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Chapitre 37 – Les aurevoirs

Ce matin quand je m'étais réveillé, le visage de Bella m'avait tout dit. Elle me regardait, ces magnifiques yeux bruns brillant de larmes retenues. Je l'embrassai et nous fîmes l'amour désespérément, incapables d'être assez proches. Il nous restait encore un jour ensemble mais nous quittions notre chalet et retournions vers la réalité, quelque chose qui n'avait plus grand intérêt puisque nous allions être séparés. Avec elle je pouvais tout affronter mais je détestais retourner à ma vie ordinaire sans elle, spécialement depuis qu'elle était dans ma vie. Comment étais-je censé travailler de l'autre côté de la planète?

Il fallait que je sois fort, pour Bella. Pour l'instant nous ne pouvions rien faire pour notre situation. Il fallait qu'elle finisse son année et puis nous aurions l'été. Ensuite nous verrions. J'aurais fait n'importe quoi pour la garder près de moi, tout sauf détruire ses espoirs et ses rêves. Elle passerait en premier, toujours.

Nous fîmes nos bagages en silence, vérifiant et revérifiant chaque pièce où nous avions exactement fait ce que je j'avais promis avant d'arriver ici : les baptiser toutes. Quand nous eûmes fini ça ressemblait toujours à ce que c'était quand nous étions arrivés. Seigneur, j'aimais cet endroit. Je n'aurais jamais voulu le quitter. Et j'aurais voulu que personne ne puisse venir ici ensuite. C'était à nous.

"A quoi penses-tu?" demanda Bella, en souriant légèrement alors qu'elle posait le dernier de ses sacs près de la porte d'entrée.

Je la pris dans mes bras et elle enfouit son visage dans ma poitrine. "Je pensais juste que je ne veux pas que quelqu'un d'autre vienne ici, c'est comme si c'était à nous maintenant."

Elle laissa échapper un rire qui se termina par un sanglot. Merde. Je la serrai plus fort. "Je sais," murmura-t-elle.

Je penchai son visage vers le mien. Ses yeux étaient remplis de tristesse et je détestais ça. "Je vais l'acheter pour nous si tu veux," promis-je imprudemment.

Elle rit et secoua la tête. "Je ne crois pas qu'ils vont te vendre ce chalet, Edward et de toute façon ce n'est pas tellement l'endroit, même s'il est génial, ça me manquera juste d'être seule avec toi comme ça." Les larmes débordèrent et je les essuyai.

"Je sais… l'idée de retourner à la réalité m'est insupportable aussi mais ce n'est que pour quelques semaines et ensuite nous aurons tout l'été." En quelque sorte. Au moins nous pourrions nous voir tous les jours et passer les nuits dans les bras l'un de l'autre.

Bella fit un effort pour sourire. "Oui. J'aimerais déjà y être."

"Moi aussi." Je l'embrassai gentiment et ensuite je lui souris. "Dis-toi que, même si je ne peux pas acheter cet endroit, je nous en trouverais un où nous pourrons repousser le monde juste comme nous venons de le faire ici. Nous irons au moins une fois par an et plus quand nous le pourrons. D'accord?"

Son sourire revint vraiment cette fois et il était à couper le souffle. "J'aime cette idée."

"Réfléchis à où tu voudrais que ce soit. Montagne comme ici? Une plage privée? Au milieu des bois? Où ça te ferait plaisir."

Bella rit. "N'importe où conviendra tant que ce sera avec toi, même une hutte au milieu du désert."

Je ricanai et repoussai ses cheveux de devant son visage. "Ça serait trop chaud pour nous, baby. Je préfère générer notre propre chaleur."

"Tu marques un point." Elle me serra. "Merci."

"Tu n'as pas à me remercier, amour. Je suis égoïste, je veux juste que tu sois avec moi."

"Ça n'est pas du tout égoïste. Et je te remercie pour tout ça, pour la semaine la plus géniale de ma vie et la promesse de choses meilleures à venir. Je ne sais toujours pas pourquoi je suis aussi chanceuse."

Elle m'époustoufla avec ses mots, ce qui n'était pas inhabituel. Cette femme avait une façon de me mettre à genoux juste avec une phrase. "Je me sens aussi très chanceux ces derniers jours."

"Sauf au billard…!" Elle rigola quand je la chatouillai et ce son me fit sourire. Je voulais partir avec des souvenirs joyeux, pas de souvenir triste concernant notre temps passé ensemble qui touchait à sa fin. Après tout ce n'était que temporaire.

"Je ne sais pas, je pense que j'ai eu beaucoup de chance au billard…" Et il faudrait que j'en achète un pour la maison. Bon après qu'Emmett ait déménagé. Je ne leur faisais pas du tout confiance, Rose et lui, ils le casseraient avant que nous ayons pu le faire Bella et moi.

"Nous avons eu beaucoup de chance partout ici," convint-elle. Je ressentis un pincement à nouveau à la pensée que quelqu'un d'autre viennet ici. Je savais qu'il fallait que je surmonte ça mais je ne le voulais pas. C'était à nous. Un bruit à l'extérieur nous fit nous séparer. Ils étaient là. Bella sourit tristement et ouvrit la porte alors qu'Emmett et Rose approchaient. Il ne faisait pas si froid dehors aujourd'hui, le soleil brillait et il faisait 4,5 degrés. Dommage qu'une avalanche ne nous ait pas ensevelis.

