Disclaimer : L'histoire appartient à Sarrah-Angel et les personnages à J.R.R Tolkien.
Mot de la traductrice : Bonjour à tous ! Voici le nouveau chapitre. Je m'excuse pour l'attente, je suis débordée ces derniers temps...
Je remercie Dee Mill, qui traque les fautes, m'aide et me soutient.
Je souhaite également remercier La Plume d'Elena, Hachi Osaki et James75 pour leurs reviews, auxquelles je pense avoir répondu par le biais de leur compte. Dites-moi si ce n'est pas le cas!
Place aux reviews anonymes!
RobynNotBatman : je te remercie pour ta review, Robyn ! Elle m'a réellement fait plaisir et elle m'a aussi fait rire! J'en rigole encore quand je la relis. Pour répondre à ton commentaire, je crois simplement que Legolas est très protecteur envers Deirdre, qu'il a eut très peur de la voir mourir et que de ce fait, il souhaite la préserver et ainsi se préserver d'une énième douleur qu'il juge inutile. C'est simplement sa logique mais tu sais de quoi je parle, non? :-P J'ai beaucoup aimé aussi la fin des négociations. J'avoue que je m'imagine très bien Deirdre dire ça et c'est bizarre mais... toi aussi je te vois très bien sortir ce genre de phrase! *grand sourire* Funky mais drôle, just like you! ;) Merci encore ma belle et bonne lecture! Xoxo
Cassou : merci pour ta review, enfin tes reviews *moue taquine* Ta question m'a surprise puis m'a fait sourire, et je vais me faire un plaisir d'y répondre! Je n'ai pas fait d'études axées sur l'anglais ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. J'ai fait des études dans le social pour, à la base, devenir travailleur social et ensuite, devenir responsable dans les structures sociales et médico-sociales. Parce que j'aime aider les autres, partager, participer à la transmission de valeurs ancestrales comme le respect mutuel, la reconnaissance, la solidarité. C'est simplement que l'anglais s'est invité chez moi par hasard, sans frapper et qu'il n'est jamais reparti (chuuut, ne le dis à personne mais je le séquestre! ^^). Sans rire, je trouve cette langue très belle et j'ai même pour projet de partir dans un pays anglophone pour parfaire mon savoir dans cette magnifique langue! Je suis heureuse que ma traduction te convienne. C'est le principal pour moi ! Si j'arrive à vous faire plaisir, alors je remplis mon objectif ! Dans tous les cas, j'espère que tu aimeras ce chapitre, je te souhaite une très bonne lecture! Bisous.
Oo°oO
POV Deirdre
Les portes qui s'étaient fermées après l'arrivée de la bouche de Sauron commencèrent lentement à s'ouvrir et derrière nous vîmes des milliers d'Orcs marcher vers l'entrée. Après avoir regardé la masse s'approchant de notre armée, Aragorn commença à faire reculer son cheval vers la plus grande partie de nos troupes.
« On se replie ! On se replie ! » nous dit Aragorn.
Je pris les rênes de mon cheval et le fit se retourner, talonnant les flancs de Bladen, revenant vers les premières lignes et me retournant pour voir Aragorn devant notre armée. L'armée massive d'Orcs commença à se répandre, entourant notre groupe apparemment minuscule.
« Tenez vos positions ! Tenez vos positions ! » leur ordonna Aragorn alors qu'il voyait ses soldats devenir nerveux.
Je jetai un coup d'œil sur mon côté gauche et je vis Legolas assis sur son cheval avec Gimli installé derrière lui. Il me regarda et nos yeux se rencontrèrent durant un instant. Nous nous sourîmes brièvement, avant de reporter notre attention sur Aragorn.
« Fils du Gondor et du Rohan, mes frères. Je lis dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon cœur. Un jour peut venir où le courage des hommes faillira, où nous abandonnerons nos amis et briserons tout lien, mais ce jour n'est pas arrivé ! » cria Aragorn, attirant l'attention de tout le monde dans notre armée, un silence presque religieux s'installant. « Ce sera l'heure des loups et des boucliers fracassés lorsque l'âge des hommes s'effondrera, mais ce jour n'est pas arrivé ! Aujourd'hui, nous combattrons ! »
La passion dans sa voix se répandit dans l'armée, me faisant frissonner tandis que je regardais Aragorn parler à ses hommes. Le pouvoir de l'héritier était visible alors qu'il galvanisait les troupes.
« Pour tout ce qui vous est cher sur cette bonne terre, je vous ordonne de tenir ! Hommes de l'Ouest ! » s'exclama la voix d'Aragorn, acclamé par l'armée en réponse.
Des acclamations se firent entendre, résonnant dans les plaines arides du Mordor alors que le bruit des épées se dégainant retentissait dans l'air. Les personnes qui étaient à cheval aux portes noires commencèrent à avancer, disant adieu aux derniers espoirs de repli. Je passai une jambe par-dessus Bladen et je me laissai glisser jusqu'au sol. Une main saisit les rênes tandis que l'autre caressait sa crinière.
