Chèr(e)s fans,
Je réponds à vos revious au début du chapitre, histoire de vous laisser dans la bonne ambiance de la fin.
:D
Loberni : Merci d'être toujours là. En effet, vous voyez juste : c'est le calme avant la tempête. Faut dire que c'était un peu trop calme, on a failli s'ennuyer ! La fanfiction reprend du poil de la bête… Faut s'accrocher et surtout prier pour que j'en m'en sorte, parce que le monde se bouscule dans mon histoire et j'ai été obligée de me noter les lieux et les dates pour ne pas perdre le fil !
Sacri-bella : Toi aussi, tu es dans le monde fabuleux des mioches… Paix à ta vie et à ton âme, parfois, je m'arracherais les cheveux ! Mais on les aime, ces nains, mine de rien. Merci pour tes encouragements et tes… euh… Encouragements ! :D
Lila : Ha ! Te revoilà ! Je pensais avoir une « déserteuse » à mettre sur ma liste de gens à poursuivre pour le restant de leurs jours ! Merci beaucoup pour ton commentaire très encourageant pour poursuivre mon écriture.
Liliane : Allez ! Au chapitre prochain, c'est la bonne ! Eris débarque pour de bon. Enfin, ca restera encore flou, mais il sera là et vous serez rassurées ! :p
Alicetwilight : Eris arrive ! Calmez vos nerfs et vos hormones, non mais ! On verra si ce gars vous plait toujours après. Je pense que oui. Il est très différent de sa sœur…
Adeline L. : Sven est un monstre que vous redouterez dans sa mini-fic rien qu'à lui. Mais bon, je vous laisse rêver… ^^ Et je suis pas mielleuse ! Non !C'est une idée fausse ! je suis un roc, une barbare sans cœur !
Mrs Esmée Cullen : Et oui ! Personne n'est venu les déranger. Merci quiiiiiii ? :D
Liloupovitch : Orphée ? Enceinte ? Je ne sais pas encore. En fait si, je sais. Mais bon. :p Merci à toi !
Bellardtwilight : Je suis contente de ta présence et merci pour tes encouragements !
Aurore : Tiens, F. fait le tri dans mes commentaires et ne garde pas toujours les tiens apparemment ! Pas grave, je sais que tu es là ! Merci !
Mimicam : Voilà la suite ! Et oui, j'ai besoin de courage pour cette foule de personnages… -.-'
Janeandtheresa : merci de tes encouragements !
La blonde : la phobie des avions, je comprends ! comment une grosse carlingue en ferraille peu voler dans le ciel ? SORCELLERIE ! Au bucher ! Mais oui, ca y est, ils ont niqués fait des cochonneries… Il leur en a fallu du temps…
Schplaff : Oui, j'ai mis un peu de détails dans le chapitre précédent, parce que sinon… ca aurait pas été moi … Mais la prochaine fois, ca sera encore plus moi. XD Heureusement que tout le monde leur a foutu la paix, sinon, ca aurait été lourd !
K-Mystik : Bonjour ! Bienvenue ! Merci pour ton commentaire ! oui, eris est un gros lourd qui vient à pied, comme sa sœur : leur passion c'est marcher. Y'en a c'est tricoter… faire des mots croisés… mais c'est chiant ! Sa réaction face a Elarik… Dans le chapitre prochain ! Ils vont avoir du mal tous les deux… Merci à toi, et sache qu'ici, celle qui ne laisse pas de review crève dans d'atroces souffrances… -.- (regard qui tue)
Cline : Voilà, ça vient ! Eris Arrive, on va enfin savoir ce qu'il se passe ! OU PAS ! MOuhahaha
Tiana : Contente que le lemon t'ai plu… on verra pour le prochain qui est… dans un moment. Ils ont mis du temps mais leur relation n'en sera que plus intense et forte. Pour la relation frère/sœur… Vous allez devoir attendre longtemps. Mais vous m'aimez quand même hein ? Pour le reste, dans les chap' qui vienne )
Cassis : Toi tu fais mon emploi du temps. Veux-tu être ma manageur ? XD J'ai interet à tout respecter, tu me fais peur… Meuh non ! je sais que t'es toute mimi XD Pour tes hypothèses… t'as cogité et t'es proche de l'intrigue, comme tu as pu le remarquer Félicitations ! T'inquiete pas, y'a du people qui va crever… Mais pas tout de suite. Je vous laisse le temps d'accepter la situation. Allen n'est que peu important, mais il est possible qu'il y passe… MAIS pour ton hypothèse selon laquelle c'est toujours celui à qui on s'attend le moins qui est coupable… tu as raison ! Mais bon, je dirais pas pourquoi.
