blaise du bout des lèvres à Théo qui ne savait plus qui regarder.
-Ouais, super ! répondit-il à l'adresse de Drago. Disons treize heures à Pré-au-Lard ?
-Parfait ! A plus tard, dit Drago en s'éloignant de ses amis.
Blaise s'approcha de Théo qui restait encore sous le choc de cette tornade que venait d'être Drago.
-Ose me dire que tout ça est normal, lui dit-il.
-Je ne dirais pas que ce n'est pas normal, répondit Théo. Je dirais plutôt que… que ça ressemblait un peu… au bonheur…
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Hermione aussi avait plutôt passé une bonne journée au Ministère, sauf que contrairement à Drago, elle ne se mettait pas à chantonner ou à siffler, non. Elle mangeait. Beaucoup. Trop. Harry et Ron l'avaient vu ingurgiter une entrée, un plat et un dessert d'une taille si astronomique qu'ils avaient été obligés de lui demander si elle n'était pas enceinte ou si son projet caché n'était pas de mourir étouffée par un excès de nourriture dans l'œsophage. Hermione avait éclaté de rire en leur disant tout simplement qu'elle avait faim.
-J'ai l'impression de ne pas avoir mangé depuis des jours. Ca ne vous fait pas ça à vous, parfois ?
-Moi ? Tout le temps, répondit Ron en pouffant.
-Mais là… J'ai peur que tu finisses par avoir mal au ventre.
-Ne t'inquiète pas Harry, j'ai un estomac solide ! S'il vous plait ?
Un serveur s'avança vers eux avec un bloc-notes.
-Pourriez-vous m'apporter une part de fondant au chocolat avec un peu de crème anglaise ?
-Bien sûr. Voulez-vous autre chose ?
-Oui, que ce soit mis dans une petite boite pour plus tard. J'aimerais le manger dans mon bureau en pensant à votre restaurant, répondit-elle avec un large sourire.
-Je vous prépare ça tout de suite.
-Et apportez-nous l'addition s'il-vous plait, demanda Ron.
-Il faut se rendre au comptoir pour l'addition, répondit le serveur.
-Très bien, j'y vais.
Ron quitta ses deux amis pour payer le déjeuner car c'était à son tour de le faire. Ils n'étaient pas pour partager l'addition. Ils préféraient tout payer chacun leur tour. Ca créait moins de problème selon eux.
-Ca fait du bien de te voir comme ça, lui dit Harry. J'avais peur que tu déprimes après la journée d'hier, mais tu sembles aller bien.
-Je vais bien Harry. Je ne te cache pas que j'ai pleuré un peu mais je vais bien. Je serai toujours triste d'avoir perdu mon enfant. J'aurai toujours mal, mais j'arrive maintenant à me souvenir des bons moments vécus avec lui. Ca fait du bien de penser à ça plutôt qu'aux derniers instants de sa vie.
-Ca signifie que tu arrives enfin à faire ton deuil. C'est bien.
-Et toi ? Comment ça va avec Ginny ?
Hermione vit le sourire d'Harry disparaître d'un coup et regretta vite d'avoir posé cette question.
-J'imagine que ça pourrait être pire. On ne fait plus chambre à part, c'est déjà ça.
-Tu as essayé d'avoir une conversation avec elle ?
-Je laisse tomber à chaque fois que je suis sur le point de me lancer. Je me dis que ça ne sert à rien et que ça pourrait même aggraver les choses. Je ne sais pas… Parfois je me dis qu'elle est au courant, mais c'est stupide pas vrai ? Si elle était au courant, je serais déjà divorcé.
-Oui, je pense aussi, répondit sincèrement Hermione.
Elle avait essayé de discuter de la situation avec son amie, mais Hermione s'était heurtée à un mur. Elle n'avait dans un premier temps pas compris pourquoi, avant de réaliser que c'était parce qu'elle avait hébergé Harry pendant un mois. Elle ne lui en avait certes pas voulu pour ça au début, mais Hermione avait fini par comprendre qu'héberger Harry avait comme été prendre la défense de Pansy pour Ginny. Mais Hermione n'avait pas du tout pensé à ça. Elle avait simplement tendu une main vers son meilleur ami qui lui demandait de l'aide, voilà tout.
-Tu penses souvent à Pansy ? lui demanda-t-elle ensuite.
-Peut-être un peu trop, avoua-t-il. Mais on ne se voit pas et je pense que ce n'est pas plus mal.
-Même pas d'échange épistolaire ?
-Non, il ne vaut mieux pas. Ca serait trop…
-Risqué ?
-Ouais.
-Tu l'aimes vraiment, pas vrai ?
-J'ai toujours su que c'était impossible et elle aussi.
La conversation s'arrêta lorsque Ron arriva avec le fondant au chocolat d'Hermione dans un petit sac.
-Il sent franchement bon ce fondant. J'ai hésité à m'en prendre un, dit-il en rangeant son argent. On y va ?
