Bonsoir mes amours ! :D

Oui, oui, tout va bien, vous ne vous trompez pas : j'ai bien changé mon nom de plume. Pour plus d'explications, je vous renvoie à ma description de profil. Dorénavant, en tout cas, je m'appellerais Cailean Charmeleon, et non plus ewimonde93.

Nous arrivons un moment charnier de l'histoire. Cette suspicion de grossesse a fait la une dans vos reviews, si je puis dire ainsi. Entre étonnements, déclarations de "moi, je me doutais", excitation et commentaires de "déjà-vu", ce qui est sûr, c'est que cela ne vous a pas laissé-e-s indifférent-e-s. Tant mieux, j'ai envie de dire. Là où je ne peux pas me prononcer, c'est que je lis très peu, en fin de compte, et que je ne sais pas ce qui a déjà été fait ou pas.
Ce que j'espère, en tout cas, c'est que mon approche sera inédite. Vous le savez, je pense, avec moi on sera loin de "ils se marièrent, eurent beaucoup d'enfants et vécurent très heureux". Je ne mange pas de ce pain-là. Peut-être que ça fera des déçu-e-s, peut-être pas. Mais si j'aspire au bonheur de mes personnages, je n'aspire pas à respecter les conventions et les normes (si étonnant, n'est-ce pas ? ahah).

Dans tous les cas, on se retrouve plus bas... j'ai quelque chose à vous expliquer. :p

Réponse aux reviews anonymes :

Guest : héhé la voilà ! :D

Eva : Coucou ! Moi aussi, j'aime bien Sébastien. :p Et je me demande qui Hermione écoute ahah Si tu aimes Drago en papa poule, tu vas être servie pour la suite. (a) Comme toujours, j'adore tes analyses ! Et je suis vraiment content-e que tu voies autant le point de vue d'Hermione que celui de Lucie. Tu es géniale, tout simplement ! Comme tu le vois, Hermione et Drago ont tous-tes les deux besoins d'un ami pour se rendre compte de ce qu'iels ressentent ahah J'adore tes conversations avec Blaise. J'ai hâte de savoir ce que tu vas penser de... Ah ben non, je peux pas dire ça ! mouhahah Concernant le rôle d'un bébé, je suis entièrement d'accord avec toi. Ce que je peux te promettre, c'est que ce n'est pas une façon de me débarrasser de la fin de l'histoire en mode "tout va bien dans le meilleur des mondes maintenant !". J'espère que ce que j'ai écrit de paraîtra tout aussi bien et réaliste que ce que j'ai pu faire jusqu'à présent. Merci à toi pour tes merveilleuses reviews !

Cecile : Coucou ! Héhé, j'adore quand tu adores. C'est chouette que ça se voit qu'Hermione et Sébastien, c'est de l'histoire ancienne. C'est vrai qu'Élia se dévoile très facilement à son père. Elle a trop peur de le décevoir. :p Toutes les réponses à tes questions se trouvent dans ce chapitre. Tu as raison en tout cas, ça va faire resurgir le passé... (a) Alors je n'ai qu'une chose à dire : bonne découverte ! :D Bisous

Merci à NathanaelleS.


I remember that old, quiet day

Je me souviens de ce jour ancien, calme

I remember the innocence with it

Je me souviens de l'innocence qui y était liée

I remember the death, it was beautiful

Je me souviens de la mort, c'était si beau

I remember the nothingness of me

Je me souviens du vide en moi

.

I remember back, in the beginning

Je me souviens comment tout a commencé

I remember the years all too well

Je me souviens des années où tout allait si bien

I remember dreams of a better world

Je me souviens que l'on rêvait à un monde meilleur

And I remember what they did to me

Et je me souviens de ce que les rêves ont fait de moi

.

Release me from these memories

Libère-moi de ces souvenirs

And show me a way to be free

Et montre-moi comment être libre

Release me from these chains

Libère-moi de ces chaînes

And show me a way for me to start again and start this all over.

Et montre-moi comment recommencer et comment passer au-dessus.

.

Remember, In This Moment.


Chapitre 36 : Remember (Je me souviens)

Hermione était encore secouée par les dernières paroles d'Élia. La peur grimpait en elle, avec une sensation d'urgence. C'était une catastrophe. Et Drago, en face d'elle, qui ne disait rien, ne montrait rien. Elle ne savait même pas s'il était aussi heurté qu'elle, mais elle avait terriblement besoin d'être rassurée.

« Mais comment est-ce possible ? » se plaignit-elle. « Pourquoi est-ce qu'on fait continuellement les mêmes erreurs ? »

Elle vit Drago tiquer, seule trace de la désapprobation qu'il n'exprimait pas. Il s'agissait pourtant de la vérité : il était la seule et unique personne, de toute sa vie, avec laquelle elle avait complètement occulté l'idée d'une contraception. Voilà, ce qui arrivait, une fois de plus. Elle était enceinte de lui. Et lui ne montrait toujours aucune intention de parler.

Les larmes lui montèrent aux yeux, débordant littéralement de sa panique. Fichue grossesse ! Fichues hormones !