Brenda : Merci et bienvenue ! Le postage, c'est le vendredi ! C'est qu'en cas de force majeure que je publie un autre jour ! Mais merci de t'en inquiétez et pour tes encouragements !
Eve : on se calme, respire, voilà ! comme ça ! Oui, les loups arrive, heu… dans quelques chap' on en saura plus ! Mais bon, je suppose que tu avais deviné qui était le loup. Oui, être empathe n'est pas vraiment super quand on a une sœur qui aime les cochonneries alors qu'elle est sensée être en danger de mort. Mais bon, ils s'y sont fait, les gamins… Alors Eris tiendra le coup. Tu vas voir, mes loups c'est les plus bô ! Ils sont trop classes.
Zod'a : C'est bon j'ai compris que tu n'aimais pas le cul ! Mais moi, j'aime bien… 8D Voilà voilà ! je poste ! je suis à l'heure ! hop ! Oui, Eris trouve que ça sœur est une cochonne. Avec un vampire. Il va lui casser la gueule ! Peut-être…
Et je tiens toutes à vous remercier pour votre présence tout à long de mes semaines avec vos reviews, menaces, déclarations d'amouuur, réclamations en tous genre ! Vous avez atteint la barre des 500 reviews (la 500e étant détenue par Zod'a, qui reçoit la coupe en toc habituelle pour ce genre d'occasion pour qu'elle la pose sur une étagère poussièreuse remplie d'inutilité ! bravo Zo' !) Et j'espère que vous continuerez parce que sinon, je vais me facher. Vous savez à quel point je peux être terrible…
… …
… …
… …
34
…
Le soleil commençait à se lever depuis un moment déjà et Elarik n'avait pas quitté Orphée de la nuit, pour une fois. Il aurait tout donné pour s'assoupir, juste quelques secondes, rien que pour voir ce que cela pouvait faire de se réveiller avec elle, nue à ses côtés. Malheureusement, il était resté éveillé comme tous bon vampire et n'avait cessé de la caresser, sans même jeter un regard à la télévision toujours allumée, sans son. Ses cheveux rouge-noir, son visage détendu, son dos presque froid contre lui, son ventre plat, les caresses la réveillant légèrement parfois. Non, il ne se lassera pas d'elle et il aurait dû s'en rendre compte depuis le début. Encore maintenant, il avait pu entrevoir quelques traces de La nuit où il s'en était pris à elle. Tout ceci aurait pu être évité, mais ce n'était pas sa faute s'il ne savait pas vraiment parler de ces choses-là. Le pirate avait beau atteindre plus de cinq cent ans, il ne savait pas vraiment comment s'y prendre. La seule chose dont il était sûr, c'est que son lien avec elle était probablement indestructible pour une raison qu'il ignorait. Et il s'en foutait bien même si cette impression avait pour conséquence une drôle de sensation dans sa poitrine, comme si son cœur mort remuait.
Orphée bougea doucement et émergea de son sommeil. Elle se frotta les yeux vigoureusement et sa tête retomba sur l'oreiller,… pour se redresser aussitôt en apercevant les mains du vampire sur son corps nu.
NU ?
Elle se mit à rougir, aussi écarlate qu'un poisson rouge, en constatant que : Oui ! Le vampire était aussi délesté de tout vêtement et que Non ! Elle n'avait pas fait un rêve absolument fantastique.