Hermione et Harry se levèrent et quittèrent le restaurant à la suite de Ron.
Hermione resta une bonne partie de l'après-midi dans son bureau non pas à travailler mais à penser à la dernière nuit passée avec Drago. Elle s'installait confortablement dans son fauteuil, fermait les yeux et se refaisait le film de cette nuit jusqu'au petit matin dans la cuisine. Il ne regrettait rien et elle non plus. Il avait mis les muffins à toaster, il avait fait assez de café pour deux. Hermione aurait tellement voulu qu'ils prennent le petit déjeuner ensemble. Mais ça aurait été trop beau et peut-être même trop rapide. Comment ça trop rapide ? Vous avez été mariés pendant dix ans ! La seule étape qu'il vous reste à franchir maintenant est de vous remarier illico ! – La ferme !
-Ca fait bien longtemps que je ne t'ai pas vu sourire.
Hermione se redressa en sursaut pour voir Stanley juste en face d'elle. Avait-elle dormi ? Non elle ne le pensait pas. Hermione était tellement plongée dans ses pensées qu'elle ne l'avait même pas entendu frapper à la porte.
-Salut, dit-elle un peu gênée.
-Salut, répondit-il simplement. Je ne vais pas t'embêter longtemps. Je t'apporte simplement le dossier de la prochaine réunion du Magenmagot.
-C'est toi qui fait la commission maintenant ? demanda-t-elle en récupérant le dossier.
-Ouais… Je me retrouve un peu piégé avec le Ministre lorsque la Directrice du département n'est pas là.
-Désolée, dit-elle en grimaçant.
-Ce n'est rien, lui répondit Stanley. Bon je te laisse à tes rêveries,
-Stanley attends, fit-elle en la voyant lui tourner le dos. Tu vas bien ? Enfin je veux dire… Oui, est-ce que ça va ?
-Ca va, fit-il en haussant les épaules d'un air détaché. Ne t'inquiète pas pour moi.
-Tu… Tu as rencontré quelqu'un ?
La question d'Hermione les surprit tous les deux. Hermione ne savait pas trop pourquoi elle l'avait posé, mais en le voyant en face d'elle, elle eut la soudaine envie de savoir si tout allait pour lui d'un point de vue sentimental.
Stanley eut un rire légèrement nerveux tout en se grattant l'arrière de l'oreille.
-Ouais…, fit-il un peu gêné. C'est tout récent et un peu étrange mais ça se passe bien.
-Etrange ? Pourquoi ?
-C'était une amie d'enfance que j'avais perdu de vue en entrant à Poudlard. Je l'ai recroisé en allant rendre visite à mes parents il y a quelques semaines et on se fréquente depuis. Elle aussi est divorcée et elle a un fils de quinze ans. Mais ça va.
-C'est super ! dit Hermione avec un large sourire. J'espère que ça continuera à aller.
-Je l'espère aussi. Bon et bien… Je retourne à mon bureau. A plus tard.
-A plus tard.
Stanley quitta le bureau. Hermione lâcha un profond soupir, rassurée que Stanley ait trouvé quelqu'un. Puis elle regarda le dossier en face d'elle et préféra largement, comme l'avait si bien Stanley, se remettre à ses rêveries.
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Hermione était rentrée chez-elle en début de soirée et la chose qui la frappa lorsqu'elle franchit le seuil de sa maison fut le silence soudain qui y régnait. Elle avait évidemment toujours été seule dans cette maison depuis déjà plus de deux ans, mais le fait que Drago fut présent la veille au soir jusqu'à ce matin lui avait déjà fait croire qu'il serait là. Une question vint alors à son esprit : Est-ce que Drago serait là justement ? Parce qu'en y réfléchissant bien, il lui avait dit de passer une bonne journée et non qu'ils se reverraient le soir même. De plus elle n'avait reçu aucune lettre de sa part. Elle ne s'attendait pas non plus à en recevoir une, mais ne serait-ce pour que lui dire qu'il serait avec elle ce soir. Mais non, rien. Et voilà Hermione, tu t'es emballée. Comme une gamine de dix-sept ans ! – Non mais tu veux bien la fermer, oui ! Tu me gonfles depuis ce matin ! – Peut-être. Mais ce soir, tu vas passer la nuit toute seule !
Hermione cessa ce combat intérieur lorsqu'on sonna à la porte. Elle crut dans un premier temps que ce serait Harry, débarquant chez-elle en plein de crise, lui répétant qu'il aimait Pansy et devait quitter Ginny. Elle réalisa bien vite qu'elle avait tort lorsqu'on fondit sur elle pour l'embrasser. Drago était là.
-Bonsoir, lui dit-il alors qu'il lui embrassait le cou.
-Tu es venu, lui dit-elle en faisant écho à sa conscience. J'ai cru que tu ne viendrais pas.
-Pourquoi ? demanda Drago en arrêtant de l'embrasser.