« Qu'est-ce qu'on fait faire ? » fit-elle dans un sursaut, manifestement sanglotante. « On ne… on n'peut pas… »

Elle pensait à sa carrière, à Élia, à sa relation avec Drago qui n'en était qu'à ses débuts. Mais Drago vit rouge.

Son visage se durcit comme elle ne l'avait jamais vu faire auparavant. Si, jusque-là, il s'était abstenu de toute expression, il était à présent comme la pierre : dur et froid. Tout comme ses yeux, plus gris que jamais.

« Élia, princesse, tu nous laisses deux minutes, s'il te plaît ? » l'enjoignit-il, sans quitter Hermione du regard.

Elle ne demanda pas son reste. Laissant son assiette de pancakes en plan, elle quitta la table et disparut dans sa chambre. Drago patienta jusqu'à ce que la porte se referme derrière elle.

Une ambiance lourde était tombée dans la pièce. Il était terrifiant. Et Hermione était apeurée. Retournée. Elle se sentait sur le point de craquer. Elle n'allait pas apprécier la suite, elle le savait.

« Qu'est-ce que tu entends exactement par « on ne peut pas ? » ? » cracha-t-il d'une voix glaciale. « Tu n'envisages quand même pas de t'en débarrasser ? »

Hermione déglutit, tentant tant bien que mal de ravaler ses sanglots. Ce n'était pas ce qu'elle avait voulu dire, elle n'avait pas pensé en termes de bébé, mais elle se trouvait dans l'impossibilité de s'exprimer. Elle préféra baisser la tête, incapable d'affronter son regard et son visage durci par la rage. Dans un instinct de protection, elle encercla son ventre de ses bras.

« Tu te fiches de moi, Hermione ? Dis-moi que tu te fiches de moi. Comment peux-tu y penser une seule seconde ? Tu aurais avorté il y a quinze ans, j'aurais pu comprendre. Tu étais seule, à peine au début de ta scolarité. Tu n'étais même pas au pays et tu pensais à juste titre que j'étais un parfait connard », continua-t-il avec davantage de haine.

Hermine avait hoqueté au mot « avorté ». Le mot était brutal, sa signification violente dans son esprit. Ce n'était pas ce qu'elle avait voulu dire, ce n'était pas ce qu'elle avait voulu à l'époque et ce n'était pas ce qu'elle voulait aujourd'hui…

Mais la pièce était toujours chargée d'une magie maléfique, Drago ayant visiblement du mal à contenir ses pouvoirs. Hermione elle-même avait du mal à se contenir. Une part d'elle criait que c'était aussi son corps et qu'elle avait aussi son mot à dire. Et une autre part lui soufflait que ce n'était pas vraiment le bon moment pour le glisser dans la conversation.

« Bon sang ! On n'en est plus là du tout. Nous sommes tous les deux des adultes, avec des emplois bien rémunérés. On sait déjà ce que c'est d'être parents. Et cette fois, nous sommes ensemble, Hermione. Tu n'es pas toute seule dans cette situation », abattit-il. « À moins que tu te fiches de moi. Auquel cas, tu peux de suite retourner en France. Sébastien s'est occupé une fois de notre enfant, il sera capable de le faire avec le suivant, pas vrai ? »

Cette fois, Hermione ne retint pas ses larmes. Elles s'écoulèrent le long de ses joues, pendant qu'elle respirait de manière chaotique. Trop de pression, trop d'émotions qu'elle avait besoin d'évacuer. Tout se mélangeait dans sa tête. Une possible grossesse. Sébastien. Sa culpabilité. Les mises en garde par rapport au fait que Drago ne risquait pas d'apprécier son départ…

« Ce n'est… pas… ce que… je voulais… dire… », parvint-elle à énoncer. « J'ai juste… peur… Et je ne sais pas… pourquoi… je réagis comme ça… Mais… je te promets que… »

Prononcer ces mots à voix haute venait de lui faire prendre conscience d'une chose : son corps avait mémorisé sa peur d'antan, sa peur de jeune adulte en découvrant sa première grossesse. Et elle ressurgissait, la frappant de plein fouet.

« Tu me promets que quoi ? Que toi tu n'aurais pas fait la même connerie ? Je ne suis pas ton putain de jouet, Hermione. Je veux bien tout ce que tu veux, mais j'ai mes limites. Alors, tu me promets quoi ? » siffla-t-il, menaçant.

Hermione inspira, les sanglots rendant sa respiration saccadée. Ses yeux cherchèrent Drago à travers ses larmes. Il était flou, elle était encore moins capable que d'habitude de dire ce qu'il exprimait.

« Je me fiche pas de toi… J'ai juste peur que tu me laisses, même si ce n'est pas juste pour toi. C'est moi qui suis partie à chaque fois. Je… Sébastien, c'est juste un ami pour moi. Mais… », expliqua-t-elle, réfléchissant à toute allure, avant de décider. « C'est fini, je ne ferai plus ce que j'ai fait. Je… je veux être avec toi. »

Le cœur battant, elle attendit. Puis Drago soupira longuement et la tension retomba soudainement. Il la dévisagea, avant de se lever et de contourner la table pour la prendre contre lui. Respirant son odeur, la tête enfuie contre son T-shirt, Hermione se calma peu à peu.

