Bien le bonjour ! Comme d'habitude, nous tenons à remercier les personnes qui ont commenté, ça nous a aidé à tenir le coup face à cette terrible nouvelle... Eh oui, Reborn est terminé...
Aussi non, en changeant totalement de sujet, avant d'écrire cette histoire, j'appréciais Haru. Désormais, ce n'est plus le cas... Je suis bonne à enfermer ;D
yliria : Les raisons de Fon sont étranges mais seront expliquées plus loin. Beaucoup plus loin... Aussi non, vu que le coin de la Stalker te manque tant que ça, je tiens à t'annoncer que dès que nous atteindrons les 300 reviews, il reviendra ! :D Et tu as vu juste pour les cheveux de Byakuran, ils étaient roses ;D
Coconut : Je suis dans le regret de t'annoncer que, comme les sujets évoqués dans ta questions dépassaient le rating fixé, Tsubaki n'a pu prendre celle-ci... (À son grand regret d'ailleurs ;D) Et je suis contente de voir que nous sommes du même avis ! Kyouyakio FTW !
little k : Tu es fortement conseillée à suivre la lecture des aventures extra-ordinaire/vagantes de notre stalker favorite ;D
N'oubliez pas de lire les notes en bas de page !
Target 36 : La stalker assiste à une tea-party pour le moins intéressante.
Après m'être balancée de liane en liane comme la réincarnation de Tarzan que j'étais, je finis par arriver au bout de la forêt et donc, je fus à court de lianes. Ce qui fit que je me retrouvais dans les airs, sans aucune branche pour me rattraper et fis une longue et douloureusement courte chute.
Maudissant intérieurement Akio (parce que ce crétin était le coupable de toutes mes souffrances en plus!), je tentais sans grand succès, il faut l'admettre, de me remettre sur pied et finis par baisser les bras. Étendue comme une poupée de chiffon à qui l'on avait coupé les fils, je fermais les yeux et tendis l'oreille pour voir s'il n'y avait pas un bon samaritain dans les alentours. Cependant, la seule chose que j'entendis fut la voix désagréablement familière d'un certain crétin.
- Attends ! hurlait-il à pleins poumons.
Une déflagration lointaine retentit et je sentis mes os, pourtant semblables à de la gelée suite à ma violente chute, trembler sous l'onde de choc toutefois éloignée. Un hoquet horrifié résonna dans la forêt et je fronçais mes sourcils en réalisant que c'était mon crétin de frère qui l'avait poussé.
- Tu es..., fit-il avec une voix méfiante et à la fois hallucinée. Mais comment est-ce possible ?! Explique-toi !
Une voix douce et légère comme la brise retentit et je dus tendre l'oreille pour déchiffrer ce que la deuxième personne disait. Toutefois, mes esprits, encore embrumés par la chute, n'arrivaient pas à mettre un nom sur l'individu qui parlait. Il était mâle, ça, c'était indiscutable. Mais cette façon de parler et cette voix grave se mélangeaient dans ma tête sans arriver à se poser sur un visage.
- Akio-san, disait la deuxième personne. Vous n'auriez pas du voir ça.
- Eh bien, je l'ai vu, déclara avec fougue mon imbécile de frangin. Et maintenant que ça a été mis au clair, dis-moi ce que tu prévois de faire avec ma sœur !
Hein ? En quoi étais-je concernée dans cette conversation ? Je voulus me lever mais ne parvint qu'à bouger faiblement mes doigts. Puis, j'entendis des pas légers et vifs qui ne faisaient que bruire légèrement les feuilles mortes de la forêt. Une seule personne marchait ainsi dans toute la ville de Namimori. Et c'était justement la personne que j'avais enragée auparavant.
Les pas s'arrêtèrent juste devant mon nez et je fermais résolument mes yeux pour ne pas contempler le visage de mon bourreau. Quelque chose de dur heurta mon front et je me mis à prier pour que ce ne soit qu'un vulgaire bâton. Tout plutôt que Fred le tonfa.
La personne soupira avec ennui en voyant que j'étais totalement KO et s'en alla prestement. Je poussais un léger soupir de soulagement et réalisais ensuite que j'avais perdu l'occasion pour me sortir de ce pétrin. À savoir, être complètement paralysée dans la forêt.
Les heures passèrent et je vis avec effroi les ombres s'allonger et la lumière s'en aller. Bientôt, je serais totalement plongée dans le noir et complètement sans défenses. Où étaient les Bubble Gums lorsque j'en avais besoin ? (Quoique, vu qu'elles ne savent pas se battre...)
