Bonjour à tous !
Voici la suite, avec le départ pour Minas Tirith.
N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et de vos commentaires. Je réponds à toutes les reviews.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 37 : La chevauchée des Rohirrim
Alors que Eowyn quittait le camp de Dunharrow, Aragorn fumait sa pipe en observant les tentes en contrebas.
La nuit était relativement calme. Si l'on exceptait les sons des milliers d'hommes assoupis et de leurs montures, on pouvait aisément entendre le crépitement des feux.
Ces petites lueurs ressembaient à une nuée de moucherons, errant entre les tentes qui dessinaient un peu un plateau d'échecs.
L'obscurité s'engouffrait partout, avalant la monture de la princesse et de sa suite, tandis qu'à l'est, il nota la présence d'une infime lueur rougeoyante.
Ce n'était pas l'éclat doré de l'aube, ni même les prémices pourpres servant de héraut à l'astre du jour.
Il ne s'agissait que d'une nouvelle éruption de la Montagne du Destin, de ce volcan grondant et épandant ses noires nuées à l'est, tout comme le Seigneur du Mordor se préparait à étendre ses légions sur le monde pour les recouvrir de ses ténèbres.
Le rôdeur contempla les monts d'obsidienne qui abritaient leur ennemi, se demandant ce que Frodon, Sam et Madoka pouvaient faire. Etaient-ils saufs ? Etaient-ils proches de leur Ennemi ?
L'incertitude le taraudait. Il leur faisait confiance, mais leur ennemi était retors, à l'esprit rusé. Il détestait être dans l'incertitude, puisque s'il avait souvent du improviser, il savait qu'un bon plan dépendait d'une exécution réussie par toutes les parties. Si les trois là-bas échouaient, tous les combats et les sacrifices endurés jusqu'à présent risqueraient de n'avoir servi à rien.
Il fut tiré de sa réflexion par un garde tenant une lance acérée. Le Rohirrim portait un haubert de mailles brillantes et le protège-nez de son casque était orné d'une tête de cheval. Il appartenait visiblement à la garde personelle du monarque.
- Seigneur Aragorn, appela t-il d'un ton hésitant, le roi vous fait mander.
Le garde se retourna, faisant flotter son manteau vert comme les plaines occidentales du royaume. A sa suite, le rôdeur se dirigea vers la tente de Théoden. A l'intérieur, le futur monarque du Gondor était en compagnie d'une personne enveloppée d'une cape noire, comme un linceul. L'inconnu ne pipa mot à l'arrivée d'Aragorn, comme s'il l'attendait.
Le roi du Rohan les laissa seuls, prétextant une tournée d'inspection et Aragorn se tendit légèrement. Si même un roi se sentait de trop, de seurcroit dans sa propre tente, c'est que le visiteur n'était pas n'importe qui.
Deux secondes plus tard, le voyageur releva son capuchon, révélant alors les traits du Seigneur de Fondcombe.
Aragorn s'inclina, devant son futur beau-père.
- Aragorn, appela sèchement l'elfe au front barré d'un pli soucieux, je viens vous apporter de funestes nouvelles. J'ambitionnais de vous apporter des nouvelles d'Arwen, ainsi que vous apporter l'épée que vous avez trop longtemps refusé de revendiquer.
Sur ces mots, il offrit l'épée légendaire, dévoilant le tranchant orné de runes.
- Abandonnez le rôdeur et devenez celui que vous êtes destiné à être ! déclara Elrond avec une voix passionnée.
Aragorn saisit l'arme avec respect, observant la relique légendaire qu'il tenait entre ses doigts.
- Sauron n'a pas oublié l'épée d'Elendil, ajouta le prince sans royaume. S'il faut cela pour le défaire à nouveau, j'irais moi-même porter le coup fatal.
Tandis que Aragorn sangla le fourreau à sa ceinture, il sembla plus grand et plus confiant. C'était comme si la faiblesse de ses ancêtres, celle qu'il ne voulait pas assumer et qu'il craignait de voir déteindre sur lui, avait fait place à la grandeur d'une ancienne lignée dont la majesté venait du temps et était une surabondance d'honneur.
- Cependant, reprit alors Elrond, je suis venu avant tout pour vous communiquer les craintes d'un père. Le temps d'Arwen était déjà compté, puisque sa vie est liée à la votre et au destin de la Terre du Milieu. Désormais, elle est en grand péril. Ma fille m'a été enlevée, par une femme qui prétend être ce qu'elle appelle l'Akuma. Elle a ajouté que vous connaissiez probablement sous le nom de Homura.