« Nos chemins se séparent ici, mon ami. » chuchotai-je dans son oreille avant de le laisser partir avec les autres chevaux au centre de notre armée.
Je regardai les chevaux disparaître derrière les silhouettes des quelques mille hommes avant de me retourner pour voir Aragorn en tête de notre armée, son épée en l'air.
« Jamais je n'aurais songé mourir au combat aux côtés d'un elfe. » La voix brusque de Gimli attira mon attention sur le nain qui était debout près de l'elfe que j'aimais.
« Et que pensez-vous de mourir aux côtés d'un ami ? » demanda Legolas, le sourire dans sa voix.
« Ah… oui. » répondit Gimli, inclinant la tête. « Ça, je peux le faire. »
Mes yeux s'arrêtèrent sur la silhouette de Legolas alors qu'il était debout, imperturbable, l'arc sorti et présent dans sa main gauche. Répondant à une simple impulsion, je pris sa main droite et je le tirai vers moi, l'embrassant doucement et passant mes bras autour de son cou. Il y répondit après un moment, approfondissant le baiser et me tenant fermement contre lui.
« Tu es nerveuse, n'est-ce pas, melethnin ? » me questionna-t-il, me regardant fixement de ses yeux bleu foncé.
« Moi ? Nerveuse ? » lui demandai-je légèrement, avant de secouer la tête. « Non… C'était juste pour te souhaiter bonne chance. »
Il sourit doucement puis m'embrassa lentement une nouvelle fois, avant de se défaire de mon étreinte. Mes mains passèrent de ses bras à mon arc qui était dans mon dos et je le sortis, encochant une flèche comme par automatisme. Je crantai ma flèche et je visai un Orc devant moi. Je regardai alors Aragorn qui était debout avec Anduril dans les mains, prêt au combat. Il se déplaça lentement devant l'armée, regardant fixement les Orcs devant nous. Il nous jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, un triste sourire sur son visage.
« Pour Frodon ! » dit-il doucement, juste assez fort pour que nous l'entendions.
Je jetai un coup d'œil rapidement à Saffy qui était à ma droite et je rencontrai ses yeux, lui souriant légèrement alors que j'inclinais la tête avant de m'exclamer. « Pour les poneys ! »
Et après avoir poussé mon cri de guerre, je commençai à courir juste derrière Merry et Pippin. Le reste de l'armée courut vers la mort et la destruction en attaquant les Orcs, derrière moi. La flèche encochée sur mon arc vola, trouvant sa cible dans le cou d'un Orc, l'abattant immédiatement.
Ma main remonta et j'encochai une autre flèche en répétant le même mouvement, tuant plusieurs Orcs avant que nos forces n'entrent en contact avec les leurs. Quand j'eus presque atteint l'armée ennemie, je rangeai mon arc avant de sortir mes deux épées. Le métal était confortable dans mes mains, comme si c'était un vieil ami. Je souris d'un air satisfait à cette pensée, avant de plonger une épée dans la poitrine de l'Orc le plus proche.
Tout autour de moi, les sons de mort résonnaient. Mes lames dansaient dans la chair de nombreux Orcs alors qu'ils tombaient un à un devant moi. L'odeur de fer remplit l'air et mes poumons tandis que j'aspirais la mort sur le domaine. Je poussai mon épée dans le ventre d'un autre Orc, l'entendant gémir et s'étouffer dans son propre sang alors que je retirais violemment mon épée et qu'il tombait à terre. Je me retournai dans un tourbillon, laissant une traînée de cadavres ensanglantés autour de moi.
Un cri de Nazgûl résonna dans l'air avec celui d'hommes criant alors qu'ils étaient soulevés dans les airs à l'est, relâchés ensuite à quelques centaines de mètres du sol par des oiseaux. Je jetai un coup d'œil vers le ciel, observant l'air avec peur, avant que les montures des Nazgûl ne s'engagent dans une bataille aérienne avec ce qui devait être les aigles.
Je continuais à tuer des Orcs, sentant leur sang jaillir sur moi alors que je passais d'un Orc à l'autre. Mes yeux scannèrent rapidement la zone autour de moi et je vis une quantité encore impressionnante d'Orcs débouler des portes noires du Mordor et les cadavres dispersés sur le sol ne nous donneraient pas l'avantage. Des silhouettes massives se déplaçaient partout sur le champ de bataille, envoyant quelques soldats au tapis et quelques Orcs aussi. Les grosses balourdes vues à la bataille du domaine de Pelennor étaient là, elles-aussi, et laissèrent échapper des hurlements horribles alors qu'elles balançaient leurs défenses dans les deux sens.
A environ cent mètres de moi, je vis un immense troll s'avancer vers Aragorn. Il fit une pause alors que le troll poussait un autre cri et qu'il faisait une pause, lui-aussi. Je commençai à me déplacer dans cette direction, laissant mon épée transpercer un Orc tandis que l'autre coupait une autre tête.