"Rosie c'est mon nom sur le formulaire, c'est moi qui dois conduire," dit Emmett à Rose alors qu'elle lui écartait le bras de son épaule.

"Ce n'est pas ton nom. Tu as utilisé Peter Venkman," répondit-elle en roulant des yeux. "Je peux conduire autant que toi." Emmett ricana et fut récompensé par un regard brûlant. "Je peux. Est-ce que tu doutes de mes capacités?"

"Enfer non chérie, j'ai expérimenté tes capacités de première main et je suis tout à fait convaincu." Sa voix était respectueuse.

"Seigneur!" fit Bella et c'est à ce moment là qu'ils remarquèrent notre présence.

"Hey les tourtereaux! Prêts à partir?" hurla mon frère. Il me tapa sur l'épaule pour me saluer avant de soulever Bella. Elle lui rendit son étreinte pendant que Rose me souriait.

"Hé… ton frère est un idiot!"

"Je sais," fis-je en attrapant nos sacs, posant le manteau de Bella sur mon épaule et prenant une valise dans chaque main.

"C'est toi qui est amoureuse de moi alors ça fait quoi de toi?" fit Emmett en boudant.

"Une masochiste," répondit-elle, en prenant le sac de courses plein de restes.

"Ha je pense que c'est moi le masochiste!" Il fit jouer ses sourcils. "Mon cul me fait toujours mal."

La main libre de Rose tapa sur le dit cul et Emmett sauta loin en mugissant. "C'est toi qui as demandé."

Bella et moi échangeâmes un regard. "Je ne veux pas savoir," lui dis-je, parce que j'en savais déjà trop.

"Non c'est sûr," reconnut-elle. Je me demandais si elle savait. Je me demandais pourquoi je me demandais alors que je ne voulais absolument pas savoir.

Emmett fit un sourire éclatant en me prenant une valise. "Je crois que tu as passé une excellente semaine?"

"La meilleure," répondit Bella en enroulant ses doigts au miens. Ensemble nous jetâmes un dernier coup d'œil au chalet avant de sortir et d'aller vers la voiture.

"Je parie que notre semaine a été meilleure que la tienne," chanta Em en posant les valises à l'arrière de la voiture.

Bella et moi nous sourîmes. Nous n'étions pas sur le point d'en débattre. Nous savions que ça ne pouvait pas être mieux que le temps que nous avions passé l'un avec l'autre.

"Allez Emmett laisse-moi conduire!" demanda Rose. Mon grossier de frère l'ignora et monta, la laissant aller dans le siège passager. Je secouai la tête de désapprobation en aidant Bella. Maman serait mécontente si elle voyait cela. "Connard," lui dit Rose. "Tu as vu que ton frère ouvre la portière à Bella? Pourquoi tu ne peux pas faire ça?"

"Parce que Bella ne va pas profiter de cette occasion pour se glisser dans le siège du conducteur comme tu le ferais toi. Je sais comment tu agis."

Rose souffla et j'eus le sentiment qu'Emmett l'avait scotchée. "Prêtes à retourner en cours?" demanda-t-il joyeusement. Les deux filles grognèrent et je ne dis rien, serrant mon bras autour de Bella. J'allai profiter du trajet de trois heures jusqu'à chez elle et de chaque seconde que nous aurions ensemble avant notre départ demain matin. Emmett mit la voiture en marche et se dirigea vers l'accueil. "Clés?" Je les lui remis à contrecœur et Emmett y alla. Rose commença à l'accompagner mais dès qu'il la dépassa elle courut et s'assit sur le siège du conducteur. Emmett lui lança un regard noir mais entra pour régler nos factures.

"Pourquoi vous disputez-vous pour savoir qui va conduire?" demanda Bella à Rose.

"Il pense qu'il est meilleur que moi," nous dit-elle hautainement.

"Mais c'est un pilote qui fait des cascades, il est meilleur," répondit Bella.

"Donc je pourrais être aussi cascadeur… si je le voulais."

Bella grogna. "S'il te plait ne conduit pas comme une folle pour lui prouver que tu as raison."

Enfer non. "Oui. Nous ne sommes pas pressés de rentrer." Bella me serra le genou, me signifiant qu'elle comprenait et Rose parut moins excitée.

"Je sais. Putain de cours. Je voudrai que nous puissions aller en Europe avec vous tout de suite." Rose fronça les sourcils mais tout à coup elle sourit… "Combienmes parents seraient énervés si je laissais tomber cinq semaines avant la fin?"

"Non Rose." La voix de Bella était très dure.

"Je sais, je sais mais cette pensée est amusante."

"Bon parce que mon père pourrait nous traquer si nous faisions quelque chose comme ça. Cinq semaines ce n'est pas si long…" La voix de Bella tremblait un peu et j'embrassai le dessus de sa tête.

"Je sais. Je ne sais même pas pourquoi le gros bêta va tellement me manquer, il me rend folle mais de la meilleur des façons," soupira Rose. Elle sourit en voyant Emmett sortir du bâtiment. "Ne lui dites pas que j'aie dit ça…" Ses yeux rencontrèrent les miens dans le rétroviseur et je hochai la tête.

Emmett fit le tour et se glissa du côté passager. "Bien Rosie tu peux conduire."

"Je ne crois pas avoir demandé cette fois," l'informa-t-elle en démarrant et partant.

