Hello ! Bonjour à tous !

Je suis désolée pour cet énorme retard ! Cela fait déjà plusieurs semaine que j'aurais dû publier ce chapitre là, mais j'ai eu énormément de chose à m'occuper, entre mon travail pour la fac, les orties avec des amis pour le début d'été, ainsi que la très longue visite de mon ennemi de toujours. Peut-être que vous le connaissez : il s'appelle « trou noir ».

J'ai en effet été attaqué au milieu de ce chapitre par ce monstre qui m'a fait oublier où je voulais en venir avec ce chapitre et croyez-moi j'ai fait plusieurs tentative mais aucune ne me plaisait. Alors j'ai dû recommencer plusieurs fois le chapitre.

Mais enfin le chapitre est terminé. Et je suis plutôt contente du résultat. Et afin de m'excuser pour ce retard, je vous ai donné un chapitre plus long que les autres, en espérant que cela sera à votre goût !

Je ne possède aucun droit sur Katekyo Hitman Reborn ni sur ses personnages, ils ont été crées par Akira Amano, que je remercie avec toutes les louanges qu'elle mérite pour ce bijou !

Je voudrai remercier ceux qui ont posté des reviews au chapitre précédent : tahury, Tiffou et Deldom.

Merci également à fanais, aranley, addaline, Reima-chan, Minimiste, Fiane-Fiamma, Dixia, Himutsu-chan, Hebihime, Zeyra K, Tomokachan76, anastasia172, Lecfan, Izanami97, Alycia Panther, Yuki-Jiji, fuonhicali, Anonimo XD, mary6987, lupine13, manga-fic-love-sissi, amelieprosper, Akayui, lulue79, Tiffou, amiedu13, , Luce Li, Walarisse, Kyara17, Ekana, neko-chan L, neko-chan200, sacheliane, Caliste, yukixvongola, charlesdoudou, Riddikuluss, Mia Ako-nee, Elrika, Loucat, Sacha Tsukiya, PetitCrapaudBaveux, Minami12, inukag9, Audragon, ao no oni, Blihioma, tahury, Hikari0005, , ninolola, , Naidja, Llamas del Cielo, Ms Akabane, Noxerea, Marou83, Akuma-no-Kitsune, SinaKalissa, Nahel, tisha2803, jilie084, jevierita, Kyona-sama, Rebornx3, TheLadySoul, hiey, HarukaN, misa2, belkeirmed, Naelye, MissSexyBaby, Nama2902, Bottled Memories, history, Akuuma Tsukeshine, JuriiGothic, melamariannie, Darkounette, Cristalya, Dollwing, tsuukuun, Mimi et Neko, 444dodo444, Anlovi, Tsubaki-chan99, Sharo-chan, Natsume1111, Yaml, Sylcian Sph Legacy, yukiko-yu, Reizen. , Nunu c moi, erikadu19, Miss Green Rabbit, Ellewyl, meads, giannesky2305, freddyman, shinomena, Alexandra919, Parax et Gwenaelle7, tamarahc, tenshihouou, ShawolY, La Banshee Blihioma, Akashi-chan, Sealunis, Dayvis D. Pumpkin's Luys, manon.a.6, YamInari, Ondie-Yoko, kuroyukihime28, manga-fic-love-sissi, Denshitoakuma, yaoi-chan-poowa, missymanga, Complicate, Kikuue, avion en papier, maiko59, Aube Crepusculaire, Rikka Yomi, TheDevilOn, Kuroko23, alyss au pays de l'abyss, Psycho67, 3004, Wispers-Write, Olympe2, LOORELAI3, Balzud Anna-chan17, nekoko50, Guargante, Syt the Evil Angel, tsuni182718, Abana Shale, roxiyaoi, soratomoyo-chan, Heyli13, wellona, Mihide, .n, Lady Ree, Whintney, Yuuri81, Astropia, BloupBloup, misakiayumu, Akira Makkuro, wellona, valentin01988, Yumebaka, Lehna Black Amber, Sephra, Mangetsuko, Aliana lougia, Tsuki Sawada Hibari, 24Irinia, Elwenfeyn, Daidaiiro30, Chimamire no hebi, Lynnah O'Crazy, Anna27tsu, Zeneida262, chloedangelo84, Cassandre Potter, Princessefic, Kuromy RokuIchiku, Kinimitsu Kyoko, AdictaMoon, ryoma0310yugi, ellenvanlilie, testarossalea, NaomiDiPiuma, Alfader, Unknown by everyone, emimiecrazy, Revaan, megumi59, carolima777, Bachii, Byakan, kuro sora wa, himechu95670, Who known me, onedream54, Lei-An Natsume honeywitch, Nom-Provisoir, Naxxya, Kuro. , Deldom, Barukku-sama, Ombre-sama, Martinie Simon et ealine pour avoir mis en favoris ou suivre cette fic !

Aucune review anonyme pour le chapitre précédent, aussi on va passer à la lecture directement ^^

Alors où en étions-nous ? Ah oui Tsuna qui veut se faire tuer à la place de Yamamoto.

ENJOY !

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Chapter 35 : Protection II

-Tsuna ? appela Yamamoto en espérant de tout son être que Tsuna n'allait pas proposer ce qu'il pensait.

-Dans ce cas, prenez ma vie à la place de mon gardien, s'éleva la voix de Tsuna, assurée.

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Tous les regards s'ancrèrent vers la forme de Tsuna. Même Hibari, posté de l'autre côté du couloir, barrant la route de la tueuse, avait réagi, n'élevant son sourcil pendant une demi-seconde, tandis que Mukuro à ses côtés, restait silencieux, les siens se fronçant irrémédiablement. Yamamoto était, lui, soufflé par les paroles de Tsuna : il l'avait dit ! Mais ce ne fut pas lui qui réagit le premier.

-Tsuna-chan ! s'écria Chrome. A quoi penses-tu ?

-Tsuna ne fais pas ça à l'extrême ! continua Ryohei.

Mais Tsuna leva une main en l'air, les faisant taire.

-Un boss de mafia doit protéger ses subordonnés, mais encore plus je veux pouvoir protéger mes amis.

-Pourquoi ?

Tsuna leva son regard vers l'assassin qui avait parlé.

-Pourquoi crois-tu que ta vie m'intéresserait ? C'est Takeshi Yamamoto qui n'a pas respecté son contrat.

-Peut-être. Mais ne me dis pas que ton boss préférerait que tu exécutes le gardien plutôt que le boss des Vongola. Je ne te croirai pas.

L'assassin resta silencieux, semblant réfléchir avant que la voix féminine ne résonna derrière son masque.

-Tu n'as pas tort, gamin... Mais es-tu certain de vouloir prendre la place de ton ami pour une telle affaire ? Je veux dire, tu n'es pas concerné par la décision de ton gardien de faire un marché avec notre famille et encore moins celle de ne pas rendre le sabre à temps.

-Si Takeshi a pris la décision de passer un marché avec vous pour avoir un sabre à sa disposition, je ne vois qu'une raison à cela : il voulait une arme pour pouvoir me protéger des possibles attaques jusqu'à ce que son propre sabre n'arrive. Autrement dit, je suis plus que concerné par ses décisions.

Yamamoto baissa légèrement les yeux. Tsuna avait vu juste, mais ce n'était pas là une raison de prendre sa place.

-Tsuna, je... commença-t-il.

-Tout va bien, Takeshi, rassura Tsuna. Fais-moi confiance.

Yamamoto se tut, ne comprenant pas comment tout pouvait bien se passer. L'intruse leva à nouveau le sabre, mettant de nouveau tout le garde sur leur garde.

-Tu n'as pas tort, Tsunayoshi di Vongola... Ta tête sera sans doute plus que bienvenu parmi nos trophées.

Tsuna tiqua à l'entente de son nom complet, lequel n'avait pas encore été annoncé à la communauté mafieuse. Lambo déglutit bruyamment, vocalisant ce que tout le monde pensait :

-Co... Comment sait-elle ton nouveau nom ? Nous ne l'avons dit à personne !

-Bordel... jura Gokudera. Est-ce qu'il pourrait y avoir des espions parmi les Vongola ? Encore ?!

-J'accepte ta proposition, jeune boss. Tu ne la regretteras pas ?

-Avons-nous donc un accord ? insista Tsuna. Une fois que vous aurez porté votre coup sur moi, vous ne poursuivrez plus mon gardien de la pluie ? Aucun d'entre vous ?

-Je le jure sur l'honneur de ma famille.

Tsuna se détendit alors visiblement, alors d'enlever son mode d'Hyper-Volonté. Il darda ses yeux marrons dans les orbes noires peintes du masque.

-Je sais que vous dîtes la vérité, alors faîtes ce pour quoi vous êtes venu.

-NON, TSUNA !

-Les gars, n'intervenez pas !

-Je ne la laisserai pas te faire du mal, Tsuna ! rugit Gokudera en activant ses boites-arme mais la voix de Tsuna claqua alors très fort dans l'immense couloir.

-C'est un ordre Gokudera !

Le gardien de la Tempête s'immobilisa soudainement, les yeux écarquillés. Tout le monde se tut tandis que Tsuna reprenait d'une voix plus douce et adressait un regard rassurant à l'argenté.

-Fais-moi confiance Hayato. Je sais ce que je fais.

Après un petit moment d'hésitation, Gokudera hocha la tête avec réluctance. Tsuna le remercia d'un sourire avant de se tourner de nouveau vers l'intruse.

-Decimo, crois-tu que je ne serai pas capable de te tuer ?

-Je te demande de faire les choses justes, répliqua Tsuna.

-Je suis les ordres de mon boss. Et tu viens de passer un marché.

Elle fit scintiller la lame, produisant un éclat sinistre dans le couloir.

-Tu ne reviendrais pas sur ta décision n'est-ce pas ?

-Un marché est un marché. Une parole est une parole, déclara l'enfant.

-Puisque c'est ainsi... j'aurais au moins essayé.

