Vous pensiez que j'étais morte ou pire...que j'avais arrêté d'écrire?Vous aviez tort! Je suis là, et je poste (enfin) ce chapitre 36. Pas la peine m'excuser ou de vous donner mes (très bonnes, soit dit en passant) raisons. Je me permet cependant de vous dire que je suis profondément désolée pour cette longue attente. J'espérais que vous saurez me pardonner et que je ne vous perdrais pas car, oui, je vous l'avoue, je vous aiiiiiiiiimeuh! Voilà c'est dit.

Pour ce chapitre, je ne sais pas ce qu'il vaux, ce sera à vous de me le dire.

Quelques rappels du chapitre 35: Poudlard est attaqué par des Mangemorts. Les Aurors ne peuvent venir tout de suite car il défendent le ministère contre des Démons de Sethan. Les élus et quelques élèves volontaires parmi les plus âgés doivent défendre le château.

Pour ceux qui ont des gros trous, peut être serait-il préférable d'y jeter un coup d'œil avant de lire celui-ci afin de mieux comprendre. C'est vous qui voyez.

Voilà, bonne lecture (j'espère).

Chapitre 36: Tenir !

Jeudi 27 juin, 9h41

Timothé Night, 19 ans.

Lac du Calamar Géant

Le portail principal céda enfin.

C'était inévitable et Timothé ne sourcilla pas malgré l'adrénaline qui monta en lui avec la puissance d'une déferlante. Il devait attendre encore. Attendre que l'armée se soit rapprochée. Autour de lui, les sirènes attendaient, immobiles, le moment de faire leur part du travail.

A sa droite, leur chef, puissant et fier, observait les premiers Mangemorts déferlaient sur le parc sans montrer la moindre inquiétude.

Timothé n'était pas inquiet non plus. Il savait que la bataille pouvait tourner à leur désavantage. Il comprenait parfaitement le risque que cette perte comportait. Il savait qu'ils pouvaient tous mourir aujourd'hui. Mais il n'était pas inquiet.

Il savait que tous ces mois de travail, tous ces sorts appris, tous ses entraînements épuisants convergeaient vers un seul but. Cette bataille. Cette bataille qui devait les mettre à l'épreuve pour la véritable première fois. Il n'était pas inquiet car il savait que là était sa place. Et, quelque part en lui, il n'était pas inquiet parce qu'il sentait qu'ils seraient, eux, les élus, à la hauteur.

Quelques Mangemorts étaient déjà à terre grâce aux sorts à retardements de Ron mais les harpies étaient déjà presque sur les toits. De même que le premier géant venait de faire son entrée. Le deuxième géant arriverait donc sans doute avec le second groupe par une autre brèche.

Prenant conscience des sorts posés à terre, comme des pièges invisibles, les Mangemorts ralentirent et prirent grand soin de regarder où ils posaient leur pied.

Timothé en vit un certain nombre passer devant lui. S'ils avaient pris la peine de regarder dans le lac, ils les auraient sans doute vus, mais à cet instant ils regardaient plutôt leur pied ou le toit du château où avait déjà commencé la bataille entre les élèves et les harpies.

Bientôt la voix chantante du chef donna ses dernières recommandations aux siens avant de leur conseiller de se tenir prêts.

Inconsciemment, Timothé se mit à faire le décompte dans sa tête au fur et à mesure que les Mangemorts les dépassaient. Leur objectif était clair : séparer, ralentir, abattre.

-A l'attaque, souffla enfin la sirène.

Dans un même mouvement, son peuple s'éleva vers la surface et, silencieux, tirèrent leurs premières lances et boules d'eau tandis que Tim jetait un expelliarmus à large portée, désarmant ainsi plus d'un Mangemort.

Les armes des sirènes, peu puissantes, ne firent que blesser leurs cibles qui ne s'en trouvèrent pas moins surpris. Une quinzaine de Mangemort se tournèrent vers le lac tandis que les autres continuaient leur progression.

Une bataille s'engagea alors. Les sirènes étaient protégées par l'eau mais les sortilèges des Mangemorts étaient beaucoup plus puissants que les leurs ce qui contrebalançaient leur infériorité numérique.

Le sortilège de tête en bulle de Timothé lui permettait de se battre presque normalement, même si l'eau ralentissait ses mouvements. Les Mangemorts bloquaient d'un simple protego les sorts de troisième catégorie tout comme ils paraient les attaques de sirènes sans problème.

Tim se vit donc dans l'obligation d'utiliser des sorts plus puissants. Grâce à quelques sortilèges d'eau (rendus plus facile à utiliser puisqu'il s'agissait ici non plus de la cérer mais d'utiliser celle du lac), il parvint à en mettre quelques-uns de plus à terre.

Les incantations des Mangemorts fusaient cependant en grand nombre et ils créèrent bientôt des vagues d'électricités. Timothé n'avait pas du tout pensé à cette possibilité mais grâce à ses réflexes il parvint tout de même à dresser un bouclier d'une main et à annihiler les sorts un par un de l'autre.

La main palmée du chef se posa sur son épaule et le tira vers leur retraite.

-Nous avons fait notre travail, expliqua-t-il calmement et nous ne pouvons guère faire plus. Nous sommes un peuple pacifiste et nous ne savons pas nous battre. Certains des miens sont déjà tombés. Nous sommes désolés mais nous ne pouvons leur tenir tête plus longtemps.

Le demi-démon hocha la tête puis demanda si on pouvait le guider jusqu'au sous-sol du château par où il comptait passer pour y retourner sans avoir à faire face aux Mangemorts.

La sirène hocha la tête et lui désigna deux des siens qui, prenant chacun une de ses mains, le traînèrent à une vitesse très élevée vers les profondeurs obscures du lac.

Jeudi 27 juin, 10h01

Susan Bones, 17 ans.

En haut des escaliers du Grand Hall

Depuis plus de cinq minutes déjà, des coups retentissaient de l'autre côté de la porte. Des sorts pour la faire céder, Susan l'avait vite compris.

Une vague rumeur les avait avertis quelques minutes plus tôt que les combats avaient été engagés aux sommets des tours.

Susan n'était pas quelqu'un de particulièrement courageux. Elle ne s'était jamais battue avec personne sauf lors de petits duels organisés dans le contexte des cours et elle n'avait pas du tout l'esprit compétitif. Et malgré toute sa bonne volonté, malgré la colère qu'elle avait contre Vous-savez-qui et ses pairs, malgré sa décision de combattre aux côtés de ses amis, elle se demandait en cet instant si c'était une bonne idée. Si elle n'aurait pas mieux fait de fuir. Elle ne serait d'aucune utilité de toute façon. Elle avait toujours été à peine passable en Sortilège alors que faisait-elle là nom d'un dragon ? Elle risquait sa vie ridiculement !

Quelqu'un s'accroupit à côté d'elle, la faisant sursauter. Ce n'était qu'Hannah qui lui offrit son habituel sourit rassurant.

Susan savait cependant que son amie ne se sentait pas plus à sa place qu'elle. Qu'elle devait se demander, en ce moment de trouble et d'attente, pourquoi elle avait choisi de se battre sans pouvoir s'en rappeler les raisons précises.

Soudain, les murs se mirent à trembler.

-Ce n'est rien les enfants, lança Hagrid. Probablement les géants.

-Ce n'est rien, répéta Teddy à mi-voix, visiblement loin d'être d'accord avec le garde-chasse.

Un tonitruant craquement retentit, suivit d'exclamations, et quelques secondes plus tard, la porte lâchait à son tour, s'écrasant dans un fracas assourdissant.

-A vos baguettes, murmura le professeur Vector. Pas un geste avant que je ne l'ai dit.

Il y eût un long moment de silence, comme si les Mangemorts s'attendaient à ce qu'on les attaque. Puis, un part un ils passèrent par l'ouverture, baguette brandie.

Les adolescents attendaient cachés, derrière les rampes, les statues ou à l'angle des couloirs.

-Equipe une et deux vous montez. Equipe trois vous…commença une voix sourde sous l'un des masques.

-Maintenant ! lança Vector.

Susan s'accrocha à sa baguette, se redressa légèrement pour viser par-dessus le parapet et jeta un expelliarmus alors que chacun de ses condisciples avaient murmurés chacun un sort.

Une pluie colorée fondit sur les Mangemorts qui avaient eût le malheur de baisser leur garde une demi-seconde. Certains eurent le réflexe rapide, certains eurent moins de chance. Sous les feux nourrit de la dizaine d'élèves à l'abri, les attaquants durent battre en retraite. Quelques-uns trouvèrent refuge dans la Grande Salle, les autres durent ressortirent sur le perron et répondre à l'assaut par d'autres sorts, plus violents.

Assez rapidement et sans grande surprise, les Mangemorts reprirent le dessus.

Les élèves n'étaient pas assez entraînés et les quelques sorts qu'ils connaissaient étaient faciles à parer.

Un trait de lumière verte fila vers Hannah et, sans réfléchir, Susan la bouscula pour plaquer au sol. Le sortilège les avait frôlées pour aller s'écraser contre le mur. La jeune fille préféra éviter de penser à ce qu'il se serait passé si Hannah avait été touché et se redressa pour reprendre le court de la bataille.

-Vous, venez avec moi, on va par-là. Les autres, suivez Hagrid.

Susan se faufila à reculons dans le couloir de gauche avec son équipe et leur professeur tandis que les autres se glissaient dans le couloir de droite.

La Poufsouffle entendait son sang battre à tout rompre dans ses oreilles et continuait d'avoir peur.

Mais elle ne doutait plus. Elle devait se battre et elle se battrait. Parce qu'elle le faisait pour sauver les gens qu'elle aimait.

Jeudi 27 juin, 9h57

Seamus Finnigan, 17 ans.

Toit de la tour nord

Les harpies étaient au nombre de trente-cinq et Potter avait prévenu que le reste arriverait plus tard. Seamus ne voulait pas songer au « reste ». Celles-là étaient déjà bien assez difficiles à combattre sans avoir à songer en plus au « reste ».

