L'espace entre les étoiles.
Disclamer : Les personnages sont à JK Rowlings, et l'histoire à Issy (The space between the stars) Donc, en gros, rien est à moi.
Phobia Floral : Oul ! Quelle longue review ! Et bien, la dernière review que j'ai reçu est celle du chapitre 30, rien d'autre. Pourquoi Regina ne l'a pas dit à Sirius ? Eh bien, comme dit Lily, elle avait ses raisons, et celle-ci seront expliqués plus tard. De plus, tu as raison, l'enfant est à Poudlard, quant à savoir qui c'est, tu vas devoir continuer de lire ! Quant à Remus et Amélia, en fait, ils vont bien rester ensemble, c'était juste pour t'embêter ! Quant à Fudge père, ce qui va lui arriver vers la fin de la fic devrait te faire plaisir ! Helena va bien continuer les Arachniaes, quant à Sev… Et merci pour les compliments.
Alana Chantelune : On le connaît déjà. De toute façon, si ça avait été un personnage inventé, je pense qu'on aurait tout de suite sauté sur la conclusion dès qu'on l'aurait vu.
Pitite Maraudeuse : Dis-moi, est-ce que tu penses vraiment que je vais te répondre et te dire qui est l'enfant de Sirius et Regina ? Mais je veux bien répondre à la deuxième question : oui, nous le connaissons. Maintenant, tu n'as plus qu'à essayer de deviner.
Au proche que les mains et les pieds
Le loup frissonna, gémit une fois, puis s'enroula devant le feu.
Chaud, pensa-t-il. Bien.
Sa compagne était chaude aussi, bien qu'elle ne soit pas là. Il se souvenait bien d'elle – il l'avait aimé, l'avait dit à l'humain dans la bibliothèque. Bien sûr, l'humain l'avait forcé à se taire, comme toujours, mais le loup n'oubliait pas. Le loup n'oubliait jamais.
Il se sentait endormi et docile. La potion que l'humain buvait le faisait toujours se sentir comme ça. Quelque part, à l'arrière de son esprit, il y avait une faim pour le sang, pour la viande, pour la chair humaine, mais c'était caché, sagement enterré.
Mais ce que loup voulait vraiment, c'était un peu de compagnie.
Il savait que sa compagne ne pouvait pas le rejoindre. Elle n'avait pas de loup en elle, et ne pouvait donc pas s'enrouler près du feu avec lui quand la lune brillait fort. Mais il avait les souvenirs d'autres compagnons, sa meute… un cerf avec de nombreux andouillers, d'un gros chien noir, et d'un rat…
Le loup gronda. Le rat ne fait plus partie de la meute. N'est plus un frère.
L'humain haïssait le rat. Le loup le savait avec une sombre certitude. L'humain avait chassé le rat de son cœur et piétiné son souvenir. Mauvais, pensa le loup. Traître à l'alliance du sang.
Il frissonna. Il avait le sang du rat en lui, comme il avait le sang du cerf et du chien. Ca avait été une alliance, l'alliance sacrée du sang, la promesse qui les avait fait, une équipe assortie d'animaux disparates, la meute.
Mais le rat avait brisé cette alliance, avait brisé le lien du sang, même si le rat avait en lui le sang du loup, et du chien, et du cerf.
Il est allé contre sa propre nature, quelque partie profonde et rationnelle du loup pensa. Il n'est pas un être naturel maintenant.
Mais sa partie humaine se demandait si le rat continuait de frémir à la vue de l'argent, continuait de tressaillir pendant la pleine lune. Tous les quatre le faisaient, une fois que l'alliance du sang avait été contractée. Le sang du loup les faisait partager ses faiblesses ainsi que ses forces, même à un petit degré.
Je ne peux pas rappeler mon sang, même si le rat ne fait plus partie de la meute.
Il gémit. Il n'avait pas couru avec sa meute depuis plus de quinze ans.
Le mauvais a pris le cerf. Le rat l'a aidé à le tuer.
Il gémit encore. Le cerf lui manquait, il lui manquait terriblement. Ca lui manquait, la manière dont le cerf pouvait le soulever avec ses andouillers et le jeter, pour jouer, bien que des fois ce fut pour de vrai, pour l'empêcher de blesser des humains. Cornedrue, souffla l'humain en lui.
Mais Cornedrue était parti. Son compagnon de meute était parti pour toujours.
Le loup posa sa tête sur ses pattes avant. Même maintenant, c'était dur pour lui d'accepter que le cerf ne reviendrait pas, que, plus jamais, ils ne pourraient courir, gambader et batifoler ensemble, comme ils l'avaient fait tant d'années auparavant. C'est à cause du rat. Le rat a brisé les liens de la meute et maintenant, les compagnons de la meute sont morts.
Le chien aussi. Le mauvais que suivait le rat avait poussé le chien vers un autre endroit, et maintenant, ce compagnon de meute était parti aussi.
Patmol, souffla l'humain, mais il n'est pas mort.
Le loup gémit encore, mais cette fois il y avait de l'espoir. L'humain pensait que le chien pouvait revenir.
Il y en a encore deux dans la meute, même si nous courrons séparément ce soir. Les liens du sang restent forts.
Il pensa, une fois de plus, au rat, qui avait brisé les liens du sang. Qui avait refusé tout ce qu'il était, et qui portait maintenant une main en argent. Il se demandait si ça le brûlait. Il l'espérait.
Mon sang est encore bon pour ça, pensa-t-il avec véhémence. Il voulait que ça puisse être, que l'argent brûlerait le rat parce que le sang du loup était encore en lui.