Elle se précipita sur l'enfant, sourde aux appels des gardiens Vongola. L'enfant ne fit pas un seul mouvement pour se dévier de la trajectoire de la charge. Mais il ne regardait pas la pointe du katana qui se dirigeait dangereusement vite vers son cœur, mais le masque. Derrière celui-ci l'assassin rencontra le regard caramel de l'héritier. Aussitôt les paroles de l'enfant revinrent en force la distraire couplées par celles de son boss.

Je te demande de faire les choses justes.

Fais honneur à la famille.

Quand l'intruse reprit ses esprits, elle n'était qu'à un mètre de l'enfant. Jurant silencieusement, elle décala légèrement arme et l'éleva en flèche. La lame traversa la chair sur le côté droit de l'enfant avant qu'elle ne remonta jusqu'à l'épaule, faisant jaillir beaucoup de sang. L'intruse pivota alors et envoya avec rapidité son pied dans le torse de l'enfant ce qui projeta Tsuna dans un mur proche.

-TSUNA ! cria Yamamoto.

L'intruse se releva avec grâce, son masque cachant toutes émotions, avant d'agiter le katana pour enlever le maximum de sang. Alors que les gardiens se précipitèrent vers leur boss, bien que Hibari et Mukuro restèrent où ils étaient pour enlever toutes possibilité de fuite à l'intruse, Yamamoto regarda avec effarement l'assassin sortir d'une de ses poches noires un chiffon qui lui permit d'enlever le reste de sang sur son arme.

-Stronza ! s'écria Gokudera en arborant un regard meurtrier à l'assassin. Tu vas le payer !

-Non... !

La voix de Tsuna s'éleva, précipitée. Yamamoto regardait dans un mélange de soulagement et d'horreur, Tsuna essayer de se relever en tenant son épaule ensanglantée avec force. Cela arrêta même Gokudera qui se précipita à ses côtés pour lui intime de ne pas bouger alors que Ryohei en faisant de même. La femme masquée parla alors.

-C'était très bien joué, Decimo Vongola... Je ne comprends pas comment tu savais que je ne pouvais pas te tuer. Notre famille et mon boss ne pourrait pas supporter la mort d'une personne non concernée dans nos affaires. Tu me l'as rappelé.

Tsuna regarda en silence la jeune femme quand elle continua.

-Je n'ai pas le droit de te tuer, mais rien ne dit pour te blesser. Tu as voulu prendre la responsabilité des actes de ton gardien, tu l'as fait en minimisant les dégâts, c'est pas mal. Je dois reconnaître que tu as fait n'est pas dénué de sens.

Puis son masque se tourna vers Yamamoto, qui se tendit.

-Ne crains rien, Takeshi Yamamoto... Ton boss a pris la peine pour toi, moi et mes compagnons ne poursuivrons plus pour ton acte. Mes félicitation, en tout cas, tu es le premier qui a rompu un contrat avec notre famille et à en sortir vivant. Mais pour tout te dire, je pense que le fait de ton voir ton boss et ami être blessé aussi gravement par la faute de tes actions est beaucoup plus douloureux qu'une quelconque mort, tu ne crois pas ?

Yamamoto ne répondit pas, baissant la tête. La femme eut un mouvement de tête satisfait avant de rengainer son sabre.

Tout se passa alors vite.

De nouveau, une masse auréolée d'orange et de chaleur traversa une partie du couloir pour atteindre l'intruse, qui ne s'y attendant pas hurla de douleur et fut projetée à un distance respectable des gardiens Vongola, passant devant Hibari et Mukuro, qui réussirent à l'éviter. Dans sa chute et le choc de l'action, le masque jaune et blanc chuta, brisant quelques miroirs sur le sol et la capuche tomba, révélant pour ceux qui pouvaient le voir des cheveux effilés de couleur auburn et qui semblait arriver jusqu'aux omoplates. Les yeux noirs s'écarquillèrent en se rendant compte que ses barrières étaient toutes deux tombés. La jeune femme percuta alors le bout du couloir, quelques mètres plus loin, au niveau du coin. Elle sentit alors une menace juste au-dessus d'elle. Instinctivement, elle tira le sabre de son fourreau et s'apprêtait à le sortir en entier de sa protection, quand elle sentit que le fourreau était bloqué et qu'elle ne pouvait pas retirer entièrement le sabre. Elle leva les yeux et vit avec horreur que le manche du katana était bloqué par l'un des panneaux en bois qui recouvraient la totalité des murs des couloirs du manoir. Elle essaya de forcer sur cet obstacle aussi inattendu que malencontreux avant d'essayer de tenter le même but en enlevant le fourreau, mais quand elle baissa les yeux et vit que l'extrémité fourreau était à terre, coincé par une chaussure noire. Quand elle releva le regard, elle ne put s'empêcher de déglutir.

Au-dessus d'elle se tenait le Decimo Vongola, l'épaule encore ensanglantée, dont le liquide rouge coulait encore. Le visage avenant et le regard du protecteur doux avaient disparu. Tsunayoshi di Vongola arborait maintenant un regard enflammé, ses yeux brillant d'une lueur menaçante, dont la couleur ambrée menaçant presque de virer au rouge, l'effrayant au plus haut point. Elle avait déjà vu des boss. Elle avait vu leur regard quand ceux-ci s'apprêtait à lancer un ordre odieux, lorsqu'ils étaient mués d'une colère profonde, presque de haine, mais ce n'était en rien comparable à celui que possédait maintenant l'enfant. Elle avait l'impression que ce regard allait décider de sa mise à mort. Elle sentait sa respiration devenir précipitée presque erratique, tandis qu'elle essayait d'échapper le plus vite possible à cette lueur destructrice. Mais en plus d'être effrayante ce regard était en plus envoûtant. Elle n'osait pas détourner les yeux. C'est alors que malgré sa peur et sa panique elle ne put s'empêcher de trouver ce regard beau.

Elle voulait se frapper la tête contre les murs. Pourquoi avait-elle une telle pensée dans une telle situation ?! Pourquoi dans ce regard ? Il signifiait sa mort ! Son échec ! Mais malgré tout il y avait une petite lueur qui la poussait à trouver ce regard plus beau que n'importe quel autre regard...

-J'ai un message pour ton boss...

Tea sursauta en entendant la voix grave de l'enfant la ramener à la réalité.

-Dis-lui que si jamais encore il prend encore pour cible mes hommes, mes amis, ma famille, il aura affaire à moi. Vous pouvez bien envoyer tous vos hommes contre moi si vous voulez, mais si vous blessez mes amis, alors je ne répondrais plus de rien, c'est compris ?

Tea n'osa pas faire un seul geste. Tsuna continua :

-Je ne suis pas d'une nature violente et jamais je n'attaquerai, sauf si vous m'y obligez. Touchez à ma famille et je ferai de la vôtre un enfer, est-ce clair ?

-Ou...Ou...oui, arriva à répondre la jeune femme.

Une fois qu'il eut entendu la réponse de l'assassin, il relâcha la pression sur le fourreau et se détourna d'elle. La jeune femme s'empressa alors de ranger le sabre pour remettre la capuche noire tout en cachant son visage.

Tout était fini ! Tout le monde avait vu son visage ! La règle d'or dans sa famille était l'anonymat. Si un membre de la mafia extérieure venait à découvrir sa véritable identité ou son visage elle ne servait plus à rien dans sa famille ! Une seule mission, il avait fallu une seule mission pour que son avenir chez les siens soit...

Elle sursauta quand elle vit un mouvement près d'elle. Elle releva les yeux pour voir son masque lui être tendu. Abasourdie elle regarda Tsuna qui le tenait.

-Je suis le seul à avoir vu votre visage, déclara-t-il à la question qu'elle n'eut pas le temps de poser, avant de désigner du menton ses gardiens. Ils sont trop loin pour avoir vu quoi que ce soit et je me suis toujours tenu entre eux et toi pour qu'ils aient pu le voir. Mais tu devrais te dépêcher de filer avant qu'ils ne rappliquent.

Sans demander son reste, Tea arracha son masque et des mains de Tsuna et en le mettant, elle ne put que constater qu'il disait la vérité en voyant les hommes en costumes noirs se précipiter dans leur direction. Une fois, son identité de nouveau masquée, et avec une extrême rapidité elle brisa une fenêtre qui ne se trouvait pas loin et l'enjambant elle adressa un signe de tête à l'enfant, comme un remerciement, avant de disparaître dans le jardin.

Mais pas pour longtemps. Des gardes munis de lampes torches la repérèrent un peu loin et lui sommèrent de s'arrêter. Tsuna regarda les faisceaux lumineux s'éloigner tandis que la forme de l'assassin se fondait dans les ténèbres du jardin. Il adressa un sourire rassurant à ses amis qui le rejoignirent. Gokudera au comble de l'inquiétude s'agenouilla face à lui.

-Tu vas bien ?

-Mon dieu, ton épaule, Tsuna-chan ! paniqua Chrome, en voyant la tâche de sang grandir tandis que Ryohei s'empressa de s'agenouiller pour examiner la blessure.

Tsuna leur adressa un sourire fatigué.

-Je vais bien, je suis juste...

-Je ne peux pas le soigner ici, déclara finalement Ryohei, en levant les yeux de la blessure. Il faut qu'on me l'amène à l'infirmerie.

-Très bien, acquiesça Gokudera, on y va.

Tsuna n'eut même pas le temps de dire quoi que ce soit que Gokudera le portait déjà dans ses bras, faisant très attention à son épaule. Malgré tout, Tsuna grinça de douleur quand son bras droit bougea, le mouvement se répercuta sur sa blessure. Il se mordit les lèvres. Quand ses sens reprirent le sens des réalités il entendit Gokudera maugréer, tandis qu'il traversait les couloirs du bâtiment :

-C'était vraiment stupide ce que tu as fait...

-Je ne pense pas... avoir fait quelque chose de stupide... surtout si c'est pour sauver un ami...

-Tu aurais pu mourir !

-Je savais...

-Tu savais quoi ?

