Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Chapitre 37
Harry ignorait complètement s'il était censé aller parler à Malfoy et l'aider à résister à son manque d'inhibition… ou bien se cacher dans un petit trou et ne pas en sortir jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais, si Malfoy avait perdu toutes ses peurs face au sexe… si Sirius venait à le draguer, Merlin savait seulement ce qui pourrait arriver. Il était hors de question qu'il laisse une chose pareille arriver! Il se dirigea alors rapidement en direction du Serpentard et le leva sans ménagement de la table.
-Dumbledore, nous devons parler. Déclara-t-il d'emblée avant de l'entrainer jusqu'à son dortoir.
Il espérait vraiment que Sirius ne déciderait pas de venir à son tour et d'essayer de le séduire. Il était à peu près convaincu qu'il finirait par étrangler son parrain si celui-ci continuait à essayer de mettre Malfoy dans son lit. Il n'était pas quelqu'un de très patient. Il poussa alors le blond dans sa chambre et ferma la porte à double tour.
-Malfoy. Commença-t-il avant de s'interrompre brusquement.
Le blond venait d'enlever son coton ouaté, le laissant dans un t-shirt moulant qui ne cachait absolument rien de ses formes. Avait-il aussi mentionné que le jeans que le blond portait était extrêmement serré? Merlin, il avait chaud soudainement.
-Je meurs de chaud Potter… Gémit piteusement le blond. Qu'est-ce qui se passe?
-James a mis une potion dans votre jus. Vos… inhibitions ont disparu. J'imagine que cela doit emmener une hausse… d'hormones.
-Je meurs de chaud Potter… Est-ce que tu comprends que je meurs de chaud?
Lui aussi mourrait de chaud. D'ailleurs, il devait résister à la tentation de ne pas tirer sur le col de son chandail pour se refroidir. Il n'était pas celui qui avait pris une potion. D'ailleurs, s'il avait été celui à prendre cette potion… Il aurait dû être enchainé afin de garder son bas-ventre loin du blond. Soudainement, les mains du blond se posèrent sur lui et il sentit son cœur se mettre à battre à tout rompre.
-Je me sens bizarre…
-Je t'ai déjà dit… Je t'ai déjà dit que tu étais ensorcelé. Tu n'es pas dans ton état normal.
-Je suis entrain de brûler, et en dirait que tu es un verre d'eau. Un immense verre d'eau.
Harry s'empressa de se saisir des mains du blond, l'empêchant d'aller sous son chandail. Il n'avait jamais vu autant de désir dans les yeux de Malfoy. Avant l'Halloween, il avait même été convaincu que Malfoy était asexué. Il ne regardait personne, que ce soit une fille ou un garçon. Il ne retournait l'affection de personne, se contentant d'adorer son père. Mais, maintenant… il voyait un désir qu'il aurait tout donné pour voir… Mais, tout ça était à cause d'une foutue potion et il ne pouvait rien faire du tout. Il allait vraiment tuer son père…
-Assieds-toi et reste tranquille, Malfoy. Ordonna Harry d'une voix qu'il espérait ferme.
-D'accord.
Harry regarda Malfoy avec méfiance avant de le relâcher et il fut soulagé de voir celui-ci aller s'asseoir silencieusement. Son soulagement fut de courte durée lorsque le Serpentard se mit à caresser sa nuque, la tête rejetée en arrière.
-Je ne peux plus réfléchir Potter… Fais quelque chose…
-Je… Je ne peux rien faire. Tu dois attendre que les effets passent.
