Bonsoir ! J'ai réussi à poster un de mes chapitres ! MIRACLE !

Je continues à écrire sur la playa, juste pour vous. J'espère que tout le monde va bien. Je remercies les lecteurs assidus qui me suivent et les tout nouveaux. Encore Merci, ça me fait croire que c'est pas mal ce que j'écris :P

On se retrouve en bas.

Playlist : This is Love de Will. , Addicted to you de Shakira


- Tu es finie Bella.

Sa main appuyait fortement sur ma mâchoire et son bras me portait presque tant mes muscles étaient épuisés par ma rage d'auparavant. Je laissais mon corps suivre cet ombre qui ne pensait qu'à me faire disparaître. J'avais vu des oeil pleins de colère et d'envie meurtrière.

J'allais mourir. Mais quand et où ?

Je n'aurais même pas pu le voir une toute dernière fois.

2 jours auparavant

EPOV (Emmett)

Elle me manquait. Seul la douleur habitait mon corps. Mon ventre se tordait lorsque je n'étais assumé par les médicaments tant la cicatrisation était difficile. Ma tête me tournait lorsque les médicaments m'assommaient. Mais toujours, elle me manquait. Mon envie ne cessait d'être présente, même endormi je ne sentais plus sa chaleur contre, je ne respirais plus l'odeur de ses cheveux, et le matin je n'entendais pas sa voix mais seulement les machines m'aidant à respirer.

A la fois conscient et inconscient, elle n'était pas là et elle me manquait.

Lorsque je m'étais réveillé, on m'expliqua que j'avais changé de pays, que j'allais être soigné à l'hôpital puis que je serais en convalescence chez moi pendant plusieurs mois. Mais je n'entendis que le fait qu'elle était loin de moi, derrière d'autres frontières et qu'elle ne serait pas avec pendant plusieurs mois.

Avait-elle voulu me suivre d'ailleurs ? Surement, mais son métier, ses obligations étaient trop – plus ?- importantes que moi. De plus, Edward avait expliqué à mon père qu'en me touchant, on avait voulu la toucher. Nous devions être séparé pour sa seule sécurité.

Des agents viennent m'interroger sur l'homme qui m'avait tirait dessus, mais seuls les cris de Bella me revenaient. Ils m'expliquèrent que Bella ne devait pas rentrer chez elle, cet « incident » aurait pu être un piège pour qu'elle rentre en Amérique.

Et je l'imaginais alors au milieu de dizaines de gardes du corps recrutés pour la protéger. Moi absent.

Même ma famille – mes sœurs – ne parvenaient pas à combler ce manque insupportable, ce gouffre infini, ce vide interminable … Et je devais vivre avec, ou plutôt survivre sans elle, attendre que mon corps guérisse. Je ne pouvais – ne devais – pas la rejoindre pour elle et pour moi.

BPOV

Tokyo, ville pleine de lumière qui aurait pu être magnifique au coté d'Edward, était devenu ma terre de renaissance. Après le départ de … enfin SON départ, j'étais morte, mais dans ce pays inconnu, au milieu des gens, je revivais. J'allais de fête en fête, parfoi par nuit. Je suivais les gens sans les comprendre ou sans les connaître, ne sachant pas où tout ça me mènerait, ne sachant pas ce que je souhaitais. Cela m'importait peu.

Les fêtes me divertissaient, me faisait oublier CE manque. L'alcool m'avait aidé à aller aux fêtes d'étrangers, des quantités et des quantités d'alcool étaient nécessaires pour que je me « reprenne ».

Puis ce fut cette magnifique poudre blanche, étalé en ligne sur les petites tables de certaines fêtes qui m'aidèrent. Avec elle, la fête était plus folle, et tout allait plus vite. Les rires commençaient plus rapidement, le manque disparaissait plus rapidement, et le rythme de mes nuits s'affolait.

Bien sur, Edward tentait de garder la main sur moi, m'enfermant parfois dans ma chambre, mais j'avais appris il y a des années à ouvrir n'importe quel porte, même électronique. Les matins - ou après l'after – il venait me chercher pour que je travaille ce rôle que l'on m'avait collé, pour que j'enrichisse parents et proches, pour que je fasse ce pour quoi j'avais été engendré. Actrice.