-... qu'elle n'irait pas... jusqu'au bout... finit la voix

Tsuna cessa un instant de parler, ses yeux se fermant de douleur, tandis que son corps commençait à trembler sous les vagues de douleur. Une lueur d'inquiétude passa dans les yeux de Gokudera. Il accéléra le pas. Il savait que c'était justement le balancement de ses pas qui faisaient du mal à Tsuna, mais plus il irait vite plus Tsuna pourrait recevoir les soins adéquats. Puis Tsuna continua :

-C'était contre... sa politique...

-Sa politique ? La politique de leur famille ? Tu connais leur famille ? s'exclama Gokudera, interdit.

-Oui...

-D'où tu les connais ?

-...

-Tsuna ?

Inquiet, Gokudera baissa les yeux vers la forme ensanglantée de Tsuna pour voir que l'enfant avait perdu connaissance. Cela ne l'étonnait pas. La plaie que lui avait faite l'intruse était profonde. Il était même étonné que l'enfant ait pu encore bouger pour menacer l'assassin. Il lança un regard derrière lui pour voir Ryohei qui le suivait à la trace ainsi que Chrome et Lambo, le regard inquiet. Il ne vit aucune trace de Yamamoto. Il fronça les sourcils à ce constat. Il aurait mis ses mains à couper que le bretteur allait les suivre pour être sûr que tout irait bien pour Tsuna...

-Tête de poulpe ? appela Ryohei en s'apercevant son regard troublé.

-C'est rien, répondit-il machinalement avant de se concentrer sur la route.

Il allait devoir parler à Yamamoto une fois que Tsuna serait soigné.


Yamamoto regardait, comme hypnotisé, les tâches de sang que Tsuna avait laissé derrière lui.

Son ami s'était blessé pour lui ! Pour le protéger...

Non..

Il s'était blessé à cause de lui.

Il avait cherché désespérément un katana pour protéger son ami et boss et c'était à cause de ça et à cause de cette même lame que Tsuna avait été blessé gravement. Comment avait-il pu être aussi idiot ?! Comment avait-il pu accepter un tel marché aussi gros ? Gokudera lui répétait assez souvent qu'il était un idiot insouciant.

Et c'était à cause de cette insouciance que Tsuna avait été blessé.

Il ne vit qu'à la dernière minute que deux paires de jambes étaient maintenant près de lui. Il leva les yeux sur les propriétaires pour voir Mukuro et Kyoya le dévisager.

Était-ce l'heure du jugement ? Yamamoto se sentait tellement mal au fond de lui-même, qu'il pensait qu'un quelconque châtiment, même la morsure de Hibari ne serait pas suffisante...

-Herbivore, appela Hibari d'une voix menaçante en voyant que le bretteur baissait à nouveau la tête.

Avec réticence, Yamamoto releva la tête pour croiser les yeux gris acier de l'ancien préfet de discipline.

-Je sais ce que vous allez me dire les gars...

-Vraiment ? s'étonna Mukuro tandis que son ricanement sans joie, mit Yamamoto encore plus mal à l'aise. Dans ce cas, dis nous.

-Je... J'ai été stupide. Je sais que je n'aurais jamais du accepter ce marché. Mais j'avais besoin d'une arme et je me suis laissé emporté par la joie d'en trouver une facilement...

-Hn. Et le sabre qui arrive demain ?

-C'était juste en attendant qu'il arrive... Je...

-Et pourquoi n'as-tu pas juste attendu qu'il arrive ? demanda Mukuro.

-Je ne voulais pas laisser Tsuna sans protection.

-Hn. Personne n'aurait attaqué le manoir ou l'omnivore.

-Et si vraiment cela était arrivé, rit Mukuro tandis que Hibari lui lança un regard noir, Tsuna n'aurait pas été seul : aucun de nous n'est parti très loin en mission. Et Tsunayoshi est assez puissant pour se défendre lui-même.

Yamamoto baissa la tête, coupable. Il avait bien sûr pensé à tout ça, mais il ne savait pas pourquoi il avait ressenti ce grand désir d'avoir toutes les armes en sa possession pour protéger son ami. Il avait perdu son calme face à ses inquiétudes. Et Tsuna en avait payé le prix. Si seulement il ne s'était pas laissé aller et s'il avait rendu à temps ce maudit sabre, sûrement que rien de tout cela ne se serait passé !

Hibari poussa un grognement sourd ce à quoi, Mukuro donna suite.

-Kufufu... Puisque tu veux entendre cela nous allons te le dire. Tu as été un imbécile, Yamamoto Takeshi, tu n'aurais pas dû prendre ce sabre et tu aurais dû le ramener à temps. Maintenant tu veux bien répondre à nos questions ?

-Pardon ? ne comprit pas Yamamoto. Alors vous ne m'en...

-Ce qui est fait est fait, conclut Hibari.

Yamamoto ne sut quoi dire. Ses compagnons ne lui en voulait pas ? Il avait pourtant attiré un tueur et par sa faute Tsuna était blessé ! Il se doutait que Hibari et Mukuro n'étaient pas des personnes sociables, mais de là à se ficher de l'état de Tsuna ! Mukuro dût capter ses pensées car il déclara :

-Tsunayoshi est avec notre très cher boxeur. Il sera soigné en un rien de temps... Et puis tu devras avoir plus confiance en la volonté de notre cher boss : il nous a déjà démontré qu'il ne restait jamais bien longtemps à l'infirmerie.

Yamamoto ne trouva rien à redire, avant que le grognement de Hibari ne se fit de nouveau entendre :

-Herbivore, où avais-tu passé ce contrat ?


-C'est pas vrai... geignit Timoteo en plongeant son visage dans ses mains.

Coyote posa sa main droite sur son épaule avec empathie. Personne dans le bureau du neuvième du nom n'eut la hardiesse de prononcer un mot ou même de produire un son. Brabanter, lui considéra avec mécontentement Yamamoto qui essayait de se faire tout petit. Dans la salle se trouvait tous les gardiens du Nono, minus Ganauche qui était resté auprès de Tsuna, ainsi qu'une partie des gardiens de Tsuna. Hibari et Mukuro, qui avaient senti que le neuvième allaient leur passer un savon, avaient préféré commencer leurs recherches, chacun de leur côté, et laissaient ainsi leur homologues annoncer la nouvelle de l'attaque. Reborn regarda la scène se jouer devant lui, adossé à un mur dans un recoin de la pièce. Il aurait pu sembler normal si son visage ne trahissait pas la légère inquiétude qu'il avait eut en entendant dire, en revenant de sa mission, ce qu'avait fait son élève. Son sourire moqueur ou supérieur habituel n'apparaissait pas sur ses lèvres.

Timoteo se redressa soudainement, Gokudera, Yamamoto, Ryohei, Lambo et Chrome sentant un long frisson traverser leur échine en remarquant le regard flamboyant du boss des Vongola.

-COMMENT ÇA A PU SE PASSER !? Vous pouvez me le dire ?! Nous nous absentons pendant quelques heures, nous vous laissons la garde de votre boss et il se passe ça ! Un tueur à gage ! Et Tsunayoshi qui est blessé ! Et gravement en plus ! Comment avez-vous pu le laisser se faire blesser alors que vous étiez tous à ses côtés !

Timoteo darda son regard plein de déception et de colère envers les plus jeunes assemblés. Ceux-ci se ratatinèrent, pleinement conscient de leur faute et du manque dont ils avaient fait preuve.

-Vous avez été entraîné par Reborn ! Puis par mes gardiens ! Depuis que vous avez été ici, vous avez tous plus moins réussis les missions que nous vous avions confiés avec brio ! Les missions d'espionnage, de protection, d'infiltration, de commando se sont tous bien passées ! ET LÀ ! Il s'agit de votre boss ! Vous êtes ses gardiens ! Ceux qui doivent le protéger en toutes circonstances ! Ceci est votre mission à vie : la protection de votre boss ! Et vous étiez tous au manoir ! Autrement dit vous pouviez compter sur les uns et les autres ! Et pourtant en ce moment Tsuna est à l'infirmerie ! Qu'avez-vous à dire ?!

Les fautifs baissèrent la tête avec culpabilité, se sentant de plus en plus mal au fur et à mesure que le neuvième boss parlait. Celui-ci ne criait que très peu. Pour tout dire, jamais, depuis qu'ils avaient été admis dans le manoir, ils n'avaient entendu Timoteo Di Vongola hurler à ce point. Comme quoi l'héritier des Vongola ne faisait pas que changer le comportement des plus récalcitrants tels que Xanxus ou encore Hibari et Mukuro, mais également ceux qui normalement ne posaient pas réellement de problème...

Timoteo se releva avec colère et commença à marcher en long et en large, comme pour calmer sa fureur. Brabanters profita alors de ce moment pour intervenir.

-Timoteo, ne sois pas trop dur avec eux... Certes ils ont fait une erreur, ajouta-t-il en voyant son boss s'arrêter de marcher et ouvrir la bouche, mais nous en avons fait aussi tu te souviens ? Je ne dis pas que c'était la première fois qu'ils agissaient en gardien. Depuis plus d'un an ils protègent Tsuna du mieux qu'ils peuvent et tu ne peux que toi-même avouer que ce gamin a une malchance inconsidérable ! Toi-même tu n'as pas eu à subir autant de choses en même temps, quelque jours après que nous ayons reçu nos bagues...

Timoteo ferma les yeux pour laisser les mots de son gardien de la Pluie faire leur place dans son esprit embrouillé par la colère, la déception et l'inquiétude. Il finit par soupirer, posant une main sur son bureau en bois. Brabanter, encouragé, continua sur sa lancée.

-Timoteo, je ne pense pas que nous devrions charger toute la responsabilité de ce qui vient de se passer sur eux... Je te signale que c'est Tsuna qui leur a interdit d'intervenir. Ils ont été pris entre deux feux : celui de protéger leur boss et celui de lui obéir... Et puis, l'assassin s'est introduite dans le manoir. Nos hommes ne l'ont pas vue.

-Et c'était moi qui avait organisé les tours de garde de cette façon, intervint Visconti, avec calme. La sécurité a été doublé depuis l'attaque des Pedone.

-Alors comment a-t-elle pu faire pour arriver à entrer et surtout à menacer Takeshi-kun sans que personne ne se rende compte ? s'exclama Timoteo excédé.