Soudain, j'entendis une branche craquer à ma gauche et je tournais difficilement, les vertèbres de ma nuque craquant en protestation, ma tête vers l'endroit d'où provenait le bruit. Autant voir l'animal qui m'achèverait, non ?
Mes yeux s'écarquillèrent lorsque je pus enfin distinguer la bête qui avait provoqué ce craquement de brindille et je dus retenir ma respiration pour ne pas pousser un cri d'horreur. Devant moi, se trouvait mon pire cauchemar.
- TSU-CHWAN ! beugla Kiyoshi-san en se jetant à mon cou, KYOUYA M'A DIT QUE TU ÉTAIS BLESSÉE ! PAPOUNET ÉTAIT TRÈS INQUIET !
- Argh, répondis-je simplement en m'évanouissant dans les bras du père de mon fiancé.
Je crois que Kyouya-sama m'en voulait énormément. Parce que, pour avoir adressé la parole à son père qu'il méprisait depuis que Kiyoshi-san avait publiquement déclaré qu'il adorait la couleur rose, il fallait que Hibari-chan soit de très mauvaise humeur. Ou alors qu'il souhaite réellement que je périsse dans d'atroces souffrances. (N'est-il pas adorable ?)
Lorsque je récupérais mes sens, j'eus la grande surprise de réaliser que, de un, j'étais allongée dans un futon qui ne m'appartenait pas. De deux, j'étais habillée avec un élégant kimono en soie blanche et aux bordures bleu ciel. De trois, je n'étais ni dans la forêt, ni chez moi. Et de quatre, un homme m'utilisait comme une peluche. Comprenant enfin ce que ressentait Fon (avec toutes les fois que je me suis réveillée en serrant cet adorable bébé contre mon torse ! Maintenant que j'ai vécu ce qu'il subit nuit après nuit, je ne peux que féliciter sa patience de martyr), je tentais sans grand succès d'enlever les bras musclés de l'endormi et finis par me résoudre à attendre le réveil de ce dernier.
Bien sûr, je ne songeais même pas à le réveiller en le frappant sur la tête et ce, pour une seule raison. Cet homme était Hibari Kiyoshi. Et bon, s'il lui arrivait de se comporter comme un enfant hyperactif qui avait bu trop de caféine, il n'en était pas moins le père de Kyouya-sama. Et celui qui avait enseigné à mon adorablement grognon de fiancé à se battre. Et Kiyoshi-san n'avait pas le réveil facile. Pas du tout.
Finalement, le Bel au Bois Dormant se réveilla et dès qu'il remarqua que j'avais les yeux ouverts, il se mit à pleurnicher (imagine un peu mon choc. Voir la copie conforme de Kyouya-sama pleurer sans aucune honte).
- WAAAAAH, se lamenta Kiyoshi-san. J'AI CRU QUE TSU-CHWAN ALLAIT MOURIR ! WAAAAH !
N'en pouvant plus qu'il hurle alors que je ne me trouvais qu'à quelques centimètres de sa bouche, je finis par mettre mes mains sur ses lèvres et poussais un soupir de soulagement en écoutant les grognements que poussait l'homme. Les portes de la chambre où je me trouvais s'ouvrirent brusquement et je me tournais pour contempler avec surprise le visage ennuyé d'Akiko-sama. Cette dernière était vêtue d'un yukata couleur d'automne et ses yeux gris-bleus (ceux de Kyouya-sama!) étincelaient avec une émotion soigneusement contenue.
- J'ai cru entendre Kiyoshi-san, dit-elle en s'avançant dans la chambre pour ensuite s'asseoir élégamment à nos côtés. Je suis contente de voir que tu t'es rapidement récupérée, Tsu-chan.
J'ouvris ma bouche pour parler avant de me raviser. Je me rappelais encore des corrections de cette élégante dame lorsque je faisais des erreurs de prononciation. Et, dans mon état encore un peu somnolent, je craignais plus que tout au monde d'avoir des problèmes pour parler correctement. Après avoir tourné sept fois ma langue dans ma bouche, je finis par prendre la parole.
- Depuis quand suis-je ici ? demandais-je poliment.
Kiyoshi se mit à pleurer encore plus fort et je dus me résoudre à enlever mes mains de sa bouche. (Pas envie d'être recouverte de sa morve). Akiko-sama caressa doucement la chevelure de son mari et je détournais prudemment les yeux pour ne pas gêner le couple dans ce moment d'intimité.