Tant mieux.
- Que me valent autant de couleurs à peine réveillée ? Ricana Elarik en passant le dos de sa main sur une de ses joues en feu.
- Je croyais avoir rêvé, marmonna-t-elle en ayant de plus en plus chaud à cause de la gêne.
- J'espère au moins que tu pensais que ce rêve avait été un des meilleurs de ta vie ! Lâcha Elarik avec une fausse fanfaronnade, même s'il espérait que l'humaine réponde « oui ».
Orphée se retourna d'une traite, parfaitement réveillée, oubliant son embarra précédent et plaça son visage à deux centimètres du vampire. Puis elle martela les mots suivants sur le même ton :
- C'était sympa.
Elarik plissa les yeux d'un air mauvais en marmonnant :
- Je hais les filles du XXIe siècle.
- Je suis vexée.
A vitesse vampirique, Elarik était sur elle, prêt pour un second round. Ses yeux rouges transperçaient la jeune fille qui tentait de se maitriser.
- Que puis-je faire pour réparer cet affront ? Lui demanda-t-il d'une voix terriblement charmeuse.
Elle ouvrit la bouche pour répondre quand on frappa à la porte.
Toctoctoc
Orphée souffla son mécontentement sans même essayer de le camoufler, faisant glousser Elarik qui crut bon de lui balancer langoureusement :
- J'aurais tout le temps d'embrasser chaque partie de ton corps dans le détail, en te faisant languir pendant des heures que tu me supplieras de te faire mienne sur le champ… Dès que l'on se sera débarrassé d'eux.
La réaction d'Orphée frustrée ne se fit pas attendre mais surpris le vampire : subitement, elle ouvrit les yeux, l'embrassa rapidement sur sa bouche entrouverte et sortit du lit en se débattant alors que les coups à la porte raisonnaient de plus belle.
- Dites donc, jeunes larves ! Il est temps de sortir de là, de penser à vous nourrir et à vous dégourdir les jambes ! Falko.
- Je trouve que ça sent le sexe. Pas vous ? Allen.
La jeune humaine entendit distinctement Sven prendre une immense goulée d'air (et pour qu'Orphée l'entende avec ses oreilles peu puissantes, il fallait vraiment être bruyant) avant de déclarer solennellement :
- Seigneur ! Notre chef est enfin devenu un homme.
Orphée marmonna des mots incompréhensibles même pour Elarik qui la regardait s'habiller, sourcils levés d'étonnement, de son top et du boxer de la nuit dernière en quatrième vitesse, pour ensuite arracher un oreiller planqué sous les draps en grimpant sur le lit.
Elle retomba rapidement devant la porte qu'elle ouvrit à la volée, laissant apparaitre le reste du clan breton massée devant cette dernière. Pour finir, elle se jeta sans attendre sur Falko à grand renfort de coups d'oreiller en grinçant :
- J'en ai marre que vous cassiez l'ambiance en permanence !
Le clan breton était plié de rire, même Elarik qui venait tout juste de passer un pantalon. Falko attrapa sans aucune difficulté la minuscule créature qui tentait de l'abattre avec un coussin, coussin dont les plumes commençaient à s'échapper, et la posa comme un paquet contre sa hanche pour la ramener à l'intérieur sans pour autant la lâcher.
- Les clans d'Amérique sont partis pendant la nuit, lâcha Wilfried amusé par la situation.
- Et puis on s'ennuyait, donc on va faire comme tout le monde : les regarder partir alors qu'on va encore s'ennuyer pendant une bonne semaine.
Vu le manque de réaction de leur chef qui n'écoutait que les bougonnements d'Orphée qui n'avait toujours pas lâché son oreiller, Wilfried crut bon de manier le sarcasme :
- Nous vous interrompions dans un moment important, peut-être ?