« O.K. OK. Je suis là. On va d'abord prendre rendez-vous pour une analyse sanguine, voir si tu es effectivement enceinte. On avisera ensuite. »

Sa voix était plus apaisante. Ça ne retirait pas ses peurs à Hermione, mais, au moins, il ne partait pas en courant. Pourtant, il aurait eu de quoi, elle s'en rendait compte.

Et elle continuait à inspirer et expirer longuement pour contenir sa panique.

OoOoO

Hermione avait eu son rendez-vous à Sainte-Mangouste pour tester son taux de Bêta-HCG, les hormones de grossesse. L'avantage avec la magie, c'était que la réponse était quasiment immédiate, en plus d'être fiable à cent pour cent. Il suffisait d'attendre quelques minutes, et c'était ce que Drago et elle étaient en train de faire.

La potion révélatrice était juste à quelques centimètres d'eux, attendant de réagir aux quelques gouttes de sang qu'elle y avait versé.

« Vous pensez que le résultat sera positif ? » leur demanda le Soigneur interne, alors qu'Hermione avait l'impression que ces nerfs allaient lâcher.

Pour peu, elle aurait sorti les crocs, en lui hurlant de se dépêcher. Drago posa une main rassurante entre ces omoplates, comme s'il se rendait compte de ce qu'elle ressentait. Elle tenta de respirer normalement.

« Oui. Même si ce n'était pas le but recherché… », répondit-elle dans un souffle, respirant avec difficulté.

« Une contraception défaillante ? Oubliée ? » chercha à comprendre le Soigneur.

Hermione soupira.

« Oubliée. »

Il acquiesça.

« Je vois. Nous en reparlons si le test s'avère négatif. Dans le cas contraire, nous envisagerons vos différentes options. Vous avez déjà réfléchi ? »

Hermione sentit la main de Drago se crisper. Il paraissait subitement plus tendu.

Ils avaient pu rediscuter calmement après leur dispute. Il était d'accord sur le fait que l'ultime décision lui reviendrait. Il s'agissait de son corps, elle était dans son droit de refuser de mettre de nombreux aspects de sa vie entre parenthèses, que ce soit pendant la grossesse ou après. Mais elle avait également entendu ses griefs. Cette fois, il voulait vivre cette grossesse avec elle. Et elle le comprenait, sans compter qu'une part d'elle continuait à culpabiliser de lui avoir caché la première.

« Notre décision est déjà prise », expliqua Hermione. « Si…bébé il y a, on le garde. »

Elle ressentit le soulagement de Drago. Le Soigneur leur sourit, avant de se tourner vers l'éprouvette. Drago en profita pour l'embrasser furtivement sur le front, mais de manière suffisamment appuyée pour qu'elle se sente soutenue.

Ils avaient également parlé de ça. De son besoin d'être soutenue et rassurée. Elle lui avait dit que sa réaction disproportionnée était due à des souvenirs qui avaient refait surface. L'angoisse d'une jeune femme de dix-neuf ans, qui prenait brutalement conscience qu'elle portait peut-être la vie en elle. Une angoisse qui était restée tapie au fond d'elle, parce que jamais questionnée.

« Les résultats sont là, et on ne peut plus probants. Félicitations, vous êtes enceinte. »

OoOoO

Drago avait ri nerveusement à l'annonce du verdict. Pas parce qu'il allait être père pour la troisième fois, ni parce qu'il allait une fois de plus l'être d'une négligence avec Hermione. Non, il avait ri parce que, même lorsqu'il avait décidé de fonder une famille avec Astoria, ils n'y étaient pas arrivés du premier coup. Et avec Hermione, il avait encore suffi d'une seule fois.

Parce que, oui, Hermione en était à huit semaines d'aménorrhée, ce qui signifiait qu'à la première ovulation, elle avait déjà été fécondée.

Compte tenu de la situation, ce n'était pas un seul tiroir que Drago avait investi. Il avait tout simplement emménagé chez Hermione. On pouvait donc, à présent, parler de leur « chez eux ».

Lui qui s'était demandé quelle serait la suite de leur relation, il semblait qu'un embryon l'aidait à y voir clair : il devait être aux côtés d'Hermione. Il n'y avait aucun doute là-dessus, d'autant plus qu'elle avait visiblement du mal à faire face à ses peurs. Pour lui, c'était l'inverse, il se sentait heureux, il construisait un noyau familial et, cette fois, ce n'était pas par conventions. Il en avait envie, même si c'était imprévu.

L'heure était d'ailleurs venue d'informer Scorpius qu'il allait avoir un petit frère ou une petite sœur. Élia était bien évidemment ravie. Astoria n'était pas encore au courant, mais elle n'avait pas été enchantée d'amener son fils chez Hermione. Néanmoins, elle n'avait fait aucune remarque.

« Scorpius, papa doit te dire quelque chose », commença-t-il, alors qu'il jouait avec ses figurines d'animaux fantastiques sur le tapis du salon.

Il leva ses grands yeux anthracite vers lui.