Dean l'obligea soudain à se baisser, lui évitant ainsi la serre qui s'était dangereusement approchée de son visage.

-Merci vieux.

-Pas de quoi, répondit-il avec un clin d'œil avant de jeter un incendio à l'une des créatures qui fit une embardée pour l'éviter.

Les quatre grands-parents de Seamus étaient sorciers, et malgré ses lointaines origines moldues, cela aurait sans doute pu lui assurer pendant quelques temps la paix si Vous-savez-qui prenait le pouvoir.

Cependant, il se trouvait que Seamus avait été élevé dans le respect de l'autre et la tolérance. Ainsi toutes ces histoires de sang-purs et de sangdebourbes étaient pour lui foutaises et si, jusque-là, il n'avait jamais eût l'occasion de défendre ses opinions, l'opportunité c'était présenté en ce jour.

Seamus était courageux. Seamus était Gryffondor. Seamus prônait l'égalité. Seamus se battait.

De là, il pouvait voir Gaëlle Géliquane se battre avec l'équipe de la tour est, baguette en main. Mettant à terre une à une les harpies qui d'approchaient d'un peu trop près.

Tour ouest, Flitwique défendait avec force et bravoure les élèves qui l'accompagnaient. Des Serdaigles, pour la plupart, plutôt doué d'ailleurs, de ce qu'il pouvait en voir.

Tour sud enfin, Harry Potter faisait pleuvoir une pluie d'étincelle sur les Mangemorts qui essayaient de faire céder la porte, alternant avec les harpies qui essayaient de prendre d'assaut leur tour. Il ne semblait pas avoir la moindre difficulté à faire face aux deux fronts.

Son souffle se bloqua soudain dans sa poitrine. Avait-il bien vu ce qu'il venait de voir ? Une main ? Énorme.

Le géant bien sûr. Il entendit le professeur Wagner grogner à côté de lui. Il devait l'avoir vu aussi. Un puissant tremblement fit vibrer le château jusque dans ses fondations. Faisant perdre l'équilibre à plusieurs d'entre eux et s'ébouriffer les plumes de mécontentement à quelques harpies surprises.

Assez rapidement un autre bruit les prévint que la porte venait de tomber à son tour.

Les Mangemorts étaient dans l'école.

Seamus jeta diffindo, se baissa pour échapper à un bec, lança un répulso pour éloigner l'une des harpies qui s'étaient un peu trop approchée de Parvati par derrière et se joignit à Dean pour essayer de venir à bout d'une des créatures dont l'aile était déjà en bien mauvaise état et qui s'écrasa sans plus tarder au sol, des mètres plus bas.

Ils se tapèrent dans la main, fiers d'eux avant de se remettre au travail. Il y avait encore un grand nombre de harpies à dégommer.

Jeudi 27 juin, 10h16

Geepy, 46 ans.

Cuisines de Poudlard

L'étrange humaine aux cheveux broussailleux, accompagnée du grand maître, avait d'abord insisté pour qu'ils partent, puis voyant qu'ils étaient bien décidés à garder leur cuisine était repartie.

Elle était cependant revenue et, sans rien demandé à personne, s'était tranquillement assise en tailleur au centre d'une des tables, avait fermé les yeux et n'avait plus bougé d'un poil.

Geepy était un honnête elfe de maison et en trente ans de carrière, jamais il n'avait vu ça.

La guerre faisait trembler les murs du château, la porte avait céder, plusieurs jeunes humains se battaient à travers tout le château, les fantômes même s'y étaient mis, les elfes faisaient en sorte à chaque instant de renforcer murs et fenêtres pour que l'école ne s'effondre pas et cette jeune fille (il se souvenait qu'elle était déjà venue pour les convaincre d'être payés) restait là immobile et inutile. Ce n'était pas le moment de méditer ! Il aurait bien voulu aller la rabrouer mais il devait lui-même faire sa part du travail et puis, un elfe de maison de rabrouer pas un être humain !

Une nouvelle vibration le rappela à l'ordre. Si le géant continuait comme ça, il allait vraiment réussir à mettre à mal l'édifice.

Geepy se reconcentra, posa ses deux petites mains sur le mur, comme le faisait ses collègues elfes, et ferma les yeux.

Quelques secondes plus tard, un lien s'était créé entre lui et les pierres de tout le château. Encore un moment et il put leur passer l'énergie nécessaire à ce qu'elles tiennent, renforçant la pierre même leur adhésion entre elles.

Il sentait autour de lui tous les autres flux d'énergie liant les autres elfes au château. Le risque était que, si une trop large partie du château venait à s'effondrer, elle pourrait entraîner la mort de plusieurs elfes à cause du lien tissé entre eux et le château, permettant à ce-dernier de tenir.

Geepy sentait les coups répétitifs des géants l'ébranler jusque dans son être même.

Il sentait aussi le château faiblir à certain endroit et l'énergie qu'il déversait se joignait à celles des autres elfes pour réparer les fissures et renforcer ce qui avait était mis à l'épreuve.

Il sentait aussi que cela ne servirait plus à rien si le géant continuait de frapper.

Il croyait que la situation ne pouvait pas empirer lorsqu'il sentit deux secousses différentes à deux endroits différents du château. Elles étaient trop violentes pour que ce soit un sort d'humain. Un second géant s'était joint au premier.

A côté de lui, Nouro, un jeune elfe de maison, s'effondra d'épuisement.

Hésitant d'abord, Geepy rompit le contact avec le château, souleva tant bien que mal son jeune ami et le mena près de la cheminée à coté de trois autres petits corps inanimés. Ils n'étaient pas morts mais cela pourrait se produire si quelqu'un ne se décidait pas rapidement à abattre les géants.

Une secousse, plus violente, fit trembler et gémir ses camarades. Il se précipitait pour les aider lorsqu'il vit soudain que la jeune fille assise à même la table avait le front poisseux de sueur. Sa baguette, dont le bout brillait d'une étrange lueur, était coincée entre ses deux mains jointes, dressée vers le ciel. Elle semblait parler à quelqu'un à mi-voix.

Curieux, il s'approcha d'elle.

-Gaëlle ! Gaëlle !

Soudain, une voix sortie de la bague qui ornait l'un de ses doigts.

-Hermione ? fit une voix grésillante et lointaine.

-Si j'assomme les géants et que je les mets à terre, tu pourras les attacher au sol avec un sort de terre pour les bloquer au cas où ?

-Je vais voir ce que je peux faire mais dépêches toi.

-J'y suis presque mais on les a protégés contre ce genre de sort, grommela ladite Hermione.

L'humaine prénommée Gaëlle de répondit pas et la jeune fille après un soupire se mit à psalmodier une étrange formule.

Un de ses amis l'appela et il repartit soutenir les murs.

Les coups continuaient de pleuvoir, mettant à l'épreuve les elfes.

Dans un bruit de tonnerre, un morceau du mur ouest fut entamé, jetant à terre plusieurs des collègues de Geepy.

Alors que les géants, fiers de leur réussite, auraient dû augmenter la cadence, les coups s'espacèrent de plus en plus, chacun étant moins forts que le précédent. Jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.

Interloqués, les elfes se jetèrent des coups d'œil étonnés et interrogateurs.

-Je vais voir ! lança Youp en disparaissant.

Quelques-uns s'étaient permis de s'éloigner, à la fois pour souffler et pour mettre leurs compagnons. Geepy était resté près du mur les deux mains sur celui-ci, prêt à parer à toute nouvelle attaque. Ces yeux s'égarèrent un instant sur la jeune fille dont chacun des muscles étaient visiblement tendus, jusqu'à sa mâchoire contractée.

Et soudain, il y eût un gigantesque tremblement, puis un second. Deux énormes coups sourds se suivant de près et qui firent tremblés les murs.

Geepy ferma les yeux, presque prêt à sentir le château s'effondrer. Mais celui-ci tînt bon. Ce n'est que lorsque Youp revint en hurlant, qu'il comprit que ce n'était pas sur le château que ces coups avaient portés mais bien sur le sol. Les deux géants venaient de s'effondrer, visiblement KO et un amoncellement de lianes et de toute sorte de végétaux venaient visiblement de les lier par terre.

Jeudi 27 juin, 10h37

Zacharia Smith, 17 ans.

Tour sud

Zacharia savait qu'il n'aurait pas dû s'en mêler. Toutes ces bêtises ça ne le concernait pas, hein. Ce n'étaient pas ses affaires. Mais pour une fois il s'était dit qu'il était temps qu'il fasse une bonne action. Quelque chose de bien et de désintéressé. Histoire voir ce que ça faisait, vous voyez un peu l'idée.

Mais sérieusement ! Il n'aurait pas pu faire comme tout le monde ? Un truc simple et sans danger. Comme, comme… Comme faire du bénévolat dans une maison de retraite. Sauver un petit oiseau tombé du nid. Ou simplement épargner vingt-quatre heures cette idiote de Victoria Collins.

Non, non. Lui il s'était dit. Eh quoi ? Une bonne vieille bagarre ? Sauver le monde c'est sympa. J'aurais fait ma BA pour les cent-cinquante prochaines années ! Pourquoi pas ?

Mais oui, bien sûr ! Pourquoi pas ? Et pourquoi pas aller se jeter du haut d'une tour pendant qu'il y était?!

Non mais sérieusement ! Qu'est-ce qu'il lui avait pris ?

Non seulement il se retrouvait à devoir défendre un vieux château tout pourri au dépend de sa vie contre une cinquantaine de harpies gravement effarouchée. Mais en plus il devait le faire avec la plus grande équipe de bras cassés qu'il ait connu.

Vraiment, vraiment, si jamais il survivait, jamais plus on ne l'entendrait parler de bonne action !

Que le karma aille voir ailleurs ! C'était beaucoup plus sûr d'être égoïste ! Et pour sa tranquillité d'esprit il le redeviendrait sitôt ce p**** de combat terminé.

Ce reconcentrant sur le combat, il visa une des dix harpies qui tentaient depuis maintenant plus d'une demi-heure de leur arracher les yeux et/ou les bras et/ou de les jeter au bas de la tour ou tout autre charmant sort de la sorte.