- Ce pauvre homme est affamé et épuisé ! Regardez-moi ces yeux sombres ! Un homme, ça se nourrit Orphée, ce n'est pas une machine… Décréta Sven d'un faux air déçu en désignant le pirate qui ne tarda pas à déposer sur sa tête, sans aucune douceur, un coussin qui explosa directement.
Falko relâcha Orphée qui ne savait plus vraiment quoi faire, vu qu'un véritable combat s'était engagé dans la chambre : tous les oreillers servirent d'armes, bien qu'ils ne fussent pas vraiment efficaces contre un vampire, mais Elarik tentait de donner une leçon à son clan un peu trop dissipé à son goût. Le seul moyen qu'avaient trouvé les trublions pour se défendre, était de l'aveugler avec les plumes.
Heureusement, la bataille cessa lorsque le sommier du lit craqua sous le poids de Falko et Allen qui avait bien du mal à résister à leur chef déchainé, mais amusé.
- Ho. Vous croyez qu'Aro va nous en vouloir ? Un si vieux lit ! Dit un Sven pensif.
- Ce n'est surement pas le premier qui casse. Allen.
- Il faut dire qu'il a dû être fragilisé avec votre combat de cette nuit, lâcha Sven, qui avait déjà sauté du balcon avant même qu'Elarik ne réagisse.
- Plus sérieusement, nous n'allons pas tarder à avoir des nouvelles de l'équipe partie pour les Alpes , annonça Falko.
Elarik, les yeux toujours sombres soupira d'ennui véritable avant de déclarer :
- Je vais aller aux nouvelles pendant qu'Orphée se nourrit et prévenir Benjamin qu'ils ont encore quelques petites choses à voir tous les deux.
Etrangement, la voix du sombre vampire semblait acide lorsqu'il énonça à haute voix le prénom du vampire aux éléments et la fin de sa phrase se fit presque dans un chuchotement. Falko eut subitement une sorte de quinte de toux alors que Wilfried souriait, mais ils cessèrent bien vite leur comédie pour s'absorber dans la contemplation du sol devant le regard plus que noir de leur chef. Orphée essayait vraiment de comprendre, mais laissa vite tomber : elle ne voulait pas refaire affaire avec un Elarik violent et agressif après cette nuit de douceur. Celui-ci lui jeta par ailleurs un coup d'œil hésitant pour une raison inconnue.
- Allons-y, avant que je ne perde patience. Sven, je sais que tu es perché sous le balcon, continua-t-il en levant les yeux au ciel. Merci de nous faire partager ta présence agaçante.
Les vampires se levèrent d'un même mouvement et commencèrent à se diriger vers la porte lorsque Sven déclara le plus sérieusement du monde en désignant Orphée toujours en boxer et débardeur :
- Et vous comptez la laisser se balader dans cette tenue ? Non pas que je la trouve désagréable, mais…
- Silence…, siffla le chef breton plein d'avertissement. Attendez-moi en bas, on arrive.
Ils sortirent tous, non sans ricaner comme des gamins alors que la jeune fille se cherchait des vêtements chauds : si elle devait s'occuper de Benjamin et sortir, il valait mieux prévoir au vu du temps. Bien que la neige ait fondue, il faisait encore un froid de canard.
Elle s'équipa donc d'un pull de laine blanche, de ses éternelles boots et d'un pantalon bouffant noir. Original, dirait Sven. La jeune fille commença par rattacher ses longues dreads, mais les mains toujours prises par son semblant de coiffure, elle ne put rien contre les bras forts d'Elarik autour de sa taille. Il la fit pivoter et la plaqua contre lui avec une force étrange pour l'étreindre avec fougue et envie. Orphée sentit son cœur exploser et cessa toute activité qui n'avait rien à voir avec son vampire. Celui-ci colla ses lèvres froides contre celle de son humaine qui soupira d'aise en se serrant un peu plus contre lui.
