Me revoilà avec un nouveau chapitre qui je l'espère, vous plaira.

Je remercie toutes les personnes qui m'ont mis en alerte et dans leurs favoris! N'hésitez pas à me laisser des reviews. ^^

Bonne lecture!


Chapitre 35 : Contrat.

Orochimaru et Kabuto se dirigèrent dans la salle d'entrainement numéro 1 où se trouvaient les trois ninjas qui se demandaient ce qui allait leur arriver. Lorsqu'ils arrivèrent, Orochimaru expliqua ce que les ninjas devaient faire et ils allèrent se mettre en place. Kabuto regardait son maitre qui semblait être, pour la première fois de sa vie, stressé. Décidément, le sannin était plein de surprise, pensa Kabuto. Il lui dit :

« Maitre, je suis sûr que tout va bien se passer !

- Evidemment que ça va bien se passer ! Je ne m'appelle pas Orochimaru pour rien ! Fit-il, l'air dédaigneux.

- D'accord, mais plus sérieusement, je suis convaincu que vous ramènerez Adela très vite.

- Je l'espère. Dit-il, l'air soudain évasif. »

Et il alla se mettre au milieu de la salle, tandis que Kabuto se mit à sa place. Orochimaru était désormais au centre du carré formé par les quatre ninjas. Kabuto fit :

« A trois, nous ferons ce que Maitre Orochimaru nous a dit de faire. UN... »

Orochimaru pensa bien fort à Adela, et espérait que cela allait marcher du premier coup.

« DEUX... »

Le sannin ferma les yeux, prêt à partir !

« TROIS ! »

Tout alla très vite ! Les quatre ninjas firent les signes d'invocation et crièrent à l'unisson :

« TRANSFERT ! »

Orochimaru tourna très vite sur lui-même, et la vitesse semblait s'amplifier. Il espérait qu'il n'aurait pas à vomir quand il arriverait à destination. Soudain, il heurta quelque chose de très froid et très dur et il perdit connaissance.

Pendant ce temps-là, Adela entra dans le bureau du directeur du restaurant. La décoration était assez sobre, les volets étaient fermés et la peinture murale commençait à s'écailler. En revanche, son bureau contrastait avec le reste. Il était impeccablement rangé. Le patron alluma la lampe de bureau pour illuminer un tant soit peu la pièce et s'installa. Adela resta debout, ne sachant quoi faire.

« Assoyez-vous Mademoiselle. J'imagine que vous savez pourquoi vous êtes là si Debbie m'a dit la vérité.

- Oui, je viens ici pour postuler en tant que serveuse dans votre restaurant. Répondit Adela en s'installant sur une chaise miteuse.

- Oui, entre autre ! Par contre, je tiens à vous dire que vous n'êtes pas dans un restaurant, mais dans un bar. En ce qui concerne votre travail, il me semble que Debbie ne vous a pas tout dit.

- Que voulez-vous dire par là ? Demanda-t-elle.

- Comme elle vous l'a dit, vous allez devoir assurer le service au sein du bar, mais ce n'est pas un service classique. Vous allez devoir aussi vous occuper de la distraction de mes clients, enfin de vos clients. Dit-il en ricanant.

- Ca ne me gène pas. Il y a beaucoup de moyen de se distraire, la musique, des jeux de société, des jeux tout courts même. J'ai beaucoup d'idées ! Fit-elle plus pour se rassurer elle-même que pour convaincre le patron. »

Le patron éclata d'un rire sans joie, glacial, à faire froid dans le dos. Son rire était encore pire que celui d'Orochimaru quand il était mal luné dans son rêve.

« Je ne parlais pas de ce genre de distraction réservés aux plus riches ! Je parlais de la distraction physique, corporelle. Dit-il toujours avec son rire.