Aragorn serra les poings à faire craquer le cuir de ses gantelets. Non seulement cette magicienne s'était jouée d'eux depuis le début, mais maintenant elle enlevait son aimée. Il était évident qu'elle avait agi pour obtenir un moyen de pression efficace sur lui et sur le seigneur de Fondcombe.
- Je ferais rendre gorge à cette Homura, promit l'héritier d'Isildur. Où se cache t-elle, désormais ?
Elrond resta silencieux, puisque même lui ne pouvait percer l'esprit acéré de la brune machiavélique. Il ne savait pas où pouvait se terrer Homura.
- Surtout, ne la sous-estimez pas, prévint Elrond. En plus d'avoir enlevé Arwen, elle s'est emparé de l'un des Trois.
Sur ce, il montra ses doigts dont l'annulaire droit était dépourvu d'un des artefacts de pouvoir. Face à ce spectacle, Aragorn retint un juron et fit tout son possible pour rester calme.
- A t-elle dit quelque chose ? demanda le baroudeur à la barbe mal rasée. Quoi que ce soit, insista t-il. Cela pourrait nous être utile, tout indice peut servir.
- Elle n'est guère loquace, répondit platement le seigneur elfe. Elle a uniquement fait savoir qu'elle veut vraiment que vous anéantissiez Sauron. Cependant, je soupçonne qu'elle ne nous dit pas tout.
- Vous supposez bien, répondit l'épéiste avec une expression lugubre. Elle prévoit bien plus que ce qu'elle laisse entrevoir. D'un côté, elle veut nous utiliser contre le Mordor, mais de l'autre, elle semble vouloir s'élever.
Ce terme était assez flou, mais Elrond saisit instantanément la portée de ces mots.
- N'a t-elle donc aucune décence ? s'exclama t-il, choqué qu'elle n'ait aucun respect pour l'ordre établi.
- Elle n'a aucune limite, confirma Aragorn. Absolument aucune, appuya t-il, faisant bien comprendre que rien n'était suffisamment sacré aux yeux de Homura, pour être épargné. Elle ne semble pas avoir le moindre tabou et elle ne raisonne pas comme nous. Face à tant de puissance et d'ambition, nous n'aurons qu'une seule chance.
- Ce qui signifie que vous devrez être d'autant plus prudent, lorsque vous l'affrontez, répliqua Elrond.
Lorsque vous l'affronterez, nota Aragorn. Lorsque, pas Si. Une telle confrontation semblait inévitable.
Aragorn acquiesca légèrement, bien qu'il ne pouvait sentir son cœur se serrer en pensant que la femme qu'il aimait était retenue captive par cette ennemie redoutable, dont la puissance semblait dépasser l'entendement.
- J'ai le désagréable pressentiment qu'il s'agit d'un petit jeu dont elle se délecte, répondit le rôdeur. Cependant, je jouerais mes cartes et si je dois l'affronter en personne, je le ferais.
Aragorn était déterminé et Elrond aimait voir le feu briller dans le regard du futur roi.
- Je vais vous envoyer une escouade en guise de renforts, déclara Elrond en changeant de sujet. Cependant, ils n'arriveront sans doute pas à temps pour vous aider à Minas Tirith. Il vous faudra une autre armée et ... je vous suggère de faire appel à celle qui se cache dans la montagne.
Le capitaine comprit le message, même si faire appel à ces traîtres sans honneur le débectait. Cependant, vu la situation, il ne pouvait pas faire la fine bouche et accepterait tous ceux qui combattraient avec lui.
Lorsque Aragorn quitta la tente, quelques minutes plus tard, Gimli partit avec lui. Aragorn tenta de l'en dissuader, mais les nains étaient connus pour leur opiniâtreté. Lorsqu'ils étaient décidés, ils étaient impossibles à faire changer d'avis.
Il s'enfonça dans les montagnes, s'éloignant en prévenant le moins de gens possible.
Bien évidemment, Sayaka et Kyôko furent mises devant le fait accompli.
Le rôdeur et Gimli s'étaient esquivés en catimini, sans prévenir les deux magiciennes.
Les deux jeunes filles n'avaient plus le choix. Si elles voulaient combattre, elles devraient se joindre à la horde de cavaliers qui allait prendre la route vers le Gondor.