- Tu as dormi une journée entière, annonça finalement la mère de Kyouya-sama.
J'élargis encore plus mes yeux et me redressais brutalement sur le futon. Des morceaux de kimono et de matelas volèrent en tous sens et je fus au pas de la porte en moins d'une seconde. Cependant, alors que j'allais franchir la sortie de la chambre et me diriger vers la porte principale de la maisonnée Hibari, je fus forcée à m'arrêter net. Car deux armes, un naginata et un katana pour être plus précise (eh oui, je m'y connais en armes parce qu'Akiko-sama m'a bourré le crâne avec ses connaissances lorsque j'étais petite), étaient dirigées vers mon cou. Déglutissant bruyamment, je me tournais lentement vers les deux adultes qui pointaient vers moi leurs armes favorites et je ne pus qu'admettre que j'étais cuite.
- A-Akiko-sama ? bégayais-je en louchant sur le fil aiguisé des deux lames qui frôlaient mon cou.
- Qu'y a-t-il, mon ange ? répondit gentiment la matriarche en ne cillant pas.
- Pourquoi me menacez-vous ? demandais-je calmement en essayant de ne pas perdre le contrôle de mes cordes vocales.
- Parce que nous avons promis que tu ne sortirais pas de cette chambre, expliqua Kiyoshi-san avec sa voix grave (si la situation n'aurait pas été aussi grave, j'aurais bavé en l'entendant parler ainsi).
- Et à qui avez-vous promis cela ? fis-je en continuant la ronde de questions-réponses qui semblaient sans fin.
- Voyons, Tsu-chan, susurra toujours aussi aimablement Akiko-sama en caressant de la lame de son naginata mon cou. Tu es pourtant bien placée pour savoir que les affaires de famille sont primordiales.
Je retins mon souffle et ignorais du mieux que je le pus la goutte de sang qui perla sur mon cou. Devant moi, Kiyoshi-san me regarda avec ses yeux verts-bleutés qui brillaient sans pitié et je me rappelais soudain qu'il était le père de Kyouya-sama. Jusqu'à présent, j'avais été dans ses bonnes grâces et je n'avais eu droit qu'à la facette exubérante et gamine de l'adulte. Cependant, j'avais là l'homme qui avait su séduire Akiko-sama en une semaine.
- Est-ce que, hésitais-je en décidant que ce serait ma dernière question avant que je remette les armes. Est-ce que c'est Kaze-san qui vous l'a demandé ?
Les yeux verts-bleutés s'élargirent imperceptiblement et j'entendis clairement Akiko-sama étouffer un petit rire dans la manche de son yukata écarlate. Avec un claquement métallique, le katana tomba sur le tatamis de la chambre d'amis où nous nous trouvions et j'eus subitement les bras remplis d'un adulte vagissant comme un bébé.
- WAAAAH, pleurait Kiyoshi-san, TSU-CHWAN ! JE SUIS DÉSOLÉ D'AVOIR ÉTÉ MÉCHANT AVEC TOI !
Caressant machinalement la chevelure de jais de l'adulte qui pleurnichait comme un gamin dans mon giron, je tournais des yeux implorants vers Akiko-sama et celle-ci soupira lourdement. Puis, elle se pencha et saisit durement l'oreille droite du père de Kyouya-sama pour le forcer à me relâcher.
- Kiyoshi-san, tonna-t-elle en jetant des éclairs avec ses yeux si semblables à ceux de son fils, Qu'avais-je dit concernant cette proximité indécente avec Tsu-chan ?
- Qu'elle était indécente et qu'en tant qu'homme marié, je ne pouvais la traiter ainsi, répondit gentiment l'adulte en prenant une mine penaude. Mais Tsu-chwan est si mignonne !
Sentant qu'ils allaient à nouveau partir dans une longue conversation sur ce qu'il était convenable ou pas (comme ils le faisaient à chaque fois que Kiyoshi-san essayait de m'étouffer dans ses bras), je toussotais bruyamment et croisais ostensiblement mes bras sur ma poitrine (joliment moulée dans mon kimono blanc et bleu. Je pense que je vais le ramener à la maison).
- Alors, fis-je en fronçant mes sourcils. Expliquez-moi un peu qui est Kaze-san.
Quelques minutes plus tard, lorsque nous nous fûmes attablés et qu'Akiko-sama nous eut servi un thé (pas aussi bon que ceux de Fon), j'eus enfin droit aux réponses que j'attendais.