« Je sais que tu habites avec Hermione », lâcha-t-il. « Ça va, j'ai compris. Et je suis d'accord. »

Drago lui sourit. C'était déjà ça.

« En fait, il y a une raison qui explique ma présence ici », expliqua-t-il avec douceur, sous le regard curieux de son fils. « Hermione va avoir un bébé. »

Scorpius fronça les sourcils, comme s'il essayait de comprendre comment cela avait pu arriver. Puis, il regarda Hermione, descendit les yeux sur son ventre.

« Pourquoi on ne voit pas encore ? » demanda-t-il, sceptique.

Ce fut Hermione qui s'exprima, cette fois.

« Parce que le bébé est encore tout petit, c'est comme une grosse crevette pour l'instant. Mais mon ventre a un peu grossi. Tu veux voir de plus près ? » lui proposa-t-elle, gentiment.

Scorpius acquiesça, et il grimpa sur le divan, entre Drago et Hermione, qui souleva son T-shirt. Il était vrai qu'elle avait déjà une bosse, mais, si on n'était pas au courant, on aurait pu croire qu'elle avait festoyé.

« Je peux toucher ? » fit l'enfant, obnubilé par l'idée qu'un fœtus se trouvait à l'intérieur d'Hermione.

« Oui, bien sûr. Tu peux mettre ta main juste là », lui dit-elle en le guidant. « Il est sur le côté pour le moment. »

« Tu le sens ? », questionna-t-il, émerveillé.

Hermione acquiesça.

« Un petit peu. Mais pour l'instant, on dirait surtout des chatouilles. »

« Trop cool », dit-il en s'asseyant correctement. « Est-ce que ça veut dire que tu es amoureuse de mon papa ? »

Elle leva la tête vers Drago, leurs regards se croisèrent.

« Oui, je suis amoureuse de ton papa », répondit-elle, les yeux pétillants.

Drago sentit un sourire en coin se dessiner sur son propre visage, incapable de se retenir complètement. Elle était belle. Il était heureux que tout se passe bien avec Scorpius. Et, lui aussi, il l'aimait. Il s'en rendait compte à la façon, instinctive, qu'il avait de la couver des yeux. De rechercher sa présence. De la considérer comme sa propre famille et de vouloir la protéger de ses maux.

« Tu as eu des amoureux avant lui ? Comment ils s'appellent ? » voulut-il savoir.

« Oui, bien sûr. Ils s'appellent Viktor Krum, Ronald Weasley et Sébastien Capet. »

Drago rit face à la grimace de Scorpius. « Oui, moi non plus, je ne les aime pas beaucoup », pensa-t-il.

« Y'en a avec des noms bizarres, quand même. Tu vas rester toute ta vie avec mon papa ? »

Les lèvres d'Hermione se pressèrent l'une contre l'autre, et Drago eut autant envie d'y goûter que d'attendre sa réponse.

« Mmmh ! Peut-être, qui sait. Il faut essayer pour le savoir. »

Scorpius hocha la tête, visiblement satisfait de la discussion. Il glissa du canapé, retournant avec son hippogriffe et son oiseau-tonnerre en céramique.

Le reste de la journée se passa tout aussi sereinement. Drago coucha Scorpius dans la chambre d'amis, ce qui était une alternative acceptable le temps de la grossesse. Mais ça ne le serait plus après la naissance, car il manquerait une chambre. Et c'était de ça qu'il voulait discuter avec Hermione lorsqu'il revint dans la chambre conjugale. Elle l'attendait visiblement, déjà installée sous les couvertures.

Il se déshabilla, avant de l'y rejoindre.

« Il faudrait songer à chercher une maison. Entre Élia, Scorpius en garde alternée, et le petit à venir, on n'a pas assez d'espace ici », annonça-t-il sans tourner autour du chaudron.

« Mmmh ! Oui, tu as raison », dit-elle, perdue dans ses pensées. « Une maison avec un jardin, ce serait chouette pour les enfants. »

« D'autres désidératas, Madame ? » s'amusa-t-il.

Elle sourit, secouant la tête d'un air faussement désespéré.

« Une cuisine fonctionnelle, je pense qu'on saurait tous les deux quoi en faire », ajouta-t-elle sérieusement.

« Si c'est tout ce que tu as comme envie, ça ne devrait pas être trop compliqué », commenta-t-il.

« Non, ce n'est pas tout ce dont j'ai envie », expliqua-t-elle. « Mais je te fais confiance pour trouver la maison idéale. Puis on décidera ensemble. »

Il confirma d'un mouvement de tête. Elle avait raison, il leur trouverait ce qu'il y avait de mieux.

« Excellente idée », dit-il d'une voix doucereuse, s'approchant lentement d'elle, pour lui faire comprendre ses intentions.

Ils commencèrent à s'embrasser, sa main glissant sous sa blouse de nuit, jusqu'à sa poitrine…

« Aïe ! » s'exclama soudainement Hermione, se dégageant de son étreinte. « Mes seins. Ils sont douloureux, Drago… Tu sais bien. »

Il l'observa avec incompréhension, puis la Noise tomba. Il gémit. Sa poitrine était tendue par la grossesse.