Ce qui prendrait trois heures selon son père. Trois longues et interminables heures… Il n'aurait jamais cru que trois heures pouvaient être aussi longues et pénibles. Il prit alors l'une des chaises qui se trouvaient dans le dortoir et se laissa choir sur celle-ci, résistant à l'envie de se fracasser la tête contre un mur. Il ne devait pas regarder Malfoy. Le regarder voulait dire être obligé d'observer la tentation à l'état. Il pouvait résister à son désir lorsque Malfoy ne le désirait pas. Mais, comment devait-il se calmer lorsque les yeux de Malfoy semblaient brillés pour lui? Non, ils ne brillaient pas pour lui. Ils brillaient à cause de la potion. Il devait se calmer et surtout se souvenir de ça. Toujours. Il laissa échapper un petit cri lorsque Malfoy, profitant de son esprit distrait, se faufila sur ses cuisses, s'asseyant à califourchon sur lui. Il voulait le pousser. Non, il voulait enlacer sa taille et voir si… Non! Il devait le pousser.
-Malfoy, dégage. Ordonna-t-il glacialement.
-Touche-moi… comme à l'Halloween… Touche-moi…
Les Dieux le détestaient vraiment. Il ne devait pas réagir. Même si Drago Malfoy, son fantasme depuis ses 15 ans, se trouvait sur ses genoux… Il ne devait pas réagir. Il devait rester fort et impénétrable. Il ne devait pas profiter de la situation. S'il en profitait, Malfoy ne lui pardonnerait jamais. Il s'apprêtait à ouvrir la bouche lorsque le blond plaqua férocement ses lèvres contre les siennes. Avant qu'Harry ne puisse protester, le Serpentard avait déjà commencé à caresser sa langue de la sienne et ses mains se promenaient langoureusement dans ses cheveux alors que ses hanches bougeaient contre les siennes. Son cerveau prit alors un congé sabbatique et il enlaça Malfoy en retour, explorant avec passion chaque recoin de sa bouche. Merlin, Malfoy faisait de ses bruits… des petits gémissements excités qui résonnaient direction dans son entre-jambe. Il embrassait Drago Malfoy. Il caressait la taille de Drago Malfoy. Un Drago Malfoy qui était intoxiqué. Bordel! Il jeta violemment le blond au sol, essayant vainement de respirer convenablement. Il avait encore une autre preuve que Malfoy n'était pas dans un bon état d'esprit. Le blond n'avait même pas protesté alors qu'il venait de le jeter sur le sol sans la moindre gentillesse.
-Écoute-moi Malfoy. Siffla-t-il. Tu es drogué, ok? Drogué! Tu ne veux pas vraiment coucher avec moi. Tu veux seulement… satisfaire les besoins de ton corps.
-Je ne veux personne d'autres. Je ne voyais que toi dans la Grande Salle. Uniquement toi.
Le cœur d'Harry arrêta de battre pendant quelques secondes dans sa poitrine avant de repartir plus rapidement qu'auparavant. Non. Il ne devait pas réagir aux paroles de Malfoy. Le blond était drogué. Par son père d'ailleurs. Il n'allait pas profiter de lui. C'était un viol. Ou bien un semi-viol. Ou peu importe comment les gens voulaient l'appeler, il n'allait pas profiter de la situation.
-Tu sais… Je pouvais la sentir contre moi, lorsque nous nous embrassions à l'Halloween.
-De quoi est-ce que tu parles?
Malfoy se redressa alors sur ses genoux et posa ses mains sur ses cuisses, le regardant avec un petit air sérieux.
-Ton érection. Je pouvais la sentir contre moi… et je la voulais.
D'accord, il avait besoin d'air, mais il ne pouvait pas partir. Il ne pouvait pas laisser Malfoy tout seul, il ignorait complètement ce qui allait bien pouvoir se passer. Le blond disait n'importe quoi seulement pour pouvoir le mettre dans son lit. Ce à quoi il aurait dit « oui » sans hésitation, normalement. Mais, pas aujourd'hui. Pas quand il était drogué.
-Je voulais que tes mains se promènent sur mon corps. Je voulais que tes lèvres me fassent jouir encore et encore… Je voulais que tu me brûles.
Où est-ce que Malfoy avait appris à parler comme ça? Il n'arrivait pas à croire qu'il s'agissait du même Malfoy… du Malfoy qui l'avait repoussé en disant que le sexe était quelque chose de démoniaque. S'agissait-il vraiment du même Malfoy?