- Quoi ? Mais...mais... je ne pourrais jamais faire une telle chose ! S'écria-t-elle. »

Adela comprenait tout à présent. Elle comprenait pourquoi Josh et Artie l'avaient regardé de haut en bas, lorsqu'elle avait demandé à Debbie si son patron pouvait la prendre, elle comprenait pourquoi Debbie lui avait sourit bizarrement quand elle avait des doutes elle comprenait pourquoi le patron avait engueulé Debbie lorsqu'elle est arrivée. Debbie aurait déjà du être au lit avec le gars du bar à faire des « distractions. »

« Alors, acceptez-vous le travail ? Si vous acceptez, je vous prends et vous commencez dès maintenant, le salaire dépendra de votre succés au travail si vous refusez, vous vous verrez obligé de faire un tour dans la pièce d'à coté avec moi, si vous voyez ce que je veux dire. »

Adela savait parfaitement ce que le patron voulait dire, soit elle acceptait et elle devra jouer les filles de joie pour des ivrognes, soit elle refusait et elle serait obligée de coucher avec le patron pour pouvoir repartir. Le problème, c'est qu'elle ne savait pas quoi faire d'autre pour survivre dans ce quartier sans que personne ne la repère, et si accepter le travail lui permettait de faire reculer le moment où elle devra « distraire ses clients » autant prendre le travail. Elle pourra réfléchir à un moyen de contourner le moment « distraction.»

« Je...J'accepte ! Dit-elle avec une petite voix.

- Parfait ! Bien entendu, comme je pense être quelqu'un d'honnête, je préserve l'anonymat de mes employées. Etant donné que tu es très jolie et que je suis parfaitement sûr que tu sauras t'acquitter de ta tâche avec rigueur, je vais te donner un pseudonyme de circonstance. Je décide que pour ton travail, tu t'appelleras Adelaïde ! »

Et il sortit de la pièce alors qu'Adela était encore assise sur la chaise, sous le choc. Mais elle n'eut pas le loisir de réfléchir plus à ce qu'elle a fait car quelqu'un entra dans le bureau. C'était Debbie. Elle allait pouvoir s'expliquer avec elle.

« Bienvenue à la maison chère collègue ! Dit-elle avec joie.

- Pourquoi tu ne m'as pas tout dit sur ton travail ! Je croyais que tu étais serveuse !

- Mais je suis serveuse ! Disons... que j'ai juste oublié de te dire que tu allais avoir des heures supplémentaires. Dit-elle en ricanant.

- Ce n'est pas honnête ! Je te croyais sincère ! Fit Adela.

- Ecoute ma p'tite bourge, je suis une trafiquante de drogue, une voleuse, mais nos revenus ne suffisent pas pour vivre avec Josh et Artie, donc oui, je dois faire la pute ! Mais il y a une chose que nous n'aimons pas, c'est l'honnêteté et ce genre de choses ! On n'est pas au pays des bisounours ici ! C'est la vraie vie et j'aime le métier que je fais. Tu verras avec le temps que s'amuser avec des mecs ce n'est pas aussi répugnant que ça.

- Tu pouvais faire d'autre choix au lieu de te pervertir comme tu le fais ! On était censés être amie !

- Je n'ai jamais dit qu'on était amie ! Et puis, je n'ai jamais voulu être ton amie ! C'est toi qui t'est imposée auprès de nous. Josh et Artie pensent la même chose que moi ! Et puis franchement, tu veux que je te dise un truc ? Qui voudrait d'une pauvre naïve bourge et bizarre comme toi comme amie ! Tes parents auraient du t'euthanasier dés la naissance ! Une tare, même chez les bourges, on ne les garde pas ! Alors quand tu auras fini le travail, ne cherches même pas à nous rejoindre à l'usine, parce que tu le paieras de ta vie ! »

Et elle partit. Adela voyait toute sa vie basculer en l'espace d'une soirée. Elle avait été bien sotte de croire qu'elle aurait pu s'entendre avec les racailles. Elle avait raison, elle n'était qu'une tare, et personne ne voulait d'elle, sa famille, ses amis, et même dans son rêve, à la fin, les gens de Konoha l'avait renvoyé dans ce qu'ils appelaient le « monde réel » parce qu'elle a été soupçonné de trahison envers le village. Personne ne voulait d'elle, c'est comme ça. Adela craqua. Elle mit les mains sur son visage et se mit à pleurer. Elle ne faisait que souffrir depuis son enfance ! Si c'était cela la vie, pourquoi l'avait-on mise au monde ?