Alice passait souvent des heures à me maquiller pour que j'aie l'air d'une petite fille toute « mignonne » et, elle ne tentait plus de me faire tenir sur des talons. En fin de soirée – ou début de matinée – c'était peine perdue.

Ma vie … c'était peine perdue.

C'est lors d'une de mes soirées que je finis dans un bar glauque, dans une cave d'un supermarché. Accoudée sur une table, je regardais mon téléphone appelant encore une fois le numéro non attribué d'Emmett et essayais de me rappeler sa voix. Je n'y arrivais même plus.

J'attrapais la bouteille d'alcool à moitié pleine – à moitié vide – et bu. Je n'étais plus capable de penser à lui, de me rappeler mes quelques instants de bonheur.

Je repensais aux heures précédentes où mon père m'avait appelé. Il avait pris de mes nouvelles grâce à Edward mais ne m'avait pas appelé directement depuis « l'incident ». Il m'avait demandé des nouvelles de la promotion et si j'étais capable de l'assurer. Bien sur, aucun mot gentil ou chaleureux qui aurait pu paraître « paternel ». Un père aurait du sauter dans un avion me rejoindre, me soutenir, le mien m'avait consacré 5 minutes derrière un téléphone à s'assurer que son compte en banque serait bien approvisionné.

Je n'avais même pas senti la peur ou la compassion dans sa voix, juste sa voix froide et claire. Mon père avait-il toujours été comme cela ? L'avais-je définitivement perdu en partant dans la promotion de mon film ou avait-il décidé de me perdre en m'envoyant faire le tour des hôtels ?

Il n'avait jamais vraiment pris en compte le fait d'avoir une fille. Je m'étais habituée à ne pas être écouté à table, à ne pas être entendue lors de grandes discussions ou autres. Mais là on parlait de ma santé, de ma sécurité, de toute ma vie mise en danger. Je bus.

La bouteille se vida. Je sortais prendre l'air, passant par des escaliers minuscules où une de mes chaussures glissa. Soudainement des mains me soutinrent, un homme dans le supermarché me guida un peu. Je le lâchais pour sortir dans la rue. Je me retrouvais au milieu de la route. J'appelais un taxi et m'endormi sur la banquette arrière après avoir donné l'adresse de mon hôtel.

Je me réveillais sur un lit, dans ma chambre d'hôtel. Mes vêtements étaient à moitié enlevés, il me manquait une chaussure et il faisait presque jour. Un mal de tête me prenait mais il ne m'empêchait pas de penser. Je ne savais plus comment j'étais arrivé du taxi jusque dans ma chambre.

Je pris la télécommande des volets de mon immense fenêtre pour l'ouvrir. Le jour se levait à peine. Les petites lucioles de la ville s'éteignaient une à une. Je pris mon portable sur la table de nuit pour vérifier l'heure et je ne vis que mon fond d'écran. Lui et moi, ensemble, dans les bras l'un de l'autre, dans un parc.

La douleur revint, plus forte, plus violente que jamais.

Elle me percuta de plein fouet. Je sentis mon buste vide, mon sang battait dans mes oreilles et mes larmes chutaient sur ma peau. J'avais du mal à respirer. L'alcool s'étant estompé, je ressentais tout. Chaque fibre de mon corps sentait cette souffrance, ne laissant même le temps à mon corps de se soigner de ma soirée.

Comment pourrais-je vivre comme cela ? Comment survivre à moi-même ?

Hors de question qu'on m'oblige à vivre comme cela, qu'on m'oblige à l'oublier ou qu'on m'oblige à faire quoi que ce soit. Ce serait mon choix. On ne m'obligerait plus à rien. Je rampais à quatre pattes – la force m'ayant quittée – jusqu'à ma valise, où se trouvait mon vanity.

Il était temps de faire son propre choix.


Bientot le grand final.

REVIEWS ?

XOXO