Mes muscles brûlaient à cause de la bataille et je sentais que mes blessures n'étaient pas loin de se rouvrir. Mais je continuais à me battre, à tuer et à trancher les têtes des Orcs que je rencontrais sur ma route, laissant derrière moi un chemin de cadavres. Je vis alors le troll faire tomber Aragorn et le bloquer sur le dos.
Après avoir tué un autre Orc et m'être débarrassée de son corps, je courus jusqu'à l'endroit où se trouvaient le troll et Aragorn. Le troll se moquait de lui, son pied appuyé sur sa poitrine alors qu'il luttait pour respirer et se libérer. Il sortit un couteau et l'enfonça dans son pied massif. Courant jusque derrière le troll, je lançai mes épées jusque dans ses genoux, lui coupant les tendons. Il cria alors que les apparitions s'enfuyaient du champ de bataille et essayaient désespérément d'atteindre la montagne de feu. Avec un coup de pied dur au niveau du mollet, il trébucha et libéra Aragorn.
Mes épées dansèrent à travers le muscle effilé à l'arrière de sa cheville et il s'effondra comme Achille, en un autre cri d'agonie. Je fis un clin d'œil à Aragorn alors qu'il luttait pour se remettre debout, saisissant Anduril tandis qu'il se relevait et envoyait son épée dans le torse d'un Orc près de nous. Je me détournai de lui pour continuer à me battre, mais avant que je ne puisse tuer un autre Orc, la terre trembla alors que l'œil de Sauron poussait un hurlement déchirant. Mes mains volèrent jusqu'à mes oreilles tandis que je tressaillais à ce son. Un tremblement parcourut la terre alors que l'armée faite d'Orcs poussait des cris terrifiés et abandonnait le combat dans la recherche d'une terre plus sûre.
À l'horizon, la tour sombre commença à s'effondrer, alors que l'œil regardait frénétiquement dans toutes les directions. Un son énorme ressemblant à des coups de tonnerre emplit la terre tandis que la montagne du destin s'effondrait, détruite par la lave, comme celle-ci s'écoulait des côtés de la montagne, créant une toile mortelle.
Des exclamations de joie provenant des semi-hommes se firent entendre : « Frodon ! » alors que la tour de Barad-dur s'effondrait au sol et que nous vîmes l'œil de Sauron éclater en une onde de choc. Le métal s'effondra des portes noires et des sourires brillants couvraient les visages de toute notre armée.
Je jetai un coup d'œil à Aragorn, dont le visage n'était pas joyeux mais empli d'une terreur sans nom. Pippin cria, angoissé quant au destin de Sam et Frodon, des larmes épaisses s'écoulant sur ses joues.
« Gandalf ! » m'exclamai-je alors que je rangeais mes épées et je courrai vers le magicien. « Les aigles. Vous devez appeler les aigles pour aller sauver Frodon et Sam. »
Le magicien me regarda, des sillons de larmes visibles sur ses joues, recouvertes de sueur et de poussière à cause de la bataille. Du chagrin était visible dans ses yeux.
« Ils sont toujours vivants, Gandalf. Près de la mort, mais pas assez pour être touchés par la lave. Ils ont besoin de notre aide. » lui dis-je désespérément, me rappelant la scène dans le film où Frodon et Sam se trouvent sur la roche, entourés par une mer de lave.
« Très bien. » dit Gandalf, la voix légèrement voilée. « Nous les chercherons. Bien que je craigne le pire. »
Avec un sifflement doux de Gandalf, un des aigles piqua élégamment vers le sol et atterrit doucement à côté de Gandalf. Le magicien regarda notre groupe avant de monter sur l'aigle, s'élevant alors qu'il lui parlait doucement.
Legolas s'approcha alors, mettant ses bras autour de mon corps tandis qu'il enfouissait son visage dans mon cou.
« Ne t'inquiète pas, melethnin. » le consolai-je, mettant ma main sur sa tête. « Bientôt, nous serons tous de retour à Minas Tirith et la seule chose dont nous devrons nous inquiéter, ce sera d'empêcher les hobbits de manger toute la nourriture prévue pour le nouveau roi et de rentrer chez nous. »
« Tu sembles être certaine que Sam et Frodon sont saufs. » Legolas releva la tête et m'attira plus près de lui.
« Bien sûr que je le suis. Bien qu'il y ait encore quelque chose qui me chagrine. » dis-je, ce qui me valut des regards perplexes des personnes m'entourant. « Nous savons tous que cette quête était incroyablement dangereuse et que cela a pris des mois pour que Frodon n'arrive jusqu'à la montagne du Destin. Ma question est la suivante : Pourquoi n'avons-nous pas juste laissé Frodon monter sur un de ces aigles, qui l'aurait emmené jusqu'à la montagne pour qu'il puisse y jeter l'anneau ? »
