Coucou, voilà un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira :)

Rar aux anonymes :

Georgeuh : Coucou ! Cela faisait longtemps ! Tu as en effet raté pas mal de choses. Mais voilà, tu t'es rattrapée ! Oui, Draco n'est pas cool. Sinon merci beaucoup pour ton compliment ! C'est vraiment gentil ! :) Bisous

Drayy : Merci pour ta review ! Bisous

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Deux semaines. Cela fait deux semaines que les réceptions s'enchainent. Je n'ai pas réussi à reparler au blond. Chaque soir, il ramène un nouvel inconnu et me fuit comme la peste. J'enrage. Cependant, j'ai remarqué ses petits regards, de plus en plus fréquents d'ailleurs. Il m'observe lorsqu'il croit que je ne le regarde pas, que mon attention est portée autre part. Ce qu'il n'a pas compris, c'est que toute mon attention est portée sur sa personne chaque minute que compose une journée. Ses regards étaient d'abord froids, hautains, mais ils ont vite changé pour se faire curieux voire même désireux. Il veut savoir ce que je vais faire pour le récupérer. Malheureusement, je n'ai pas encore trouvé. Je cherche vainement, mes idées sont toutes mauvaises, inutiles et fades. Je sais qu'il veut quelque chose qui prouvera vraiment mon amour pour lui. Je pense qu'il a compris que ce n'était qu'une erreur et que je l'aurais regretté dès que j'aurais repris mes esprits, cependant il a eu mal, trop mal. Cette trahison l'a blessé comme jamais il aurait pensé être blessé par moi. Je dois faire quelque chose de grandiose, quelque chose qui refermera la page de ce passage dans notre histoire. Alors je me creuse l'esprit, je vais à chacune des réceptions. Et il est toujours là, avec un nouvel homme dans les bras, lui apportant les attentions auxquelles j'avais droit avant, celles que je veux retrouver. Je sais que ceci n'est qu'une façade et que une fois la soirée terminée, il les jette comme des moins que rien, mais je ne peux m'empêcher de souffrir en le voyant faire les gestes qu'il m'accordait autrefois. Une caresse sur la joue, un baiser papillon dans le cou, un sourire tendre. Même si son regard et son cœur n'y sont pas, tout le reste est joué à la perfection. Parfois, il m'arrive même de douter en le voyant si affectueux, si tendre. Mais alors, ses petits regards me redonnent du baume au cœur et soulage l'étau qui le resserre. Et plus que tout, cela me motive à me creuser la tête pour trouver. Il y a eu un nous, et il y en aura encore un. J'y crois, fermement.

Ce soir-là, je me rends à une énième réception. Je rejoins, comme d'habitude, mes amis. Ils sont tous à rire d'une blague de Seamus. Un vrai boute en train mon meilleur ami. Je moque gentiment de lui :

- Dis Seamus, fou du roi, c'était ton ancienne vocation, non ?

- Tais-toi, Harry. Tu n'as aucun humour, réplique-t-il, vexé.

- Comment fais-tu pour être mon meilleur ami, alors ? je demande, faussement étonné.

- Je me le demande bien, chaque jour que Dieu fait, répond Seamus, dépité.

- Vous êtes tous les deux débiles, lance alors Dean.

- Le débile va te faire dormir sur le canapé pendant un mois si tu ne le soutiens pas !

- Je ne vois pas comment Harry peut me forcer à dormir sur le canapé, réplique, moqueur, son compagnon.

- Tu veux tester pour voir ? questionne mon meilleur ami, menaçant.

Dean se précipite alors au cou de son homme et s'excuse avec théâtralité faisant ainsi rire l'assemblée.

- Gentil garçon.

Seamus lui tapote la tête, comme il le ferait à un bon chien. Mais le noir se sépare de lui en boudant, vexé.

- Il ne faut pas pousser non plus.

Je les laisse alors se réconcilier et nous écœurer par une série de baisers pleins de guimauve. Je m'éloigne du groupe et m'installe derrière un pilier. Il faut que je réfléchisse à ma solution. Je me suis caché dans un endroit où personne ne me verra, j'aime bien regarder les personnes évoluer dans la salle et surtout ne pas être dérangé. Un quart d'heure plus tard, Draco fait son entrée, toujours aussi théâtrale. Aujourd'hui, c'est un brun qui l'accompagne, un brun aux yeux verts. Un sourire tendre se dessine sur mes lèvres lorsque je vois qu'il n'est qu'une pâle copie de ma personne. Je vois son regard parcourir la pièce, me cherche-t-il ? Un air déçu passe quelques secondes sur ses traits, il faut croire que oui. Mon sourire s'agrandit.

Je reste encore un moment caché, l'esprit en fusion, les idées tournant dans ma tête, toutes aussi banales. Je ne trouve pas et cela m'agace vraiment. Je soupire et appuie ma tête contre le pilier tout en fermant les yeux, il faut que je vide ma tête. Mais des chuchotements m'empêchent de me concentrer. Je fronce les sourcils mais tends l'oreille, curieux.

- … Sérieusement, il ne me manquait pas ! Je croyais qu'il allait dormir mille ans !

- Oui, toujours aussi snob en plus ! Il est insupportable, aucun respect de ses propres lois !

- T'as raison, il ramène à chaque fois de nouveaux humains et il ne les mange même pas après !

- Greyback, c'est normal, on doit se limiter, la police humaine est trop intelligente maintenant.

- Mais il ne leur efface même pas la mémoire !

- Il ne peut plus, tu sais, il a perdu ses pouvoirs… Maintenant, c'est Zabini qui les a récupérés.

- C'est vrai ? Ca veut dire qu'il est vulnérable ?