"Je te laisse faire."

Rose rit. "Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué c'est moi qui étais aux commandes toute la semaine." Non je ne voulais pas savoir. Le sourire d'Emmett en disait suffisamment.

"C'est parce que c'était tes menottes, ça aurait été les miennes…" Je le tapai et Rose et Bella se mirent à rire.

"Quoi?" demanda Emmett en me fixant.

"Il y a des choses que je n'ai pas besoin de savoir."

"Je t'en prie comme si ces deux-là n'allaient pas se raconter des choses?" il fit un signe entre les filles qui continuaient à sourire. "Ah oui merci Bella d'avoir laissé Rose se servir de ton déguisement d'Halloween. Ça a été très apprécié."

Bella rigola. "Mais avec plaisir et elle peut le garder. Je doute que je le voudrai à nouveau." Je lui lançai un regard et elle haussa les épaules. "Elles m'ont obligée à le mettre il y a deux ans."

"Et tu as gagné le prix du costume le plus sexy," intervint Rose, semblant très fière.

Putain maintenant il fallait que je sache. "Qu'est-ce que c'était?"

Bella rigola. "C'était un uniforme de policier sexy. Laisse-moi simplement ajouter que mon père aurait pu avoir une attaque et aurait pu m'arrêter en vrai s'il m'avait vue."

"Elle m'a complètement éclipsée avec mon costume d'indienne sexy même si je portais moins de vêtements qu'elle," se souvint Rose. "Je pense que ça à voir avec les menottes, la matraque et les bas résille." Et voilà, je bandais gravement. Et j'étais très désolé que Bella ait donné ce déguisement. Je fis un bruit et ça fit rigoler Bella.

"Je peux toujours m'en procurer un autre," suggéra-t-elle.

"Oui, s'il te plait." Mais tu ne le porteras que pour moi.

"Je ne savais pas que tu aimais les menottes, Edward." Sa voix était haletante et à nouveau sexy. Putain finalement ces trois heures de route ne passeraient pas assez vite…

Je n'avais jamais pensé au bondage avant mais tout était différent avec Bella. "Tout me convient avec toi, Bella." Cela me valut un baiser pendant qu'Emmett et Rose rigolaient devant.

"Tu vois je t'avais bien dit qu'il y aurait encore ce bourdonnement sexuel entre eux," fit Rose en riant. "Tu me dois cinquante dollars."

"Je pensais qu'ils seraient plus détendus après neuf jours de pratique," grommela Emmett mais il sortit son portefeuille et lui tendit l'argent.

"Quoi qu'il en soit tu serais nu dans les dix secondes si je te disais que je te voulais tout de suite," fit remarquer Rose.

"Vrai? Arrête-toi," suggéra-t-il.

"Sûrement pas!" Bella et moi criâmes ensemble.

"Bon sang!" grogna-t-il. Rose rit tout simplement en continuant à conduire. Nous passâmes sur des bosses et Emmett siffla. "Ça fait mal Rosie."

"C'est de ta faute. Tu ferais mieux de ne pas discuter avec une autre femme quand tu es à ma merci," lui dit-elle froidement.

"Je ne pensais pas que ça te transformerait en Maman très chère*," souffla-t-il.

"Je n'ai pas utilisé de cintre," fut sa réponse. Que diable avaient-ils fait? Non, je ne voulais vraiment pas savoir.

Bella marmonna quelque chose qui ressemblait à 'c'est vraiment une dominatrice.' Non c'était juste faux. J'eus une image mentale rapide qui impliquait beaucoup de cuir et je secouai rapidement la tête essayant de me débarrasser de cette image.

"Non mais tu as…"

Je le coupai. "Non, non, non. Je ne veux pas savoir et je jure que si tu finis cette phrase je vais dire à maman que tu es une sorte de pervers sexuel."

Emmett me regarda mais au moins ça le fit taire. "Hey tu ne sais pas ce qu'il peut se passer derrière les portes de maman et papa quand elles sont fermées. Nous savons déjà qu'elle lui envoie des texto sexy." Il rit en voyant mon expression. "Je te le dis maman et Rose sont faites de la même étoffe."

Dégoûtant. Pas bien. "C'est de ta mère dont tu es en train de parler," l'informai-je.

Le visage d'Emmett se plissa de dégoût. "Vrai. Oublie ce que je viens de dire." Comme si j'allais pouvoir? Putain c'est vraiment très mauvais.

"Hé les parents aiment aussi baiser, à part les miens, il n'y a pas moyen que ma mère frigide bascule dans le monde de mon père, c'est pour ça qu'il a des maitresses." Et juste comme ça les pensées de la vie sexuelle de mes parents avaient disparu. Je ne savais pas si je devais me sentir mal pour Rose ou lui en être reconnaissant.

"Rosie." Emmett se pencha et lui frotta la nuque.

Elle soupira. "Je vais bien Emmett et vous êtes tous les deux très chanceux d'avoir des parents qui s'aimaient comme ça et je suppose que j'ai des moments comme ça. Je vais bien." Les yeux d'Emmett trouvèrent les miens me suppliant de faire quelque chose.

Putain. "On m'a dit que je devrais te remercier pour les achats que Bella a fait avant le voyage. Je ne pourrais pas être plus reconnaissant. Dis ce que tu veux et c'est à toi."