Viscont garda le silence avant de reconnaître avec mauvaise grâce, les yeux fermés.

-Je ne sais pas...

Le bureau fut plongé dans le silence, toutes les personnes littéralement choquées par les mots du gardien du Nuage de la neuvième génération. Celui-ci se reprit.

-Elle était sans contexte très douée. Toutes les zones d'ombre après chaque passage des ardes, ne duraient qu'environ cinq secondes. Et les gardes éclairaient toute la zone du jardin. Autrement dit elle a réussi à traverser le jardin en à peine quelques secondes. De plus elle a réussi à s'infiltrer sûrement par une des fenêtres et ce sans laisser la moindre trace de dégradation ni le moindre bruit.

-Sait-on par où elle est entrée ?

-Non... Il n'y a aucune trace dans le jardin, ni même d'infraction. On en vient à se demander si elle ne viendrait pas de l'intérieur du manoir...

-Encore des espions ? s'exclama Timoteo en se laissant tomber sur son siège, fatigué.

-Possible, mais d'après les jeunes, ils n'avaient jamais entendu sa voix jusqu'à maintenant. Aussi c'est peu probable.

-Sa voix... répéta Timoteo avant de se tourner vers les gardiens de son petit-fils de cœur. Vous n'aviez pas mentionné un problème de voix de l'assassin ?

-Euh si... répondit Yamamoto en essayant de paraître plus assuré tandis que tous les regards se dirigeaient vers lui. Quand elle m'a accosté alors que j'étais seul, elle avait une voix plus grave et plus rauque. J'aurais pu presque pensé que c'était un homme et assez vieux. Mais quand les autres sont arrivés, sa voix était celle d'une femme assez jeune...

-Et elle-même avait l'air surprise de sa propre voix, intervint Gokudera.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Croquant en levant un de ses sourcils. N'aviez pas dit qu'elle était masquée ?

-Quand elle a parlé avec sa voix féminine, elle s'est tout de suite arrêtée et a porté la main à sa gorge. C'est un réflexe humain qui s'effectue quand nous avons un problème au niveau de la gorge et plus particulièrement avec la voix. Nous n'avons pas vu son visage, mais comme elle a été très récalcitrante après cette découverte, j'en ai déduis qu'elle était surprise.

-Hayato a raison, acquiesça Coyote. Elle devait utiliser une sorte d'appareil pour changer sa voix. Le tout est de savoir pourquoi sa véritable voix est revenue à son origine...

-Sûrement le coup de Tsuna-ni... tenta Lambo, hésitant.

-Pardon ? demanda Timoteo.

-Quand l'assassin a voulu me tuer, Tsuna est intervenu et l'a chargé, la propulsant assez loin de moi, expliqua Yamamoto.

-Le choc a dû détraquer l'appareil, conclut Coyote en hochant la tête.

-Tant que nous y sommes, intervint Visconti, vous pourriez nous donner plus de détail sur elle... Comme par exemple les détails de son masque, sa corpulence... Cela pourrait nous aider pour nous faire une idée de comme elle était, vu que toutes les caméras présentes dans le couloir ont été détruites, et peut-être savoir de quelle famille elle appartient... D'ailleurs où est Kyoya ?

-Mukuro et Hibari ont décidé de faire leur propres recherches de leur côté sur elle, répondit Gokudera.

-Ils auraient dû attendre qu'on en parle ensemble, grommela Coyote, mécontent.

-Je peux vous dire tout ce que je leur ai dit, proposa Yamamoto.

Timoteo considéra un instant le bretteur japonais mais finit par hocher la tête.

-Comme je vous l'ai dit, elle aurait très bien pu passer pour un homme, et je pense que c'était son objectif. Tout ses habits ne servait qu'à un seul but à mon avis, celui de cacher son identité, plus particulièrement féminine ou masculine. Sa carrure, même sa façon de marcher, de se tenir, pouvait faire penser à un homme, pourtant une fois que nous savions qu'elle était une femme, sa façon de se tenir s'est modifiée, je l'ai remarquée. Sa veste était à la fois ample, pour ne pas faire apparaître toutes ses formes, mais en même temps assez moulante pour semer le doute. Elle avait une carrure assez forte au niveau des épaules et des bras. Même ses mains étaient couvertes par des gants pour ne pas qu'on puisse voir ses doigts. Elle portait un capuchon rouge qui cachait ses cheveux et un masque. J'ai tout de suite remarqué son masque car c'était le seul objet qui n'était pas sombre et qui attirait le regard. Il était séparé en deux couleurs : une face blanche et une face jaune. Les yeux étaient blancs aussi. Je suppose que cette partie du masque était assez fine pour qu'elle puisse voir. Mais ce qui a également retenu mon attention était les miroirs.

-Les miroirs ? répéta Timoteo, ne comprenant pas.

-Oui, il avait des petits miroirs de toutes formes collés sur la surface du masque. De temps en temps cela reflétait la lumière et plusieurs fois cela a failli m'éblouir.

-Sûrement une technique pour distraire ses cibles, supposa Visconti.

-De plus, si jamais elle ne trouvait dans un lieu sombre avec juste des lumières au loin, ses cibles pourraient juste voir le masque et prendre peur, commenta à son tour Croquant. C'est une excellente tactique.

-Mukuro et Hibari m'ont demandé de faire un croquis de ce que je me souvenais, déclara Yamamoto en sortant un petit carnet avant de le tendre à Coyote. Le voici.

L'homme au bras mécanique prit le carnet et, alors que certains de ses collègues regardaient par-dessus son épaule, commença à examiner le dessin.

La forme était entièrement sombre dans une position d'attaque, les bras levés au-dessus de sa tête et, avec ce qu'il supposa un sabre dans les mains. Même si le croquis avait été fait à la va-vite, il avait été bien fait et les détails y étaient, comme les boucles de ceintures ou même les formes. Ils savaient tous que Yamamoto avait l'œil vif et intelligent mais jamais ils n'auraient cru qu'il puisse dessiner avec autant de détails. La seule chose qui se démarquait dans le dessin et dont Yamamoto l'avait souligné était le masque, seule tâche blanche dans le dessin mais parsemé de carré et de ronds qui devaient représenter les miroirs.

Coyote le passa ensuite à son boss qui regarda à son tour, alors que Lambo osa parler...

-Ça me fait penser à...

-A quoi ? demanda Coyote empressé tandis que Timoteo levait les yeux du croquis.

Lambo déglutit avant de continuer :

-A un fantôme...

Plusieurs grognements retentirent dans la salle. Gokudera leva son poing pour l'abattre sur le crâne du plus jeune. Celui-ci cria de douleur en se tenant la tête.

-Aïe ! Ça fait mal Gokudera-chi !

-Arrête de dire des âneries alors ! Les fantômes n'existent pas !

-Ah oui ? rétorqua Lambo. Et les extra-terrestres alors ?

-Ce sont des U.M.A ! Et puis ce n'est pas la même chose que des fantômes !

-En vérité, admit Timoteo pour calmer les deux, on pourrait presque croire que c'est un fantôme si on regarde le croquis de Takeshi...

-Nono, vous y croyez ? s'exclama Gokudera en ne croyant pas ses oreilles.

-Je ne pense pas que ce soit un fantôme bien entendu. La blessure qu'elle a infligé à Tsuna est plus que réelle. Mais son accoutument est pour le moins... original

-Le masque me fait penser à un masque vénitien, avoua Chrome.

Plusieurs regards tombèrent sur elle avant que Gokudera s'écria.

-Tu as raison ! Mais ça va être d'autant plus difficile de trouver où elle a pu l'obtenir pour le retrouver...

-Que veux-tu dire ? demanda Yamamoto.

Gokudera lui envoya un regard noir, désespéré qu'il n'arrive pas à penser tout seul quand Brow prit la parole.

-Ce genre de masque peut-être vendu n'importe où en Italie. Et ce n'est pas si difficile d'en fabriquer non plus. N'importe qui peut en faire. Ganauche a bien réussi à en faire un il n'y a pas si longtemps, non ?

-Donc ni l'assassin ni sa famille ne pourront être identifiés par ce biais-là, c'est bien à ça que vous pensez ? s'assura Ryohei

Les membres de la neuvième génération acquiescèrent pratiquement d'un même mouvement. Timoteo poussa un grand soupir.

-Laissons Mukuro et Kyoya se charger de découvrir d'autres informations. Nous en reparlerons à ce moment-là...

Le neuvième boss considéra les gardiens de son petit-fils d'un regard sévère. Il était toujours en colère mais il fallait avouer que ses gardiens avaient réussi à calmer son humeur. Reborn, qui était resté jusqu'à silencieux, remarqua le regard de Timoteo et décida d'intervenir.

-Nono, laisse-les tranquilles.

-Tu les défends ? s'étonna Timoteo en se retournant vivement vers le tueur à gage.

-Comme tu peux le voir. J'ai souvent dit à Tsuna qu'un boss est responsable des actes de ses subordonnés et plus particulièrement de ses gardiens. Et si je ne me trompe pas, tu le lui as souvent dit également...

-Ce... C'est... c'était pour qu'il prenne... au sérieux...

-Tout comme pour moi. Et pour être honnête je suis plutôt fier de ce qu'il a fait. Parce que, reprit-il d'une voix forte alors que le boss des Vongola allait parler, si jamais il avait laissé l'assassin s'en prendre à son gardien, je le lui aurais moi-même fait payer au centuple son inactivité.

-Ce n'est pas comme s'il l'avait défendu spontanément, Reborn, répliqua-t-il d'une voix dure. Il s'est laissé se faire blesser !

-Crois-tu vraiment qu'un tueur à gage serait resté sur un échec ? Tsuna a fait en sorte de ne plus rien devoir à la famiglia de la tueuse tout en protégeant sa propre famiglia. S'il ne l'avait pas fait, elle aurait demandé son dû plus tard et peut-être à un autre moment où il n'aurait pas pu intervenir à temps. Tsuna a fait preuve de discernement et de tactique tout autant que de protection. En aucun cas il n'a pas réfléchi à la situation.

-Mais il aurait pu...