Harry Potter qui avait combattu jusque-là à leur cotés s'était écarté à l'aide d'un balais afin d'éloigner quelques-unes. Il s'en sortait d'ailleurs parfaitement bien, contrairement à eux qui galéraient comme des galériens moldus du XVIème siècle.

Ou parce que non seulement ils étaient quatre, mais en plus il avait écopé de deux couards de Serpentard et de cette loque de Nelson Brings.

Il n'avait aucune chance.

Il feinta, tenta un stupéfix, dû utiliser un bouclier, se jeter à terre pour en éviter une qui arrivait par derrière.

Elles étaient en surnombre. C'était injuste.

La tour Nord étaient bien plus en difficulté que la leur finalement. Le professeur Wagner n'avait jamais été un virtuose de la baguette.

Gaëlle, bien qu'elle ait dû s'éloigner quelques minutes plus tôt pour lier les deux géants tombés on ne savait comment, défendait presque à elle toute seule la tour est et Flitwique et ses élèves s'en sortaient plutôt brillamment.

Il parvint à en toucher une avec un incendio, recula pour éviter sa compagne, recula encore pour éviter le revers, glissa légèrement, voulut reculer encore pour se rattraper, trébucha sur les créneaux…et ce fut le drame.

Il se voyait déjà s'écraser sur le sol lorsqu'une main lui rattrapa la cheville.

-Arrête de gigoter comme ça par Salazar, grogna une voix étouffée au-dessus de lui. Annabelle protège nous, Brings bouge ton cul et viens m'aider.

Une deuxième paire de mains attrapa sa seconde cheville et il se sentit hisser tant bien que mal. Ce ne fut que assis à même le sol qu'il se permit un soupir de soulagement.

-Dis pas merci surtout, grommela la Serpentard, essoufflée, en se laissant tomber à côté de lui.

-M'aidez _Protego_ pas surtout, grogna la seconde Serpentard. Je _Stupéfix_ gère parfaitement. Diffindo.

Ils se relevèrent, se joignant à nouveau à elle. Les harpies étaient encore huit.

-Au fait, moi c'est Zacharias Smith, s'exclama-t-il entre deux sortilèges.

-Je sais. Moi c'est_ aïe ! Salopris de…_ Daphnée Greengrass.

-Annabelle Desamp.

-Nelson Brings.

-Deux Serpentard ? C'est étonnant non ?

-Libre avant tout, répliquèrent-elles en cœur plutôt sèchement.

-Ouais ben merci en tout cas. Je n'ai jamais eu envie de finir en crêpe.

Gaëlle et Harry passèrent près d'eux, en profitèrent pour mettre KO une autre harpie et pour leur lancer.

-Battez en retraite par la porte et barricadez-vous bien ça va chauffer. On vous ferra signe quand vous pourrez ressortir.

L'équipe rentra donc dans la tour et, après avoir renforcés la porte derrière eux, se laissèrent glisser en soupirant le long du mur.

De l'autre côté, les cris des harpies se faisaient victorieux.

-Brings, c'est toi qui a les fioles ?

-Tu veux laquelle ?

-Désinfectant et antidote contre le venin. Daphnée s'est fait griffer.

-Tu veux qu'on t'emmène à l'infirmerie ?

-On est là pour se battre alors ce n'est pas parce que j'ai une éraflure que je vais aller me planquer.

Il y a vraiment des gens étranges sur terre, songea Zacharia.

Jeudi 27 juin, 10h32

Peeves, 319 ans.

2ème étage.

C'était son jour de gloire. On lui avait donné carte blanche, fournit le matériel nécessaire et le voilà, face à ses proies. L'équipe numéro six selon le Baron Sanglant qui les avait devancés pour lui donner leur direction afin qu'il puisse les intercepter. Il avait le droit à une équipe pour lui tout seul ! C'était un jour béni. Son jour de gloire.

-Salut les croque-morts ! Vous venez manger les morts que veut voler le p'tit Voldy ? S'il les veut tant qu'il vole jusqu'ici.

-Tu ne peux rien contre nous Peeves, répliqua sèchement l'un de ses adversaires en faisant un pas vers lui.

-Erreur ! répliqua-t-il joyeusement. C'est vous qui ne pouvez rien contre moi.

Et une bonbonne ! Une ! Le monsieur touché n'a pas l'air content. Ses petits camarades rigolent. Rira bien qui rira le dernier.

Une seconde. Une troisième. Une cinquième. Une neuvième.

Quelques-uns ont réussi à y échapper mais en avoir eût cinq sur onze c'est déjà pas mal.

Les voilà d'ailleurs. Parce que l'eau et l'encre ça va un moment mais, la super glu mieux.

Ils essayent de bouger mais n'y parviennent pas. Les autres essaient de les aider mais, fois de Peeves, ils ne vont pas y arriver.

-GO MCGO !

C'est le signal. Aussitôt, la petite bonne femme se jette dans la bataille, baguette en main, suivie et précédée par toute une armée d'armures cliquetantes et prêtes à la castagne.

Les englués ne peuvent pas bougés. Harcelés par Peeves et encerclés par les armures, les Mangemorts ont beau se débattre et tenté d'atteindre la femme au chignon grisonnant, ils n'y parviennent pas.

En moins de deux et à eux deux, englués, saucissonné et assommés, les onze Mangemorts de l'équipe six font peine à voir.

Ceux-là étaient encore moins malins que les autres.

-On les aura ! chantonna Peeves.

-On les aura ! répéta McGonagall en levant le poing avant de repartir dans l'autre sens avec ses armures.

Peeves s'applaudit lui-même. C'est son jour de gloire.

L'Esprit Frappeur avait frappé.

Jeudi 27 juin, 10h49

Stella Peake, 16 ans.

4ème étage.

Les sortilèges fusaient de partout. Collin gisait au sol, se vidant de son sang et maintenant c'était Jane qui était touchée.

Ils étaient en très, très mauvaise posture.

-Retraite, retraite ! répéta Drago Malfoy en reculant lui-même, emportant avec lui le corps inanimé du Gryffondor.

Alicia aida Jane à se relever pendant que Lewis et elle couvraient leur fuite. Lewis jeta dans le couloir une fiole qui, en s'écrasant au sol, laissa échapper une épaisse fumée irritante à la fois pour les yeux et le nez. Grâce à cela, les Mangemorts ne pourraient pas traverser le couloir d'ici une bonne dizaine de minutes et cela leur donnerait le temps de s'échapper vers les étages supérieurs.

Lorsqu'ils se furent suffisamment éloignés, Drago s'arrêta, étendit Collin sur le sol et fouilla parmi les fioles. Il trouva visiblement ce qu'il chercha puis qu'il en attrapa une et la déboucha. Il jaugea alors les élèves encore conscient avant d'aviser Lewis.

-Toi, tu le tiens fermement. Et toi Stella, tu lui prends la main. Pendant ce temps Alicia, tu t'occupes de la cheville de Jane. Hermione a bien dû vous apprendre un sort pour un truc aussi basique.

-Le tenir mais…pourquoi ?

-Il en aura besoin je t'assure, répliqua-t-il sèchement avant de rendre le Gryffondor muet sous les yeux inquiets des autres adolescents. Bon, vous le faite ou bien je dois ou je vais devoir me débrouiller ?

La jeune fille pris la main du jeune homme tandis que Lewis se penchait au-dessus de lui afin de le maintenir au sol.

Le Serpentard ouvrit la chemise du grand blessé, dévoilant une profonde blessure autour de laquelle, les chaires avaient pris une couleur violette.

-Bon, souffla-t-il. J'y vais.

Il versa le contenu du flacon sur tout le long de la plaie. A peine une goutte avait-elle touchée la blessure de Collin qu'une étrange vapeur en sortie et que celui-ci, reprenant conscience, se mit à se tortiller en tous sens poussant un long hurlement de terreur étouffé par le sortilège de Drago.

Lewis avait toutes les peines du monde à la tenir et Stella avait l'impression qu'on devrait bientôt lui amputer la main tant il la broyait dans la sienne.

Mais Drago ne s'arrêta que lorsque la fiole fut vide.

Le Gryffondor se débattit encore quelques minutes puis se calma, peu à peu. Les chaires avaient repris une teinte à peu près normale et le sang avait arrêté de s'écouler. Le jeune homme referma les yeux. Stella espérait que ce ne serait pas la dernière fois.

Le Serpentard semblait un peu bouleversé mais se contenta de lever le sort et de se redresser.

-Comment ça va Jane ?

-Mal, répondit-elle, les dents serrées.

Sa cheville droite avait pris une drôle de forme mais ce n'était rien comparé à sa jambe. Celle-ci avait doublée de volume et le mal semblait vouloir remonter.

Drago laissa échapper un juron, il s'éloigna un peu pour parler à un des tableaux qui tapissaient le couloir et revint quelques instants plus tard.

-Bon, je vais les emmener à l'infirmerie. Vous, vous allez rejoindre l'équipe de Longdubas. Elle se trouve au cinquième, en haut de l'escalier, près de la salle de Métamorphose. Evitez le couloir avec la statue de la sorcière griffue et prenez de préférence le passage secret derrière la tapisserie des trolls aux mandolines. Vous ne vous séparez pas d'eux. Je reviens dès que je peux.

Il conjura un brancard où il installa Collin et aida Jane à se relever.

Stella soupira et prit le chemin indiqué, espérant que les autres s'en sortaient mieux.

Jeudi 27 juin, 10h28

Ourano, 31 ans.

Lisière de la Forêt Interdite

Jusque-là, les humains s'en étaient plutôt bien sortis. Leur château n'avait pas été beaucoup abîmé. Quelques corps éparpillés dans le parc prouvaient que les Mangemorts n'étaient pas entré dans l'édifice si facilement. Et surtout, surtout, les deux corps étendus des géants.

Ourano ne savait pas comment les humains étaient parvenus à les abattre aussi rapidement mais c'était assez impressionnant.