- Kaze, murmura Kiyoshi-san en humant avec délice les effluves de son thé vert. Ça faisait si longtemps que je n'avais pas eu de ses nouvelles...
- Qui est-il ? le coupais-je parce que je savais que le père de Kyouya-sama avait tendance à se perdre dans les méandres de son esprit.
- Kaze n'est qu'un surnom que je lui donnais, admit ce dernier en haussant ses épaules. Il appartient à une branche éloignée de la famille qui est localisée en Chine. Je pense que ce sont des spécialistes du Kenpo.
- Dans ce cas, que fait-il ici ? demandais-je avec curiosité.
- Je pense qu'il est enseignant, répondit Kiyoshi-san en fronçant légèrement ses fins sourcils. En même temps, il est si jeune...
Constatant du coin de l'œil que le soleil était déjà bas dans le ciel, je décidais de sortir ma dernière carte pour battre à plates coutures ce couple dont je connaissais tous les points faibles.
- Okaa-sama, Otou-chan, déclarais-je en m'excusant intérieurement envers mes parents, Je vous en prie, laissez-moi rentrer à la maison.
- Pourquoi veux-tu aller à la maison, Tsu-chan ? me demanda Akiko-sama pendant que Kiyoshi-san faisait une danse de la joie dans le salon.
- Parce que j'ai été séparée de ma famille pendant trois jours et que je vais bientôt repartir.
La mère de Kyouya-sama inclina sa tête et ne bougea plus. Prenant cela comme un congé, je m'empressais de marcher vers la sortie et eus la surprise d'entendre les pas légers de Kiyoshi-san derrière moi.
- Tsubaki, me dit-il lorsque nous fûmes arrivés au portail de la gigantesque maison des Hibari. Tu vis avec Fon, n'est-ce pas ?
J'acquiesçais, encore sous le choc de l'entendre parler normalement et par le fait qu'il m'ait appelée Tsubaki. Depuis que j'avais rencontré cet homme étrange, il m'avait toujours nommée Tsu-chwan, jamais Tsubaki.
Les lèvres plissées, Kiyoshi-san s'inclina et embrassa doucement mon front. Je cillais sans comprendre ses actions et entendis clairement son murmure alors qu'il gardait ses lèvres proches de ma tête.
- Ne lui en veux pas, d'accord ? Les Hibari ont toujours eu des manies un peu étranges.
Puis, il se recula et posa ses mains sur mes épaules pour me regarder en silence. Je croisais ses yeux verts-bleutés et attendis qu'il recommence à me parler comme il le faisait normalement. C'est-à-dire comme un garçonnet sous hélium et caféine.
Puis, il ouvrit la bouche et confirma pour la mille-cinq-cent-quatre-vingt-huitième fois qu'il était mon allié dans cette sombre affaire.
- École Namimori, salle 143. Tu trouveras ton appareil photo dans le casier de Kurokawa Hana. Bonne chance, Tsu-chwan !
Un large sourire aux lèvres, je m'inclinais rapidement devant mon (futur) beau-père et m'en allais à toute vitesse vers le bastion qui retenait ma princesse prisonnière.
- KYOUYA-SAMA ! J'ARRIVE POUR QUE VOUS ME MORDIEZ À MORT POUR MON COMPORTEMENT REPROCHABLE !
Je sais parfaitement que j'étais censée vous donner les Haru Haru Interviews avec Akio comme invité spécial. Cependant, je n'avais pas vraiment d'inspiration cette semaine-ci... Donc, je vous donne en exclusivité un nouveau coin qui s'ouvrira une semaine sur deux :
Les séances (hautement dangereuses) de Bernard Lhermitte :
Le psychologue Bernard Lhermitte n'avait jamais vraiment regretté de partir vivre au Japon. Les gens étaient sympathique, la nourriture plutôt correcte (même si manger un bon steak-frites lui manquait de temps à autres...) et, surtout, il avait du travail à revendre.
Cependant, un de ses clients l'intriguait particulièrement. Et avec raison, vue que cette personne n'était pas venue à une seule de ses consultations depuis six ans.
Curieusement, Sakata-san (d'après le nom qui avait été inscrit sur la fiche du patient) avait été inscrit à ces séances par une autre personne, du nom d'Hibari, parce que, d'après cette dernière, Sakata-san en avait réellement besoin.
Néanmoins, n'allez pas croire que le docteur Lhermitte n'était pas content d'avoir une pause une fois par semaine. Ces deux heures étaient tout simplement un îlot de tranquillité entre deux séances plutôt lourdes.