« Qu'est-ce que je vais faire sans eux, moi ? » se plaignit-il, plaisantant à moitié.

Hermione s'esclaffa tout en le traitant d'idiot.

Par Salazar, cette vie avait tout d'une dimension parallèle. Et c'était très bien ainsi.

OoOoO

Élia était retournée à Poudlard depuis deux semaines, terminant sa troisième année. Ses parents, quant à eux, discutaient de leurs projets. Drago épluchait les annonces immobilières, pendant qu'Hermione feuilletait un catalogue de prénoms.

Quelques jours auparavant, ils s'étaient rendus chez le médicomage, qui leur avait annoncé qu'ils attendaient un petit garçon. Ils avaient voulu savoir, pour choisir un prénom en conséquence, ce qui n'était pas une mince affaire. Ça n'était, d'ailleurs, pas plus évident pour la maison.

« Maison de campagne, ville de Chatham. C'est en bordure de Tamise, avec plage », lui présenta Drago.

« Non, pas de plage… », répliqua Hermione sans lever le nez de son ouvrage. Elle ne voulait pas de lien quelconque avec sa vie en France. « Puis c'est loin de Londres. Je ne veux pas que mes parents aient une trop longue route jusque chez nous. »

Quelques secondes plus tard, c'était elle qui faisait une proposition.

« Caelius, du latin « ciel ». Qu'est-ce que tu en penses ? »

Drago grimaça.

« Ça me fait penser à mon père. Pitié », dit-il en prenant un air faussement supérieur qui fit rire Hermione.

« Un dérivé alors. Caelum. »

Le son qu'il fit en réponse lui indiqua qu'il n'était pas convaincu. Dommage, elle aimait encore bien. Mais c'était déjà prometteur, si l'on considérait les trente-six autres propositions écartées.

« Croydon, à dix-sept kilomètres de Londres. Résidence mitoyenne… erf, chez les Moldus. »

Hermione s'esclaffa à son changement de ton, visiblement déçu.

« Je pense qu'on peut oublier celle-là. Mais j'aime bien l'idée de la périphérie », releva-t-elle. « C'est une petite ville, pas trop loin du centre. »

« O.K., je note. »

Ils se replongèrent tous les deux dans leur lecture. Hermione vit défiler les prénoms Arthur, Andrew, Patrick, Rhys, Blake… Mais aucun ne la convainquit.

« Mmmh ! Hermione ? Je pense que tu devrais regarder celle-ci », lui dit Drago en lui tendant une photographie.

La demeure était blanche, avec des volets et une toiture rouge, et même un perron. L'ensemble était à la fois ancien et élégant. Mais ce qui attira le plus l'attention d'Hermione, ce fut la forme arrondie qu'elle percevait des pièces, donnant l'impression de studios de danse à l'intérieur même de l'habitat.

« Elle se trouve à cinq minutes à pied des commerces. Dans un quartier sorcier chic, mais familial. Il y a cinq pièces principales, quatre chambres, deux salles de bain. Largement dans notre budget », exposa-t-il, fier de son petit effet.

« Et elle se trouve où, cette merveille ? » demanda Hermione.

« À East Dulwich. Moins de dix kilomètres d'ici. »

Hermione le dévisagea. Avec espoir et enthousiasme.

« Je veux la voir. »

Un immense sourire se forma sur le visage de Drago. Le paon était de retour. Mais avec une douceur insoupçonnée. Hermione adorait le voir afficher tout cela. C'était tellement naturel. Ça restait discret, mais le contraste lui permettait d'apprécier à leur juste valeur ces brèves expressions.

Un coup frappé à la porte les sortit de leurs rêveries. Drago se leva pour aller ouvrir. Il revint moins de trente secondes plus tard.

« Regarde qui est là », la prévint-il en retournant s'asseoir dans le divan.

Hermione se contorsionna pour regarder derrière elle sans se relever.

« Harry ! » s'exclama-t-elle avec un grand sourire. « Viens près de moi. »

Elle se réajusta, laissant de la place à côté d'elle. Intrigué, Harry s'exécuta.

« Alors comme ça, Drago a emménagé avec toi », s'étonna-t-il.

« Oui », répondit-elle rêveusement, perdue dans sa lecture. Matthieu, Marc, Maurice. Rien de tout cela n'attirait son attention. « Mais on cherche une maison plus grande. »

« Oh. Oh », répéta Harry, qui ne s'attendait pas à cette information. « Et toi, qu'est-ce que tu lis ? »

Hermione lui montra la couverture, sans quitter les pages des yeux. Édouard, Élouan, Éric…

Il y eut un silence, tellement long, qu'Hermione finit par refermer son livre pour scruter l'expression faciale d'Harry. Ses yeux étaient rivés sur son ventre, qui annonçait déjà bien la couleur. Il paraissait pétrifié, comme si l'information faisait blocage dans les rouages de son cerveau.

« Je suis enceinte de deux mois et demi. Enfin, c'est ce qui paraît le plus probable. Je suis à onze semaines d'aménorrhée », expliqua-t-elle.