La meute aura sa revanche sur ceux qui ont brisé les liens de la meute.
Et la porte s'ouvrit.
Le loup glapit et se retira dans un coin de la pièce. S'il vous plaît, pria l'humain en lui, faites que ce ne soit pas Amélia.
Mais ce n'était pas sa compagne. C'était un homme avec de longs cheveux noirs. Il semblait vaguement familier au loup. Ami ?, pensa-t-il, et il s'approcha doucement de lui et sentit ses bottes.
« Hors de l », gronda l'homme, et le loup recula. Sens mauvais, insista le loup. L'odeur de l'ennemi, du danger.
Les lèvres de l'homme s'incurvèrent. « Je ne suis pas un fou, Lupin, grogna-t-il. Je ne viendrais pas à dix pas d'un loup-garou – même dopé à la Tue-Loup – sans aconit. »
L'humain comprenait ça. Pas le loup, et ça ne le préoccupait pas vraiment. Odeur du danger, pensa-t-il, et il recula vers le feu.
L'homme s'assit dans une des chaises près du feu. Le loup s'éloigna d'un pas traînant. L'odeur du danger était fort sur lui.
« Est-ce que tu me comprends, Lupin ? », aboya soudainement l'homme.
Le loup ne fit que le regarder, ne comprenant pas.
L'homme soupira. « Est-ce que tu comprends ce que je dis ? C'est ridicule mais… un jappement pour oui, deux pour non, OK ? Est-ce que tu me comprends ? »
Le loup, sous la poussée de l'humain, jappa une fois.
Il sent le danger, insista le loup
Il n'est pas l'ennemi, répondit l'humain.
L'homme soupira encore. « Bien. »
Que fait-il l ? demanda le loup. Il n'est pas de la meute !
Non, il n'est pas de la meute, acquiesça l'humain. Je ne sais pas ce qu'il fait là. Mais il n'est pas l'ennemi.
« Je suis dans une position très intéressante, Lupin » dit l'homme. Le loup nota qu'il semblait épuisé. Il y avait des cercles noirs sous ses yeux et ses robes pendaient mollement autours de lui. « Une position très intéressante en fait, et je me retrouve avec personne vers qui me tourner. »
Pourquoi est-ce qu'il ne fait que s'asseoir, gronda le loup. Pourquoi ne joue-t-il pas ? S'il veut devenir la meute…
Il ne veut pas devenir la meute, dit l'humain avec force. Fais attention avec celui-là. Il ne nous aime pas, mais il aimait notre sœur.
Le loup se souvenait de la sœur. Elle n'avait pas de loup en elle, elle avait été gentille et réconfortante, presque comme la meute. Le loup ne l'avait jamais rencontrée, mais il connaissait les souvenirs de l'humain, réconfortant l'humain après ses transformations, essuyant son front en sueur, le calmant avec des mains blanches comme des lys. La sœur était bonne. La sœur était comme la meute.
L'homme fixa le loup d'un regard noir. « Seize ans, je suis resté fidèle à ta sœur, Lupin, grogna-t-il. Seize putains d'années. Et alors, au moment où je découvre qu'elle pourrait revenir… je vais engrosser quelque autre femme quand je sais à peine ce que je fais. »
C'est intéressant, médita l'humain. Très intéressant en fait.
Il voulait notre sœur comme compagne, observa le loup.
Mais il a une nouvelle compagne maintenant, une compagne dont il ne veut pas.
« Ma vie est une putain de montagne d'ironie » observa l'homme. Il reversa sa tête et but quelque chose, et le nez fin du loup reconnu l'odeur acide de l'alcool. « Non seulement j'ai brisé les vœux que je m'étais faits, mais je découvre que ta sœur… » sa voix se brisa, «… ta sœur a eu un enfant, et je ne l'ai jamais su. »
Le loup gronda. Quoi !? pensa l'humain.
Notre sœur avait aussi un compagnon, et un petit, remarqua le loup. Et nous ne l'avons pas su.
« Il y a un enfant quelque part dehors avec Regina Lupin estampillé dans tout son ADN », continua l'homme, riant amèrement. Le loup pouvait dire qu'il avait bu. « Ainsi que Sirius Black. »
L'humain sembla choqué.
Ce n'est pas si mal, commenta le loup. Le compagnon de notre sœur était notre compagnon de meute.
Je ne voulais pas le découvrir comme ça, répondit l'humain.
L'homme rit encore. « Et maintenant, parce que j'ai été un putain d'idiot, il y aura bientôt un autre enfant. C'est fois, c'est Severus Snape qui sera écrit partout. L'enfant de la prêtresse. »
Derrière la fenêtre, la lune se couchait.
Severus était parti quand Remus se réveilla le matin suivant. Son dos était ankylosé – il s'était endormi dans une étrange position près du feu – mais il s'en fichait.
Sirius et Regina ont eu un enfant, se souvint-il avec étonnement, et je ne l'ai jamais su. Sirius ne me l'a jamais dit. Mais… peut-être qu'il ne le savait pas non plus.
Et Snape… Snape a mis la prêtresse enceinte.
Remus put à peine arrêter le sourire de s'étendre sur son visage, autant qu'il savait la situation ne pas être drôle. Il y avait une ironie amère la dedans, si sombre que ça le fit rire.
Mais alors quelque chose lui vint à l'esprit, et toute pensée de l'imminente paternité de Snape furent balayées.
Il y a une personne qui devrait savoir ce qu'il est advenu de l'enfant de Sirius et Regina. Ma mère.