Mais, un beau jour, une personne se présenta à sa porte.
Bernard (surnommé Bernie par ses patients) redressa ses lourdes lunettes rectangulaires sur son nez aquilin et examina attentivement le jeune homme qui se trouvait devant lui.
Vue la tête plutôt maussade et l'aura légèrement meurtrière du garçon aux cheveux noirs, ce devait être le Sakata-san que les Hibari tenaient tant à faire suivre...
- Sakata-san, je présume ? demanda le psychologue en ouvrant largement sa porte pour laisser le passage à l'adolescent.
- Non, répondit sèchement ce dernier en entrant pour ensuite s'asseoir sur le fauteuil qu'utilisait habituellement Bernie.
L'adulte cilla et referma la porte pour ensuite se diriger vers son bureau et saisir son agenda.
- Je suis désolé, annonça-t-il avec une voix stricte. Mais je ne reçois pas sans rendez-vous.
- J'ai un rendez-vous, répliqua le garçon en étrécissant ses yeux gris avec un air menaçant.
Curieusement, et ce malgré ses années à s'occuper de psychopathes, Bernie eut la chair de poule et préféra continuer à parler pour ne pas écouter son instinct de conservation.
- Je suis désolé, répéta-t-il. Mais je m'occupe d'un client en ce moment.
- Sakata Tsubaki, déclara alors l'adolescent aux cheveux noirs en fronçant ses sourcils. L'herbivore refuse de venir et utiliser inutilement l'argent de Namimori est intolérable.
- Vous connaissez Sakata-san ? demanda avec curiosité Bernie en enlevant ses lunettes pour les nettoyer consciencieusement avec un mouchoir qu'il sortit de sa poche. À quoi ressemble-t-il ?
- À un herbivore, fit simplement le garçon. Asseyez-vous.
Ne cherchant pas à contredire le jeune (le psychologue savait reconnaître un cas difficile), Bernie alla s'asseoir sur le canapé qu'il réservait aux clients et saisit au passage son carnet ainsi qu'un bic pour noter les informations importantes que dirait son (il semblerait) client.
- Puis-je savoir votre nom ? demanda poliment le psychologue en levant ses yeux noisette vers ce dernier.
- Hibari Kyouya, lâcha du bout des lèvres le jeune.
- Oh ! s'exclama simplement Bernie en notant le nom sur le haut de sa page. Vous êtes le Hibari-san qui a payé la séance depuis six ans ?
Hibari Kyouya acquiesça et garda son visage neutre. Le psychologue se retint de claquer sa langue avec mauvaise humeur en reconnaissant là les signes d'une personne qui parlait peu.
Cependant, il eut la surprise de sa vie lorsque le jeune ouvrit sa bouche et commença à déverser un flot de paroles.
- Normalement, c'était l'herbivore qui devait venir mais comme elle persiste à ne pas venir, Kusakabe m'a proposé d'aller à une séance pour ne pas continuer à gaspiller inutilement l'argent...
- Pourquoi le dénommé Kusakabe a-t-il jugé bon de vous conseiller cela ? interrogea Bernie.
Il retint un couinement lorsqu'il réalisa que Hibari Kyouya n'avait pas apprécié son interruption.
- Excusez-moi, continuez je vous en prie ! s'empressa-t-il d'ajouter.
S'en suivirent deux longues et interminables heures durant lesquelles Hibari parla en non stop sur sa vie. Et où Bernard Lhermitte craignit pour la sienne vu que son client prévoyait de vérifier s'il avait bien pris note à la fin de la séance. Néanmoins, le psychologue nota consciencieusement que son nouveau client (vu que Hibari avait pris rendez-vous pour la semaine suivante) semblait avoir un léger, et c'était un euphémisme, problème pour communiquer avec les gens de son âge. Et qu'un certain herbivore aux yeux bleus allait encourir un réel danger s'il continuait à éviter le Japonais aux cheveux noirs.
Les Faits Divers de Stalker della Nuvola : Le sister complex d'Akio lui a souvent porté préjudice. Notamment avec Hibari Kyouya.
Aussi non, je tiens à vous annoncer ceci : Désormais, je ferais le coin de la Stalker (lorsqu'on atteindra les 300 reviews), les Haru Haru Interviews (une semaine sur deux) et les séances hautement dangereuses durant la semaine restante. Oui, j'aime varier les plaisirs ;D