-Est-ce que tu sais depuis combien de temps je te veux? Grogna Harry, les yeux plissés.
-Non.
-Depuis notre cinquième année.
-Tu me haïssais en cinquième année.
-Pas du tout. Je te voulais trop… beaucoup trop…
-Mais, tu peux m'avoir à présent.
-Non.
Un éclair traversa les yeux gris et, avant qu'il ne puisse l'en empêcher, la main de Drago enserra fermement son sexe à travers son pantalon. Immédiatement, un éclair d'une chaleur insoutenable traversa les reins d'Harry alors que ses yeux roulaient dans leur orbite.
-Merde! S'exclama-t-il.
-Tu ne comprends pas lorsque je te dis que je te veux. Je te veux et je vais t'avoir.
Harry se redressa brusquement, poussant sans ménagement Malfoy sur son lit et enlevant précipitamment sa main de sur son érection. Putain de bordel de merde! Il plaqua sans ménagement le Serpentard contre son matelas, s'obligeant à ne pas penser qu'il avait l'air extraordinairement érotique couché ainsi.
-Je ne coucherai pas avec toi. Pas maintenant. Pas comme ça.
-Pourquoi? Tu ne me veux pas?
-C'est parce que je te veux que je ne profiterai pas de toi.
-Profiter de moi? Potter, tu ne comprends rien. Je suis moi. Je ne suis pas un clone de moi-même. Je n'ai juste… plus peur maintenant… je vois tout tellement plus clairement… Je te vois, toi. Je nous vois, nous. Mon père avait tord. Je n'ai pas peur du désir sexuel.
-Oui, tu en as peur. Tu as juste oublié pour l'instant.
-Alors, prends-moi maintenant. Prends-moi pendant que je n'ai pas peur.
Il aurait voulu pouvoir céder. Il aurait voulu pouvoir s'allonger avec Malfoy et jouir de son corps pendant les trois heures qui lui restaient. Mais, il ne voulait pas uniquement baiser le blond. Il n'avait jamais désiré uniquement coucher avec lui et en finir. Il voulait… découvrir qui était le véritable Drago Malfoy. Découvrir ce qui le faisait rire ou pleurer… Savoir ce qui l'avait souffrir… Découvrir son enfance… Découvrir ses cicatrices… Ce n'était pas seulement sexuel. Cela ne l'avait jamais été.
-Nous ferons l'amour, Malfoy. Je sais que nous allons finir par faire l'amour.
Un long frissonnement traversa le corps du blond et Harry ne put qu'avoir un petit sourire.
-Je vais découvrir chaque parcelle de ton corps… je vais te faire jouir encore et encore… Mais, pas maintenant. Pas comme ça.
-Pourquoi?
-Je veux conquérir tes peurs… Je veux que tu aies confiance en moi et en ton corps. Et lorsque ce moment arrivera, je vais te dire ce que je ressens vraiment pour toi.
Les yeux gris s'écarquillèrent violemment et un tremblement traversa les lèvres fines. Harry se releva de son lit et se planta devant la fenêtre, essayant de reprendre ses esprits. Il ne pouvait pas écouter les besoin de son corps. Il se devait d'être fort. Il voulait gagner la confiance de Drago et non lui faire peur. Il voulait vraiment… il sursauta légèrement en sentant les bras de Drago s'enrouler autour de sa taille alors que le blond posait la tête sur son dos.
-Je ne te comprends pas. Tu m'as dit que tu me désirais.
-Je te désire.
-Moi aussi.
La main fine se faufila alors sous son chandail, faisant contracter ses muscles. La main de Malfoy remonta alors jusqu'à son corps, tout en lui caressant délicatement la peau. Harry ne put que déglutir avec peine.
-Je te veux trop. Fit remarquer Drago. Je ne peux pas agir comme si je ne te voulais pas. Je suis entrain de brûler.
Harry crispa alors ses poings avant de se tourner d'un coup, plaquant sans ménagement Drago contre le mur.
-Alors, ne me hais pas lorsque tout cela sera fini.
À suivre…