Pour Orphée, se faire embrasser par Elarik était comme ouvrir les bras à un démon : comme se laisser aller à la pire des tentations, celle dont vous ne pouvez plus vous passer après y avoir gouté, un désir de plonger au plus bas même si vous savez que vous le paierez un jour. Un démon vous donnera tout ce que vous désirez : pour garder la tête hors de l'eau, il faut savoir gérer ce que vous y gagner, car tout à un prix pour le démon. L'amour est un diable : vous vous attachez et au final vous ne savez pas toujours gérer cette envie de l'autre, présente dans votre cœur comme un ouragan et vous vous perdez dans cette folie.
Mais Orphée en avait vu, des démons, et cela ne lui faisait pas peur. Alors elle plongeait dans les abysses sombres sans hésiter une seule seconde. Qu'importe la lumière, qu'importe la vie, si Elarik n'y était pas.
Le vampire rompit violemment le baiser et déclara d'une voix rauque sans regarder la jeune fille :
- Change-toi rapidement, je t'attends dehors.
Et il disparut : Orphée entendit juste la porte claquer. Elle reprit son souffle quelques secondes avant de se vêtir rapidement et de se faire un maquillage léger comme à son habitude, pour à son tour passer la porte. Elle ne voulait pas qu'Elarik s'éloigne, même si elle n'irait pas jusqu'à le lui dire. La jeune fille contempla le couloir… vide et soupira d'un air déçu en commençant à marcher. Son élan fut rapidement rompu par le poitrail puissant qu'elle rencontra malencontreusement. Prête à balancer un flot d'excuse, elle s'arrêta net en remarquant que son vampire se tenait devant elle, sourcils levés, comme heureux de ce qu'il avait devant les yeux. Orphée plissa les siens mais n'eut pas le temps de réagir : Elarik explosa d'un rire clair en la prenant par la main.
- Allez, viens petite pieuvre ! Lâcha-t-il d'une voix encore tremblante de rire, l'entrainant dans l'escalier.
La pieuvre remarquait justement que la poigne du vampire était moins tendue et crispée. Plus… naturelle. Mais elle n'eut pas vraiment le temps de penser plus car la voix joviale d'Aro raisonnait à l'accueil :
- Et voilà enfin Elarik et sa douce compagne ! Comment allez-vous mes enfants ?
- Bien Aro, nous te remercions, marmonna le pirate qui aimerait parfois éviter l'enthousiasme du vieux vampire accompagné de son propre clan et de Félix.
- Vous ne vous ennuyez pas trop ? S'inquiéta presque Aro, lui-même trépignant après un peu d'action dans cette guerre.
Posant la question, il frôla de la main les dreads oranges de la jeune humaine et vit qu'elle pensait essentiellement au lit que le clan breton avait brisé en mille miettes.
- Ce n'est rien, enfant ! Ces meubles ont fait leur temps, cela ne m'offense surement pas ! N'est-ce pas Marcus ?
Le dit-Marcus trainait dans le couloir, peu loin de notre petit groupe. Il se contenta de hocher la tête avec un léger sourire en coin pour continuer sa promenade.
- De plus, poursuivit Aro avant de s'écarter nonchalamment des bretons avec Félix, tout le monde ne peut retenir indéfiniment ses pulsions les plus profondes ! Nous sommes heureux pour vous, conclut-il le plus naturellement du monde.
Le rire de Félix et Falko fut un bruit absolument monumental raisonnant dans la moindre pierre du château, alors que notre chère humaine rouge-tomate tentait désespérément de se cacher derrière son vampire grondant de lassitude.
… …
… …
… …
Logan, un vampire du clan Irokois posté dans les Alpes, avait fini son travail d'éclaireur : il rentrait au camp où son rapport devait être effectué devant le chef de cette division. Accompagné par Isabel, une jeune vampire frêle aux cheveux châtains courts flottant au vent, il se dépêcha d'atteindre l'ancien bunker qui leur servaient de repère, au milieu d'un entremêlement de ronces et de pins. La neige formait une couche épaisse dans cette partie des Alpes, malgré tout, si un combat devait avoir lieu, les flocons ne gênerait pas les vampires.