-Tsuna est vivant. Et au lieu de gronder ses gardiens pour quelque chose qu'il ne s'est pas passé, nous devrions remercier Tsuna pour avoir empêché une tragédie. Comment crois-tu que Tsuna se serait senti si jamais Yamamoto serait mort quelques jours après avoir reçu son anneau de la Pluie ? Ton héritier ne fait que mettre en exécution ce qu'il a promis de faire en devenant le boss : protéger tout le monde.

Personne ne sut quoi dire devant les paroles du tueur. Même Timoteo en fut soufflé tandis que les membres de la dixième génération regardaient, estomaqués, la scène qui se déroulaient devant eux. Puis Reborn se redressa légèrement un petit sourire aux lèvres.

-De plus, je ne pense pas que Tsuna accepterait que nous mettions la pression sur ses gardiens, pour une affaire qu'il a lui-même décidé de finir, qu'en penses-tu ?

-Où veux-tu en venir Reborn ? demanda Timoteo alors que ses yeux s'étrécirent suspicieusement.

A ce moment-là, Timoteo se tendit légèrement. Il lui semblait avoir entendu des pas se rapprocher rapidement du bureau dans lequel ils se trouvaient. Son intuition fut confirmée en voyant Croquant tourner la tête vers la porte de la pièce. Il accorda de nouveau son attention sur Reborn qui eut un léger rictus.

-Tu croyais vraiment que Ganauche n'allait rien lui dire ?

A peine Reborn eut-il fini sa phrase que des coups furent frappés à la porte, avant que celle-ci ne s'ouvrit sans qu'aucune invitation ne fut énoncée. Tous se tournèrent visiblement étonnés par le comportement de l'arrivant, tandis qu'en le reconnaissant tous eurent des réaction contradictoires. Reborn eut un petit rictus amusé alors que Timoteo poussa un léger grognement mécontent.

-Tsuna... souffla interdit Yamamoto.

-Tsuna ! s'écria paniqué, Gokudera en voyant l'épale toujours bandée, par précaution, de l'enfant.

Il se mit aussitôt sur ses pieds et s'avança vers son boss.

-Tu devrais rester à l'infirmerie te reposer. Ta blessure est...

-Et crois-moi, Hayato, interrompit Tsuna d'une voix tranquille et d'un sourire qui se voulait rassurant, j'aurai moi aussi préféré, mais j'ai appris qu'une réunion s'était organisée sans moi afin de discuter de la culpabilité de mes gardiens...

Tsuna s'avança dans la pièce, révélant un Ganauche, penaud et mécontent qui le suivait. Il adressa un regard désolé à ses homologues de sa génération avant de refermer la porte derrière lui. Tsuna contourna ses gardiens et se planta devant eux faisant face à son grand-père de cœur.

-... Et cela ne m'a pas vraiment plu... finit Tsuna en lançant un regard équivoque à Timoteo.

-Tsunayoshi-kun...

-Non, Ji-chan, laisse-moi expliquer. Je crois savoir ce que tu leur reproches : c'est moi qui leur ai demandé de ne pas intervenir. Et si un tel événement venait à se reproduire, je ferai la même chose. J'ai accepté de devenir le Decimo de cette famiglia en faisant le serment de la protéger. Jamais je ne me serai pardonné si j'avais laissé Takeshi mourir. De plus je n'ai fait qu'appliquer ce que toi et Reborn n'avez pas arrêté de me dire...

-Je sais... soupira Timoteo, tandis que ses épaules s'affaissaient. Mais j'aurais aimé que tu trouves une autre solution que celle de te mettre en danger, Tsunayoshi-kun... Tu aurais pu te faire tuer.

Tsuan garda le silence pendant quelques instants, regardant intensément Timoteo, comme s'il réfléchissait.

-Je comprends. Et je suis franchement désolé de vous avoir inquiété... Vous aussi les gars.

Il avait dit cette dernière phrase en se tournant vers ses amis, plus particulièrement Yamamoto. Gêné malgré lui, celui-ci détourna lentement les yeux, se sentant toujours coupable. Tsuna tiqua face à sa réaction mais ne dit rien, se contentant de se tourner vers le neuvième boss des Vongola.

-Mais je veux préciser une dernière chose : j'étais pratiquement certain que cet assassin n'allait pas me tuer, même pour régler une dette.

-Comment ça ? s'étonna Coyote. Tu connaissais cette femme ?

Les yeux de Gokudera s'étrécirent. Il se souvenait des paroles de Tsuna de la veille. Et même s'il avait essayé d'en savoir un peu plus au réveil de son boss, il n'avait reçu aucune autre précision. Et il était pratiquement certain que Tsuna n'en dira pas plus à la neuvième génération. Il avait fini par comprendre que si l'enfant ne répondait pas avec seulement des question il fallait s'armer de patience. Il leur en parlerai en temps voulu.

-Non, répondit Tsuna, honnêtement. Je ne l'avais jamais vue.

-Alors tu connais la famiglia d'où elle vient ?

-Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? demanda Tsuna en haussant un sourcil.

Ce n'était ni un « oui », ni un « non ». Gokudera grimaça légèrement en remarquant qu l'enfant ne voulait pas éveiller l'Hyper-Intuition du Nono. C'était maintenant certain. Tsuna ne voulait pas ne parler maintenant.

-Si tu savais qu'elle n'allait pas te tuer...

-Je l'avoue : j'avais fait un pari. Mais à la façon dont elle parlait de sa famiglia, j'ai compris une chose.

-Laquelle ? s'intéressa Coyote.

-C'était une famille honorable.

Il y eut un grand silence dans la salle quand Visconti demanda :

-Que veux-tu dire ?

-Elle n'arrêtait pas de parler du fait que même si les Vongola était une puissante famille mafieuse, elle se devait de suivre les mêmes règles que les autres. Plusieurs fois elle a essayé de me faire changer d'avis sur le fait de prendre la responsabilité de ce qu'il s'était passé. Elle venait pour faire respecter un contrat. Autrement dit, ils ont tout fait pour que Takeshi fasse un contrat avec eux. A mon avis leur but était de se débarrasser d'un des gardiens de la nouvelle dixième génération...

-Et tu appelles ça être honorable ? demanda Croquant. La chose la plus « honorable » qui aurait été à faire dans le monde de la mafia serait que nous attaquer directement plutôt que d'utiliser ce genre de moyens détournés.

-Cette famiglia voulait protéger ses membres. Vous savez aussi bien que moi qu'une attaque directe sur le manoir Vongola, avec à l'intérieur tous les hommes et les gardiens soit d'une ou des deux générations aurait été un massacre. Ils ont choisi une méthode moins féroce qui ferait moins de victimes, tout en n'oubliant pas leur but. De plus, au niveau des capacités de leur assassin ils auraient très bien juste attaquer sans faire de contrat et tuer un de mes gardiens ! Ils n'avaient pas besoin de nous faire contracter une dette. Autrement dit s'ils ont fait ainsi c'est pour la simple et bonne raison qu'ils ne veulent pas tuer quelqu'un sans raison. Il faut que leur cible ait fait quelque chose contre leur famiglia pour pouvoir le considérer comme une cible. De plus, même eux n'aurait jamais pu prévoir que Takeshi ne leur rendrait pas le sabre à temps. Normalement il l'aurait fait mais je suppose qu'il en a pas eut le temps. Il a été très occupé avec la tâche que je lui avait confié et son inquiétude pour le sabre de sa famille qui n'arrivait pas, a fait le reste.

Yamamoto baissa encore plus la tête, bien qu'il savait que ce n'était pas tout à fait vrai : c'était surtout le fait qu'il aurait pu n'avoir aucune arme pour protéger Tsuna pendant quelque temps qui l'avait quelque peu pousser à garder le sabre un peu plus longtemps. Tsuna continua :

-Comme je l'ai dit leur but était sûrement de se débarrasser d'un des gardiens de la dixième génération. Et logiquement, la mort d'un boss est beaucoup plus alléchant que la mort d'un des ses gardiens.

-Où veux-tu en venir ?

-C'est simple : j'ai passé un marché avec l'assassin. En proposant de prendre la place de Takeshi, j'ai attiré l'attention de la tueuse. Elle l'a accepté mais au moment de me tuer, elle a dû se rappeler et m'a seulement blessé...

-Elle se serait rappeler de quoi ?

-De l'honneur de sa famiglia. Celle-ci punit ceux qui n'ont pas respecté les contrats. Or même si j'avais pris la responsabilité de l'acte de Takeshi, dans les faits je n'avais jamais fait de contrats avec eux. Et me tuer aurait été contre l'honneur.

-Et comment savais-tu...

-Je vous l'ai dit : j'avais pris un risque. Reborn m'avait déjà parlé de quelques famiglias qui possédaient ce genre de valeur et quand j'ai entendu le discours de la tueuse, j'ai pensé à cela. Jusqu'à la dernière seconde, j'ai voulu y croire. Mais j'en étais persuadé seulement au moment où elle a détourné sa lame. Je sais ce que tu vas dire, Ji-chan, reprit Tsuna en voyant le vieil homme ouvrir la bouche. C'était vraiment un gros risque. Mais j'étais vraiment prêt à payer la dette de Takeshi, je savais que si je résistais ou j'évitais sa charge, les Vongola en pâtiraient plus tard.

Timoteo évita soigneusement le regard satisfait de Reborn. Il soupira mais la voix de Lambo résonna alors dans la salle.

-On ne veut plus que tu fasses ce genre de choses Tsuna !

Tous les regards se dirigèrent vers le gardien de la Foudre de Tsuna. Celui-ci rencontra les yeux inquiets et baignés de larmes de l'adolescent.

-Nous, Tsuna, on a eu peur. Peur que tu te fasses tuer alors que nous étions tous là. J'ai eu peur quand la tête de pelouse a dit que ta blessure était sérieuse, peur quand tu t'es élancé vers elle, aussi loin de nous... Nous étions trop éloigné pour t'aider si jamais elle t'attaquait à nouveau. Alors s'il te plaît... ne fais plus ce genre de chose !

-Lambo a raison à l'extrême ! s'exclama Ryohei.