Seulement les élèves n'auraient pas tout le temps autant de chance. Le troisième groupe pénétrait dans le parc. Une trentaine de Mangemort, une cinquantaine de petits chiens à trois têtes, et sans doute plus qu'il n'en fallait pour venir à bout de la cinquantaine d'êtres humains qui étaient restés au château pour le défendre.

Les renforts devaient arrivés. C'était vrai sans doute. Mais il leur fallait du temps. Du temps qu'ils avaient de mandés aux centaures. Du temps que les centaures pouvaient le fournir. Du temps que, parmi eux, certains ne voulaient pas leur fournir.

Il galopa jusqu'aux siens qui discutaient quelques mètres plus loin, cachés dans les fourrés.

-Ils arrivent. C'est le troisième groupe. Celui que nous devons arrêtés. Nous n'avons plus le temps de discuter. Il nous faut prendre une décision maintenant.

-Nous n'avons pas à y aller ! Ce ne sont pas nos affaires. Nous ne sommes pas concernés ! déclara Bane. Les astres…

-Si les astres ne nous ont pas révélés qui devait remporter cette victoire, c'est peut-être parce que c'est nous qui devons faire pencher la balance ! répliqua Firenze d'un ton calme. Albus Dumbledore nous as toujours protégés et soutenus. Nous lui devons bien ça.

-Nous ne devons rien à un quelconque humain. Nous ne devons rien à personne ! répliqua Azan, bientôt approuvés par plusieurs murmures.

-Nous n'avons pas peut être pas beaucoup d'espace pour vivre mais au moins, aujourd'hui nous en avons. Je ne suis pas sûre que ce sera le cas avec cet homme s'il parvient à prendre le pouvoir, expliqua Netta de sa voix claire.

-Si vous souhaitez rester ici, faites. Mais moi je vais me battre, déclara soudain Ourano. Pas parce que je me sens concernés par les problèmes de ces humains mais parce que le parc est trop près de notre territoire. Une fois qu'ils auront le château, ils voudront nos terres. Les humains sont cupides. Je ne leur laisserais pas la moindre chance.

Il fut à son tour approuvé par plusieurs autres centaures.

-Vous n'avez pas le droit d'y aller ! rugit Ronan alors qu'une partie de ses compagnons s'en allaient déjà vers le parc. C'est une décision qui doit se prendre ensemble.

Pyrrus se tourna vers lui.

-Nous ne pouvons attendre plus longtemps. Tu le sais. Nous nous défendrons. A toi de voir si tu nous suis.

Ourano s'élança entre les arbres, espérant qu'il n'était pas trop tard.

Si les astres n'avaient pas dit qui serait le vainqueur, elles avaient prévenues de la discorde que provoquerait cette bataille.

Jeudi 27 juin, 10h53

Pomfresh, 51 ans.

Nouvelle Infirmerie, septième étage.

Il était cinq. Cinq en à peine une heure. Cinq en ne comptant que les blessures graves.

Lavande Brown griffée très profondément à poitrine par des harpies. Elle avait désinfectée la blessure et lui avait administrée un antidote mais les réactions au venin de harpie étaient parfois très violente et si près du cœur…

Nathanaël Blast, le mollet à moitié arraché par un mini-cerbère. Elle se demandait encore si le muscle pourrait être réparé. Quand à ce qu'il remarche normalement…

Anne-Sophie Walters, sectusempra. Potions, sortilèges…pour ce cas-là elle ne s'inquiétait pas trop…tant qu'il ne fallait pas la transporter. Un transport en portoloin pourrait lui être fatal.

Holly Sanders, doloris. Pour ça, pas grand-chose à faire. Repos et potion du sommeil.

Lucas Cooper, blessure profonde au cou. Sortilège de découpe ces e******** ! Encore heureux que cette petite…comment déjà ? Philippa Holm ? Avait bien retenu le sort de guérison et était parvenu à compresser suffisamment la plaie pour qu'il arrive à l'infirmerie encore en vie. Il lui devait la vie.

-Arrêtez de bouger miss Géliquane.

-Je n'ai pas besoin que vous vous occupiez de moi. C'est Daphnée qui a besoin de vous. Hermione s'occupera de moi sur le chemin. Nous devons y aller.

-Vous n'irez nulle part. Vous avez la moitié du visage brûlé et…

-Je n'ai besoin de rien ! protesta la serpentard. C'est une éraflure on est en guerre et vous avez besoin de mon aide !

-C'est superficiel. Mauvaise manip' d'un sort feu à cause de ces satanées autruches. Harry les a toutes grillées ! Hermione tu as des nouvelles de _aïe ! Lâchez-moi !

-Si vous arrêtez de vous débattre je vous laisse repartir d'ici une minute.

-Tim ? Il est passé par les cuisines pour vérifier la position des elfes de maisons comme je le lui avais demandé. Apparement les Mangemorts ne se sont même pas approchés de là. Puis il est monté aider l'équipe de tes amies...Polly et Steph, c'est ça ? Il venait de se faire attaquer par des mini-cerbères et leur Mangemorts quand je l'ai eu. Ça a coupé.

-Ne bougez pas, je dois m'occuper de miss Greengrass.

-Ce n'est pas la peine, je vais très bien !

-Dites Mrs Pomfresh, vous avez vu passer les fantômes récemment. Depuis le moine gras, nous n'en avons pas vu un seul et ça fait bien un quart d'heure. Plus de quatre groupes de Mangemort se promènent dans le château en toute impunité.

-Sans compter qu'on ne sait absolument pas combien sont hors d'état de nuire. Heureusement que les centaures ont interceptés un certain nombre de Mangemorts et leur toutous ! J'ai bien cru qu'ils ne viendraient pas finalement.

L'infirmière ne les écoutait plus et était repassée à la Poufsouffle qui faisait à présent de son mieux pour ne plus bouger.

-C'est bon vous avez fini ?

-Oui, c'est bon. Faites attention de ne pas…Nom d'un string à pois vert !

L'infirmière rougit d'avoir laissé échapper un de ses jurons personnels mais n'eût pas le temps de s'étendre sur sa honte.

Drago Malfoy venait de débarqué, accompagnés de deux élèves bien mal en point.

-Allongez-les là et là. J'imagine que vous ne savez pas quel sort a été utilisé pour attaquer ce jeune homme-là.

Elle vit du coin de l'œil Miss Granger et Miss Géliquane s'enfuir l'air de rien mais ne les retint pas. Chacune son travail après tout.

Jeudi 27 juin, 10h59

Every Nott, 42 ans.

Ancienne Infirmerie, premier étage

-Par Merlin ce que j'ai mal, gémit son compagnon.

-Tais-toi Mervin. On va se faire repérer, répliqua Every en fouillant dans les tiroirs vides.

Son compagnon était étendu sur le sol, là où auraient dû se trouver les lits.

Même ça ils avaient eût le temps de les déplacer. Tu parles d'un effet de surprise.

Ils devaient savoir tout ça bien à l'avance pour avoir renforcé de cette façon les défenses et le château. Il retint un grognement. Quelque chose lui disait qu'on les avait pris, lui et les autres, pour des imbéciles.

-Mais ils étaient combien ?

-Tu veux la vérité ou tu préfères que soigne ton ego ?

-Crache.

-Six, tout au plus, j'imagine.

Dès le départ, rien n'avait fonctionné comme prévu.

Avant même qu'ils aient eût le temps de rentrer. Cette satanée mélodie qui en avait mis chaos plus d'un et dans chacun des groupes. Ils avaient heureusement de bons réflexes pour la plupart. Mais si les harpies n'avaient subies alors aucun dégâts, les cerbères, eux, avec leur ouïe ultra-sensible avaient _comment disait son fils déjà ? Ah oui !_ « morflés ». Presque un tiers.

Et même après. Ils devaient réussir à briser les barrières beaucoup plus vite que ça n'avait été le cas. Et ensuite, les sortilèges venus d'on ne sait où dans le parc. Ils avaient finis par comprendre que c'étaient des sortilèges à retardement.

Des sirènes avaient attaqués le premier groupe. Rien de bien méchant.

Mais pour le troisième groupe des centaures ! Et des centaures en colère avec ça. Leurs flèches étaient plus sûres que la plupart des sortilèges des Mangemorts qui, pour les jeunes recrues, avaient à peine été entraînées. Les équipes huit et neuf avaient dû partir à leur poursuite avec une dizaine de mini-cerbères. Depuis, plus de nouvelles. Et Every n'était pas particulièrement fan du dicton « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ».

Et sur les toits ! Les harpies s'étaient fait laminé par des gosses de quinze ans ! Et que faisaient ses gosses là ? N'aurait-il pas été plus logique de les faire évacuer plutôt que de les faire défendre le château ? D'ailleurs il ne semblait pas y en avoir tant que ça. Alors quoi ? Ça avait marché au volontariat ?

Le plus comique (ironiquement parlant, bien sûr), c'était les deux géants écrasés au sol et prisonniers de plantes vertes.

Morts ? Assommés ? Noooooon ! Ronflants. Et ils avaient eût beau tout essayé pour les réveiller, rien n'y avait fait !

Une fois dans l'école, ils avaient repris le dessus, certes. Mais c'était quand même un comble de se faire refoulés par trois gosses et deux chevaux !

Un bruit suspect lui fit relever la tête des tiroirs vides et s'approcher de la porte, baguette en avant. C'étaient les Mangemorts qui avaient récupérés ces étages mais il fallait s'attendre à tout avec ces espèces de teignes.

-Déclinez votre identité.

-Pierce Dane. Deuxième groupe. Equipe cinq.

-Every Nott. Premier groupe. Equipe deux.

Il baissa sa baguette et l'autre fit de même.

-C'est bon vous pouvez venir.

Deux autres Mangemort le suivirent. L'un soutenant l'autre.

-Rabastan Lestrange. Deuxième groupe. Equipe cinq. Et Alfred Line. Troisième groupe. Equipe sept. Et lui ?

-Mervin Yaxley. Premier groupe. Equipe une.

-Qui est-ce qui t'a eût ?

-Le rejeton Longdubas. Il a un sacré Flippendo, grimaça Mervin en montrant sa jambe cassée.