« Par les quatre fondateurs… », réagit finalement Harry, retrouvant sa motilité. « C'est pour cela que je ne te voyais plus au Ministère… Tu comptais me l'annoncer quand cette fois ? »

Il y avait une pointe de déception dans sa voix, et Hermione s'en voulut de l'avoir tenu dans le secret.

« Oui, je fais principalement du travail à domicile, pour éviter tout risque. J'ai eu des saignements la semaine dernière, on préfère faire attention », expliqua-t-elle. « Je suis désolée. Je préférais attendre les trois mois. Et la crémaillère pour l'annoncer à tout le monde. Nos parents ne sont pas encore au courant non plus. »

« Je vois », répondit simplement Harry.

« Du coup, tu es le premier au courant », renchérit Hermione. « En dehors d'Élia, évidemment. On lui a demandé de garder le secret pour l'instant. »

Elle le fixa, inquiète. Elle ne voulait pas qu'il lui en veuille. En fin de compte, il acquiesça.

« Tout va bien alors », conclut-il, attendant tout de même sa réponse.

« On ne peut mieux », approuva-t-elle.

Hermione lui sourit. Oui, elle était heureuse. Elle avait encore quelques craintes, comme le fait que Drago l'abandonne et qu'elle doive gérer une nouvelle maternité sans lui. Mais elle savait que c'était irrationnel et infondé. Il lui prouvait chaque jour qu'il était sérieux et engagé.

La meilleure preuve ? Ils iraient le lendemain au Manoir, prendre le thé avec Narcissa. Et le soir même, chez ses propres parents. Et c'était lui qui avait suggéré que ce serait intéressant de le faire assez rapidement, alors qu'elle savait qu'il avait peur de la réaction d'Henry.

« Tu restes pour le dîner, Harry ? » proposa Drago. « Comme ça, je pourrais ouvrir une bouteille de vin. »

Hermione leva les yeux au ciel. Comme si ça l'empêchait de le faire, de toute façon.

« Allez », accepta-t-il, plutôt content de la proposition.

OoOoO

La soirée en compagnie d'Harry avait été détendue. Ils avaient parlé famille, et en particulier, de parentalité et de beaux-parents. Le sérieux de leur relation avait amené Hermione à questionner son rôle auprès de Scorpius, et Harry avait pu lui faire un bref retour par rapport à Pansy, bien que ce soit nettement différent pour elle. Pansy menait à la baguette les adolescents, mais elle détestait les enfants. Alors qu'Hermione se débrouillait autant avec les tous petits qu'avec les plus grands.

Après les inquiétudes d'Hermione, c'était leurs parents respectifs qu'ils allaient devoir affronter, en commençant par la mère de Drago. Hermione était nerveuse, en témoignaient ses mains qu'elle frottait l'une contre l'autre.

Drago frappa à la porte du Manoir, avant de l'embrasser sur la tempe. Le plus difficile serait les premières secondes, ensuite elle se rendrait compte qu'elle n'avait aucune crainte à avoir vis-à-vis de Narcissa.

L'elfe de maison apparut dans l'encadrement, se déplaçant pour leur laisser le passage.

« Votre mère vous attend dans la véranda », leur annonça-t-il.

Drago acquiesça, posant une main dans le dos d'Hermione pour la guider à travers les couloirs. Ils débouchèrent dans ladite véranda, située à l'arrière de la maison. Ils avaient vue sur le Liden Lagoon, étendue mêlant vert et bleu, étincelante sous le soleil de juin.

La suite s'enchaîna rapidement. Narcissa les accueillit d'un doux sourire, leur montrant qu'elle était ravie de leur visite. Elle se leva pour leur indiquer des sièges. Puis son regard tomba sur le ventre d'Hermione, qu'elle tenait d'une main. Sa démarche ne lui avait pas non plus échappé. Elle releva son regard vers Drago. Ses prunelles se remplirent instantanément de larmes.

« Mon fils », souffla-t-elle d'une voix ténue par l'émotion.

Lui-même ému, sans vouloir le signifier, Drago bomba le torse d'une inspiration. En un regard, sa mère lui disait tout ce qu'ils n'avaient pas besoin de se dire avec des mots : elle acceptait pleinement ce nouvel enfant, et elle était heureuse pour lui.

Elle se tourna alors vers Hermione. Elle ne prononça que quatre mots.

« Bienvenue dans la famille. »

Cette fois, elle était pleinement considérée comme une Malefoy aux yeux de Narcissa, nonobstant le fait qu'elle soit également la mère d'Élia, qu'elle acceptait comme telle depuis le premier jour. Jusque-là, ça n'avait pas de valeur. Cette fois, c'était différent. C'était même davantage significatif qu'un mariage.

OoOoO

C'était à présent au tour de Drago d'être préoccupé par la rencontre à venir. Hermione et lui se trouvaient sur le seuil de la maison des Granger, prêts à appuyer sur la sonnette.

« Ton père va me tuer », se lamenta-t-il, d'une voix tendue.

« Mais non », pouffa Hermione. « Puis je suis prête à parier que ma mère a déjà compris qu'on était ensemble et qu'elle a rabâché les oreilles de mon père avec ça depuis qu'on lui a annoncé qu'on venait la voir. »

« Ce n'est pas pour ça qu'elle se doute que tu attends un enfant, et encore moins que ton père va apprécier », grogna-t-il.