- Logan. Isabel, salua le chef de la division Irokoise, un ancien soldat russe d'une trentaine d'années lors de sa transformation, à la carrure large. Quelles sont les nouvelles ?
- Un groupe de vampires approche par le sud, comme prévu, souffla Isabel passablement effrayée par l'apparence sauvage du dit groupe.
- Combien sont-ils ? S'enquit le russe, imperturbable face à la nouvelle que tous ici attendaient.
- Huit. Nous avons reconnu la description du clan d'Amazonie et l'uniforme de trois Volturis. Les autres semblent être des nomades, expliqua Logan, en tripotant nerveusement ses cheveux courts.
- Très bien.
Le silence se fit, rapidement brisé par une Isabel quasiment tremblante :
- A-t-on des nouvelles de nos deux chefs ? Demanda la jeune fille tripotant ses doigts.
- Non, pas encore. Mais aie confiance. Nos dirigeants savent ce qu'ils font : ils attendent la chute des Volturis depuis trop longtemps, la rassura le commandant de la division des Alpes.
… …
… …
… …
Les Cullen et Dénali, accompagnés par Charlotte et Peter attendaient patiemment leur avion entre deux escales. Carlisle avait prévenu les Alphas, chefs de meute des modificateurs loups. Leurs bagages limités déjà enregistrés, Alice en profita pour appeler Zafrina et l'informer de sa dernière vision : le groupe Irokois qu'ils allaient pourchassés étaient apparemment au courant de leur venue.
- Surement des éclaireurs, conclut la grande amazone.
- Probablement. Cependant, ils sont toujours indécis sur la conduite à tenir, car je ne peux absolument rien prévoir, la prévint Alice.
- Nous te remercions et te souhaitons bonne chance à toi, ainsi à ceux qui t'accompagnent, termina Zafrina.
… …
… …
… …
Orphée marchait avec Benjamin aux abords de Volterra, accompagnés de Cerbère qui ne se lassait jamais des balades au grand air : elle voulait trouver un endroit calme et tranquille afin de lui expliquer, et pourquoi pas tester, sa technique pour réussir à sentir au loin grâce à la forêt et à une forme d'empathie.
Benjamin avait un immense sourire aux lèvres en la regardant. Il faut dire que l'attitude d'Elarik y avait été pour quelque chose : il avait refusé de lâcher Orphée sans grogner une foule de paroles incohérentes à vitesse vampirique, alors que le manipulateur des éléments se moquait de sa jalousie de la même manière. La jeune fille avait regardé la scène avec des yeux grands d'incompréhension avant de reporter son attention sur sa meute revenant de chez ses prêtres : elle ne comprendrait surement jamais rien aux vampires mais elle avait clairement sentit la possessivité de son pirate faire éruption autour de lui.
Toutefois, il ne dit rien de plus, se contentant de déposer un baiser sur la tempe de son humaine et de disparaitre aussi vite.
- Au lieu de rire pour une raison que je devine, bien que je ne comprenne pas le fond, tu es prêt pour quelques heures de mes monologues ?
- Si je peux te couper toutes les trois secondes pour poser une question, oui !
- Parfait. En réalité, c'est une technique dont je t'avais rapidement parlé lors de notre première rencontre au bal… Le tout est de se mettre en état d'osmose parfaite avec un groupe d'arbres pour se servir de leur propre capacité à… s'entretenir, en quelque sorte.
- Les arbres parlent entre eux ? Demanda le vampire égyptien qui n'en croyait pas ses oreilles ultrasensibles.
- Non, en réalité, c'est une forme d'empathie également. Il paraitrait que, comme certains groupes d'animaux, les arbres ont une conscience commune. Par conséquent, communiquer avec l'un revint à communiquer avec tout un groupe, expliqua l'humaine en caressant un loup passant à sa portée.
- Est-ce que c'est cette méthode que tu as appliqué lorsque qu'Armand s'est fait brulé ?