-Laisse tomber, y a plus rien ici, prévint Every en voyant Pierce fouiller les tiroirs. Et toi ?

-Aucune idée. Une petite garde de Poufsouffle. Sans doute une Sangdebourbe.

-Toujours aucune nouvelle des équipes huit et neuf ?

-Aucune. Je pense que les centaures qui les ont eu. C'était surtout des nouvelles recrues, grommela Rabastan.

Every remarqua qu'il était brûlé au bras droit.

-Quelle plaie ces nouvelles recrues, grinça Mervin. Incapable visé correctement. Ce crétin de Marcus Flint a touché Selwin tout à l'heure.

Pierce se racla la gorge.

-Quoi ? T'es nouveau aussi ?

Il fit une grimace.

-Si on s'était donné la peine de nous montrer le minimum…

-Le minimum c'est que vous apprenez à l'école.

-On n'apprend pas à se battre à l'école.

-Ben je peux t'assurer que ceux qui sont dans les étages savent se battre.

-Pff. Ils ont tenus une heure, ils ne tiendront pas deux heures, répliqua Alfred.

-Ils espèrent bien ne pas à avoir tenir deux heures, rétorqua Rabastan.

-Quoi ?

-Ils veulent tenir jusqu'aux renforts. Et je peux vous dire que s'ils les reçoivent on sera en très mauvaise posture.

-Quels renforts ? Tous les aurors sont bloqués au ministère.

-Je ne sais pas. Mais je ne sais pas si vous avez remarqués mais depuis quelques temps on nous cache pas mal de truc. Par exemple, d'où ils viennent tous ces mini-cerbères ? Ça ne se trouve pas sous la patte d'un hippogriffe quand même.

-Tu doutes de notre maître, grinça Mervin.

-Non. Je soulève quelques points à éclaircir afin de parer à toute éventualité.

-Où se trouvent le reste de vos groupes ?

-Je sais juste que l'équipe six a été retrouvée hors d'état au second étage et que l'équipe quatre a réussi à repousser un groupe de rebelles au niveau du troisième étage. Nous avons été retardés au quatrième par le renégat Malfoy et ses potes. Il a fait de sacré progrès le blondinet. Ils ont mis KO deux d'entre nous avant qu'on n'arrive à les faire fuir. Et ils ont balancés ce satané truc qui dégage une fumée infecte. Runcorn a voulu passer quand même. On a mis plus d'un quart d'heure à le réveiller. On était arrivés au sixième mais une bande de six gosses nous ait tombés dessus. J'ai cru voir deux Serpentard (dont la fille Greengrasse), un Serdaigle et un Poufsouffle. Les deux autres filles n'avaient pas leurs uniformes. J'ai trouvé ça bizarre, expliqua Pierce.

-Ouais, nous aussi on a eût le droit à un gosse sans uniforme, se rappela Mervin. Un grand brun. Il était avec le groupe de Longdubas. On sécurisait le troisième et on est tombé sur eux. Ils avaient réagis avant même qu'on ait eût le temps d'en avoir un ou deux. Ce gars, là, sans uniforme, il en a mis deux au tapis avec des sorts que je ne connaissais même pas.

Pierce hocha la tête et repris le court de son récit.

-Bref. En tout cas on a dû reculer cette fois. Et moi je suis venu ici avec deux de nos blessés pour trouver des médocs. Je ne pensais pas qu'ils avaient eût le temps de tout déménager.

-Et pour le groupe un ? interrogea Rabastan.

-Dans les plans initiales, l'équipe trois devait descendre dans les sous-sols mais finalement nous sommes tous montés. Et on s'est séparés au premier, expliqua Mervin. On a été plusieurs à être blessé alors on a décidé de rejoindre l'équipe deux.

-Celle de Bella, non ? interrogea Rabastan.

-Oui. Ils étaient aussi au cinquième. Comme Bellatrix insistait pour garder tous les combattants valides, elle ne nous a laissé qu'Every. Alors on a laissé les autres blessés dans une des salles de classes et on est venu chercher des remèdes ici. Mais y a rien. On a aucune nouvelle de l'équipe trois.

-En tout cas, Bellatrix était prête à faire payer tout ça à ceux qu'elle rencontrera et je n'aimerais pas être à leur place.

-On est trop nombreux pour eux. Ils ne tiendront plus longtemps, acquiesça Alfred.

-Ce qui me rassure, c'est que Dumbledore n'est pas là. C'est déjà ça de moins.

-Espérons qu'il ne revienne pas trop vite.

Jeudi 27 juin, 10h59

Albus Dumbledore, censuré ans.

Grande prairie au milieu d'un bois quelque part au sud de l'Ecosse.

La prairie était parfaitement sécurisée. Il venait d'ajouter les sorts nécessaire et personne à part lui ne savait où les enfants avaient été transportés ce qui leur permettaient la meilleure défense.

Les tentes étaient montées, les élèves avaient été pris en charge et les professeurs s'en sortiraient sans problème sans son assistance à partir de maintenant. Il était donc temps qu'il vienne en aide à ses autres élèves.

-Etta, veuillez prévenir le professeur Chourave et Argus que je m'en vais. Si vous avez un problème, envoyez-moi Fumseck. Il me semble cependant que vous êtes bien tous en sécurité ici.

Le professeur Sinistra hocha la tête et adressa un dernier salut à son directeur qui sortit de la zone protégée pour transplanner.

Il devait d'abord aller voir la situation au ministère afin d'évaluer leurs chances d'avoir des renforts.

Il passa par la cheminée de Kingsley qui se situait au niveau du bureau des Aurors. Il fut aussitôt pointé par une douzaine baguettes qui se détournèrent une fois qu'ils le reconnurent. Chacun se remit à courir, sauf quelques parents qui laissèrent un instant leurs affaires pressantes pour se précipiter sur le bureau du directeur.

-Est-il vrai qu'on a attaqué Poudlard ?

-Où sont nos enfants ?

-Qui les protègent ?

-Nous sommes parvenus à évacuer la plupart d'entre eux. Quelques septièmes années s'y trouvent encore, défendant le château auprès des professeurs. Je ne peux m'étendre plus sur le sujet. Je dois moi-même les rejoindre très vite. Est-ce que quelqu'un aurait vu le professeur Turner. Un grand brun à catogan, habillé en moldus avec une cape.

Les sorciers autour de lui semblaient hésiter.

-Il donne des ordres à tout le monde et finit une phrase sur deux par « Entendu ? »

-Ah ! Je sais ! Il était sur le champ de bataille tout à l'heure. Un des seuls qui a tenu toute la nuit. Il doit être encore dans le Grand Hall. Prenez les escaliers, on a bloqué les ascenseurs.

Le vieux directeur s'élança avec une étonnante vivacité dans les couloirs du ministère. Plus il descendait les étages, plus la tension était palpable.

Il eût quelques difficultés à retrouver Turner dans la mêlée. Celui-ci se trouvait au centre même de la bataille, suffisamment prêt du chef des aurors pour qu'il puisse leur parler à tous les deux s'il se plaçait entre eux ce qu'il fit sans trop de mal.

-Comment cela se passe ?

-Ils faiblissent, je le sens, mais ils sont coriaces. Nous aurions bien besoin de quelques renforts.

-J'ai fait parvenir un message à Sethot. Il doit arriver avec quelques-uns des siens très rapidement pour nous prêter main forte, le prévint Tayson.

-Je dois me dépêcher de rejoindre nos élèves. Quand pensez-vous pouvoir nous venir en aide ?

Le chef des aurors grimaça.

-Pas tout de suite hélas. Il faut compter encore au moins trois heures. Si ça continue comme ça. Moins si les amis de Turner arrivent. Plus si des alliés viennent les soutenir, eux.

-Ce que feront sans doute les Mangemort après avoir pris Poudlard. C'est un cercle vicieux, soupira Dumbledore. Je dois y aller.

-Attendez Albus…je crois que j'ai une idée. Pensez-vous qu'ils tiendraient encore un peu sans vous.

-Avec ou sans moi, je crains qu'ils soient bien obligé si aucun renfort n'est disponible. Qu'en pensez-vous, vous qui les avez formés ?

-J'ai confiance en eux. Ils tiendront le temps qu'il faut. Ecoutez-moi.

Jeudi 27 juin, 11h14

Philippa Holm, 15 ans.

Cinquième étage.

Voilà un tout petit peu plus d'une heure que le portail avait cédé et cela semblait en faire trente. Philippa retint un soupir et tendit l'oreille, essayant de percevoir autre chose que leurs propres respirations.

A côté d'elle se tenait Polly, Stéphanie et Thibaut. Ils avaient dû laisse Lucas à l'infirmerie.

En pensant à Lucas, elle se sentit prise de nausée. Elle le revoyait, couvert de sang, la gorge ouvert. Un centimètre plus profond, sans doute n'aurait-elle pas pu…sa gorge se serra. Elle le revoyait, plus blanc encore que les draps de l'infirmerie. Elle en tremblait encore.

Philippa Holm était profondément pacifiste. Elle n'était pas faite pour la guerre, le sang, les combats. Ce n'était vraiment, vraiment, pas son truc. Elle savait que tout ce que faisaient les Mangemorts était horrible mais elle n'y pouvait rien. Elle n'avait jamais voulu se battre.

Quand on avait annoncé leur arrivée, elle s'était précipitée vers les portoloins, comme tous ses camarades de Serdaigle. Puis, alors que les plus jeunes étaient évacués, elle l'avait cherché du regard. C'était un geste étrange et sans le moindre sens commun. Vraiment, le voir n'aurait en rien apaisé ses frayeurs du moment et jamais elle n'aurait pensé à cet instant qu'il puisse rester avec les septièmes années. Il n'avait que quinze ans, tout comme elle. Mais elle ne l'avait pas vu parmi les autres Poufsouffle. Ni lui, si ses amis. Et elle avait compris.