-Tsuna nous comprenons que tu ais fait ça pour protéger les Vongola et cet abruti de base-baller, déclara sérieusement Gokudera en se redressant. Pour tout te dire je suis fier que tu prennes ton rôle de leader des Vongolas au sérieux... mais nous serions plus rassurés et heureux que tu ne mettes pas autant ta vie en danger. Quand tu es tombé, nous avions tous cru que...

Chrome hocha la tête. Tsuna regarda mal à l'aise les personnes devant lui avant de baisser la tête d'une air coupable.

-Je... Pardon les gars... Je ne voulais pas vous faire peur... Mais vous devez comprendre que si c'était à refaire je le referai... Je ne veux qu'aucun d'entre vous ne meurt tant que je peux faire quelques chose pour l'en empêcher...

Gokudera eut un petit sourire contrit, avant de soupirer bruyamment.

-Nous sommes dans une impasse alors Tsuna...

L'enfant lui retourna un sourire désolé. Alors que ses compagnons y répondirent de la même façon, comprenant qu'ils ne pourront pas faire changer d'avis leur ami, Tsuna remarqua que seul Yamamoto gardait la tête baissée.


-Vraiment ? Il vient d'arriver ? Très bien. Et est-ce que vous avez mon... Ah vous l'avez à vos côtés. Très bien. Je peux venir le chercher ? Quand puis-je passer ? Dans ce cas, je monte tout de suite sur Palerme... Non, je préfères venir le chercher moi-même. Oui, très bien à tout à l'heure. Merci encore.

Yamamoto appuya sur le bouton de fin d'appel avec un léger soupir. Il s'apprêta à traverser la pièce pour sortir du manoir quand une voix l'interpella.

-Ton sabre est arrivé ?

Yamamoto sourit légèrement pour croiser le regard de Ryohei.

-Oui. L'avion vient tout juste d'atterrir et mon colis se trouve à l'accueil. Je vais aller le chercher.

-Je vois.

-Tu vas prévenir Tsuna de ton départ ?

-Hmm... je ne pense pas que ce soit la peine... Je serai de retour dans un peu plus de deux heures.

Ryohei considéra Yamamoto durant quelques instants avant de demander.

-Je peux extrêmement me joindre à toi ?

-Pourquoi ? Tu n'es pas obligé, je peux y aller seul...

-Je ne suis pas sorti du manoir depuis qu'on est rentré du Japon. J'ai envie de bouger à l'extrême !

Yamamoto ne put empêcher un petit rire de sortir de ses lèvres avant de sortir de la pièce, Ryohei sur ses talons.

-Comme tu veux, sempai. J'y vais maintenant.

-Je suis prêt à l'extrême !

Les deux gardiens partirent alors vers le hall. Ils y croisèrent alors Hibari et Mukuro. Mais ce ne fut pas le fait qu'ils étaient ensemble qui les surprirent. Après tout les deux hommes se retrouvaient de temps en temps ensemble pour des missions, et la plupart du temps cela finissaient beaucoup avec des destructions en tout genre, mais c'était le fait que les hommes parlaient.

Ils ne se tapaient pas dessus. Mais ils parlaient.

Calmement.

Et sans menace.

Ryohei et Yamamoto se jetèrent un regard surpris, puis Hibari tourna brusquement les talons et partit dans les couloirs. Il croisa les deux gardiens mais leur accorda à peine un regard avant de s'enfoncer dans la bâtisse, son fidèle compagnon Hibird volant derrière lui, piaillant le nom de son maître. Les deux japonais se retournèrent alors vers Mukuro qui semblait être plongé dans une profonde réflexion. Alors qu'ils s'approchèrent de lui, Mukuro releva la tête ayant senti leur présence et leur adressa un sourire moqueur.

-Oya, oya... où allez-vous ainsi tous les deux ?

-Nous allons chercher mon sabre.

-Kufufufu, il est enfin arrivé...

-Mukuro, interrompit brusquement Ryohei, il s'est passé quelque chose à l'extrême ?

-Pourquoi demandes-tu cela, Sasagawa Ryohei ?

-Tu semblais pensif... répondit Yamamoto, hésitant. C'est assez rare... De quoi parliez-vous avec Hibari ?

-Hmm... Une famiglia a disparu.

-Comment ça ? Laquelle ?

-Les Verredicci.

-Ce nom me dit quelque chose à l'extrême...

-Ce sont eux qui ont attaqué Gokudera et Tsuna il y a deux ans alors qu'ils étaient à Corleone, rappela Yamamoto. Et je sais que Gokudera et Coyote-san enquête sur ce qu'il s'y est passé.

-Et accessoirement ce sont des ennemis des Vongola, sourit Mukuro.

-Ils ont été attaqué ?

-Malheureusement, on ne sait pas exactement... déclara Mukuro en perdant son sourire. Mais depuis quelque jours, personnes n'a plus aucune nouvelles d'eux. Et même les villes qui se trouvent dans leur territoire n'ont plus aucun de leurs hommes. Certaines famiglias ont même commencé à se battre pour les territoire abandonnés. L'ambiance est assez électrique dans le Nord de l'Italie...

-C'est bizarre à l'extrême... Pourquoi abandonner leur territoire comme ça ?

-Il est vrai qu'il est plus logique de penser qu'il ont été attaqué...

-Dans ce cas il n'y a aucun témoin, déclara Mukuro d'une voix égale en haussant les épaules.

-Et leur manoir ?

-Détruit. Il ne reste plus une seule planche debout ni âme qui vive.

Yamamoto réfléchit un instant avant qu'une pensée ne l'intrigua.

-Pourquoi tu t'intéresses tant à cette affaire, Mukuro ? Une famiglia qui disparaît tu devrais t'en réjouir, non ?

-Normalement oui. Mais l'alouette pense comme moi. La disparition des Verredicci est bizarre.

-C'est à dire ?

-Cette famille a été assez discrète dernièrement... Mais une attaque entre les famiglias ne peut rester aussi discrète. Les Verredicci sont puissants et assez forts d'un point de vue technologique, jamais il ne serait laissé faire ni enterrer aussi facilement et sans faire de bruit. Toute guerre mafieuse commence inévitablement par une déclaration de guerre. Or il n'y a rien eu de tel. C'est comme si... ils avaient disparu de la surface de la Terre et c'est très dérangeant...

La grimace qui avait accompagné les dernières paroles de Mukuro manqua de les faire frissonner. Mukuro était normalement quelqu'un d'inébranlable. Jamais il ne laissa transparaître sa frustration ou sa préoccupation, mais qu'à ce moment-là il montre ses émotions et plus particulièrement son inquiétude leur faisait froid dans le dos.

-Quelle est la suite alors à l'extrême ?

Le sourire moqueur de Mukuro revint alors en force.

-Rien pour l'instant. Nous n'avons aucun autre indice et c'est trop peu pour savoir ce qu'il va se passer. Mais ce qui me dérange le plus.

Mukuro resta sans rien dire pendant quelques instants avant de reprendre :

-La disparition des Verredicci ressemble pratiquement à celle des Cameleonte.

Les deux gardiens japonais lui adressèrent un regard perdu.

-Je n'ai jamais entendu parler de cette famiglia... hésita Yamamoto en cherchant dans sa mémoire.

-C'est normal, elle a disparue depuis plus de quinze ans... Et sa disparition n' a pas été remarqué tout de suite mais sur le fil du temps...

-C'était quelle genre de famiglia ?

Le sourire de Mukuro s'élargit tandis qu'une petit lueur de ravissement s'allumait dans ses yeux.

-Une plaie pour tous les mafieux.

-Comment ça ?

-Elle était spécialisée dans tout ce qui était regroupement d'information, vente de celles-ci, espionnage, assassinat. Personne ne connaissait leurs membres ni quoi que ce soit sur eux. Ils se cachaient toujours dans l'ombre et obéissaient aux plus offrants. Mais le pire était que les Cameleonte n'avaient aucune fidélité. Ils pouvaient très bien trahir une famille pour laquelle il travaillait dans le même temps. Les mafieux ont très vite appris à ne pas les sous-estimer, ni à les offenser de quelques manières que ce soit. Mais il y a quinze ans, quelqu'un a réussi le tour de force de les faire taire à jamais. Du jour au lendemain, les Cameleonte n'ont plus jamais répondu à un seul appel de qui que ce soit. Même on ne les a plus jamais revu.

-Tu penses que la disparition de la vieille famille aurait un lien avec celle des Verredicci ?

-C'est trop tôt pour être sur, mais l'alouette et moi, y trouvons des ressemblances. Nous ne sommes pas sûr que la disparition de ces deux familles soient du même responsable, mais l'alouette va enquêter un peu plus profondément sur la disparition des Cameleonte. Il trouvera sûrement plus d'indices que ces incompétents mafieux... fit Mukuro en haussant les épaules avant de commencer à tourner les talons.

-Tu fais confiance à Hibari donc, rit Ryohei.

Mukuro se tourna vers lui, une expression sérieuse sur le visage.

-L'alouette et moi nous nous battons souvent. Nous avons des désaccords dans beaucoup de domaines, mais nous sommes dans le même bateau. Ni lui ni moi, nous ne nous laisserons contrôler par les autres mafieux qu'ils soient Vongola ou non. Nous tenons à notre liberté. Et c'est parce que nous avons ce même désir que je sais qu'il fera son possible pour trouver des indices sur la disparition des Cameleonte. Il ne s'agit pas de confiance... mais de partenariat je dirais.

Yamamoto écarquilla les yeux. C'était bien la première fois que Mukuro s'associait à l'un d'entre eux autre que Chrome ou Tsuna. Il s'était toujours comporté de façon autonome et solitaire, allant parfois jusqu'à leur cacher des infos au cours des dernières années avant que Tsuna n'arrive. Est-ce que l'affaire de la disparition des Verredicci avait-elle une si grande importance pour forcer les deux plus associable de leur troupe à faire équipe ?

Mukuro allait partir profitant de leur silence, avant qu'il ne se souvienne de quelque chose.

-En ce qui concerne notre invité surprise d'hier soir...