Rose rit, sa bonne humeur retrouvée. "Tellement de choses. Une Bugatti pour que je puisse aplatir la Venom de ton frère? Un collier en diamant? Une participation dans ton prochain film?" Elle fit un geste de la main. "Oh! Je viens en Europe cet été, considère que nous sommes quittes."

Bella sourit à la seule mention de l'été et ça me plaisait. "C'est pour des raisons purement égoïstes, je peux t'assurer que je veux que Bella passe un bon moment quand je travaille et je sais qu'Alice et toi pouvez lui tenir compagnie."

"Nous allons mettre le vieux continent à genoux!" Il n'y avait plus aucune trace de peine dans le ton de Rose à présent. "Bella, il faut que nous aidions Alice à trouver un homme pour cet été."

Ma copine secoua la tête. "Je pense qu'elle a déjà trouvé celui qu'elle veut."

Rose ricana. "Alors? Elle peut s'amuser un peu pendant que Jasper vieillit comme un bon vin."

Emmett ricana. "Elle aime vraiment ce mec, pas vrai?"

"Oui et ne te moque pas d'elle pour ça," dit Bella allant même jusqu'à le menacer du doigt. C'était vraiment très chaud et ça me fit repenser à ma prof sexy.

"Elle sortait avec énorme connard avant qu'il n'arrive."

"Sortir n'était pas le bon mot. Elle baisait et ne faisait rien d'autre, juste quelques orgasmes." Rose se tut pendant une minute. "Pas que les orgasmes soient une mauvaise chose…"

"Je suis d'accord!" fit Bella avec un rire. J'embrassai le côté de sa tête. Elle était trop mignonne. J'étais content qu'elle sourie encore et encore. Faites confiance à Rose et Emmett pour nous sortir de la déprime dans laquelle nous avions glissé en quittant le chalet.

"Et bien contrairement à nous, Alice n'a rien ces derniers jours. Elle est autorisée à avoir un peu de joie avant que Junior arrive et la fasse tomber à la renverse. Et l'une de nous doit sortir avec un européen chaud." Rose fit un grand sourire à Emmett. "Si Alice ne le fait pas, je devrais le faire… pour l'équipe."

"C'est même pas drôle, Rosie. Souviens-toi que je ne serai pas aussi occupé que Monsieur la Star ici, derrière, alors je pourrais arriver à n'importe quel moment."

"Je me suis déjà branchée avec un anglais," murmura Bella.

Je ris et lui fis un baiser bruyant. "Je peux t'assurer que tu peux avoir toutes les nationalités d'Europe et au-delà, baby."

Elle se mordit la lèvre. "Tant de possibilités."

"Merde Emmett! Pourquoi n'as-tu pas les talents d'acteur de ton frère?" se plaignit Rose.

"Parce que j'ai l'apparence, l'intelligence et le corps torride. J'ai bien dû lui laisser quelque chose…." répondit-il rapidement.

Rose souffla. "Continue à te le répéter."

"Je n'ai jamais entendu quelqu'un s'en plaindre," souligna-t-il avec un sourire de loup.

"Tu m'as complètement perdue avec tes mots d'amour. J'étais dans une brume de sexe. Ça s'éclaircit à présent."

"Jamais chérie." Emmett lui fit un sourire. "Tu es attachée avec moi."

"Il semblerait." Les mots de Rose étaient résignés mais sa voix était joyeuse.

Bella sourit en posant sa tête sur mon épaule. "Ça va toujours être comme ça?" demanda-t-elle.

Je passai mon pouce sur sa joue. "Je pense que oui."

"Bien. La vie va être très drôle alors!"

Je ne pouvais pas être plus d'accord. "Oui c'est vrai."

WWS

"Salut, chérie, on est rentrés!" cria Rose alors qu'on s'entassait devant la porte d'entrée. J'étais chargé de sacs, j'avais dû prendre les miens vu qu'on restait cette nuit.

Un cri retentit de la chambre et Alice s'envola en courant droit dans les bras de Bella et Rose. J'échangeai un regard avec Emmett qui haussa les épaules. "Je crois qu'elles se sont manqué."

Clairement. J'avais compris pourquoi Alice n'était pas venue avec nous mais j'espérais qu'elle viendrait pour l'été. Nous ferions de notre mieux pour qu'elle ne se sente pas exclue. Bon sang, s'il y avait quelqu'un, ce serait moi qui serait laissé de côté, mes heures étaient moins que géniales lors d'un tournage de film.

"Oh mon Dieu, vous m'avez tellement manqué! Bella, tu as fait forfait. Tu as joué au Words pendant ton absence?"

Ma fille secoua la tête. "Je suis désolée! Je n'y ai même pas pensé."

Alice ricana et relâcha les filles. "Je sais, tu avais mieux à faire. Ou une meilleure personne." La prochaine chose qui arriva était que j'étais dans les bras d'Alice. Pour une toute petite chose, elle avait vraiment une sacrée poigne. "Je vois que tu t'es bien occupée d'elle. C'est super," me dit-elle doucement. Elle me relâcha et se tourna vers Emmett. "Pas de câlin pour toi."

Il sourit. "Je sais. Je suis trop viril pour toi. Tu les aimes plus petits." Ses yeux bleus scintillèrent de joie. "Et plus jeune!"

"Va te faire foutre!" lui dit Alice, mais elle avait à peine fini de le dire qu'Emmett l'emporta dans le salon.