- Non. Ça, c'était juste parce que mon frère et moi avons des facilités à nous retrouver. Pour trouver les Irokois, j'ai juste suivi sa propre décharge d'énergie.
- Très bien.
Orphée se posa dans une petite pinède, sifflant à cause du vent. Elle remonta le col de sa veste avant de reprendre :
- Je voudrais que tu t'assoies et que tu fermes les yeux. Tu peux même t'allonger à même le sol si tu le souhaites. Tu écouteras attentivement chaque bruit que tu entends, un par un, pour ensuite te focaliser sur l'ensemble. Le but étant de faire partie de cette vie autour de toi. Tu respiras lentement et tu mêleras le bruit de ta respiration aux mouvements autour de toi.
- Très bien. C'est une sorte de méditation,…
- Oui, voilà. Essaye aussi de visualiser les choses. Donne une image à chaque bruit et une trajectoire. Je vais tenter de t'accompagner. Quand tu seras arrivé à ce stade où tu entends tout et visualise tout, tente de percevoir mes chiens comme si tu étais l'un d'entre eux. Sens ses pas, sa truffe qui renifle le sol, imprègne-toi des odeurs.
Le vampire Benjamin ne dit rien de plus, se contentant de contempler la jeune fille au discours convaincu. L'humaine avait l'art de paraitre fragile et perdue, pour passer à une attitude complètement différent : celle qui sait, toujours humblement, mais sûre d'elle.
Il s'allongea docilement sur le sol, les bras derrière la tête, mais fut vite stoppé par Orphée :
- Mets tes bras le long du corps.
- Pourquoi ? Ne put s'empêcher de demander l'égyptien.
- L'énergie doit circuler dans ton corps, sans difficulté.
- Je suis mort.
- J'en crois pas un mot.
Benjamin pouffa devant la tête de pioche qu'était l'humaine quand il s'agissait de déblatérer sur la nature des vampires, mais il l'écouta tout de même car jusqu'à maintenant, elle avait réussi à lui donner de bons conseils et il maitrisait mieux son pouvoir. Il ne s'inquiétait que d'une chose : pourquoi Alice avait-elle insisté pour qu'il apprenne cette technique. Qu'elle en serait la finalité ?
Pendant que le vampire et l'humaine semblait dormir dans la pinède, les immortels et humains de Volterra s'étaient rassemblés dans la bibliothèque : en effet, Zaphrina, cheffe du clan d'amazones, avait prévenu que l'ennemi était en vue. D'après Alice, ils étaient au courant de leur venue malgré leur indécision qui brouillait l'issue de la rencontre cependant, les anciens préconisaient tout de même de les approcher étant donné qu'ils étaient en effectif au maximum égal au leur d'après le traqueur Démétri.
L'attention de tout Volterra était à des kilomètres : les Alpes.
C'était une erreur.
… …
… …
… …
Proche de la Sibérie, dans un ancien complexe militaire, les deux chefs Irokois posaient en rois une salle souterraine. Loin d'être souillés par la saleté, la poussière et l'odeur de l'endroit, ils semblaient majestueux. Des vestiges d'anciens guerriers Indiens d'Amérique à l'origine en accord total avec la nature et le reste du monde, ne subsiste plus que la folie de l'éternité les ayant menés à vouloir dominer ce même monde. Leurs peaux mates à l'étrange pâleur reflétaient la lumière de la misérable ampoule dégarnie qui subsistait au sommet du plafond, si bas. Rien ne gâchait leur attitude supérieure. Leurs cheveux noir de jais, rasés sur les côtés, exprimaient leur éternelle appartenance à un peuple aujourd'hui disparu, tout comme ses idéaux. Ils étaient silencieux, attendant des nouvelles qui ne tardèrent pas à arriver.
Une sonnerie stridente brisa le silence lugubre du lieu et le plus proche indien tandis le bras avec une lenteur calculée pour saisir l'appareil trop bruyant.
- Anton. J'espère que tu as de bonnes nouvelles.
