Moy prima assoluta

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, tranche de vie, noir (on dirait que je peux pas m'en empêcher)

Couple : WinterWidow bien sûr et d'autres à venir.

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Stan Lee, Jack Kirby, Joe Simon, Don Heck puis J.M DeMatteis, Ron Frenz et puis Mark Gruenwald et Kieron Dwyer (ah !). Sans doute d'autres je suppose (hormis la famille de Dolly qui sont à moi, en quelques sortes)


PARTIE 3

Sujet

Chapitre 7 : Lettres

Manhattan, New York14 Décembre 1987

Lorsque la sonnerie de la porte retentit, Natasha eut d'abord un sursaut avant de caresser machinalement Lady. Elle se leva et contourna la table basse pour aller ouvrir, les cernes s'étendant sous ses yeux. Ouvrant, elle priait de toutes ses forces pour que ce soit Bucky.

Il n'était jamais rentré. Peggy n'avait pas de nouvelles de lu et elle, elle ne trouvait rien avec les données qu'elle possédait.

Natasha soupira pourtant en voyant Brock qui se tenait sur le pas de la porte.

- Euh… Yo aussi. Je suis venu chercher votre fiston préféré pour l'emmener à l'école, comme promis.

- Oui, oui…

- Ça va pas ?

Brock rentra dans la maison.

- J'attends Bucky.

- Mission ?

- Il est sorti pour régler un problème avec le KGB. Essayer de faire tomber l'association. Ils n'ont pas fini de rester sur notre dos. Je ne sais pas ce qu'on va faire. Il est peut-être en mission, oui. Dit-elle avec nervosité.

- Sans doute ouais, ma belle.

Natasha lui lança un regard puis partit dans la cuisine.

- Tu prends quelque chose ? Demanda-t-elle.

Elle cassa des œufs dans la poêle tout en mettant du lait dans un poêlon.

- Ouais, du café. M'ci.

Natasha ne lui répondit pas, regardant les aliments qui cuisaient.

- Je vais réveiller Tony.

- Oui.

La porte de la chambre s'ouvrit à ce moment-là. Mais il ne s'agissait pas de Tony et plutôt de Sin qui ne portait qu'un soutien-gorge et une culotte noirs.

- Eyh ! Brocky !

- Sin !

- Va t'habiller tu veux ? Lui lança Natasha.

- Ma faute si y a un mec dans la maison ?

Elle s'arrêta à la porte de la salle de bain.

- Autre que 'Pa et Tony.

Brock lui sourit et Sin lui tira la langue avant de fuir dans la salle où elle se changea. Pendant ce temps, Rumlow rentra dans la chambre de son ami, lequel dormait à la lueur d'une veilleuse batman, de quoi pincer le cœur de fer du petit caïd.

Il s'approcha et s'accroupit devant le lit.

- Eeeeh ?

Tony grogna et se tourna dans ses couvertures.

- Ton-Ton !

- Hmm…

- C'est ton Brock chéri que tu vénères et que tu as fait un autel à son nom !

- Br… ock…

- Ouaip. Debout. On va aller à l'école aujourd'hui !

- C'est vrai…

Il se frotta les cheveux et se tourna dans les couvertures, encore une fois, et sortit de son lit.

- Fais chier…

- Stephie a hâte de te voir revenir.

- Il m'a rendu visite samedi.

- Je te tirerais par la jambe s'il faut. Sourit Brock.

- Je viens, t'inquiète pas. J'ai pas envie d'aller avec ses idiots.

Tony soupira.

- Ta sœur est à la douche. Ou en train de se changer, j'en sais rien, je suis pas allé voir.

Le jeune Stark eut un vague sourire.

- Tu sors ? Je me change, j'arrive.

- Si tu es pas là dans cinq minutes, je viens te chercher.

- Promis, je serai là. Répondit-il.

Le plus jeune secoua la main vers lui lorsqu'il sortit puis se changea en se remettant les cheveux en arrière dès qu'il fut vêtu.