Elle aurait pu le dire aux professeurs mais à la place elle s'était tu, hésitante. Quand Nicky lui avait demandé si ça allait, elle lui avait souri et lui avait dit qu'elle devait juste vérifier quelque chose. Et elle était sortie de la Grande Salle en catimini. Car elle savait qu'elle ne pouvait pas partir sans lui. Elle savait qu'elle ne s'en remettrait jamais s'il mourrait et qu'elle n'était pas restée. Alors elle les avait cherché et les avait trouvés sans difficulté au premier. En la voyant arrivé, il lui avait gentiment sourit, l'air inquiet. Elle lui avait souri en retour. Elle restait pour lui. Il restait pour Gaëlle.

A cet instant, elle se félicitait d'être restée. Elle lui avait sauvé la vie. Elle lui avait sauvé la vie ! Ça valait tous les sacrifices. Mais si elle n'était pas encore sûre de ressortir entière.

Nick-quasi-sans-tête apparut soudain par le mur qu'ils longeaient et ils sursautèrent.

Il semblait, tout comme les autres fantômes, terriblement excité et très fier de la mission dont il était investi.

-Un groupe arrive. Neuf Mangemort et quatre mini-cerbères.

Polly grimaça.

-On est quatre. On n'y arrivera jamais.

-Par quel couloir arrivent-ils ? On peut toujours leur tendre un piège.

-Ils passeront dans celui-ci où se trouve la statue du griffon borgne.

-Allons-y, déclara Steph.

Ils s'y rendirent donc d'un pas rapide et silencieux avant de s'activer pour rendre le couloir impraticable.

Thibaut versa le contenu d'une des fioles, rendant le couloir trop glissant pour passer alors que Polly dispersait du poivre afin de tromper l'odorat des chiens à trois têtes.

-Ils arrivent, prévint Steph qui faisait le gué.

Elle monta sur son balai pour survoler le sol impraticable et ils se faufilèrent dans deux pièces se faisant face, de l'autre côté. Quelques secondes plus tard, deux Mangemorts s'écrasaient au sol après dans une magnifique glissade et Thibaut lança le premier sort par la porte ouverte.

Ils en touchèrent quelques-uns mais les Mangemorts virent rapidement qu'ils ne pourraient pas avancer par là et reculèrent pour prendre un autre chemin.

-Ce fut une affaire rondement menée, plaisanta Steph en sortant.

Ils repartirent dans l'autre sens. Philippa s'avançait vers un tableau pour demander des renseignements lorsque quelqu'un apparut au bout du couloir. Ils brandirent aussitôt leur baguette puis, reconnaissant Ron Weasley accompagné par Drago Malfoy et trois autres de leurs camarades, ils les abaissèrent.

-On a dû bloquer le couloir de la salle d'Histoire de la Magie, prévint-t-elle en s'approchant d'eux.

-Vous ne manquez de rien ? demanda le Gryffondor.

-Non, pour l'instant ça va. Vous savez où est Gaëlle ? Comment va Lucas ?

-Gaëlle est avec Hermione et l'équipe de la tour sud. Lucas va se remettre, apparemment Philippa dégaine les sorts de guérisons plus vite que son ombre, plaisanta le rouquin. Vous savez combien vous en avez touché depuis la dernière fois ?

-Cinq peut être plus. Aucun gravement je crois, répondit Stéphanie.

-L'équipe de Neville se trouve au cinquième, il essaie d'endiguer l'avancée d'une des équipes plus rapides. Gaëlle et Hermione sont parvenues à repousser les leurs jusqu'au second et Potter et Timothé sont remontés sur les toits pour vérifier qu'aucun petits malins essayaient de passer par là. Bon, je vous laisse avec Malfoy, Willis, Peake et Lewis. Binns nous a dit que les Mangemorts étaient allés jusqu'à l'ancienne infirmerie pour déposer leurs blessés. Si vous pouviez aller bloquer la porte et tous les escaliers entre le premier et le second étage ce serait bien. Faites attention, ça grouille de Mangemort là-bas.

Ils hochèrent la tête.

-Si vous avez un problème, faites passer le message par les tableaux, rappela le Gryffondor. Malfoy je te les confie, vous écoutez le bien.

Et il repartit dans l'autre sens au pas de course.

-Allons-y.

Jeudi 27 juin, 11h23

Peter Hunt, 16 ans.

Cinquième étage.

Il fallait bien l'avouer. C'était un grand honneur pour lui de combattre aux côtés de ces élèves si courageux et si doués. Il était fier d'être resté malgré tout pour les aider. Et, même s'ils étaient en ce moment en très mauvaise posture, il n'aurait échangé sa place pour rien au monde.

-Attention ! s'exclama Neville Londubas.

Dans un même mouvement, Ginny, Luna, Ian, Seamus, Dean, et Parvati se jetèrent à terre alors qu'une demi-douzaine de sorts venait s'écraser sur le mur derrière eux.

Ils se redressèrent, reprenant leur position comme si de rien n'était.

Voilà plus de dix minutes, ils avaient été surpris par un groupe d'une quinzaine de Mangemorts mené par Bellatrix Lestrange et Lucius Malfoy. Ceux-ci étaient en nombre nettement inférieur et, si les adolescents étaient parvenus à tenir jusque-là de par leur position surélevée (ils étaient sur le palier supérieur) et grâce à la disposition des lieux (les rambardes de pierres, les statues, les coins de murs leur permettaient d'être plus ou moins à l'abri).

Les escaliers étaient bloqués au-dessus du vide, grâce aux elfes de maisons qui renforçaient et contrôlaient plus ou moins le château, d'après ce que leur avait vaguement expliqué Timothé.

Dean poussa un juron et s'effondra.

-Couvre-moi, je vais le chercher, lança Seamus en s'élançant vers l'endroit où était étendu son camarade.

-Protego ! Protego ! Expelliarmus ! Protego ! Incendio !

Peter commençait à perdre son souffle. Il aurait bien jeter un coup d'œil à ses condisciples mais il n'osait pas lâcher du regard les Mangemorts en contre bas qui se seraient fait une joie de profiter de cette erreur.

Seamus traîna Dean à couvert alors que Luna était touchée à son tour.

-Neville ! On ne va pas s'en sortir longtemps.

-Ils ne peuvent pas approcher.

-Peut-être mais Seamus et Luna sont touchés. Il faut les soigner. Et avec les escaliers bloqués ils ne pourront pas passer.

-Ils trouveront un autre endroit. Tous les escaliers ne sont pas _expelliarmus ! Protego ! Ginny attention !_ ne sont pas mouvants. Nous devons les garder _ stupefix ! Recule Parvati _ les garder ici le plus longtemps possible. Ainsi on les empêche d'avancer et pendant ce temps ils ne peuvent pas s'attaquer aux autres. Prend celui tout à gauche Seamus.

-Flippendo ! Qu'est-ce qu'on fait pour _Protego !_ pour les blessés ?

-Vois ce que tu peux faire. On les emmènera à l'infirmerie s'il le faut tout à l'heure.

Peter tira Dean un peu plus loin et s'assit à côté de lui. Il déchira son pantalon au niveau de la cuisse, découvrant une étrange tâche noirâtre qui s'élargissait doucement mais sûrement.

-Ça fait un mal de chien ! C'est quoi ce truc !

Peter ne répondit rien. Il n'aurait sût quoi dire, il n'avait jamais vu cette sorte de blessure. Il pensa d'abord par aller voir avant de secouer la tête, un demi-sourire aux lèvres. Reflexe Serdaigle. Comme s'ils avaient le temps.

Son sourire s'estompa bien vite cependant car il n'y avait aucune plaie extérieure et donc rien à soigner. La tâche s'agrandissait par assemblement de tout petit réseau. Comme de l'encre sur le dos de la main.

Il ferma les yeux s'intimant au calme. Il devait réfléchir. Réfléchir. Réfléchir.

Qu'avait dit Granger quand on ne connaissait pas le sort utilisé et que la blessure n'était pas externe ?

D'abord faire un garrot.

Facile et rapide. Quelques secondes plus tard c'était fait.

Puis ? Ouvrir pour voir si ça sortait. Oui c'était ça.

Il grimaça et s'empara de la main du Gryffondor.

-Désolé, s'excusa-t-il.

Le jeune homme haussa les sourcils de surprise comprenant un quart de seconde trop tard : il avait déjà lancé le sort de découpe. A son grand soulagement, un liquide noir se mit à couler par la blessure. Il n'était pas sûr de se souvenir de l'étape suivante.

-T'aurais pû prévenir, le rabroua le blessé, très pâle à présent.

-Désolé.

Il épongea le sang et le liquide, désinfecta avant de jeter un des sorts de guérison les plus basiques. Il n'avait pas le temps de faire mieux, il devait s'occuper de Luna.

-Couvre-moi, lança-t-il à Neville avant de se baisser, passant derrière les balustrades de pierres, traverser le palier sous un feu de sortilèges nourrit et retrouver le couloir de droite. Ginny et Ian étaient seuls de ce côté avec Luna, hors combat à cet instant.

La Serdaigle était inanimée et, dans un soudain élan de compassion qui avait plutôt mal choisi son moment, il s'en voulut de tout ce qu'il avait dit sur elle. De toutes les moqueries, du surnom débile et mesquin « Loufoca » et d'avoir aidé les filles de leur année à cacher ses affaires. Finalement, elle valait bien mieux que toutes les autres garces de son année. Elle était un peu tarée, certes, mais elle était restée se battre, elle au moins. Elle était plutôt douée d'ailleurs.

-Finite Incantatem.

-J'ai déjà essayé, lança la rouquine.

Elle était essoufflée et semblait épuisée.

-Et plusieurs autres sorts. Essaie une des potions.

Peter acquiesça et fouilla dans le petit sac avec les fioles qu'il transportait. Il en trouva une qui semblait convenir et en versa quelques gouttes dans la bouche de sa condisciple. A son grand étonnement, ça marcha et elle se mit à tousser et à crachoter. Il l'aida à s'asseoir. Et elle ouvrit enfin ses grands yeux bleus, un peu perdus.

-Ça va aller ?