Leur choix avait été fait depuis longtemps. Elles avaient promis de combattre pour aider leurs compagnons d'armes et leurs amis.
Sayaka et Kyôko resteraient ensemble, partageant le même destin. Elles étaient inséparables et maintenant qu'elles formaient un couple, elles ne se quitteraient plus. Elles resteraient ensemble, partageant la même tente et allant jusqu'à monter le même destrier.
Les deux adolescentes chevauchèrent aux côtés d'hommes bien bâtis, dont les hauberts étaient aussi rutilants que leurs lances affûtées.
Au milieu de ces fiers guerriers vêtus de tuniques vertes et aux chemises de mailles métalliques, elles juraient avec leurs robes. L'azur et l'écarlate formaient une petite tâche au milieu de la grande cavalcade.
La chevauchée dura cinq longues journées, durant lesquelles elles passèrent la plupart de leur temps en selle.
Les rares pauses pour la nuit se faisaient à la belle étoile, alors que les soldats ne déballaient que le strict nécessaire.
Leur seul moment de répit eut lieu la veille de la bataille. Pour l'occasion, Théoden autorisa l'usage des tentes et les troupes purent bénéficier de deux heures de sommeil de plus, afin d'être frais et dispos pour le combat qui s'annonçait imminent.
Alors que les deux amies descendirent de leur cheval à la robe tâchetée, elles restaient étrangement silencieuses.
Sayaka déballa la tente sans dire un mot, agissant avec raideur et surtout, elle se montrait distante.
Certes, les journées à cheval avec peu de repos étaient usantes nerveusement, mais ce comportement n'était pas normal.
Kyôko essaya de comprendre. Les deux amies avaient pourtant défini leur stratégie, tentant de mettre toutes les chances de leur côté. Kyôko avait choisi de charger, la lance en avant, tandis que Sayaka utiliserait ses lames pour faucher les têtes à sa portée. C'était un plan simple, mais qui exploitait parfaitement les talents des deux amies.
Cette bataille serait bien plus complexe que celle du gouffre de Helm et elles savaient que l'armée d'en face serait bien plus nombreuse, quoique de moindre qualité.
Cependant, ce n'était pas la peur d'affronter les orques qui devait faire angoisser la justicière aux cheveux bleus.
Les nuages noirs qui s'ammoncelaient à l'horizon avaient certes le don d'inquiéter ceux qui les observaient, mais Sayaka avait vu pire.
La couleur sombre leur rappelaient la chevelure de Homura et elles se demandaient à quel point la manipulatrice avait réussi à étendre son voile de tromperies sur ce monde.
Sayaka ne put s'empêcher de frissonner, alors que la lune et les étoiles étaient voilées. C'était comme si l'espoir avait déserté ce monde.
Tandis qu'elles se couchaient sous la même tente, Kyôko ne supporta plus le silence de son amie.
Sayaka avait la mâchoire crispée, avec un peur de plus en plus grande lisible dans son regard. La rousse s'en aperçut et serra sa camarade dans ses bras.
A cet instant, elle vit la lueur tressautant dans le regard azuré de son amie et se sentit envahie par un désir obsédant.
Les yeux de Sayaka étaient si vivants, emplis de petites paillettes scintillantes qui trahissaient ses émotions.
La rousse caressa doucement la joue de son amie, caressant doucement la tête de son amie pour l'aider à se détendre.
Le rythme respiratoire de la collégienne ralentit, alors que ses lèvres se soulevèrent légèrement.
Kyôko sentit sa gorge nouée lorsqu'elle déglutit, alors qu'elle observait le visage apaisé de son amie.
L'orpheline se pencha sur Sayaka, avant d'embrasser la justicière.
Sayaka sentit les lèvres de son amie caresser les siennes. Elle ouvrit les yeux, surprise, notant que Kyôko était étrangement douce.
Ce baiser n'avait rien de dégoûtant, bien au contraire. Sayaka se sentit électrisée par cette sensation, comme si des fourmis courraient sur son corps.
Elle se laissa faire et embrassa son amante en retour.
Les deux amies échangèrent un long baiser passionné. Doucement, elles s'enlacèrent et chacune passa doucement ses bras dans le dos de l'autre.
Leur baiser se fit plus sauvage, alors que la rousse fit glisser sa langue sur les lèvres de Sayaka, qui se sentit envahie par une forte sensation de chaleur.