"Tu sais que je t'ai manqué. Admets-le."

"Non!" hurla-t-elle, criant pendant qu'il la tenait à l'envers au-dessus du canapé. Il la tenait d'une main et la chatouillait de l'autre. "Arrête! S'il te plaît! Trop chatouilleux! Je vais pisser!" le prévint-elle.

"Qu'est-ce que ça peut me faire? C'est ton canapé. Admets-le et je te laisserai partir." Em passait un bon moment, à sourire comme un fou.

"Bien! Tu m'as manqué aussi!" Emmett la retourna par-dessus son bras et la laissa tomber sur le canapé. Elle lui jeta un regard furieux, toute rouge et décoiffée. "Ça m'a manqué de te botter le cul verbalement."

"Je prends ça, Demi." Emmett rit quand elle lui tapa dans l'estomac. "Des filles si violentes. Comment as-tu fait pour en avoir une aussi docile?" me demanda-t-il.

Je ricanai en ramassant les sacs et les portant dans la chambre de Bella. "Pure chance." Je les posai et retournai au salon. Bella se tenait à côté du fauteuil, je m'y assis et lui souris. Elle se blottit immédiatement contre moi et j'enfouis mon nez dans ses cheveux. Tellement bien.

"Vous deux, vous me rendrez malade," nous dit Alice avec joie. "Je devrais envoyer une photo de vous à Charlie."

Bella s'assit un peu. "Papa? Tu lui as parlé?"

Alice rit. "Lui parler? Ils m'ont invitée à dîner Sue et lui. Ils sont super mignons ensemble, Bella." Elle faisait des grands gestes avec ses mains. "Ton père rougit! Qui l'aurait cru?"

"Moi!" dit Rose en riant. "Il y a eu cette fois où je te jure qu'il matait mes seins et..." elle s'arrêta quand Bella lui lança un coussin. "Tu es juste contrariée que je ne sois pas ta belle-mère."

"C'est déjà assez que tu sois ma belle-sœur!" dit Bella, en croisant ses bras. Je ris pendant qu'Emmett sourit vivement et qu'Alice en restait bouche bée.

"Qu'est-ce que tu viens de dire? Tu vas te marier? Vous tous? Qu'est-ce qui s'est passé dans ces chalets?" Ses yeux gris étaient grands et abasourdis. "Où sont les alliances?" demanda-t-elle.

Bella leva la main. "On n'est pas fiancés ou quoi que ce soit, c'est juste..."

"Ces deux idiots viennent d'une longue lignée de personnes qui tombent amoureuses au premier regard ou une folie du genre," lui dit Rose. "Et il semble que Bella et moi soyons les élues. Bien sûr, Emmett m'en a informé quand il était bourrée lors du jeu Je n'ai jamais, et pour m'annoncer qu'il allait m'épouser." Elle regarda Emmett de travers qui passa un bras autour d'elle.

"C'est 'la bonne', Rosie," corrigea Emmett en jouant avec ses cheveux. Il se tourna vers Alice. "Nous savons juste quand nous avons trouvé la bonne personne. Le temps n'entre pas en ligne de compte. J'ai su que Bella était celle d'Edward avant même qu'ils se rencontrent et puis quand Rosie est entrée dans cette pièce, j'étais fichu."

Alice secoua la tête. "Et tu lui as dit ça quand tu étais saoul? Très classe!" Elle ignora les protestations d'Emmett et se tourna vers moi. "Comment tu l'as dit à Bella?"

Le souvenir me fit sourire. "Devant le feu de cheminée après un dîner chic."

Alice sourit d'un air approbateur. "Beaucoup mieux. Comment se fait-il que vous soyez frères?"

"Hey!" Emmett grogna. "Ce n'est pas ma faute si l'épineuse me l'a fait sortir de cette façon. Et je me suis rattrapé le soir d'après…"

Rose rit. "Oui, il l'a fait. Plusieurs fois." Elle remua ses sourcils de façon suggestive pendant qu'Alice et Bella ricanaient.

"On te racontera tout plus tard. Retour à HC DILF." Quatre regards confus se tournèrent vers elle car aucun d'entre nous ne savait de quoi elle parlait, à part la partie DILF. "Un flic sexy, évidemment."

"Ugh," gémissait Bella. "Sérieusement, comment va mon père?"

Alice sourit. "Il va bien, Bella. Il est très heureux. Bien sûr, il s'inquiétait un peu pour sa fille, qu'elle se fasse sauter dans un chalet lointain pendant des jours mais à part ça..." elle s'interrompit, ricanant à l'expression sur mon visage. Je devenais rouge. Le père de Bella avait une arme à feu et il savait que je couchais avec sa fille. Eh bien, certaines choses valaient la peine de mourir, je suppose…

"Saviez-vous qu'il fouille les tabloïds à la recherche de preuves qu'Edward est un mauvais garçon d'Hollywood? Je lui ai assuré que ce n'était pas le cas, mais il ne semblait pas prêt à abandonner." Elle rit longtemps. "Il m'a demandé à propos de TMZ et Perez Hilton!"

Bordel de merde. Ce n'était vraiment pas cool. "Quoi?" demanda Bella, d'une incrédulité évidente. "Il va aussi sur le web maintenant?"

"Oh ouais, Charlie est totalement high-tech."