Elle hocha la tête mais son regard embrumé et son corps tremblant semblait dire le contraire. Il sortit une des gourdes de bièraubeure que leur avait donné Hermione et lui fit boire doucement. Elle ne sembla pas aller mieux. Peter fronça les sourcils. Il ne savait pas du tout quoi faire.

Soudain, il vit Ginny passer en volant derrière lui. Il se redressa pour aller voir ce qu'il s'était passé mais sa baguette lui vola des mains et il fut expulser contre le mur avec violence. Sa surprise était d'autant plus grande qu'il se trouvait « à l'arrière ». Il redressa la tête pour voir Ian, les yeux vides, récupérer sa baguette. Il avait dû recevoir un Imperium.

Peter grogna en voyant Ginny désarmée et au sol, se massant la tête.

Mauvais pour eux ça. Très mauvais.

-Avada…

La serdaigle, toujours à moitié inconsciente, donna un coup de pied au Poufsouffle, sans doute pas avec assez de force pour lui faire mal mais ce fut suffisant pour détourner son attention quelques secondes. Secondes qui permirent à Peter de se redresser et de lui faire un plaquage dans les règles, permettant ainsi à Ginny de récupérer les baguettes.

-Incarcerem.

Le jeune homme fut aussitôt attaché par d'épaisses cordes et incapable de bouger.

-Une claque suffira tu crois ? demanda-t-il.

Sans attendre la réponse, il testa.

-Apparemment non.

-Je crois savoir lequel l'à eu. Il suffit de le mettre hors-jeu. Je m'en occupe.

Il fut à peine surpris d'entendre une pointe de sadisme dans la voix de sa camarade. Il était vrai que se faire avoir par surprise de cette façon n'était pas agréable. De même que se prendre un mur. Pas agréable du tout.

-Vas prévenir Potter qu'on a besoin d'aide. Et fait passer le mot que nos adversaires se sont séparés. Ils ont pris le passage du fou. Ils ont pris les mini-cerbères avec eux. Et dépose ces deux-là en passant.

Neville les avait rejoints, traînant derrière lui Dean.

-Et laisses-nous les fioles s'il te plaît.

Et voilà. Le sale boulot était encore pour lui, pensa-t-il en convoquant un brancard. Avait-il la vocation de hibou ?

Jeudi 27 juin, 11h33

Séverus Rogue, 39 ans.

Tente montée dans une prairie au milieu d'un champ voisin de Poudlard.

-Le Seigneur va te recevoir, susurra mielleusement Peter.

Séverus grogna et se releva, furieux.

Au moment où les derniers élèves avaient été évacués, il s'était éclipsé pour rejoindre le Seigneur des Ténèbres afin de jouer son rôle d'espion. Mais celui-ci, au lieu de le recevoir tout de suite. Avait attendu jusqu'à cette heure (plus d'une heure après le début des hostilités !) pour le revoir. A quoi cela rimait-il ? Et pourquoi n'avait-il pas été prévenu ?

Enfin, il espérait que Voldemort allait pouvoir enfin lui répondre.

Il suivit Pettigrow jusqu'à la salle principale où siégeait l'homme en compagnie de quelques rares Mangemorts et démons. A sa droite était assis Sethan, le sherpa des Démons.

-Séverus, mon ami. Approche-toi.

Le professeur de potion s'avança, l'échine toujours légèrement ployé.

-Maître.

-Tu dois te demander pourquoi je ne t'ai pas prévenu et pourquoi tu n'es pas avec les autres.

-Le Maître a forcément une bonne raison.

-Effectivement Séverus. Certains des nôtres, supposaient que tu étais le traître que nous cherchons depuis quelques mois.

Heureusement qu'il avait une bonne maîtrise de ses émotions et de ses pensées.

-Je…

-Il se trouve donc que, pour faire taire les mauvaises langues _et pour m'assurer de ta fidélité_, je ne t'ai pas mis au courant du jour et de l'heure de cet assaut. Puis en t'obligeant à rester ici, je m'assurais que tu ne menais pas les hostilités des rebelles qui défendent le château. A présent, je peux t'assurer, Severus, que tu es lavé de tout soupçon.

-Aurais-je l'immense honneur…

-Oui Séverus. On m'a assuré que Dumbledore n'était pas à Poudlard et que les forces qui le défendaient seraient abattues d'ici quelques dizaines de minutes tout au plus. Je pense qu'il est temps d'aller le prendre.

-Je vais moi-même rejoindre mes hommes, déclara Sethan en se levant.

Voldemort se leva à sa suite et adressa un sourire bienveillant à sa clique et tendit sa baguette devant lui.

-Allons-y. Il est temps de récupérer nos biens.

Jeudi 27 juin, 11h39

Timothé Night, 19 ans.

Harry Potter, 17 ans.

Hermione Granger, 17 ans.

Gaëlle Angelique, 15 ans.

Toit de la tour sud.

-Que se passe-t-il Harry ? La dame grise nous a dit que tu nous cherch… oh !

Gaëlle se tût. Une forme sombre venait d'entrer dans le parc, précédée par plusieurs Mangemorts.

-Je me charge de lui. Occupez-vous de ses sbires.

-Harry, tu ne pourras pas t'en charger tout seul, protesta Hermione. C'est ensemble.

-J'ai un compte personnel à régler avec lui. Mais ne t'inquiète, vous aurez de quoi vous occuper, sourit-il en montrant plusieurs Mangemorts qui ressortaient du château pour accueillir leur maître.

-Combat en plein air. Espace large. Ennemis nombreux. Et vous à mes côtés. Que peut-on rêver de mieux ?

-Allons-y.

-Dis Tim.

-Oui ?

-Tu sais que tu as vraiment une très mauvaise odeur depuis que tu es passé par les canalisations ?

Le demi-démon grimaça.

-Charmant Gaëlle.

Ils rirent. C'était étrange de rire alors qu'ils allaient affronter la mort. Mais ils n'avaient pas peur. Ensemble, ils étaient prêts à tout affronter.

Ils montèrent sur leur balais et, alors que Gaëlle, Hermione et Tim atterrissaient et formaient un triangle pour faire face aux Mangemorts qui venaient de deux fronts différents.

-L'orbe Noire ! prévint Tim en prenant position.

-Le Mur de Fleur, décida à son tour Gaëlle.

-Le Savoir Céleste ! déclara la voix de Harry à travers la bague.

-Génial ! Et qui va devoir protéger tout ce beau monde ?

-Mais toi Hermi chérie, plaisanta Gaëlle.

-C'est Parti !

Harry n'avait pas peur. Hermione le protégeait, il le savait. Il pouvait donc se concentrer sur l'attaque. Tuer cet ignoble humain qui avait osé lui enlever ses parents.

Il n'avait jamais encore eût l'occasion d'utiliser la neuvième des techniques interdites mais il savait que c'était le moment où jamais.

Levant les bras au ciel, il psalmodia la formule. Encore et encore. Les sorts de son ennemi ricochaient sur le bouclier invisible d'Hermione.

Ce fut le vent, d'abord.

Timothé s'en sortait particulièrement bien. Les sphères immatérielles touchaient presque à chaque fois leurs cibles et plus d'un Mangemort tomba, hurlant de souffrance ou raide mort.

Jamais le demi-démon n'avait ressenti autant de puissance. Il avait déjà utilisé cette technique mais jamais lors d'un vrai combat. Il connaissait ses dangers mais il savait qu'il savait y parer.

Les sortilèges de ses adversaires rebondissaient sur le bouclier qui le protégeaient lui, Gaëlle et Hermione, et repartaient vers l'envoyeur. Il sourit. Hermione avait trouvé un moyen de se battre même à travers les boucliers semblait-il.

Puis la pluie. D'abord fine puis de plus en plus en plus violente.

Gaëlle se sentait sereine. Elle ne craignait rien.

Ni les sorts dont elle était la cible et qui étaient arrêtés par Hermione.

Ni les mini-cerbères qui se jetaient avec rage sur leur bouclier invisible.

Ni les dangers que représentait l'utilisation d'une des techniques interdites.

Elle sentait presque Merlin à côté d'elle. Lui souriant gaiment.

Elle se sentait prête. Elle était forte.

Et enfin, l'orage.

Hermione sourit en voyant les éclairs et leva le visage vers le ciel pour sentir les gouttes d'eau sur son visage. Seules à pouvoir encore passer son bouclier.

Elle savait que ses réserves d'énergies avaient déjà été bien mises à l'épreuve mais elle n'avait pas peur. L'adrénaline se dispersait en elle comme jamais auparavant.

Elle se sentait libre et forte. Et elle sentait qu'elle était à sa place, aussi.

Elle savait se battre. Plus. Elle avait été créée pour ça.

Pour défendre les valeurs justes et l'harmonie.

C'était son devoir, sa mission, sa raison.

Harry, loin au-dessus d'elle, tentait de foudroyer Voldemort sans y parvenir. Le vent le contournait de façon improbable tout comme il balançait violement les Mangemorts les uns contre les autres, et s'abattait avec une incroyable vigueur sur leur maître.

A sa droite, Gaëlle semblait danser à répéter et répéter encore les gestes de la seconde technique, de plus en plus lentement. Et à chaque fois où elle répétait la formule, de nouveaux Mangemorts étaient immobilisés et de nouvelles baguettes redevenaient branchages.

Timothé haletait à sa gauche. Mais il n'en semblait pas inquiet, dirigeant d'une main de maîtres les orbes sur les chiens à trois têtes qui les entouraient et sur leurs maîtres.

Ils ne tiendraient plus longtemps.

Jeudi 27 juin, 12h00

Gabriel Sylphi, 18 ans.

Portail de Poudlard.

Ils s'étaient attendus à tout. A tout.

Du moins c'est ce qu'ils croyaient.

L'ange s'approcha, suivit des siens. Estomaqués.

Une sorte de micro-climat s'était créé au-dessus du château.

Deux géants, étendus au sol et ligotés, ronflaient tranquillement.

Trois adolescents, seuls au milieu d'un quarantaine de Mangemorts plus ou moins en forme.

Dans le ciel, une frêle silhouette sur un balai en face de celui qu'on disait être le plus grand mage noir de tous les temps.