Ce n'était pas la douceur d'un feu de cheminée, c'était la force d'un soleil qui pulsait en elle, la faisant doucement transpirer et lui tirant un gémissement.
Kyôko devint plus entreprenante.
Doucement, elle couvrit le cou de Sayaka de chastes baisers, faisant gémir son amie qui se laissa faire.
Avec une lenteur calculée frisant avec le sadisme, la langue de Kyôko glissa sur la peau de la bleue.
D'un coup, elle dégrafa le soutien-gorge et titilla les mamelons de son amante. Elle suça légèrement ces petites framboises dressées qui frémissaient sous l'excitation.
Les mains de la rousse descendirent, atteignant la mini-jupe de Sayaka. Kyôko saisit l'élastique et fit glisser le vêtement, caressant les fesses fermes de la Puella Magi, avant de faire lentement courir ses doigts sur les hanches.
Kyôko approcha un doigt de la fente de Sayaka. Elle caressa les lèvres de la jeune fille nubile et les écarta avec une lenteur calculée, frôlant le clitoris.
Sayaka poussa un léger gémissement, se cambrant légèrement, avant que son amante ne se montre plus vigoureuse.
Pour la plus jeune, c'était une première. Elle avait vu certaines choses grâce à l'inépuisable réserve ponographique que constituait internet et elle avait déjà exploré son corps lorsqu'elle était seule dans sa chambre, mais là c'était très différent. Voir l'acte sexuel être commis était une chose, le vivre en était une autre. Elle s'ouvrait à ces sentiments qui la traversaient, tandis que son bas ventre chauffait doucement et qu'elle sentait son dos se creuser davantage.
La sensation du majeur de la rousse à l'intérieur d'elle était électrisante. Chaque mouvement la faisait se tendre davantage, tandis que l'ongle de Kyôko glissait contre les parois internes de son intimité, la faisant grimacer.
Ces légères griffures, associées au mouvement circulaire qui caressait son clitoris, firent cependant émerger une force qui la fit haleter de bonheur.
Le plaisir se fit plus intense, surtout lorsque Kyôko trouva le point sensible. Elle pressa en un lieu précis, tout en continuant de caresser le clitoris de la guerrière aux cheveux bleus. Sayaka haleta et poussa un feulement de plaisir.
Elle ne put s'empêcher de passer ses mains dans le dos de la rousse et d'agripper les longs cheveux écarlates, serrant les dents en laissant échapper le nom de son amante.
Kyôko poursuivit son petit manège, souriante. Elle glissa tel un serpent, se retrouvant entre les jambes de son amie.
Elle couvrit de baisers l'intérieur des cuisses de Sayaka, avant d'embrasser le sexe de son amie. Sa langue glissa entre les deux lèvres, alors qu'elle sentait le goût salé de sa camarade.
La Puella Magi caressa le clitoris, donnant un petit coup de langue qui claqua sur le bouton empli de nerfs.
Sayaka jouit, se mordant les lèvres pour ne pas faire trop de bruit, alors qu'elle se sentait tétanisée par la délicieuse sensation de plaisir.
La jeune fille recula, haletante, tandis que la rousse choisit de se retirer.
Sayaka ne dit rien, mais son sourire parla pour elle.
C'était un sourire sincère, large et lumineux, qui n'avait rien à voir avec le rictus fou où hystérique qu'elle avait pu arborer.
Cette première expérience avait été intense. Kyôko avait eu quelques gestes maladroits, qui étaient noyés au milieu de cette multiplicité de frémissements et de plaisirs qui avaient parcouru son corps et son âme.
Sayaka se laissa retomber sur le petit duvet, respirant fortement. Elle était juste heureuse et pour Kyôko, cela était une grande victoire. La rousse sourit et saisit une couverture, protégeant la pudeur de son amie, avant de se coucher à ses cotés.
Kyôko ne savait pas ce qui lui avait pris, elle avait agi instinctivement sur le moment, prenant la collégienne par surprise en essayant quelque chose d'inédit avec son amante.
Cette première aurait pu être une faute, mais à voir l'expression presque béate de Sayaka, la rousse sut que ce n'était pas une erreur.
- Je t'aime, Kyôko-chan, murmura Sayaka, lui offrant un dernier baiser avant de fermer les yeux.
- Moi aussi, répondit la rousse, se collant à sa camarade.