« Pas faux », confirma Hermione en sonnant. « Mais ce n'est pas maintenant qu'il va te tuer. Il était plus en colère il y a quinze ans, aujourd'hui nous sommes tous les deux des adultes. »

Il sembla se raidir davantage, mais il était temps d'affronter la réalité. Hermione était de toute façon persuadée que tout irait comme sur des roulettes.

Ce fut son père qui leur ouvrit. D'abord, il ne remarqua rien, serrant la main de Drago. Ensuite, il se pencha pour embrasser sa fille et son regard fut attiré par sa démarche, visiblement gênée. Enfin, la surprise se dessina sur ses traits.

« Alors ça », réussit-il à dire. « Prépare-toi à l'explosion de joie de ta mère. Grand dieu. »

Drago et Hermione le suivirent dans la salle de séjour, où Jean avait disposé des petits fours et préparé quelques spiritueux. Hermione leva les yeux au ciel en constatant qu'elle avait mis les petits plats dans les grands, alors que, pour elle, ça n'était supposé être qu'un repas pour prendre de ses nouvelles.

« Maman, tu exagères ! » s'exclama-t-elle, néanmoins amusée. Si elle se mettait déjà en quatre à ce moment-ci, que ferait-elle en comprenant qu'il y avait réellement quelque chose à fêter ?

Jean se redressa pour la dévisager.

« Nous n'avons qu'une vie, ma chérie ! Mon cancer me l'a bien rappelé. Et maintenant que tout va bien, j'en profite. Je ne… », expliqua-t-elle tout excitée.

Mais elle s'était arrêtée dans son allocution, les yeux rivés sur le ventre d'Hermione, sur lequel elle avait inconsciemment posé sa main, comme cela lui arrivait un peu près cinq cents fois par jour, en affichant une mine rêveuse.

La seconde suivante, Hermione était pratiquement étouffée dans une étreinte, donnée par une mère survoltée.

« Tu es enceinte ! Tu es enceinte ! Je n'y crois pas », s'écria-t-elle près de ses tympans, la faisant grimacer et rire en même temps. « Je vais être grand-mère pour la deuxième fois. »

Par-dessus son épaule, Hermione pouvait voir son père secouer lentement la tête, visiblement aussi désespéré qu'amusé par l'exaltation dont faisait preuve sa femme.

Avant de mourir compressée, Hermione fut finalement libérée. La scène qui suivit la fit rire durant plusieurs minutes. Jean, toujours sur le coup de l'émotion, se dirigea vers Drago, les bras grands ouverts.

« Toi et moi, on passe aux familiarités. Je ne veux pas d'excuse. Dans mes bras », ordonna-t-elle face à un Drago qui n'en menait pas large.

Tendu comme un arc de Centaure, il ne parvint pas à se détendre, et soupira de soulagement lorsqu'il put retrouver son espace vital. Hermione était hilare.

« Bon, ben je crois que je vais chercher un cidre sans alcool », annonça-t-elle en disparaissant dans la cuisine, le visage plus lumineux que jamais.

En définitive, ni Hermione ni Drago n'avait eu besoin d'ouvrir la bouche pour aviser leurs parents et expliquer la situation. Les mots n'étaient pas nécessaires lorsque tout le monde approuvait.

Restait à trouver la maison idéale et à avertir leurs cercles d'amis.

OoOoO

L'été avait fait son grand retour, tout comme Élia, qui avait brillamment réussi ses examens de troisième année. Son bébé, ou plutôt sa grande fille, grandissait trop vite aux yeux d'Hermione.

Drago et elle avaient finalement visité la maison blanche située à East Dulwich. Ils en étaient tombés amoureux et avaient immédiatement fait une demande de prêt à Gringotts. Ils étaient dorénavant propriétaires. Ensemble.

Ils avaient commencé à décorer la chambre du bébé. Ils avaient opté pour des couleurs neutres, après s'être querellés sur la future maison de celui-ci. Drago était persuadé qu'il aurait un digne descendant de Salazar, et Hermione lui avait rétorqué que, leur enfant, aussi intelligent qu'eux, serait aussi capable d'être Poufsouffle pour le faire enrager.

Ce à quoi Drago avait répondu en grognant qu'on ne pouvait pas choisir sa maison, mais avait admis à demi-mots qu'un pacte de paix en beige et blanc serait encore la solution idéale. Quant aux représentations graphiques, Teddy s'était proposé pour peindre, et plusieurs adorables Botrucs se dissimulaient dans un décor boisé et féérique. Hermione adorait, Drago s'était contenté d'un léger sourire, remerciant Teddy. C'était suffisant pour exprimer son appréciation.

Élia avait également investi sa nouvelle chambre. Elle avait jugé que ce serait « bizarre » de s'habituer à un autre lieu de vie, mais elle était rapidement devenue enthousiaste lorsqu'Hermione lui avait proposé d'inviter Élyssa pour la décorer à l'image de l'adolescente qu'elle était.