Sans attendre plus longtemps, la soixantaine d'anges déferla à son tour sur le parc de Poudlard, comme l'avaient fait les Mangemorts quelques deux heures auparavant.

La main du Gouverneur Suprême se posa sur l'épaule de Gabriel.

-Ce sont vraiment eux, murmura-t-il d'une voix émue. Les élus.

Mais le jeune homme ne répondit pas, trop occupé à dévorer du regard Gaëlle. Elle semblait être en difficulté.

Sans réfléchir un instant, il s'élança vers elle pour l'aider.

Derrière lui, Nick-quasi-sans-tête venait de rejoindre son directeur.

-Puis je vous aider ?

Dumbledore laissa choir à terre sa cape et retroussa ses manches.

-Guidez-les dans le château s'il vous plaît. Je dois moi-même aller à la rencontre d'un ancien élève.

Le fantôme s'inclina brièvement et s'élança à la suite des Anges.

-Si vous voulez un conseil, éviter les escaliers principaux. Et le couloir de la sorcière borgne. Et…En fait le mieux ce serait que vous nous suiviez.

Dumbledore sourit et s'envola à son tour comme si la pesanteur n'avait aucun effet sur lui.

Ils avaient tenus. A présent c'étaient à eux de finir le travail.

Voilà. Encore une fois je ne sais pas ce qu'il vaut. En plus je l'ai à peine relut donc il doit être bourré de fautes. Je vous reposterais une version corrigée plus tard mais je me suis dit que vous aviez assez attendu alors voilà.

Voici les RaRs

Shelia79

Merci pour ta review et tes félicitations. Contente que la fin t'ai plu. C'était un grand pas en avant pour Harry et Hermione comme pour moi^^

Bisous

Eldar-Melda

Cool, je suis pas la seule romantique incurable alors^^ ça m'a fait plaisir de l'écrire mais j'avoue que votre plaisir me fait presque plus plaisir (oui ça fait beaucoup de plaisir^^). Merci pour ta review.

Gaabrielle

Pour le « à bientôt j'espère » ça ne met pas en cause mes prochains postages (je finirais cette fic c'est sûr) mais plutôt ceux qui la lisent. Est-ce qu'il seront là la prochaine fois, tu vois? Je suis tordue je sais^^'

C'est gentil de me dire que tu ne me lâchera pas mais bon, je sais que tout ça c'est long et que vous n'êtes engagés en rien donc voilà...enfin si tu me dis que tu continueras de mettre des commentaires, je te crois :)

Pour Harry et Hermione, oui, ça y est! ^^ il a fallut 35 chapitres mais c'est fait. Pas trop tôt hein!^^

Et voilà,, j'espère que l'action est pas mal. Comme je le disais au début je n'ai aucun recul et je sais pas du tout ce qu'il vaux donc bon. J'attends vos commentaires pour savoir si c'est pas trop décevant. Décrire une bataille à grande échelle est le plus difficileet je ne suis pas sûre d'y être parvenue. En plus j'ai l'impression que les élèves arrivent à s'en sortir genre « fastoche » alors que je ne voulais pas que ce soit le cas. Enfin voilà quoi.

Merci pour la review et À bientôt alors^^

akan

Je sais que c'est compliqué de suivre une histoire dans ces conditions pour la simple raison que moi-même j'en lis quelques unes mais dis toi que c'est bientôt finit. ^^ Je vais faire de mon mieux pour écourter les attentes mais encore une fois c'est plus facile à dire qu'à faire. Merci pour la review en tout cas.

A Smiling Cat

D'abord, merci pour la review et merci pour les félicitations!

Ensuite, pour le cas du Graal, devenir immortel et invincible c'est pas forcément la tasse de thé de tout le monde et puis ce seraient eux alors qui risqueraient d'être une menace pour tout le monde alors bon, du coup, ils veulent pas s'en servir. Pour ce qui est de sa destruction, c'est plus délicat. Pour l'instant, ils veulent le mettre surtout hors de portée de la Force.

Et Drago t'a-t-il plu dans ce chapitre? On le voit un peu quand même. J'ai l'impression qu'il devient plus un meneur.

Pour l'exclamation de Ron « par les chaussettes de Merlin ! », (tu vas te moquer mais je te le dis quand même) je l'ai trouvée y un long moment et je l'avais écrite pour être sûre de la caser. J'étais trop émue quand je l'ai mise. Voilà c'est la petite histoire

Et pour Harry et Hermione ben, ça se passe de commentaire j'imagine. J'attendais ça au moins autant que toi sans doute ^^

J'espère que ce chapitre ne t'a pas trop déçue. Si c'est le cas je m'en excuse.

(Et merci pour l'info sur le forum j'irais y faire un tour un jour, ça a l'air très intéressant!)

klaude

Merci! Merci! ^^

Oui, Harry risque de faire mal à celui qui oserait s'en prendre à Hermione mais enfin, elle se débrouille pas mal toute seule la petite^^ J'espère que ce nouveau chapitre t'a plû.

best280

Tu sais qu'on ne commence pas une review par «j'ai horreur de ta fic» Tu imagines le choc ? Je te vois bien te marrer derrière ton écran mais je te le dis c'est trèèèèèèèèèèès mal^^

Enfin en dehors de ça j'étais très contente d'apprendre que, loin de la détester, tu aimé ma fic ce qui me fait très plaisir! Je suis désolée pour l'attente, encore une fois mais j'espère que ça t'a plû quand même. En tout cas Merci pour la review!

flubberr

C'est quand je lis le genre de review que tu m'envoies que je m'en veux de ne pas poster plus vite. ^^ Franchement, c'est moi qui te remercie de continuer à me lire et à me reviewer malgré l'attente.

Aaron3491

Je suis désolée de donner cette impression. Ce n'est pas que je n'aime plus écrire cette fic mais je l'ai commencé il y a longtemps et c'est vrai qu'elle s'étire beaucoup. Quand je me mets à un chapitre je me dis, dépêches toi de l'écrire ils attendent! J'imagines que tu as été déçu par celui-ci aussi mais pour t'avouer une autre de mes grosses lacunes et qui est devenu un vrai problème pour cette fic, c'est que j'ai beaucoup de mal avec les grandes batailles. Je ne pensent pas être une grande tacticienne et je suis loin de Tolkien avec ses longues et belles descriptions. Moi je galère pour un tout petit champs de bataille. Enfin voilà –' Pour le reste des chapitres, il n'y aura plus de grandes batailles comme celle-là donc je pense que ça ira mieux. J'espère. Mais si tu as encore des remarques à me faire ne te gènes pas, je vais essayer de m'améliorer.

Tu as eût raison de me dire tout ça et même si je me doute que ce commentaire est également applicable pour ce chapitre, j'espère que tu attendras le prochain pour voir si je suis définitivement à l'ouest ^^

Merci

nono-chan230

Hey!

Oui! Ça y est! Ils sont ensemble! Je suis géniale non?^^ oui bon je me tais -'

Ouais, il était pas génial. Les grandes batailles c'est pas trop mon truc. J'ai galéré vraiment énormément pour ces deux chapitres. J'espère que ça sera plus facile pour le suivant.

Ce qui est sûr c'est que je te remercie d'être encore là!

Et comme tu dis « à la prochaiiiine ! »

chris87

Salut!

Tu parles de retard de review? Je serais bien mal placée pour me plaindre!^^

J'espère que la bataille t'a plû. Et si c'est pas le cas ben...part relire la déclaration de Harry à Hermione, ça te fera peut être me pardonner ma médiocrité ^^

Merci en tout cas!

Sandra

Coucou !

Ouais ben pour le chapitre dans la semaine on repassera –' toutes mes excuses^^ Vraiment, je fais des efforts!

Et ouais, ça y est, c'est fait Harry est casé! Moi aussi je suis contente^^

J'espère que tu n'as pas été déçue par ce chapitre

bx à toi

Anonyme particulier

Merci^^

Contente que le chapitre 35 t'ait plu. Est-ce qu'il en a été de même pour le 36?

Pour McGonagall, je l'aime bien, mais bon elle pouvait pas prendre bien d'être aux ordres de gosses de 17 ans! Elle est plus jouasse dans ce chapitre non?^^

Désolée de pas avoir tenu le délais mais bon, noël c'est pas si loin!

Et préviens moi de qui tu es si tu changes le nom.

LeRoiDechu

2010-10-15 . chapter 36

Salut!

Ouais, retard, retard (tiens ça me fait penser à la chanson de la belle et la bête...oui, oui, j'arrête de raconter ma vie –') Bref, désolée^^ Et, soit certain que je n'arrêterais cette fic qu'une fois le dernier chapitre posté!

Pour les confusions entre ceux qui parlent, je vais essayer mais le truc c'est que si on dit à chaque fois dit un tel, ça fait lourd, du coup j'essaie de varier un peu. Ça a pas l'air de marcher^^

Merci pour la review et les félicitation (Bac L! Littéraire jusqu'à la moelle. Bonne chance pour le tien).

chotsala

ne t'excuses pas pour ton retard, à coté du mien on pourrait dire que tu as juste pris ton temps^^

Oui, Harry et Hermione, enfin réunis! Ça fait plaisir^^

Merci pour la review et je vais essayer d'être plus rapide pour le prochain.

Anonyme particulier

Oui, je ferais plus attention pour ceux qui parlent et pour ce qui est du gnan-gnan j'en ai pas trop mis dans cette fic jusque là mais bon, comme je suis un peu (trop?) romantique ben des fois ça dérape^^

Et pour l'attente, je n'ai qu'un mot à dire: DESOLEE! Mais bon il est là quand même et puis noël c'est tout prêt, presque hier...j'ai encore le sapin de noël chez moi alors c'est comme si on y était, non? :)

Et encore merci à tous les lecteurs, lectrices mais surtout à mes revieweurs et revieweuses. Je sais que je ne poste pas souvent mais vos reviews me font toujours hyper plaisir et c'est vraiment génial de vous sentir avec moi quand j'écris. MERCI!

Bisous à tous

ZiaGranger