Personne ne savait ce qui lui était arrivé mais il redoutait qu'on lui pose des questions. Qu'est-ce qu'il ferait si on lui en posait ? Bien sûr, il pouvait simplement les envoyer se faire foutre mais il craignait tellement qu'on en vienne à des causes à effets…

Ce qu'Omega Red lui avait fait restait tristement gravé dans sa peau.

Il passa ses doigts sur la boîte de calmant puis ouvrit le tiroir où il avait glissé une bouteille de bière. Elle était chaude depuis longtemps, loin d'être agréable à boire mais une petite gorgée d'alcool était toujours la bienvenue.

Alors il but, faisant glisser le liquide brûlant entre ses lèvres pour se donner du courage.

Beaucoup de courage.

Il la rangea prudemment, fit passer un médicament dans sa gorge qui était encore frémissante de joie après l'alcool et sortit enfin de sa chambre. Il se dirigea vers la cuisine où Natasha jetait des tartines toastées au milieu de la table, sur une assiette, et ramenait un poêlon de lait.

- Tony. Tu vas bien ? Lui demanda-t-elle.

Elle glissa les parties de l'omelette, et un peu de bacon, dans chaque assiette. Sin était déjà installée, les jambes étendues sur l'assisse de son frère comme ça lui arrivait bien souvent.

Tony remarqua toutefois qu'il n'y avait que quatre plats.

- Ça va. C'est une journée d'école normale. Pourquoi ça irait mal ? Où est 'Pa ?

Sin s'étira en s'appuyant contre le dossier de sa chaise. Quoique, installée de travers comme elle était, elle manqua surtout de tomber.

- On sait pas. Mais y va revenir.

- KGB ? Questionna Tony.

Il s'approcha de sa chaise.

- Sin, laisse ton frère s'installer.

- Naaaan. Fit-elle en souriant.

- Sin ! Gronda Natasha.

Cette fois, l'ordre frappa la jeune fille qui soupira et bougea ses jambes pour laisser Tony prendre place.

- Oui, sinon, mon chéri. Il devrait être de retour dans un jour ou deux. Dit Black Widow.

- Ça peut être que le KGB. Avec une bombe comme ta mère pour femme et des enfants adoraaaaables comme vous, il pourrait pas se barrer.

- Merci ! Lança Sin.

- Mouais. Fit Tony.

- « Merci », je suppose… Acheva la Russe en coupant un morceau d'œuf.

- Tout va bien. Personne n'en doute. Vous avez tellement de choses à faire pour l'instant. Pas étonnant. Tes œufs craignent Nat'.

- Un jour tu te prendras un poids dans le visage à force de me parler comme si j'étais ta meilleure amie.

- Alors que vous avez quoi ? Soixante piges ? Tu es super bien conservée et je vais pas ne pas faire une ode à ta beauté !

Natasha se frotta le crâne en retenant un soupir. Ce n'était pas qu'elle ne pouvait pas apprécier des compliments. Plutôt que Brock était de loin la personne la moins civilisée pour lui en faire.

Tony mâchonna un morceau de bacon puis tendit ce qu'il en restait à Lady qui se précipita vers lui pour le dévorer.

La Russe força l'impression que tout allait bien.

Ce n'était pas si compliqué. Elle avait l'habitude de se mentir à elle-même de toute façon.

16 Décembre 1987

L'odeur des pâtes se propageait dans la maison, appelant les deux rousses qui rejoignirent la cuisine où seulement trois assiettes avaient été installées par Sin. Tony apporta un plat de pâtes aux fromages sur la table et se laissa glisser sur sa chaise, n'étant pas d'humeur à faire plus d'effort que cela pour être agréable.

Ça se passait bien à l'école mais c'était devenu gênant parce que sa mère, Maria, se sentait obligé de venir vérifier que tout allait bien. Ou se sentait-elle obligé de montrer qu'elle était une bonne mère après qu'on lui ait reproché l'inverse ?