Bella secoua la tête. "Il a pleurniché et gémi quand ils sont passés à l'ordinateur au lieu de la machine à écrire." Je la regardai sans comprendre et elle rit. "Charlie est un peu vieux jeu. Il préfère tout faire avec des stylos et du papier plutôt qu'avec des claviers et des écrans."

"Il devient un pro sur internet, laisse-moi te le dire." Elle sourit à Emmett. "Et ne pense pas une minute qu'il ne t'ait pas cherché non plus. Il a demandé combien de temps Edward passait avec son frère…" Oh, merde!

"Je ne suis pas un dépravé!" protesta Emmett.

"Tu déménages," lui dis-je. Comme si le père de Bella n'avait pas vu assez de choses contre moi sans que mon frère récidiviste ait besoin d'en ajouter.

"Pas question!" Mon frère me regarda pendant que les filles riaient. "N'oublie pas que la seule raison pour laquelle tu te tapes la fille du chef de la police, c'est parce que je t'ai sorti la tête du cul et que je t'ai amené ici."

Putain de merde. Il y aurait toujours ça au-dessus de ma tête. "Mais sans ça, tu n'aurais pas rencontré Rose..."

"Si, il l'aurait fait," dit Rose. "J'aurais fini par aller le voir et lui botter le cul." Sa voix était pure confiance en soi, je n'en doutais pas.

"D'accord, tu peux rester. Mais si tu te fais encore arrêter, tu dégages," grognai-je. Bella m'embrassa la mâchoire.

"Comme si tu me faisais peur." Emmett rit.

"Moi peut-être pas, mais maman oui et je lui parlerai des trucs qu'elle ne sait pas." J'avais sorti de taule Emmett deux ou trois fois pour empêcher les flics de l'inculper en utilisant ma célébrité et en leur filant des billets de première et autres conneries.

Emmett pâlit. "Tu ne le ferais pas." Je souris d'un air entendu.

"L'époque où Emmett apparaissait sur TMZ est révolue," s'exclama Rose. "A moins qu'il n'y apparaisse avec moi."

Son sourire n'aurait pas pu être plus grand. "Compte dessus, bébé!" Oh Seigneur. C'était leur problème.

"Vous êtes tous fous," dit Alice en souriant. "Bref, j'ai dit à ton père qu'Edward est vraiment un type bien et que je n'avais aucun doute qu'il te traite bien. Cela a semblé l'apaiser," dit-elle dit à Bella. Je poussai un soupir de soulagement.

"Je t'adore," lui dis-je.

Alice rit. "Tu ferais mieux."

"C'est le cas. Et j'adore mon t-shirt, au fait." Ça fit ricaner les trois filles alors que mon frère semblait déconcerté.

"Je m'en doutais. C'est plutôt cool. Je pourrais même en avoir un."

"Je t'en achèterai un," lui promis-je.

"Quel t-shirt?" demanda Emmett, les bras croisés sur la poitrine.

"Peu importe." Il n'apprécierait pas le côté génial de mon t-shirt Death Star.

"Bien", marmonna-t-il, l'air endormi.

"Alors, revenons à toi." Bella se tourna vers Alice. "As-tu parlé à Jasper pendant les vacances?"

Elle rougit légèrement. "Oui, un peu. Ses vacances de printemps ne sont pas en même temps que les nôtres, alors il était en cours."

Emmett ricana et elle le regarda fixement. "On ne fait que parler."

"Je suis content que tu l'aies fait." Bella sourit doucement. "As-tu déjà pensé à cet été?"

Alice s'agita. "C'est une des choses qui me rendent si excitée!" Elle prit une grande inspiration et je dus lui sourire pour son côté dramatique. Bella m'avait dit qu'Alice faisait du théâtre quand elles étaient enfants et je pouvais voir ce côté là en elle maintenant. "J'ai un entretien cette semaine pour un job à Seattle General!" Des cris résonnèrent et Bella se leva de mes genoux et serra Alice quelques secondes plus tard.

"C'est tellement génial! Je suis si excitée pour toi!"

Alice rebondit un peu quand Bella la relâcha. "Moi aussi! J'ai été sur un nuage toute la semaine. Bien sûr, c'est juste un entretien mais on ne sait jamais."

"Je suppose que ça veut dire que l'Europe est hors de question," dit Rose en la serrant dans ses bras. "Je suis ravie pour toi mais déçue pour nous."

"Ne le soyez pas!" Alice lui a dit. "Le travail ne commencerait qu'en août. Ils veulent juste commencer le processus d'embauche maintenant avant nous soyons diplômées et dispersées, je suppose. Ils travaillent en collaboration avec l'université, donc j'ai d'aussi bonnes chances que n'importe qui."

"Alors, tu viens avec nous?" demanda Bella, ses yeux brillants.

"Bien sûr que oui! Allemagne nous voilà!" Les trois filles dansaient maintenant autour du salon. Mon frère et moi regardâmes avec des sourires indulgents. J'étais content qu'Alice vienne. Je savais que Bella se sentait mal à cause de sa situation avec ce Jasper mais j'espérais que ça aide.

"C'est tellement génial! Et tu pourrais avoir un vrai boulot quand on reviendra!" Mon sourire s'évanouit à la mention de revenir et je remarquai que celui de mon frère aussi. Et bien on avait du temps avant de se préoccuper de ça. Les filles étaient en train de parler de ce qu'elles voulaient voir dans différents pays. Bella me sourit d'un air hésitant et je lui tendis la main qu'elle prit. Je n'allais pas essayer de limiter ce qu'elles feraient pendant leurs vacances.