-Tu m'as dit de passer une bonne journée et pas qu'on se verrait ce soir, répondit Hermione un peu bête.
Bon sang qu'il l'aimait, pensa Drago en la voyant aussi gênée. Hermione était toujours la même, à avoir une multitude de pensées et à se prendre la tête quand il ne fallait pas. Il l'embrassa à nouveau, la faisant presque décoller du sol.
-Je ne pouvais pas ne pas venir, lui confia-t-il. Je serai devenu complètement fou.
De vrais adolescents. Ils leur étaient impossible de décoller leur lèvres les unes des autres. C'était comme si leur survie dépendait exclusivement des baisers qu'ils échangeaient depuis la veille au soir.
-Tu veux manger quelque chose ? lui proposa Hermione. J'ai une part de fondant au chocolat mais rien de prêt et j'ai un peu faim. Tu n'as pas faim ?
-J'ai très faim, répondit Drago en continuant de l'embrasser.
-Je vais préparer un truc alors, dit Hermione en s'éloignant de lui.
Mais Drago la retint par le bras pour la ramener vers lui et continuer leur échange. Ce fut là qu'elle comprit quel genre de faim avait Drago. Et elle devait bien admettre qu'elle aussi, avait tout aussi faim que lui.
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Il n'y avait pas plus bel endroit pour Hermione que d'être dans les bras de Drago ou même carrément sur Drago. Elle était littéralement affalée sur lui tentant de reprendre son souffle alternant les baisers dans le cou, sur les lèvres ou son torse.
-Toujours aussi faim ? lui demanda Drago.
-Très, répondit-elle alors que Drago fit semblant de lui mordre l'épaule.
Hermione glissa pour se mettre à ses côtés. Ils restèrent ainsi l'un en face de l'autre sans échanger un pendant plusieurs minutes. Ils semblaient scruter le visage de l'autre comme pour tenter de voir ce qu'ils avaient loupé depuis deux ans. Drago passa son pouce que le nez en trompette d'Hermione, observant ses taches de rousseurs, dégageant son oreille droite de ses cheveux broussailleux qu'il avait toujours aimé.
-Sommes-nous en train de rêver ? demanda-t-il.
Hermione approcha son visage pour lui donner un baiser rapide.
-Hum… Ce n'est pas assez, dit-il.
Hermione recommença en restant une seconde de plus.
-Hum… Non.
-Toujours pas ? dit-elle.
-Non.
Hermione s'approcha un peu plus de lui et l'embrassa franchement, langoureusement.
-Alors ?
-Non, ce n'est pas un rêve.
-Ce que je sens sous la couverture non plus, se moqua Hermione.
-J'espère bien parce que je finirais par m'inquiéter.
Hermione se retrouva soudainement sous Drago.
-Tu m'autorises à rester cette nuit ? lui demanda-t-il en embrassant son cou.
-Hum… Non. J'ai eu ce que je voulais alors tu peux partir.
Drago arrêta son manège pour regarder Hermione qui se moquait clairement de lui, il le voyait. Les yeux brillants, le petit pincement de lèvre qui prouvait qu'elle tentait vainement de ne pas rire alors que son corps collé au sien qui ne demandait qu'à faire de nouveau l'amour avec lui. Il décida alors de rentrer dans son jeu.
-D'accord. Puisque c'est comme ça, je vais rentrer, alors.
Hein ? Quoi ? Hermione chuta brutalement de son petit nuage en sentant Drago se dégager d'elle. Ni une, ni deux, elle ne lui laissa pas le temps de quitter le lit qu'elle s'accrocha à lui comme un koala à sa branche, le plaquant presque sur le matelas.
-Tu vas où là ? lui demanda-t-elle.
-Je rentre, dit Drago en haussant les épaules.
-Hors de question. Tu ne quitteras pas ce lit tant que je ne l'aurais pas décidé.
-Tu l'as décidé tout à l'heure.
-J'ai changé d'avis.
-Alors je reste ?
-Oui.
-Toute la nuit ?
-Oui. Jusqu'au petit déjeuner.
-Ca me va.
Le sourire d'Hermione s'élargit et elle l'embrassa à nouveau, se retrouvant sous Drago, prête à refaire l'amour. Tant pis pour le fondant au chocolat. Elle le mangerait au petit déjeuner sous le regard, elle le savait, un brin moqueur de Drago.
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Alors oui, oui, oui, vous aviez raison pour certain(e)s, Drago n'était pas parti au petit matin. Il était bien là et il est même revenu le soir.
Alors le drame, n'était pas vraiment un drame. C'était simplement Blaise qui avait extrapolé la situation s'attirant légèrement les foudres de Théo.
On a un léger aperçu de Stanley qui s'est recasé.
Je sais que ce chapitre est bien plus court que les précédents et je m'en excuse. J'espère en tout cas qu'il vous aura plu.
Dans le prochain on aura un faux Roméo et fatalement une fausse Juliette.
A la semaine prochaine !
Gouline971