Le souci étant que c'était trop étouffant…

- Tu as pu appeler Tatie Peggy ? Demanda Tony.

Natasha prit les choses en main pour servir les assiettes, mettant même de l'eau dans leurs verres.

- Oui. Elle n'a pas de nouvelles de ton père.

Le garçon eut un soupir.

- C'est papa ou la danse qui te manque ? Taquina Sin.

- Les deux. Surtout papa. Répondit Tony.

À sa famille proche, il pouvait montrer ses sentiments.

Même s'il en cachait une partie. Comme le fait que ça lui faisait si horriblement mal parce qu'en l'absence de Bucky, il voyait celle d'Howard. Et sa mère devait être douée pour débusquer les sentiments parce qu'elle venait parler avec lui avant qu'il ne se couche. Ça lui faisait beaucoup de bien, il devait le reconnaître. Quant à Sin… Eh bien, sa façon d'être était encore plus bizarre que d'habitude.

- En fait…

Sin fouilla son jeans si court que Tony aurait appelé ça un short. Ce qui était presqu'inquiétant lorsqu'on pensait qu'on était en hiver, qu'il neigeait…

Elle remonta ses mains et finit par les glisser dans son décolleté pour en tirer un papier.

- C'est là que je l'ai mis !

- Pourquoi tu mets ça là ? Grimaça Tony qui portait des pâtes à ses lèvres.

- Maman m'a appris à faire ça. Les mecs rechignent quand même à fouiller là même si ce sont des gros pervers. Ou ils fouillent pas aussi vite qu'ils pourraient le faire alors c'est cool.

- Qu'est-ce que c'est ? Questionna Natasha qui faisait tourner les spaghettis autour de sa fourchette.

La jeune fille tendit le message à sa mère.

- Papa a dit que je devais te le donner s'il n'était pas revenu dans trois jours.

- Pourquoi ? Demanda Black Widow.

Elle se fit violence pour ne pas se précipiter sur le mot, pour ne pas lâcher sa fourchette d'un coup et montrer à quel point elle voulait savoir. Elle posa son couvert, tendit la main et attrapa le papier.

Une enveloppe. Elle l'ouvrit et en sortit une feuille un peu cartonnée.

Tony, la bouche pleine, se pencha vers sa mère pour lire par-dessus son épaule.

« 'Tasha, d'ici quelques secondes, tu vas me détester.

Si Sin t'a donné cette lettre. Soit tout va bien et dans quelques secondes, je tue notre fille soit tout va mal.

Je vais contacter HYDRA, on m'a certifié qu'elle était toujours là et comment l'atteindre.

Le KGB devrait bientôt s'effondrer. Et vous aurez la protection d'HYDRA en plus de de celle du S.H.I.E.L.D.

Je ne veux pas être loin de vous mais je veux vous protéger plus que tout. Je fais peut-être les mauvais choix. Mais je ne peux supporter qu'il arrive encore quelque chose d'horrible à notre famille.

Si me vendre à HYDRA peut vous offrir une vie tranquille, ça le vaudra vraiment.

J'aimerais que vous soyez heureux.

Désolé de devoir te laisser comme ça. J'espère qu'on se retrouvera et je te fais confiance pour me ramener auprès de la femme la plus merveilleuse qui soit.

Je t'aime.

Et j'aime aussi les enfants. »

Natasha remarqua d'ailleurs une autre lettre pour Tony, une pour Sin et même quelques photographies. Son cœur était lourd et elle était sur le point de fondre en larmes. Il ne pouvait pas vraiment lui faire ça ?

Ce n'était pas possible…

C'était le seul homme qu'elle n'ait jamais vraiment aimé.

C'était…

Elle donna leurs lettres aux enfants, se constitua un visage joyeux qui n'était rien et mangea simplement, prête à réconforté Sin ou Tony au moindre signe de tristesse.