- Oui, Maîtres. Nous sommes à l'endroit prévu dans votre stratégie. Cependant, un évènement inattendu m'oblige à solliciter votre avis de toute urgence.
- Nous t'écoutons, grinça l'Irokoi avec une mauvais grâce perceptible.
- Nous avons capté la présence du frère.
Silence de réflexion. Au bout de quelques secondes, le premier indien tourna lentement son visage inexpressif aux yeux carmins étincelants vers son compagnon, qui lui-même hocha la tête à la même vitesse pour lui signifier son accord.
- Parfait, finit-il par répondre à son sbire. Toutefois, il est d'une importance capitale que notre plan soit suivi à la lettre et parfaitement coordonné : nous ne savons pas si cet humain possède les compétences adéquates pour nous servir, même s'il serait plus facilement manipulable. Agissez selon notre décision initiale : Toi, Anton, tu n'as qu'un seul but ta base et ton secours au besoin est Karan et le prisonnier. Si eux-mêmes arrivent à attraper cet Eris alors que tu n'accomplis ce pour quoi tu es parti, il vaut mieux pour toi de disparaitre à tout jamais de notre vue. Sommes-nous clairs ?
- Bien entendu, Maîtres.
- Nous allons contacter notre patrouille en attente dans les Alpes afin qu'ils agissent dans la minute.
L'irokoi raccrocha avant de composer un autre numéro. La division des Alpes allaient rentrer en action.
… …
… …
… …
Santiago vit un mouvement à l'ouest des montagnes, à l'endroit précis du col où les Irokois étaient censés avoir pris position. Le Volturi le désigna instantanément à ses camarades de course qui fixèrent l'endroit avec ténacité pendant que Zaphrina, toujours en ligne, en informait le château. Les vampires de Volterra se tendirent immédiatement, alors que le groupe prêt au conflit accélérait.
… …
… …
… …
Benjamin avait rapidement réussi son expérience à la grande joie d'Orphée qui se retenait à grande peine de taper des mains dans sa joie. Elle-même était dans un état de grande concentration et ressentait la forêt sur une immense étendue. La jeune fille s'enthousiasma doucement en percevant son frère qu'elle tenta de faire découvrir à Benjamin.
- Il a une aura méfiante et volontaire, commenta-t-il, impressionné par sa lointaine perception.
- En effet,…
- Qui est ce groupe que l'on perçoit à quelques kilomètres de lui ? S'enquit-il. Tiens, non. Il y a deux groupes différents… Non ?
- …
Le cri d'horreur et de surprise d'Orphée raisonna, fracassant la quiétude du lieu.
C'était donc eux, ce mauvais pressentiment. Depuis le début, ils agissaient.
… …
… …
… …
Eris, pourtant en bonne voie pour arriver à Volterra avant la fin de l'après-midi, cessa subitement de marcher et resta droit sur ses jambes, ne bougeant plus. Il écoutait l'étrange sensation qui montait en lui et il ne tarda pas à découvrir la peur que ressentait sa sœur, si proche, mais encore trop loin de lui pour qu'il puisse l'atteindre.
… …
… …
… …
Dans l'avion allant jusqu'au continent américain, Alice fut assaillie par une multitude de visions plus horrifiantes les unes que les autres. Tant, qu'Edward eut du mal à les percevoir et à les comprendre, alors que Jasper secouait doucement sa femme avec le maximum de calme afin de ne pas attirer l'attention sur eux. Leurs visages trahissaient l'effroi le plus total.
Alice ouvrit les yeux brusquement et d'un même mouvement avec Edward, ils prirent leurs téléphones portables afin de prévenir Volterra.
L'échiquier était en place. Malheureusement, les Irokois avaient plusieurs coups d'avance.
… …
… …
… …
Hééé ! C'est pas moi qui ai coupé le chapitre ici ! C'est mon double maléfique !
Si vous laissez pas de review, il vous attaquera avec une batte de baseball
avant de vous ôtez les extrémités avant de vous bruler les moignons !