"Ça ne dérangera pas qu'on aille à Paris pour quelques jours?" demanda-t-elle doucement quand elle se blottit sur mes genoux. Alice et Rose étaient en train de faire des listes de choses dont elles auraient besoin, ce qui me semblait un peu prématuré mais elles étaient excitées, alors qui étais-je pour juger?

Je la fis pivoter pour qu'elle soit assise sur le côté et que je voie son beau visage. "Baby, je veux que tu ailles voir tout ce que tu veux. Ce sont tes vacances. Je vais travailler."

Elle sourit tristement. "Je sais mais je ne te verrai pas tous les soirs si on fait des petits voyages."

Oui, c'était vrai mais je n'allais jamais, jamais la limiter, c'était une promesse que je m'étais faite à moi-même dans le chalet. "Bella, es-tu déjà allée en Europe?" Je connaissais déjà la réponse mais elle secoua la tête. "Eh bien, je veux que tu t'amuses. Vois tout ce que tu veux voir. J'aimerais pouvoir te le montrer moi-même mais je ne peux pas, donc je suis content que tu aies Rose et Alice pour visiter. Je sais que tu n'as pas encore fait l'expérience de comment c'est quand je filme mais les journées sont très longues. D'habitude, je suis debout et dehors à cinq heures et je ne suis pas de retour avant dix heures du soir, plus tard s'il faut refaire un truc."

Les beaux yeux de Bella s'écarquillèrent à cette information. "Vraiment? Ça n'a pas l'air amusant."

Je ricanai. "Non, c'est épuisant mais j'adore quand même." J'aimerais peut-être moins quand elle m'attendrait à l'hôtel et je serais prêt à m'effondrer à la fin de la journée. "Je pourrais prendre quelques jours de congé et nous verrons ce que nous pourrons faire ensemble, mais je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi, d'accord?"

"D'accord." Elle posa sa tête sur mon épaule et je la tins près de moi pendant que les filles bavardaient un peu.

On finit par manger des pizzas et boire de la bière puis il fut temps de se coucher. Bella et moi allâmes dans sa chambre main dans la main et nous prîmes le temps de nous déshabiller. Je me sentais comme si je mémorisais chaque centimètre d'elle, chaque regard, chaque caresse et tous les sons qu'elle faisait. Quand je glissai à l'intérieur d'elle, nos mains étaient jointes et nos yeux ne se lâchèrent pas quand je lui dis que je l'aimais. Ses yeux s'humidifièrent et elle dit la même chose. Nous fîmes l'amour lentement et sans hâte. Je voulais savourer chaque toucher, pour tout graver dans ma mémoire pour que m'y accrocher en mon absence. Nous jouîmes ensemble et je pensais qu'elle allait dormir mais elle ne le fit pas, choisissant plutôt de se blottir contre moi et de parler, partageant des choses incroyables et merveilleuses sur elle-même. Je fis la même chose. J'avais l'impression que chaque jour j'apprenais à mieux la connaître et à l'aimer davantage. On fit l'amour encore une fois avant de sombrer d'épuisement et malgré notre besoin de passer chaque instant ensemble.

L'alarme qui nous réveilla le matin ne fut pas aussi bien accueillie que celles qui avaient sonné dans la semaine. Bella l'éteignit et ses yeux croisèrent les miens alors que nous restions ensemble encore quelques minutes. Pas un mot ne fut prononcé, je lui touchai juste la joue, embrassai son front et m'accrochai à elle. Elle me passa ses doigts dans le dos. "On doit se lever," me rappela-t-elle.

Je le savais bien. Je ne voulais pas la laisser partir. Mais je n'avais pas le choix. Je sortis du lit et allai sous la douche. J'y étais depuis environ deux minutes quand le rideau s'ouvrit et qu'elle entra. Je voyais instantanément que ce n'était pas un truc sexuel, elle enveloppa ses bras autour de moi et enfouit sa tête contre ma poitrine. Je la tins près de moi et nous restâmes sous l'eau pendant quelques minutes avant qu'elle commence à me laver, ses mains douces se déplaçant sur mon corps. Normalement, ce serait une raison de bander mais pas cette fois-ci. J'appréciai juste le sentiment qu'elle prenne soin de moi avant de lui rendre la pareille, lui lavant les cheveux et son beau corps. Une larme ou deux glissèrent sur sa joue ce qui me mit presque à genoux mais elle secoua la tête et me fit un de ses beaux sourires. "Ce sera fini avant que tu t'en rendes compte." Et je savais qu'elle ne parlait pas de la douche.

Nous sortîmes et nous séchâmes mutuellement. Elle enfila un jean et un sweat-shirt et attacha ses cheveux en queue de cheval. Elle ressemblait à l'étudiante par excellence. Elle était si jolie. Je m'habillai et fis mon sac. J'entendis mon frère et Rose se déplacer dans le salon et je savais qu'il ne me restait pas longtemps avant de partir. Je m'assis sur le lit et Bella se blottit dans mes bras, me serrant fort.

"Ça craint," lui dis-je, la faisant rire tranquillement. J'avais littéralement l'impression que j'allais perdre la tête si je m'éloignais d'elle.