Yamamoto leva la tête d'un air intéressé.

-Elle a disparu elle aussi... Ni moi ni l'alouette n'avons réussi à suivre sa trace. Soit elle possède des flammes du Brouillard assez puissantes pour pouvoir tromper les miennes, soit elle avait des complices postés pas très loin qui l'ont aidé à s'en sortir si facilement... Mais auquel cas, ils ont été aussi discrets qu'elle.

-Une flamme du brouillard ? Mais d'après Yamamoto, elle a des flammes de la Pluie à l'extrême !

-Il n'est pas impossible qu'elle possède les deux... répliqua Mukuro. Et le marchand d'arme dont tu nous as révélé l'emplacement n'existe plus.

-Comment ça ? demanda Yamamoto, abasourdi.

-Le bâtiment était bien là, mais il n'y avait plus aucune marchandise. Le propriétaire est parti. Sûrement s'attendait-il à ce que nous venions le voir pour lui poser des questions. En tout cas, cela nous renseigne sur un point : il devait faire partie de la même famille que la tueuse. Mais c'est tout.

-Autrement dit, nous n'avons plus rien pour les retrouver, elle ou sa famille, soupira Yamamoto, déçu.

-Je suis surpris ! s'exclama Ryohei. Je pensais que rien ne t'échappait !

Une veine palpita sur le front de l'illusionniste.

-Je suis peut-être l'illusionniste le plus doué mais je ne fais pas de miracle. Sans indice je ne peux rien faire. Cette famiglia est plus que prudente.

Il s'interrompit un instant avant de ricaner en se détournant.

-Kufufufu... Néanmoins, l'alouette et moi sommes d'accord sur un point, elle a beau être mystérieuse, cette famiglia se fait découvrir petit à petit. Elle réapparaîtra et nous serons prêts à l'accueillir.

Sur ces mots, Mukuro s'enfonça dans leur demeure des Vongola, voulant profiter d'un repos bien mérité, bien qu'il ne l'aurais jamais avoué à voix haute, laissant là les deux gardiens réfléchir à ce qu'il venait de leur dire. Yamamoto resta dans ses pensées un peu plus quand une grande claque dans son dos le ramena au présent.

-Nous devons extrêmement y aller nous aussi ! Tu dois à l''extrême récupérer ton sabre, non ?

-Euh... oui, allons-y.

Les deux hommes sortirent en silence du bâtiment et rejoignirent le parking situé au niveau de la façade ouest du manoir. Yamamoto s'excusa auprès de l'homme au costume noir qui l'avait attendu avant de le renseigner sur leur destination. Quelques minutes plus tard et ils avaient quitté la propriété.

Le premier tiers du voyage fut silencieux malgré la présence de Ryohei à ses côtés. Puis la gardien du Soleil prit la parole.

-Tu n'as pas l'air dans ton assiette, Yamamoto.

-Vraiment ? s'étonna le noiraud en fronçant les sourcils. Je vais bien pourtant...

-On se connaît depuis extrêmement trop longtemps pour que tu puisses me faire avaler ça, rit Ryohei avant de reprendre son air sérieux. Sérieusement, qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Yamamoto tourna la tête vers celui qui était son sempai au collège et au lycée et qui, selon son avis l'était toujours. L'air légèrement inquiet et sérieux de l'homme aux cheveux blancs le fit baisser les yeux de culpabilité. Il poussa un grand soupir avant de se pencher en avant, ses coudes sur ses genoux tandis que ses mains étaient jointes, relevées devant ses lèvres.

-Je... je ne sais pas... Je suis en train de me demander si j'ai fait le bon choix en suivant Gokudera en Italie, il y a des années... A cette époque je l'ai suivi parce que le Nono avait demandé ma présence et je pensais peut-être pouvoir faire quelque chose pour quelqu'un, être utile... A cette époque je me sentais... je ne sais pas si tu te sentais aussi comme ça, sempai... mais comme vide... Et même si vos présence à tous suffisait à atténuer ce sentiment, il y avait toujours comme... quelque chose qui manquerait.

Ryohei hocha la tête, mais laissa Yamamoto continuer à parler.

-Je me suis dit que je comblerai ce sentiment en suivant Gokudera. Que je pourrai être utile... pour quelque chose, quelqu'un. Quand nous avons suivi l'enseignement de la première génération j'ai compris que ce qu'il me manquait et apparemment d'après eux ce qu'il nous manquait tous... était un ciel.

Yamamoto eut un petit rire.

-Je n'ai pas compris tout de suite. Après tout, comment l'absence d'une personne que nous n'avions jamais vu pouvait me manquer ? Je n'ai presque pas eu, pour ne pas dire aucun, contact avec Tsuna, avant qu'il ne fasse enlever. Je ne m'étais pas attaché à lui avant qu'il ne disparaisse. Il ne pouvait pas me manquer... et puis il est arrivé au manoir. Nous avons tous essayé de le rejeter, certains plus durement que d'autres. Mais il est resté. Et nous avons fini par nous lier à lui. Avant son arrivé, nous étions disparates. Même si nous étions ensemble depuis déjà quelques années, nous avions rien en commun, on se retrouvait juste comme ça. Un simple groupe réunis ensemble plus tard par le Nono, pour la prochaine génération. Et puis, doucement avec Tsuna, nous avons par nous réunir autour de lui. Je me suis alors rendu compte, il y a quelques mois, que je n'avais plus ce vide que je ressentais il y a quelques années. Tsuna m'a donné un but et une utilité.

A ces mots, Yamamoto se redressa et regarda la bague ornée des armoiries de la famille Vongola à son doigt.

-J'étais heureux quand Tsuna m'a présenté la bague. Heureux qu'il me fasse une telle confiance. Heureux qu'il m'accorde une telle responsabilité. Heureux d'être une personne si importante à ses yeux. Heureux qu'il me choisisse comme gardien. Mais là...

Le visage de Yamamoto devint sombre.

-Est-ce qu'un gardien est censé amener la menace jusqu'à son boss ? Je...

-C'est donc ça ! s'exclama Ryohei. Tu te sens coupable de l'attaque d'hier !

-Parce que c'est le cas ! C'est moi qui ai accepté un marché plus que louche et qui en plus de cela ne l'a pas respecté!C'est moi qui n'ai pas su l'arrêter à temps. Si j'avais été plus... compétent, j'aurais pu l'empêcher de s'en prendre à moi. En plus, Tsuna a été blessé par ma faute. Nous avons eu de la chance que cette fille se soit retenue sinon Tsuna serait mort. Tu te rends compte ?!

-Mais Reborn a raison : ça ne s'est pas passé, Yamamoto.

-Peu importe... j'ai mis Tsuna en danger. Je suis en Italie depuis des années, je fais partie de la mafia depuis des années pourtant... j'ai fait cette... stupide erreur !

-Tout le monde fait des erreurs. Brow m'a souvent raconté les fois où il en faisait. Et il continue d'en faire de temps en temps, crois-moi.

-Tu ne comprend pas, Ryohei ! s'exclama Yamamoto, exaspéré, passant outre l''expression de surprise sur le visage du blanc à l'entente de son prénom. Ce qui s'est passé n'est pas juste une mauvaise décision ou une erreur d'étourderie ! L'erreur vient de moi ! De ma naïveté ! De ma crédulité !

Ryohei resta silencieux, laissant Yamamoto développer.

-Si j'ai accepté ce marché c'est parce que j'ai fait confiance à cet homme... Je n'ai même pas pensé à me méfier ! J'aurais dû savoir qu'il appartenaient à la mafia !

-Et comment tu aurais pu ? On ne peut pas reconnaître les membres d'une famiglia, surtout si comme les membres de cette famiglia, ils se cachent.

-Tu ne les soupçonnerais pas, même si les dits hommes sont dans une armurerie connue seulement de quelques personnes ? Et quand je parles de quelques personnes, elles appartiennent toutes à la mafia ?

-Eh ! Tu me parles à moi ! s'exclama énergiquement Ryohei, avec un grand sourire.

-Que veux-tu dire ?

-Tu me connais Yamamoto : je fonce d'abord et je réfléchis ensuite ! Ou alors pas du tout. Je laisse la réflexion à Gokudera ou à Mukuro.

Yamamoto resta silencieux, ses yeux grandement écarquillés ancrés sur Ryohei.

-Crois-moi, si j'avais été dans la même situation que toi je serais tombé dans le piège. Je suis comme ça. Et Tsuna m'a accepté comme gardien comme ça. Gokudera est intelligent mais impulsif : Tsuna l'a accepté ainsi. Lambo est un gamin bruyant et paresseux, mais Tsuna l'a accepté. Hibari est puissant mais associable. Mukuro est un sadique qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il veut. Et quand je dis rien c'est rien ! Chrome est timide et douce, ce qui ne convient pas du tout au monde de la mafia. Je suis un fonceur et je ne suis pas très futé. Quant à toi, tu es insouciant et naïf. Mais tous nos traits, nos caractères font de nous ce que nous sommes. Et Tsuna nous a accepté comme gardiens avec ces trait-là ! Si Tsuna t'a accepté avec ce caractère alors pourquoi il ne te pardonnerai pas ? Et si Tsuna te pardonnes, pourquoi tu ne te pardonnerais pas ? Pourquoi rejettes-tu ce que tu es ?

-Serais-tu en train de me dire de rester comme je suis, même si cela venait à blesser Tsuna ?

-Ais-je dit cela ? Si tu répètes à l'extrême les mêmes erreurs, cela ferait de toi un imbécile, Yamamoto. Je sais que tu ne l'es pas. Mais il y a une différence entre faire les mêmes erreurs et rester toi-même. Et à l'extrême, le fait que tu doutes de ce que tu es, m'inquiète, tout comme Tsuna.

-Tsuna s'inquiète ?

-Tu croyais quoi ? Qu'il n'avait rien vu ? Yamamoto, tu es doué pour cacher tes sentiments mais ne crois pas que c'est la meilleur solution.

Yamamoto resta silencieux avant d'esquisser un petit sourire.

-Tu as raison, sempai. Je ferai de mon mieux. Merci...