Elle n'avait pas fait grand-chose, à part demander de nouveaux meubles de rangement pour ses livres, ce que ses parents n'avaient pas pu lui refuser. Il n'y avait, en fait, qu'un seul élément, qui se suffisait à lui-même : un oiseau-tonnerre avait été dessiné au-dessus de son bureau, également une œuvre de Teddy. Quand Hermione lui avait demandé les raisons de son choix, elle avait simplement haussé les épaules, répondant que quelques camarades avaient trouvé que l'animal s'associait bien avec son caractère. Elle n'avait pas insisté.

Scorpius aussi avait eu droit à sa chambre, à l'image de son prénom, dans des tons de vert. Drago et Hermione avaient d'ailleurs fait le tour du propriétaire avec Astoria, mais elle avait refusé de se joindre à eux pour la crémaillère à venir, prétextant qu'elle ne se sentirait pas à sa place parmi leurs amis. Une fois de plus, Hermione n'avait pas insisté.

Le jour de la crémaillère, justement, avait officialisé sa relation avec Drago. Étaient invités : Harry, Ginny, Parkinson, Zabini, ainsi que Rose, Ron, Neville, Hannah et leurs enfants respectifs. Luna, quant à elle, était à l'étranger, mais Hermione lui avait fait parvenir un hibou pour lui annoncer la double nouvelle. Elle était ravie pour eux.

La grande surprise aurait dû être pour les invités, concernant la grossesse d'Hermione. En réalité, il s'était avéré que bon nombre d'entre eux étaient déjà informés de la situation : en effet, Élia n'avait pas pu garder le secret, l'annonçant à ses amis. Le tout s'était répandu comme de la poudre de Cheminette jusqu'aux professeurs. De ce fait, Neville, Rose et Zabini savaient. Neville l'avait dit à sa femme, Rose à son mari. Seules Parkinson et Ginny l'avaient appris en temps voulu.

Comment se faisait-il que leurs amis n'étaient pas venus vers eux ? Ils attendaient, simplement. Ils voulaient savoir combien de temps Hermione attendrait pour leur annoncer, cette fois. Évidemment, ils ne lui avaient pas dit en ces termes, mais elle avait compris en voyant leur mine. Le souvenir de son mensonge restait gravé en eux, en quelque sorte, même s'ils ne lui en tenaient pas ou plus rigueur depuis longtemps. Et elle ne pouvait pas leur en vouloir. Pas raisonnablement, en tout cas.

La suite de la soirée avait tourné autour du bébé. Quel était son sexe ? Comment l'appelleraient-ils ? Qui seraient les parrain et marraine ? Comment Élia prenait-elle la nouvelle ? Ils avaient visité les lieux, s'émerveillant de l'espace et de sa luminosité.

Mais tout cela s'était produit il y avait près de quatre mois. Aujourd'hui était un jour spécial. C'était le 2 novembre 2013, le jour de la naissance d'un petit prince, nommé Cailean. Une nouvelle aventure commençait.


Bon, je crois que, avant toute chose, il faut que je vous parle de ce prénom, Cailean.

Ce prénom, je l'ai choisi il y a environ un an, en vue de ce bébé. Je ne m'en rappelais pas du tout, il s'était perdu dans les méandres de mes (environs) cent cinquante pages de notes. Pour tout vous dire, quand j'ai pensé à d'autres choses le concernant, par la suite je mettais des points d'interrogation à la place de son prénom. Tout ce dont je me rappelle, c'est que j'ai cherché un prénom qui correspondrait au caractère que je m'imagine du personnage.

Parallèlement, je me suis questionné-e sur mon genre et j'ai progressivement envisagé l'idée de me trouver un deuxième prénom. Pour celui-ci, j'avais des critères : je voulais un prénom mixte, terminant en -een, comme mon prénom de naissance. Au moment où j'ai dû rechercher le prénom que j'avais choisi pour ce deuxième enfant, ça a été la révélation. Je ne l'explique pas, je ne comprends pas ce qu'il s'est passé dans ma tête la première fois que j'ai lu ce prénom puisque je ne m'en rappelle pas, mais je sais que la deuxième fois, j'en suis tombé-e amoureuxe. Je l'adorais, donc aucun doute que j'allais le garder pour ma fiction.

Puis l'idée a tourné, tourné, tourné dans ma tête... Je faisais une fixation sur le fait que c'est un prénom masculin et ne terminant pas en -een. Finalement, j'ai été incapable de me le retirer de l'esprit. La signification me parle énormément. Je crois que je me suis découvert-e à travers cette histoire, et ça fait sens que le fruit de toutes ces révélations (d'un côté, l'amour que se portent Drago et Hermione, d'un autre, l'identification de mon genre) porte un nom unique. Je suis à travers TALYPE.

Mais si ce prénom nomme le fruit de ces révélations, il ne marque pas pour autant la fin d'une histoire. Mes personnages ont encore beaucoup à vivre, et j'espère que ce nouveau tournant vous apportera encore du plaisir, des questionnements, des réflexions et des échanges entre nous.

Des paillettes de licorne sur vous, et pensées à NathanaelleS, qui arrive en fin de grossesse et à laquelle j'ai proposé de choisir la date de naissance de Cailean, en clin d'œil.