"Je sais. Mais tu seras tellement occupé que je n'aurais pas le temps de te manquer."

Ce n'était pas vrai. Je m'éloignai pour la regarder pour qu'elle voie à quel point c'était faux. "Tu vas me manquer à chaque minute." Elle sourit, secouée par mes paroles, ses yeux brillaient de larmes. "Je vais t'inonder d'appels, de textos et de mails, juste pour que tu le saches."

Elle rit. "Je suis prête à être inondée." Elle prit mon visage dans ses mains. "Pour ton information, tu vas me manquer, aussi mais je te promets que ça ira. Ne t'inquiète pas pour moi." Comme si c'était possible. Je fis une grimace et elle rigola, ce qui me fit plaisir. "Je vais bouger mes fesses académiques en attendant que tu reviennes."

Ça me fit sourire. "Je n'en doute pas, baby. Mais assure-toi de t'amuser un peu aussi. Mais pas trop."

Elle secoua la tête. "Je garde tout le plaisir jusqu'à la remise des diplômes. On s'amusera bien, alors."

Oui, nous le ferions. Et j'avais besoin de lui offrir un super cadeau pour fêter ça. Il faudrait que j'y réfléchisse un peu. "On le fera, baby."

"Edward!" mugit mon frère du salon. Putain de merde. Il était temps. Je me levai et tirai Bella sur ses pieds puis l'embrassai.

Ses lèvres étaient dures et affamées sur les miennes et soudain, le désespoir nous tomba dessus. Je la poussai contre la porte et enfonçai mes hanches vers les siennes pendant que je la dévorais. Ce n'était pas assez. Ça ne le serait jamais.

"Et merde!" marmonnai-je quand on se sépara.

Bella rit doucement. "Je sais. Cinq semaines."

"Je t'aime," lui dis-je avec ferveur. Je regardai son sourire illuminer son visage. Ce regard, juste là, c'était celui auquel je m'accrocherai jusqu'à ce que je la revoie.

"Je t'aime aussi."

"Ce n'est pas un adieu. Je ne te dirai jamais au revoir," jurai-je.

Bella m'embrassa encore, doucement, un baiser plein de promesses. "On se voit bientôt."

"A bientôt." Je la serrai dans mes bras quand un coup de poing retentit sur la porte. "Pas assez tôt."

Elle me sourit. "Ce ne sera jamais assez tôt. Appelle-moi quand tu arrives à la maison?"

A la maison. Comme si c'était ma maison sans elle. Mais je fis oui de la tête. "Je le ferai." Nous ouvrîmes la porte et mon frère et Rose avaient l'air fatigués et malheureux comme je le pensais. Emmett embrassa Bella, l'emmenant loin de moi, ce qui me fit froncer les sourcils et Rose fit un sourire narquois. Ils se parlaient tranquillement et Rose se tourna vers moi.

"Garde-le hors des problèmes, veux-tu?" demanda-t-elle.

"Je ferai de mon mieux. Prends soin d'elle pour moi?"

"Je le fais toujours." Je l'embrassai sur la joue, parce que je savais qu'elle était entre de bonnes mains avec Rose et Alice.

"Merci." Bella était là et je la pris encore dans mes bras. Rose et Emmett allèrent dehors pour se dire au revoir en privé et nous laisser un moment.

"As-tu tout?" demanda-t-elle doucement.

"Tout sauf ce que je veux le plus…" C'était la vérité, après tout.

Un sanglot se coinça dans sa gorge. "Ne me fais pas pleurer, bon sang. J'ai juré de ne pas le faire."

"Désolé, baby."

"Et tu m'as moi, même quand je ne suis pas avec toi," m'assura-t-elle. C'était vrai et je le savais. Ça craignait de partir et de la laisser derrière.

"Et tu m'as moi." Je la tins serrée contre moi, espérant pouvoir l'absorber en moi et l'emmener partout. C'était ridicule, j'étais ridicule mais c'était si dur de la quitter après tout ce temps passé avec elle.

"Je t'aime tant," murmura-t-elle, en se mettant sur la pointe des pieds pour m'embrasser à nouveau.

"Je t'aime pour toujours," fut ma réponse quand nous dûmes nous séparer pour prendre l'air.

Rose entra et fit un geste silencieux vers la porte, me faisant savoir qu'Emmett était prêt. "A bientôt," dis-je à Bella, l'embrassant une dernière fois.

"A bientôt," répliqua-t-elle doucement. Je lui touchai la joue avant d'endosser mon sac et me diriger vers la porte. Je lui souris par-dessus mon épaule et elle me dit qu'elle m'aimait à nouveau.

"Pour toujours," lui rappelai-je. Et je sortis par la porte, laissant derrière moi la seule personne dont je ne voulais plus me passer. Cinq semaines ne pouvaient pas passer assez vite.

Mommie Dearest film de 1981 - L'histoire concerne les rapports entre la légende du cinéma Joan Crawford et sa fille adoptive Christina.

TMZ : coentreprise de médias qui concentre ses activités sur l'actualité des célébrités.


Il n'y aura pas beaucoup de chapitres sur la séparation

mais l'auteur nous dit qu'elle a des trucs à dire

avant de faire un saut dans le temps

pour enfin arriver à la remise des diplômes.

A vos claviers! Hop hop …

nous venons de vous délivrer un chapitre avec presque 7000 mots là!