A la vue du visage éclairé par un sourire de Yamamoto, Ryohei hocha la tête énergiquement, ses lèvres étirées d'un sourire plus ferme.

Le reste du voyage se passa dans un calme agréable. Ils arrivèrent à l'aéroport et enfin Yamamoto put mettre la main sur son sabre. Il emporta le colis dans la limousine où Ryohei l'attendait. A peine le véhicule avait commencé à rouler que le noiraud avait enlevé le carton qui enveloppait son héritage familiale. Il poussa un soupir de soulagement quand le fourreau de l'arme dut entre ses mains. Ryohei l'avait regardé avec un mélange de joie et d'impatience Yamamoto déballer le colis.

Ce dernier se débarrassa des débris du paquet dans un coin de la voiture, avant de poser le sabre sur ses genoux. Il fit légèrement glisser le sabre hors de son fourreau jusqu'à voir une partie de la lame. Il y vit le reflet de son regard soulagé. Il se laissa entraîner dans ses pensées avant de parler d'une voix plus basse.

-Je me suis rendu compte que mon comportement était un peu démesuré... commença -t-il à l'attention de Ryohei.

-Que veux-tu dire ?

-Je... J'ai causé des ennuis à tout le monde et plus particulièrement envers Tsuna... pour une stupide raison...

-Je ne vois pas ce qu'il y a de stupide à vouloir protéger Tsuna.

-Non, ce n'est pas ça. Ce qui était stupide c'était le fait de croire que si je n'avais pas de sabre, Tsuna ne serait pas du tout protégé. Mukuro et Hibari ont raison. Je savais que vous étiez tous là en attendant que mon sabre n'arrive en Italie. Et vous avez tous les compétences si ce n'est plus, pour pouvoir écarter les éventuelles menaces. Nous nous entraînons depuis des années ensemble, nous connaissons les capacités des uns et des autres et certaines de nos faiblesses. Pourtant, je voulais absolument une arme pour pouvoir le protéger moi-même...

-C'est normal, Yamamoto. Tu ne voulais pas rester sans rien faire...

-Non ce n'est pas ça, sempai. Je crois que c'est parce qu'implicitement... je... je ne vous faisais pas confiance.

Ryohei resta silencieux, ses yeux devenant que des feintes, ne comprenant pas ce que voulait dire Yamamoto. Pourtant il se faisait tous confiance et Yamamoto était celui qui faisait le plus confiance à tout le monde.

-Tout à l'heure, j'ai dit qu'avant l'arrivée de Tsuna nous étions un groupe disparate, continua-t-il, les yeux toujours ancré dans son reflet sur la lame. Je le pense vraiment. Nous travaillons ensemble parce que le Nono en avait décidé ainsi. Nous partagions des missions parce qu'il en avait décidé ainsi. Nous vivions sous le même toit parce qu'il en avait décidé ainsi. Et même si certains d'entre nous avons été très réluctant, nous avons fini par le faire.

Ryohei eut un petit rire à le dernière partie de Yamamoto :

-Je me souviens très bien des destructions massives de Hibari et de Mukuro quand le Nono avait énoncé ces conditions !

-Gokudera n'était pas en reste non plus, rit Yamamoto. Le point où je veux en venir est que nous nous côtoyons un peu par obligation... Nous avons été mis en groupe ensemble. Jusqu'à l'arrivée de Tsuna nous nous suivons parce que nous avons été habitués...

-Tu sais je ne suis pas vraiment d'accord avec ce que tu dis...

Yamamoto leva les yeux vers son compagnon.

-Tu dis que tu as suivi Gokudera pour trouver une utilité... C'est peut-être vrai. J'ai eut aussi ce sentiment, qu'en suivant Gokudera et les autres je me rapprocherai de quelque chose. Mais j'ai aussi choisi de les suivre pour pouvoir protéger Kyoko, qui voulait suivre Chrome. Tu sais comme elle et Haru se sont liées d'amitié avec Chrome. Je ne serais jamais resté au Japon en sachant que ma petit sœur était au sein d'une famille de la mafia dans un pays étranger. J'ai aussi suivi Gokudera et les autres parce que je ne voulais qu'il ne leur arriverait rien. Je m'étais attaché à eux et à toi lors des nos années au collège et au lycée.

-Je ne dis pas que je ne me suis pas attaché à eux et à toi mais...

-Mais je crois comprendre ce que tu essaies de dire.

Yamamoto lui jeta un regard incrédule.

-Vraiment ?

-Tu parlais bien de notre groupe avant Tsuna, non ? sourit Ryohei. Depuis son arrivée, nous nous sommes trouvé un but commun. Et depuis deux ans, nous nous rassemblons de plus en plus souvent pour l'accompagner dans ses débuts de mafieux. Tsuna crois que nous avons toujours été ainsi, que nous formions une véritable famille même avant qu'on ne se connaisse.

-Mais c'est faux, continua Yamamoto. Nous étions indifférents aux problèmes des autres à nos niveaux. Certains s'en inquiétaient plus que d'autres, mais une grande partie du temps nous nous occupions plus de nous. Ce n'est que depuis qu'il est là que nous occupons des uns et des autres. Comme si...

Le sourire de Ryohei s'élargit, avant de hocher la tête comme pour encourager Yamamoto.

-Comme si l'aura de Tsuna nous avait enveloppé depuis son arrivée.

-Tsuna est gentil, attentionné et serviable. Il a choisi de reprendre le flambeau des Vongola, alors qu'il a aucune affinité avec la mafia. Il l'a accepté pour son grand-père, mais aussi pour avoir les moyen d'aider ceux qui l'entoure. Il peut être un peu maladroit mais des fois... cette même maladresse pour laquelle il était connu étant jeune disparaît tout à coup.

-Et dans ces moments-là il devient alors plus extrême. Tsuna est quelqu'un de mature. J'ai parfois l'impression qu'il est extrêmement plus vieux que moi ! C'est grâce à la présence extrême de Tsuna que nous formons une famille !

-Je suis d'accord. Quand Tsuna a avoué que le groupe que nous formait ressemblait à une véritable famille et que il voulait protéger nos relations, tout en espérant en faire partie, je me sentit mal, sempai... La famille qu'il croyait voir, n'était qu'une sorte de chimère dont il était la seule origine.

-Dans ce cas, il ne nous reste plus qu'une chose à faire !

Yamamoto lui adressa un regard étonné et curieux.

-Et qu'est-ce que c'est ?

-Nous devons faire en sorte que la famille que Tsuna avait vu en nous, soit réalité. Si Tsuna l'a vue, alors c'est que ça ne doit pas être faux ! Certains d'entre nous ont déjà commencé à changer ! Hibari reste de plus en plus de temps au manoir. Mukuro ne vagabonde plus on ne sait où. Lambo essaie de prendre des responsabilités et Gokudera est de plus en plus tolérant vis à vis de nous. Même toi, tu as commencé à changer : tu es de plus en plus souriant à l'extrême.

-Et toi, sempai, tu es moins exubérant, rit Yamamoto.

-C'est vrai à l'extrême ! Mais il y encore chose que je crois que nous pourrions faire.

-Je t'écoute, sempai, sourit Yamamoto.

Ryohei eut un petit sourire avant de la désigner du doigt.

-Ça, à l'extrême.

-Quoi ça ?

-Comment tu m'as appelé ?

-Eh bien « sempai »... comme je l'ai toujours fait...

-Justement. Je l'ai remarqué tout à l'heure quand tu m'as appelé pour la première fois par mon prénom. Nous n'arrêtons pas de dire à Tsuna de nous appeler par nos prénoms, pourtant entre nous, nous ne le faisons pas à l'extrême... Tu devrais m'appeler Ryohei ! Moi je ne devrais pas t'appeler Yamamoto, mais Takeshi. Pour Gokudera, ça devrait être Hayato. Nous appelons déjà Mukuro, Chrome et Lambo, par leur prénoms. Et Hibari, on devrait aussi l'appeler par son prénom !

-Tu veux dire, Kyoya ? rit nerveusement Yamamoto. Je ne sais pas s'il acceptera...

-Mais bien sûr qu'il acceptera !

-Il va nous mordre à mort...

-Ce serait extrême !

Yamamoto rit franchement face au comportement de son aîné.

-Qu'est-ce que t'en dis ? Takeshi... ?

-C'est vrai qu'on se connaît depuis des années... Le fait qu'on s'appelle encore par nos noms est un peu bizarre... C'est une bonne idée Ryohei, sourit Yamamoto.

Ryohei lui rendit son sourire. Rassuré, Yamamoto rangea à nouveau son sabre complètement dans son fourreau. Il ne restait plus qu'à convaincre les autres. Gokudera serait peut-être un peu dur à convaincre mais ce n'était rien face à Hibari. Surtout que s'ils commençaient à l'appeler par son prénom il y avait de très grandes chances que Mukuro commence à le taquiner tout en l'appelant par son prénom. Non pas qu'il ne l'avait jamais fait. Mais les rares fois où il l'avait fait, plusieurs parties du manoir avait été détruites, dû à un enthousiasme un peu trop violent des deux hommes.

Le reste du chemin se fit plus sereinement qu'il ne l'avait été. Ils rentèrent dans le manoir et ce fut en arrivant dans le hall du manoir qu'ils eurent une surprise.

Tsuna était là, ayant tourné la tête vers eux quand ils avaient poussé la porte d'entrée, s'étant de ce fait détourné de l'invité qu'il était, de toute évidence, en train de raccompagner. Leur surprise n'étant pas dû au fait que Tsuna était levé, malgré sa blessure, ou qu'il s'occupait d'un invité lui-même sans que le Nono ou Reborn ne soit présent, mais que le fait que l'invité soit Xanxus lui-même.

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Et voilà ! Un long chapitre qui en plus de s'être bien fait attendre vous aura, j'espère, plu !

Je vais me remettre de ce pas à écrire à nouveau, n'ayant plus aucun chapitre en stock ^^'.

Je m'excuse à nouveau platement pour cet énorme retard.

Une petite reviews pour savoir ce que vous pensez de ce retour en fanfare ? Pleeeeaaasse !