- Oui, t'as vu Lucian, maintenant, il est comme nous. Fragile.

- Haha Bellatrix, tu me fais peur à parler ainsi.

- Enfin Avery, c'est le moment pour se venger !

- Se venger, mais enfin c'est lui qui nous a tous transformés…

- Avery ! Il nous a imposé toutes ces maudites lois pendant ces longues années et a tué Daphné ! Tu l'aurais vue après la perte de mémoire de James, elle était inconsolable, Astoria ne savait pas quoi faire.

- Lucian a raison, on devrait faire quelque chose.

- Je suis d'accord avec toi Greyback. Avery, tu es avec nous ou pas ?

- Bien sûr…

- Parfait, il faut mettre un plan au point.

- Pas ici, on pourrait nous entendre.

- Bien, allons nous en.

Les voix s'éloignent et me laissent bluffé et inquiet. Mince, c'était quoi ça ? Ils veulent tuer Draco ? Oh mon dieu…! Je ne les savais pas si rancuniers. C'est vrai que le blond n'est pas tout blanc, mais quand même. Oh non, je ne veux pas qu'ils lui fassent du mal. Une boule d'angoisse se forme au niveau de ma gorge. C'est vrai que maintenant, il est vulnérable.

Je quitte mon pilier et le regarde rigoler avec Blaise. Il est tellement beau, comment quelqu'un peut-il lui vouloir du mal ?

- Harry, tu étais où ? Tu as disparu pendant un moment.

- Ah, salut Seamus. Je réfléchissais.

- Ca va ? Tu fais une tête bizarre. C'est Draco ?

- C'est toujours Draco, je soupire.

- Certes. Que se passe-t-il ?

- Rien, j'en ai assez de tout ceci, je l'ai attendu pendant trois cents ans, Seamus, tout cela commence à me peser.

- Je comprends, mais enfin, Harry, tu ne vas pas abandonner maintenant ?

- Je ne sais pas, en fait, je ne sais plus rien. Je vais rentrer.

- Ah d'accord. Bonne nuit alors.

Je hoche la tête et me dirige vers la sortie. Dans mon dos, je sens le regard de Draco, je peine à ne pas me retourner. Une fois dehors, je cherche du regard le groupe qui souhaite du mal à mon amour mais ne les trouve pas. Il faut absolument que je sache ce qu'ils veulent faire. Je n'ai malheureusement aucun moyen de le savoir, ils me le diront bien sûr jamais. A moins que… Oui, c'est la seule solution. Il faut que je mette mon plan au point.

Le lendemain, mon meilleur ami vient me voir à mon bureau. Il frappe à ma porte, entre et s'assoit face à moi, un air sérieux sur le visage. Je le laisse me dévisager puis hausse un sourcil interrogateur.

- Harry.

- Seamus.

- Tu ne laisses pas tomber, dis ? Tu m'as fait peur hier.

C'est donc cela. C'est le moment, il faut que j'agisse.

- Ecoute, Seamus, il dit avoir beaucoup sacrifié pour moi mais j'en ai fait quasiment autant pour lui. J'ai fait une erreur mais il me le fait payer trop cher. A peine deux semaines plus tard, il va voir ailleurs. Je ne peux pas le supporter.

- Oui, mais enfin… Que vas-tu faire alors ?

- Je ne sais pas, mais je vais arrêter de lui courir après en tout cas. J'en ai assez de me faire rejeter.

- Mais, Harry ! C'est Draco, l'amour de ta vie !

- C'est vrai qu'il me le montre bien, je réponds calmement. Il n'a pas du tout essayé de savoir ce que j'avais fait pendant trois cents ans et m'a de suite jugé sur ce qu'il a vu. Depuis, il me traite comme un moins que rien et couche avec d'autres hommes. Ce n'est pas à moi que tu dois faire la morale, Seamus.

- Certes, mais il a souffert lui aussi !

- J'ai assez payé, Seamus, je n'en peux plus.

Mon meilleur ami me regarde choqué. J'y suis peut être aller un peu fort. Mais en même temps, je n'ai pas le choix. Il faut que je gagne leur confiance. Seulement, la personne en face de moi n'en revient toujours pas.

- Donc, tu abandonnes ?!

- C'est tout à fait cela, ravi que tu aies compris. Je ne vais plus faire d'effort.

- Et tu vas aller voir ailleurs, toi aussi ?

Je tourne mon siège de façon à être dos à lui. Cela non, je ne pourrais pas le faire, je ne pourrais pas faire semblant.

- Je n'ai pas couché avec quelqu'un depuis plus de trois cents ans. Crois moi, cela me manque.

Un simple mensonge que je ne mettrais jamais à exécution, même si je dois rester chaste jusqu'à la fin de ma vie.

- Harry, tu fais ce que tu veux et je peux comprendre que tu en aies assez, mais je trouve cela un peu extrême.

Je me mets alors un masque froid sur le visage et me retourne pour répliquer :

- Mais comme tu l'as dit, je fais ce que je veux.

Sa bouche se referme, puis il secoue la tête en soupirant.

- Très bien, Harry, fais toutes les bêtises que tu veux, c'est ta vie.

Il se lève et quitte mon bureau sur un dernier regard triste. Je lui fais pitié. Génial. J'espère juste que tout ceci ne sera pas vain. Heureusement, il est bavard et va surement en parler, ainsi cela arrivera aux oreilles de Draco. Ce sera parfait pour le mettre dans l'ambiance que je recherche et je pourrai alors mettre mon plan à exécution. J'espère y arriver et ne pas craquer avant. Ce sera difficile, mais je dois y parvenir, pour lui.

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Voilà, la suite mercredi !

Bisous !

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